Tout d'abord on appris à lire à
haute voix. Puis au fur et à mesure de l'apprentissage, la capacité de lecture progresse, on nous a demandé de passer à la
lecture à voix basse.

Les phénomènes immatériels de cette « pensée verbalisée » ont été étudiés par le
centre de recherche en neurosciences de Lyon et du CHU de Grenoble. Car cette « pensée verbalisée » déclenche une stimulation cérébrale observable dans certaines zones où
« le cerveau crée le son à partir de rien, à chaque mot ».
D'après Jean-Philippe Lachaux. «
Cette association entraîne(rait)
une augmentation des connections entre les zones du cerveau impliquées, qui en viennent à s'activer spontanément l'une l'autre ».
L'équipe des chercheurs a retenue que très probablement, l'automatisme qui s'installe lors de l'association entre sons et mots au cours de l'apprentissage de la parole puis de la lecture d'abord à voix haute, serait conforté par la lecture à voix basse, puis persisterait tout au long de notre vie.
Je me souviens encore du bonheur de cette 'évasion' par la lecture ressentie dans mon enfance. Cette lecture silencieuse, intime, est un moyen de s'accaparer de quelque chose. Comme tout le monde j'ai recréé inconsciemment mon propre monde sonore, et fait naître ma « petite voie intérieure » qui accompagnait ma lecture. Mais elle était inaudible pour les autres, c'était bien. Elle m'accompagne encore, et je n'en n'avais pas conscience avant d'avoir lu cet
article intéressant dans Le Figaro. J'ai l’impression que de la même manière, la lecture stimule l'imagination. On recompose à chaque paragraphe un tableau imaginaire de ce qui est lu. C'est pourquoi lorsque l'on voit au cinéma, une représentation concrète de ce que l'on a lu, il arrive souvent que l'on soit déçu ...
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| source de l'image : CNRS |
La zone de production des mots parlés dans le cerveau, est appelée 'aire de Broca' (à la base de la 3
e circonvolution frontale de l'hémisphère gauche chez un droitier) tandis que zone de la compréhension de ces mots se situe dans une autre zone plus à l'arrière, l'aire de Wernicke. Les structures cérébrales utilisées pour la musique peuvent coïncident et se superposer avec celles du langage. Elles sont toutefois aussi latéralisées. Avec principalement des aires à gauche pour le langage et à droites pour la musique. Mais la distribution varie aussi selon l'émotion produite.
Entendre la voix parlée ou chantée comme de la musique, fait naître des émotions, mais l'émotion perturbe nos voix quand nous parlons. Qu'il est difficile de contenir sa voix.
Et lorsque l'on écoute un tribun, Ah ! que le pouvoir des orateurs peut être grand.

Mais encore faut-il savoir surtout écouter notre petite voix intérieure, celle de la sagesse, celle de Gémini, le fameux grillon du Pinocchio de Walt Disney.