- L'amer pour rentrer au port -

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vendredi 31 octobre 2008

Halloween 2008

Halloween
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Avez-vous remarquez? Les français n'utilisent pas de déterminant... le 'h' n'est plus aspiré et les canadiens disent même "L’Halloween" pour la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Les jeunes canadiens québecquois vociférent : "Des bonbons ou un mauvais sort !" plutôt que le "Trick or treat!" des anglais, des irlandais, et des américains, mais tous, se déguisent avec des costumes qui font peur, pour glâner des bonbons en sonnant à toutes les portes!
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Il était une fois, il y a plus de 2.000 ans, les Celtes fêtaient le changement d'année (Samonios en Gaule, Samain en Irlande)... La christianisation a maintenu cette coutume en créant une fête hybride: Halloween est une altération de All Hallow Even = le soir de tous les saints du paradis (hallow est une forme archaïque de holy) ou la veille de la fête chrétienne de la Toussaint.
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La citrouille (Jack-o'-lantern en anglais) a supplanté les rutabagas, navets (le symbole originel) et autre tubercules de l'automne car elle était plus large et plus facile à creuser. Les yeux et la bouche terrifiante découpés sur cette face lunaire, éclairés par le flamme de la bougie sont sensés effrayer... Cette année j'ai fait un lien avec la Gorgone ... mais en moins terrible! Pour le reste, les personnages se déclinent avec des couleurs codifiées simples : l'orange, le blanc, le noir afin de créer la frayeur! La revue est vaste, mais cette année, un nouveau personnage, inattendu, rentre dans la danse : le banquier qui va devenir une nouvelle star de la fête... et donner la main aux autres figures classiques
" Sorcière " ; " Frankenstein " ; " Conseiller financier ".
Dessin publié le 17 octobre dans
" The Washington Examiner "
États-Unis
... les chauves-souris, les hiboux, les corbeaux, les vautours, les chats noirs, les araignées, les fantômes, les sorcières, les démons, les squelettes, les momies, les zombis, les gobelins, le Loup-Garou, le monstre de Frankenstein, les vampires et Dracula.
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Bien évidemment, tout ça ne fait pas l'affaire des bonnes âmes religieuses qui n'apprécient pas du tout, mais pas du tout, ce paganisme! Elles essaient une nouvelle fois de récupérer l'engouement populaire par un artifice d'écriture... elles fêtent "Holy wins"... les saints victorieux... et les français pourront toujours renverser la blague en disant les ''seins victorieux''!
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De plus, Halloween est l'occasion étonnante de se rapprocher de la Chine qui fête aussi les fantômes ( guijie 鬼節).

mercredi 29 octobre 2008

Micro-climat en Andalousie du sud

Notre séjour, il y a 1 an et demi dans le sud de l'Andanlousie, Almeria, avait été très pluvieux... Serait-ce à cause du fameux "effet des serres" et non pas de "l'effet de serre " (qui accentue le réchauffement de la Terre) et " effet de serres ". Non bien sûr! Lol
Les installations maraîchères très étendues de cette région apparaissent comme une "mer de plastique". Les serres recouvrent 30.000 hectares constitue une surface miroir immense qui réfléchit les rayons du soleil de façon suffisamment importante pour créer un microclimat plus frais (perte moyenne de 0,3 degré par décennie) a contrario des autres régions andalouses (hausse moyenne de 1,3 degré) selon l'équipe de Pablo Campra, professeur à l'université d'Almeria.

dimanche 26 octobre 2008

360°

Il y a 25 ans ...
Françoise & moi découvrions Lake Tahoe ...
nous étions à deux doigts de nous marier ... à Réno!

samedi 25 octobre 2008

Il est très intéressant de lire a posteriori, les infos plus précises sur les évênements récents, cela permet de mieux comprendre leur portée historique...
selon l'économiste russe Andreï Illarionov, un ex-conseiller de M. Poutine.
... la guerre russo-géorgienne de l'été ... a constitué la plus grande secousse dans la région depuis l'éclatement de l'URSS...
Premièrement, le pouvoir de Vladimir Poutine avait décidé de tenter de renverser par différents moyens le président géorgien pro-occidental Mikheïl Saakachvili dès 2004, un an après son arrivée au pouvoir à Tbilissi. Le conflit du mois d'août fut une étape spectaculaire de cette stratégie, qui n'a cependant pas atteint son but.
Secondement, Mikheïl Saakachvili a coupé court aux plans des militaires russes en lançant, le 7 août, ses forces à l'assaut de Tskhinvali, le chef-lieu d'Ossétie du Sud. Il a ainsi gagné le temps nécessaire pour rallier des soutiens à l'étranger et prévenir une entrée des forces russes dans sa capitale, Tbilissi. ... " L'objectif russe était de renverser Saakachvili, de rentrer dans Tbilissi sous couvert d'une révolution ou d'un coup d'Etat accompagné d'incidents militaires ... sans que cela n'émeuve grand-monde à l'étranger " ... C'est au printemps 2004 que le pouvoir russe a commencé à vouloir se débarrasser de M. Saakachvili, qui venait de reprendre le contrôle de la région de l'Adjarie. Dans les années suivantes, les réformes économiques menées par la Géorgie, susceptibles de fournir des arguments pour un rapprochement de la Géorgie avec les structures euro-atlantiques, avaient accru le ressentiment de Moscou. Les Russes avaient alors tenté d'étouffer la Géorgie sur le plan énergétique. Tbilissi fut l'objet de diverses formes d'embargo et de déstabilisation. A l'été 2008, déjouant apparemment l'attention des services de renseignements occidentaux, Moscou prépare son assaut en massant d'importantes forces armées face à l'Ossétie du Sud, sous couvert de manoeuvres militaires. Le 7 août, affirme l'ancien " sherpa ", avant même l'attaque géorgienne contre Tskhinvali, les forces russes et ossètes en Ossétie du Sud ... comptaient environ 20.000 hommes. Plus de 200 tanks russes se trouvaient déjà sur ce territoire séparatiste. En face, l'armée géorgienne ne disposait que de 42 tanks, dans la région de Gori, et d'environ 4.000 hommes, le gros de ses forces étant soit en Irak, soit face à l'Abkhazie. Le 7 août, en prenant les devants, le président géorgien " a sacrifié trois choses ", selon M. Illarionov :
> " son armée "... détruite mais les trois jours de combats ont ... ralenti l'avancée russe et permis de mobiliser la communauté internationale ,
> " sa réputation " - la responsabilité du conflit allait pouvoir lui être imputée -,
> " les deux régions " sécessionnistes. "
Mais le président Saakachvili a aussi gagné trois choses :
> il est resté en vie,
> la structure de son pouvoir a été maintenue,
> ses réformes vont recevoir un fort soutien financier occidental. "
... le principal " maillon faible " dans l'ex-URSS est désormais l'Ukraine.

vendredi 24 octobre 2008

Habileté bien fondée

avec retenue ! ...

mercredi 22 octobre 2008

Pauvreté

La crise bancaire risque de révéler davantage l'augmentation des inégalités durant ces dernières décades.
Une étude du nombre de pauvres au sein des États membres de l'OCDE, indique que la France fait figure d'exception avec 4 autres pays :  La France est l’un des cinq pays de l’OCDE où les inégalités de revenus et la pauvreté ont baissé durant les 20 dernières années. Les inégalités et la pauvreté (c’est-à-dire les personnes vivant avec moins de la moitié du revenu médian) sont en deçà de la moyenne OCDE, mais n’atteignent pas les niveaux les plus bas des pays nordiques.
 Les Français les 10% les plus riches ont des niveaux de revenus annuels de 54 000 $ É-U en parité de pouvoir d’achat (ppa) – ce que est égal à la moyenne des pays de l’OCDE. De même, les classes moyennes ont un niveau de revenus (20 000 $ É-U ppa) équivalent à la moyenne OCDE. Par contre, les 10% les plus pauvres ont des revenus annuels de presque 9 000 $ É-U ppa – qui sont 25% plus élevés que la moyenne des pays de l’OCDE.  La baisse des inégalités est principalement due aux changements du marché du travail. Par exemple, les inégalités des salaires bruts masculins à temps plein ont baissé de 10% depuis 1985 – ces inégalités ont généralement augmenté en moyenne de près de 20%.  De plus, la proportion de personnes en âge de travailler vivant dans des ménages où aucun adulte ne travaille a baissé. Les taux d’emploi des moins instruits ont augmenté, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des autres pays de l’OCDE, où les taux d’emplois des personnes à faible niveaux d’instruction ont baissé.  Les dépenses de prestations sociales telles que allocations chômage et familiales sont élevées, atteignant un tiers du revenu des ménages en France, compare à une moyenne de 22% dans les pays de l’OCDE. En revanche, alors que la plupart des pays ciblent leurs dépenses sociales vers les plus pauvres ou les classes moyennes, ce n’est pas le cas en France – les 20% les plus pauvres ne reçoivent que 16% des prestations sociales.  Les personnes proches de l’âge de la retraite (âgées de 51 à 65 ans) ont vu leurs revenus grimper plus rapidement que les autres groupes de personnes. Les taux de pauvreté pour ces personnes ont baissé de 10% à 5%. Ils ont aussi baissé pour les plus de 65 ans (de 10% à 8%).  Les taux de pauvreté des personnes en âge de travailler vivant dans des ménages où personne ne travaille ont augmenté de 14% à 22% entre le milieu des années 1990 et 2005.  Dans le même temps, les situations des personnes vivant en pauvreté monétaire pendant une longue période (3 années ou plus) semblent moins importantes qu’ailleurs – 3% de la population vit dans la pauvreté monétaire pendant de longues périodes consécutives, ce qui est deux fois moins élevé que pour la moyenne OCDE.  La France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE en ce qui concerne la mobilité sociale. En France, le niveau de revenus des parents a plus d’impact sur les revenus de leurs enfants que dans des pays plus mobiles comme au Danemark ou en Australie, mais il a moins d’impact que dans des pays moins mobiles comme en Italie, au Royaume-Uni ou aux États-Unis. . .
Un tableau récapitulatif très parlant
En contrepartie, lorsque l'on voyage, je l'ai remarqué en Turquie, en Egypte et en Israël, ... on croise assez peu de français ... ceci explique peut-être cela ... ? !!!

vendredi 17 octobre 2008

Procédure extravagante

Legal case against God dismissed
A US judge has thrown out a case against God, ruling that because the defendant has no address, legal papers cannot be served. The suit was launched by Nebraska state senator Ernie Chambers, who said he might appeal against the ruling. He sought a permanent injunction to prevent the "death, destruction and terrorisation" caused by God. Judge Marlon Polk said in his ruling that a plaintiff must have access to the defendant for a case to proceed. "Given that this court finds that there can never be service effectuated on the named defendant this action will be dismissed with prejudice," Judge Polk wrote in his ruling. Mr Chambers cannot refile the suit but may appeal.
'God knows everything'
Mr Chambers sued God last year. He said God had threatened him and the people of Nebraska and had inflicted "widespread death, destruction and terrorisation of millions upon millions of the Earth's inhabitants". He said he would carefully consider Judge Polk's ruling before deciding whether to appeal. The court, Mr Chambers said, had acknowledged the existence of God and "a consequence of that acknowledgement is a recognition of God's omniscience". "Since God knows everything," he reasoned, "God has notice of this lawsuit." Mr Chambers, a state senator for 38 years, said he filed the suit to make the point that "anyone can sue anyone else, even God".

jeudi 16 octobre 2008

Martha et Sally, les femmes cachées de Jefferson

Le troisième président des Etats-Unis n'a pas été secondé par une femme pendant ses huit ans à la Maison-Blanche. Son épouse mourut jeune, ses traces furent effacées. Sa concubine était une esclave. Si Martha Wayles Skelton Jefferson avait survécu à sa septième grossesse, son époux Thomas n'aurait sans doute jamais été président des Etats-Unis d'Amérique. Ainsi le jeune Etat aurait-il été privé du plus brillant esprit, du plus fascinant de tous les hommes politiques qui ont forgé son destin. On sait peu de choses de cette femme, belle, gracieuse et fragile, sinon qu'elle était jalouse. Non qu'elle eût douté de ce mari infiniment séduisant, de haute stature, athlétique, passionné de philosophie et de musique, un mari qui de plus l'adorait. Non, Martha était jalouse de la passion de Thomas Jefferson pour la politique. Souvent il s'était éloigné des points chauds où se jouait le sort du pays pour être à ses côtés. Par chance, le Virginien était parvenu à s'arracher à son épouse quelques semaines pour rédiger de sa plume élégante et puissante la Déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776 par laquelle les délégués des treize colonies américaines rompaient avec la tutelle britannique. Un texte audacieux qui servit d'inspiration à la Révolution française et aux démocraties du monde entier. Martha meurt à 34 ans, après dix ans de mariage, en 1782. Ce faisant, elle laissait le champ libre au grand homme politique qu'elle retenait trop à ses côtés. Jefferson éprouva un chagrin déchirant, proche de la stupeur. Mais, huit semaines plus tard, il renouait avec la vie publique pour ne plus s'en détourner jusqu'au terme de son deuxième mandat de président, en 1808. Il n'y eut pas de troisième «First Lady» pour donner de l'éclat à la toute nouvelle Maison-Blanche où s'installa Jefferson en mars 1801. Thomas en effet ne se remaria pas. Pourquoi, alors que cet homme magnifique aimait tant les femmes? En faisant promettre sur son lit de mort à son mari de ne pas donner de «belle-mère» à leurs trois filles survivantes, la jalouse Martha avait eu la perversité de lui imposer, par-delà le tombeau, une nouvelle contrainte. Il jura, détruisant leur abondante correspondance commune et toute image de Martha, ne gardant d'elle qu'une boucle de ses cheveux acajou. Tout un petit monde était réuni autour de la malade tandis que, rendant l'âme, elle arrachait ce cruel serment à son époux éploré, dans l'admirable demeure palladienne construite par Thomas sur une colline près de Charlottesville, en Virginie. A côté des trois filles du couple se trouvaient quelques esclaves les plus proches. Parmi ces femmes, Betty Hemings, et sa fille Sally. Sally alors a 9 ans. Fille d'une esclave, esclave donc elle-même, ravissante, la peau presque blanche, elle est en fait la demi-sœur de Martha. Six ans plus tard, Sally deviendra la compagne d'alcôve de Jefferson et lui donnera six enfants. Dans la société américaine du XVIIIe siècle, il était fréquent que les maîtres blancs eussent des relations sexuelles avec certaines de leurs esclaves. Le fait était établi, et toléré tant que tenu secret. John Wayles, père de Martha, la future Mrs Jefferson, avait été riche d'un grand nombre d'enchaînés. Parmi eux, Betty, engendrée par un Anglais de passage nommé Hemings, avec une femme de pure souche africaine appartenant à Wayles. Le métissage commençait à peine en Amérique. Wayles, par curiosité, décida d'élever l'enfant lui-même pour voir ce qu'il en adviendrait. Trois fois veuf, il prit Betty pour concubine et lui fit six enfants, dont Sally, née peu après que sa fille Martha eut quitté le domaine. A la mort de Wayles, celle-ci hérita de 135 esclaves, dont Betty et ses enfants - ses demi-frères et sœurs. S'il n'est pas établi que Martha fut consciente de ce lien de parenté, il était connu de Thomas Jefferson. Ainsi, Betty et ses enfants furent amenés à Monticello, répertoriés sous le nom de famille Hemings, alors que les esclaves ordinaires n'étaient dotés que d'un prénom. Fait rare, Betty se vit attribuer sa propre cabine, certains privilèges, notamment celui d'être élevée au rang de «servante de maison», et de marques spéciales d'affection au sein de la famille Jefferson. Le rédacteur de la Déclaration d'indépendance - âgé alors de 28 ans - a toute sa vie entretenu une profonde hostilité envers l'institution de l'esclavage. Dans le texte fondateur du futur jeune Etat, il avait introduit une condamnation radicale de la pratique de ce «commerce exécrable», patronné par la couronne britannique. Le passage fut biffé par les représentants du Sud, au grand déplaisir du jeune homme. Homme du Sud lui-même, il était aussi propriétaire d'esclaves et s'en accommodait comme de l'une des composantes socio-économiques du temps. Cette ambivalence lui est souvent reprochée aujourd'hui, comme à tous ses contemporains, par des voix qui n'auraient sans doute pas été plus aussi déterminées à l'époque. Il reste que, si Jefferson s'est fait l'avocat de l'émancipation des Noirs, il ne fut jamais partisan d'une société mixte. Son comportement personnel avec celle qui allait devenir sa compagne jusqu'à la mort, Sally Hemings, atteste de la difficulté pour un esprit novateur au XVIIIe siècle de transcender le fait racial et d'ouvrir la société à la mixité. Si Jefferson a juré de ne pas se remarier, il n'a pas promis de ne plus aimer ni de rester chaste. Envoyé en 1784 à Paris comme ministre de la jeune Amérique qui vient de gagner son indépendance, il emmène sa fille aînée, sa bien-aimée Patsy, qu'il place en internat chez des sœurs catholiques. Et il tombe amoureux de la plus ravissante des femmes, Maria Cosway, une artiste peintre londonienne de passage à Paris. Maria est mariée. Le serment de Thomas à Martha ne sera donc pas mis en péril. Mais un cœur au moins est brisé. La jeune Sally - qu'on appelle à Monticello «Dashing Sally», Sally l'Eblouissante - est arrivée entre-temps à Paris. Elle a 15 ans et accompagne Polly, la deuxième fille de Thomas qu'il a appelée auprès de lui. Elle a remplacé au pied levé une esclave plus âgée malade au moment du départ, et retrouve auprès de son maître son frère James, devenu fin cuisinier. Les esclaves amenés en France de l'étranger peuvent réclamer leur émancipation après six mois. Ni l'un ni l'autre ne le fera: James, parce qu'il veut être libre en Amérique, Sally parce qu'elle a sans doute trouvé un autre avenir. Jefferson s'est brisé le poignet droit. Est-ce tandis que Sally se penche sur lui pour le soigner qu'il s'éveille à sa beauté? A 42 ans, Thomas pourrait être son père. Mais cet esthète courtois avec toutes les femmes, fussent-elles esclaves, a de quoi séduire. Elle a un âge où il n'est pas rare de se marier déjà. Sally connaît aussi l'histoire de sa naissance. Peut-être même est-elle amoureuse. Les livres de comptes que tient Jefferson indiquent que Sally fait bientôt l'objet de soins particuliers. Il lui paie un salaire, lui achète des vêtements parisiens pour des montants substantiels. Il la fait vacciner contre la variole, un acte médical coûteux. L'achat d'un médaillon de prix est noté, sans nom de destinataire. La Révolution française a éclaté, que Jefferson salue avec bonheur, tandis que sonne le moment de rentrer. Sally est enceinte. Elle va rentrer aussi: Jefferson lui a promis d'affranchir sa descendance dès leur âge adulte. Et elle? Elle s'occupera de son maître et amant, chargée de sa chambre adjacente à son cabinet de travail, et de ses vêtements. Tom, son premier enfant, est né peu après le retour à Monticello. Onze ans plus tard, un journaliste stipendié pour faire échec à l'élection de Jefferson à la présidence des Etats-Unis en 1800 révélera le honteux scandale, le concubinage «avec une putain» d'un homme «que le peuple se flatte d'honorer». Selon ses dires, on remarque la stupéfiante ressemblance d'un jeune garçon de la plantation avec le maître des lieux, et la pâleur de sa peau. (Emancipés plus tard, deux fils de Sally furent d'ailleurs répertoriés comme «blancs».) Jefferson ne daignera ni infirmer ni confirmer. Le maître de Monticello, devenu entre-temps le secrétaire d'Etat du premier président George Washington, puis vice-président sous John Adams, va en effet être élu et réélu troisième président des Etats-Unis. Pendant ce temps Sally met au monde d'autres enfants, à des dates qui ont leur importance. La jeune femme n'a pas suivi Jefferson à la Maison-Blanche. Plus qu'un effet du scandale, c'est la confirmation qu'elle appartient à Monticello, au monde secret et chéri de Thomas vers lequel il retourne aussi fréquemment que possible. On observe ainsi qu'à ses séjours correspondent les nouvelles grossesses de Sally. Patsy et Polly, elles, s'enferment dans le déni. Elles assurent que la jeune femme a été séduite par deux de leurs cousins éloignés, préservant ainsi pour elles-mêmes l'image idéale d'un père chéri. Sally restera attachée à Jefferson jusqu'à sa mort en 1826, quand avec discrétion Patsy l'émancipera, lui permettant ainsi de rejoindre ses fils et de vivre et mourir incognito près de Monticello, en 1835. Les descendants de Thomas Jefferson ont farouchement nié l'union charnelle de l'homme illustre avec son esclave. Jusqu'au jour où, en 1998, une analyse d'ADN effectuée à partir de sang prélevé au sein des deux familles attesta sans ambiguïté qu'«un mâle Jefferson avait engendré Eston, le dernier fils de Sally Hemings». La branche «blanche» cependant juge ce constat insuffisant et persiste dans son refus d'accepter la présence de la branche «noire» à la cérémonie à la mémoire de leur ancêtre, qui se tient annuellement à Monticello, et de lui ouvrir l'enclos où les descendants attestés du grand homme ont droit de se faire enterrer. Seul un prélèvement sur les restes mêmes de celui-ci pourrait mettre terme à ce conflit. C'est-à-dire une incursion dans sa tombe. Une décision sacrilège en l'état - que pourrait peut-être prendre un jour un président noir... Bibliographie: Le Temps Fawn M. Brodie, Thomas Jefferson, An Intimate Story, Norton. Joseph J. Ellis, American Sphinx, The Character of Thomas Jefferson, Vintage. Annette Gordon-Reed, Thomas Jefferson and Sally Hemings, An American Controversy, Virginia. Annette Gordon-Reed, The Hemingses of Monticello, Norton. Myriam Meuwly © Le Temps, Jeudi 16 octobre 2008

mercredi 15 octobre 2008

Le cerf volant du bout du monde

Roger Pigaut a réalisé en 1958 'LE CERF VOLANT DU BOUT DU MONDE'. Je profite du cinquantième anniversaire de sa sortie pour rappeler combien ce merveilleux voyage entre Paris et Pékin a impressionné mon enfance. Je ne l'ai vu qu'une fois à la télé chez Mammy Cécile...
En 1987, quand j'ai commencé à apprendre le chinois, j'avais oublié ce film mais le magnifique cerf volant était encore caché dans mon coeur.
Une dizaine d'années plus tard, j'avais arrêté l'étude du chinois à la naissance de ma deuxième fille, assis sur le canapé une belle après-midi d'octobre, j'ai étonnement repensé à ce film avec délices et alors qu'aucun fait particulier n'avait stimulé ma mémoire. Surprenant ! Non ?
L'épisode est encore plus époustouflant quand vous saurez que dans les heures suivantes, je me suis rendu à la FNAC et en particulièrement dans la zone des cassettes vidéo alors que je n'avais pas l'habitude de me promener dans cette zone, et coïncidence extrême je tombe, pile poil, sur la cassette ! ... GÉNIAL!
A Montmartre dans les années cinquante, Pierrot est le chef d'une bande de gamins astucieux. Avec sa petite sœur qui ne le lâche pas d'une semelle, il découvre un magnifique cerf-volant accroché au sommet d'un arbre. Un stratagème rusé lui permet de récupérer le cerf-volant ... il y découvre une lettre écrite en chinois. Un antiquaire chinois lui traduit la lettre écrite par Song Tsiao Tsing, un petit garçon chinois qui attend une réponse à l'autre bout du monde et lui apprend aussi que c'est Sou Wou Kong, le roi des singes, qui est représenté sur l'aile du cerf-volant. Maintenant, il doit récupérer l'adresse marquée dans la queue du cerf-volant subtilisée par Bébert à la forte tête... Le soir venu, Pierrot rêve ... et ... Sou Wou Kong le télétransporte avec sa sœur à Pékin...
Dernier détail, aujourd'hui c'est notre 25ième anniversaire de mariage !

mardi 14 octobre 2008

Protéine bioluminescente

En été sur les bords du chemin qui menait à la grève de la baie de Locquirec, par les chaudes soirée d'été nous allions, enfant, à la recherche des vers luisant. Cette fascination juvénile est restée chère à ma mémoire. Le prix Nobel de chimie 2008 attribué à un chercheur japonais, Osamu Shimomura, et à deux américains, Martin Chalfie et Roger Tsien, me donne l'occasion de rebondir sur la question. Eclaircir partiellement le mystère étrange des lucioles ou de plus de 700 espèces recensées (bactéries, poissons, méduses, coraux...) qui utilisent la production de lumière (bioluminescence) pour communiquer, s’attirer ou de faire fuir d’autres animaux. La méduse, g. Aequorea victoria, est devenue très célèbre grace au japonnais, Osamu Shimomura, qui en a extrait, identifie et détermine une protéine, appelée l'aequorine ou GPF (Green Fluorescent Protein). Lorsque ce Cnidaire s'agite, l'extrémité de son ombrelle devient bioluminescente grâce à la présence de cette protéine luminescente (37.000 fois plus fluorescente que les tissus qui la contienne...). Naturellement la GFP luit en bleu, mais elle émet une lueur verte quand elle est soumise à une lumière ultraviolette...
En fait, une triade d’acides aminés de cette protéine, appelée le chromatophore, absorbe l'énergie dans les longueurs d'ondes bleues et UV, et la réémet sous forme d'une luminescence verte.
Plus tard, Martin Chalfie a étudié et suivit l'activité des gènes en les accrochant au gène commandant la production de GFP qui devient ainsi une "étiquette moléculaire".
Encore plus récemment, Roger Tsien (né en 1952, professeur depuis 1989 à l'Université de Californie à San Diego où j'ai fait de la recherche ... mais plus humblement ... Youpi ! ) a élargi la finesse de cet étiquetage en démontant et réorganisant la séquence des 238 acides aminés de la GFP, afin d'obtenir d'autres biomarqueurs, les mPlum, mCherry, mOrange avec des longueurs d’ondes de réémission différentes (cyan, bleu, jaune et rouge). Il est ainsi devenu possible d'observer et distinguer des protéines différentes interagissant entres elles.

Au milieu de la mêlée

Blanche de Castille n'aurait jamais pu imaginer se retrouver l'emblème d'un équipe de Rugby, c'est certain ! Le président du Stade français, Max Guazzini, voulait un visage féminin comme emblème du club. Comme ce sont les élèves du lycée Saint-Louis qui ont fondé le Stade français, l'Histoire va donc leur fournir royalement un emblème ... la mère de Saint Louis (le IXème Louis roi de France). Avec un look modernisé à la Andy Wharol, la fille d'Aliénor d'Aquitaine et d'Henri II Plantagenêt, va régner sur les coeurs sportifs sans craindre la sueur ou la boue. Elle en a vu d'autre ! Les croisades furent un théâtre de violence bien plus invraisemblable! - voilà le lien avec notre dernier voyage à Istanbul ! -
Bleu, Rose, Blanc !
Vive le

samedi 11 octobre 2008

Istanbul la Magnifique - J4 -

en cours de rédaction

Le 11 octobre a eu lieu sur le Bosphore, une très belle régate des voiliers français ayant participé à la course à la voile en solitaire « CAP ISTANBUL-Capitale européenne de la Culture 2010 ». C’était la 3ème édition de cette course, mais cette année elle a gagné en puissance : on est passé pour la première fois d’une course à équipage double à une course en solitaire. Ainsi, la course a pu compter pour le championnat de France et en constituait mal la finale ! Elle a été remportée par Nicolas BERENGER, tandis que le nouveau Champion de France qui sera sacré à la fin de l’année devrait être Gildas MORVAN, arrivé en deuxième position sur la course.

vendredi 10 octobre 2008

Hippique hourra

"Le centre hippique du Ram­ponnet a organisé di­manche une manche du cir­cuit du Club des Six du bassin annécien. Ce concours fait partie d'un circuit pédagogique permet­tant aux cavaliers amateurs de tout niveau de s'affronter sur une compétition géogra­phiquement proche, sans les contraintes d'horaires. 183 partants de 5e catégorie ont pris le départ de la com­pétition dès 9h. Les meilleurs iront en finale à La Roche sur Foron. L'essentiel pour l'en­semble les candidats est de participer à ses compétitions organisées dans les centres hippiques du bassin d'An­necy. ..." M.K. Le Dauphiné Libéré 10.10.2008 Résultats des premières compétitions, club 2 1ère, Inès Delbech sur Cristal; 2e, Anaelle Mitault sur Cris­tal; 3e, Lisa Leblanc sur Ben­goa;
4e, Delphine Fauvel sur Jacquotte;
5e, Astrid Munier sur Harmany; 6e, Chloé Wieczorek sur Lutin; 7e, Émi­lie Bonnet sur Miss-Fan; 8e, Julie Comb et Curt sur Lutin.
Dommage qu'au précédent concours alors que Délphine était seconde, il n'y ait pas eu d'encart dans le Dauphiné!...

Istanbul la Magnifique - J3 -

en cours de rédaction

jeudi 9 octobre 2008

Istanbul la Magnifique - J2 -

en cours de rédaction
Sainte Sophie Sainte Sophie, église de la sagesse divine (du grec "hagia sophia"), fut commandée par l'empereur romain Constantin Ier en 330 et édifiée à l'emplacement d'un temple grec dédié à Apollon. En 532, a lieu la sédition Nika. De violentes émeutes éclatent suite à la décision de l'empereur Justinien de faire exécuter des meneurs de chars et d'annuler des courses à l'hippodrome. L'église est entièrement incendiée. Théodora, l'épouse de Justinien obtient qu'elle soit reconstruite plus belle encore que le temple de Salomon à Jérusalem.

mercredi 8 octobre 2008

Istanbul la Magnifique - J1 -

Après un vol sans problème au dessus de l'Europe sud-orientale, nous avons survolé la mer de Marmara et vu au loin, à la sortie du détroit des Dardanelles, les îles du même nom (Marmara est issu du grec ancien, Marmaros qui désigne le marbre blanc veiné de bleu extrait des carrières de ces îles). Vu du ciel, le panorama est magnifique, Istanbul s'étend sur les deux continents, chevauche le Bosphore et s'étale, tout comme Rome, sur sept collines... la Nouvelle Rome au croisement des cultures orientales et occidentales, Constantinople, Byzance, La Sublime Porte s'ouvre à nous.
Le mot turc ka pi désigne une porte, mais aussi le palais du sultan (d'où parfois l'expression « porte ottomane »), puis le palais du grand vizir et enfin le siège du gouvernement. Les troupes du sultan étaient désignées par l'expression kapi kullari, c'est-à-dire « les esclaves de la Porte ». À partir de 1654, le grand Vizir fut doté d'un palais particulier où se tinrent les séances du divan ou Conseil du gouvernement; ce Palais fut d'abord appelé Pasa kapisi (palais du Pacha), puis Bab-i Àli, la «Sublime Porte », nom sous lequel les Occidentaux ont englobé à la fois le palais du sultan, la cour ottomane, le gouvernement et finalement l'État ottoman lui-même. Robert MANTRAN.
Le voiturier de l'Ottoman Hôtel Impérial nous attend à l'aéroport. On contourne la ville par le sud, entre la mer et les remparts de Théodose II. Tout est pour le mieux pour notre vingt-cinquième anniversaire de mariage, nos noces d'argent, Françoise est ravie de l'hôtel que j'ai choisi. Ouf! On ne peut pas être plus au coeur de la Corne d'or.
Une jolie surprise nous attend dans notre chambre, Haluk nous a fait déposer une très belle boite remplie de loukoums, décorée d'une magnifique faïence d'Iznit avec une tulipe stylisée, symbole de la Turquie et accompagnée d'un guide très bien documenté sur Istanbul.
Nous partons nous promener aux alentours, entre Hagia Sophia et la mosquée Sultanahmet. Les illuminations renforcent la magie des lieux. Nous découvrons la borne milliaire, point de départ du calcul des distances routières de l'empire byzantin. Attirés par la foule, nous remontons , Divan Yolu caddesi, la rue du tramway jusqu'à Cemberlitas, la colonne 'cerclée' de Constantin. Dans le guide j'ai appris que Constantin y avait enchâssé la cognée du Noé, la gourde d'huile sainte de Marie-Madeleine et les restes de miches de pain multipliées par le Christ... Juste à coté, quelques marches conduisent à un Hammam construit sur les plans de Sinan. L'Histoire est là, présente à tous les coins de rue. Nous nous régalons sur la terrasse du Sultan Pub de la vue panoramique sur Hagia Sophia et Sultanahmet Camii. Idéale pour un dîner d'amoureux.
Comme il n'est pas trop tard, je vais faire un Hammam, à Cemberlitas.
Echappées Belles - Cemberlitas hamami - Istanbul
A ma grande surprise, j'y entend des alléluia ??? Un groupe de 'moines' chrétiens iraniens y chantonnent et s'aspergent joyeusement. C'est Byzance.

Mantegna

Rétrospective au musée du Louvre de l'oeuvre d'Andrea Mantegna (1431-1506).
Andrea Mantegna (Mantoue - 1502)
Minerve chassant les Vices du jardin de la vertu
Toile 1,59 m x 1,92 m Paris, Musée du Louvre
Je connaissais Fra Filippo Lippi ou Donatello mais pas celui qui est présenté comme une des grandes figures de la Renaissance italienne à Padoue et à Mantoue, durant la seconde moitié du XVème siècle. L’exposition regroupe des peintures, dessins, gravures, manuscrits et sculptures qui retracent son parcours.

lundi 6 octobre 2008

Mon beau saumon

Roi des eaux claires,
Que j'aimes tes écailles...
Actuellement 32 espèces de poissons filent dans l'eau de la Seine (il n'y en avait plus que 3 en 1970), et un saumon atlantique pêché au barrage de Suresnes dans les Hauts-de-Seine mesurait 97 cm et pesait 7 kg! un beau rejeton dont on avait perdu trace depuis plus de 70 ans. Le saumon, un bio-indicateur assez précis, nous indique donc l'amélioration de la qualité de l'eau de la Seine. La pollution de l'eau s'est donc réduite avec les gros efforts pour l'assainissement de l'agglomération parisienne.

jeudi 2 octobre 2008

Rivalités en Arctique

Pendant quelques semaines en septembre, il a été possible, pour la première fois, de circuler tout autour de l'Océan arctique en longeant les côtes canadiennes, américaines et russes. Après la très forte fonte de la banquise arctique, les passages ont été libres de glaces au même moment selon l'Agence spatiale européenne.
Actuellement, la banquise est en train de se reformer et protéger cet espace encore vierge de l'exploitation humaine.
Ile Spitzberg
L'océan arctique possède un sous-sol qui recèle très probablement beaucoup d'hydrocarbures et de matières premières. Et comme depuis 25 ans, la calotte glacière a fondu d'un 1/3, l'accès à ces ressource devient possible et hâtise la convoitise des États riverains. Les USA, le Canada, la Norvège, l'Europe à travers le Danemark (Groënland) et la Russie, sont à couteaux tirés ou presque pour revendiquer la part la plus grosse.
Mais .... il ne faut pas oublier, qu'au milieu de ces étendues glacées, près du Groënland, l'île Spitzberg dans l'archipel norvégien du Svalbard, est habitée ... et abrite aussi, un coffre-fort végétal. Tel l'Arche végétale, il contient les semences congelées (à -20ºC) de 3 millions de variétés végétales. De plus, les versants du Spitzberg offrent une extraordinaire fresque chronologique, géologiques et paléontologiques. Les strates conservent des coquillages vieux de 200 millions d'années et permettent une lecture de l'histoire de la planète.
La clé des manoeuvres scientifico-diplomatiques actuelles date de la convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982. Depuis, les pays ayant une façade maritime sur l'Arctique cherchent à démontrer scientifiquement que les fonds marins sont la prolongation naturelle du plateau continental de la facade maritime. En poussant cette extension de leur zone maritime au plus loin, ils peuvent ainsi de façon optimale, étendre leurs droits à l'exploitation des ressources naturelles au-delà des 200 milles marins... cqfd.
Liens :

mercredi 1 octobre 2008

Transmission du titre de prétendant...

Pauvres capétiens !
suite ... (2) ...
Certes les débuts dynastiques mérovingiens étaient obscures, mais la transmission du titre de prétendant en primogéniture mâle comme son héritier et successeur à la couronne de France est pleine de subtilités abscondes que je connaissais très mal.
Tout d'abord, la question essentielle est : qui sont les Orléans ?
Louis Philippe d'Orléans encore appelé "le Gros" est le premier prince du sang. Il descent en ligne masculine du régent Philippe d’Orléans et du roi Louis XIII. Son fils, Louis Philippe (le deuxième) Joseph d’Orléans, duc d'Orléans change son nom en Philippe Égalité à l'époque de la Révolution française. Il vote la mort de son cousin, Louis XVI. Sa voix apporte celle qui manquait pour que sa mort soit votée. Il fut lui-même guillotiné dix mois plus tard. Son fils Louis Philippe (le troisième du nom) d'Orléans fut institué "lieutenant-général du royaume" par Charles X à son abdiquation contre-seing par son fils Louis Antoine, le dauphin duc d'Angoulême. Ce n'est que la Chambre des députés et non pas les Pairs de France qui le proclame, Louis-Philippe Ier, roi des Français. Il n'est pas roi de France... Son fils héritier, le prince royal Ferdinand-Philippe, meurt dans un accident de cabriolet. Quand Louis-Philippe abdique en 1848, il immigre tout comme son jeune petit-fils, Louis Philippe Albert d'Orléans, comte de Paris qui devient le prétendant orléaniste au trône de France sous le nom de "Philippe VII". Mais en 1870, il reconnaître le petit-fils de Charles X, Henri d'Artois, comme seul et unique chef de la Maison de France en 1873. A la mort du comte de Chambord en 1883, la Maison d'Orléans dite des "orléanistes" qui reportent leurs espoirs de restauration de la monarchie sur le comte de Paris, héritier politique désigné de Henri V. Cette désignation n'est pas acceptée par la Maison de Bourbon dite des "Bourbons d'Espagne" dites des légitimistes qui s'opposent aux prétentions de la Maison d'Orléans.
La Maison d'Orléans s'appuie sur plusieurs points pour défendre leur légitimité :
1 - l'extinction de la descendance mâle du roi Louis XV, Louis-Ferdinand, dauphin et "Philippe" Louis, duc d'Anjou sont décédés avant leur père.
2 - Philippe, duc d'Anjou ou Philippe de France, fils de France, deuxième fils du Grand Dauphin et donc petit-fils de Louis XIV, renonce à ses droits sur le trône de France pour lui-même et ses descendants en 1712. Il devient roi d'Espagne sous le nom de Philippe V. Cette renonciation est incorporée dans les traités d'Utrecht de 1713.
3 - la reconnaissance, par le Comte de Chambord, du Comte de Paris comme son héritier et successeur à la couronne.
4 - la transmission du titre de prétendant en primogéniture mâle à l'aîné des descendants de Philippe, duc d'Orléans, second fils de Louis XIII.
Succession des prétendants orléanistes (depuis 1883)
- Philippe VII, Louis Philippe Albert d'Orléans comte de Paris (1838-1894) prince royal de France (1842-1848),
-- Philippe VIII, Louis Philippe Robert d'Orléans "duc d'Orléans" (1869-1926), son fils,
--- Jean III, Jean Pierre Clément Marie d'Orléans "duc de Guise" (1899-1940), cousin germain de Philippe VIII,
---- Henri VI, Henri Robert Ferdinand Marie d'Orléans "comte de Paris" (1929-1999), fils de Jean III,
----- Henri VII, Henri Philippe Pierre Marie d'Orléans "comte de Clermont" (1957-1984), puis "comte de Paris" depuis 1999 et "duc de France", fils de Henri VII
D'un autre coté la Maison de Bourbon dite des "Bourbons d'Espagne" se dit légitime pour plusieurs raisons :
1 - l'extinction de la descendance mâle de Louis XV, donne à Philippe V le droit de primogéniture mâle en tant que petit-fils de Louis XIV.
2 - la transmission du titre de prétendant en primogéniture mâle aînée, revient donc à la branche des Bourbons d'Espagne.
3 - l'extinction partielle de cette branche et de la transmission du titre en 1936 sur la tête de l'ancien roi d'Espagne Alphonse XIII.
4 - les descendants d'un prince régicide ne peuvent accéder au trône. Ce qui exclut les descendants de la Maison d'Orléans, qui a voté la mort de son cousin le roi en 1793.
Succession des prétendants légitimistes :
- Jean Charles Marie Isidore de Bourbon, infant d'Espagne "comte de Montizón" fils de Charles de Bourbon, infant d'Espagne, (1822–1887) se retrouve l'aîné des descendants de Louis XIII de France. Il devient considéré par les légitimistes, certes de façon minoritaire, comme l'héritier du trône de France sous le nom de Jean III de France et de Navarre,
-- Charles XI, Charles Marie des Douleurs Jean Isidore de Bourbon, "comte de La Alcarria" duc de Madrid, son fils,
--- Jacques Ier, Jacques Pie Jean Charles Bienvenu de Bourbon, "duc de Madrid et d'Anjou", fils du précédent,
---- Charles XII, Alphonse Charles Ferdinand Joseph Jean de Bourbon, "duc d'Anjou et de San Jaime", frère de Jean III,
----- Alphonse Léon Ferdinand Marie Jacques de Bourbon, roi Alphonse XIII d'Espagne (1886-1931), duc de Tolède, cousin au 7e degré de Charles XI et Charles XII. Il devient pour les légitimistes, roi de France et de Navarre sous le nom d'Alphonse Ier. Son second fils, Jacques Henri de Bourbon (1908-1975), renonce au trône d'Espagne en 1933.
------ Henri VI, Jacques Léopold Isabelin Henri Alexandre de Bourbon, "duc de Ségovie, d'Anjou, de Madrid et de Tolède", son fils, renonce aussi en 1969 au trône d'Espagne en faveur de son neveu Juan Carlos Ier (héritier selon la loi salique...).
------- Alphonse II, Alphonse Jacques Marcellin Emmanuel Victor de Bourbon, "duc de Bourbon, de Bourgogne, de Cadix, et d'Anjou" son fils. Il épouse la petite-fille du général Francisco Franco. Il obtient le droit de porter les pleines armes de France "d'azur à trois fleurs de lys d'or" par la justice française. Il décède dans un accident en 1989 au Championnat du monde de ski alpin dans le Colorado. Son fils aîné, le dauphin François était déjà mort dans un accident de voiture en 1984,
-------- Louis XX, Louis Alphonse Gonzalve Victor Emmanuel de Bourbon, "duc de Touraine, de Bourbon et d'Anjou" son fils cadet est l'actuel prétendant légitimiste au trône de France. Il est aussi le petit-cousin du roi d’Espagne Juan-Carlos Ier. Il a épousé en 2004 une vénézuelienne, María Margarita Vargas y Santaella. De cette union est née la princesse Eugénie de Bourbon, en mars 2007.
Ma simple logique me fait penser que c'est bien Louis XX
qui est le véritable prétendant au trône de France ...
Heureusement qu'il n'est pas question d'envisager
un retour à la Monarchie ...

Dynasties royales

Pauvres capétiens !
suite ...
J'ai pris conscience que de nombreuses plages de l'enchaînement des Monarques de France étaient restées pour moi dans l'ombre. La partie mérovingienne particulièrement. Alors voici un petit résumé :
La naissance de la France remonte à Clovis, en 481. Nos 'Rois' mérovingiens ont été très éclectiques dans leurs appellations. On parle d'abord du royaume des Francs saliens. Clotaire II réunit la Neustrie et l'Austrasie, on parle alors du royaume des Francs rhénans. Les rois sont tour à tour de France, d'Orléans, de Reims, de Paris, de Soissons, des Francs, d'Austrasie, de Neustrie, de Bourgogne, d'Aquitaine. Ils sont assez méconnus mais le dernier Childéric III a été déposé en 751 et cloîtré dans un monastère.
Avec Pépin III le Bref, fils de Charles Martel, commence la courte série des Carolingiens. Le 'simple' maire du palais de Neustrie et d'Austrasie se fait élire roi des Francs en novembre 751. Son fils Charlemagne est couronné empereur par le pape Léon III le 25 décembre 800, relevant une dignité prestigieuse disparue depuis l'an 476 en Occident. A son apogée son vaste empire comprend la France, la Saxe, la Bavière, la Lombardie, les marches espagnoles et bretonnes, les états de l'Eglise. Louis Ier le pieux ne garde que l'empire d'occident. Son fils Charles II le chauve, roi de Francie occidentale, est le dernier empereur d'Occident. S'en suit par lignage ou par élection, Rois des Francs ou de Francie, Carolingiens, Robertiens, Bosonides, jusqu'en 987 où Louis V le fainéant, sans descendance, meurt d'une chute de cheval.
Débute alors la longue dynastie capétienne, avec Hugues Capet, Duc des Francs qui est élu roi des Francs à Senlis en juillet 987 et sacré à Noyon. La descendance se fait en ligne directe ou par les cadets jusqu'aux fils de Philippe IV le bel. Louis X le hutin, son premier fils n'a qu’une fille, Jeanne de Navarre et un fils 'posthume' Jean Ier qui ne vit que quelques jours. Ses frères, Philippe V le long et Charles IV le bel meurent sans descendance mâle. L’héritier direct du royaume de France est une femme. La succession est complexe et voit l’éviction de Jeanne. Il est impensable qu'un prince étranger puisse épouser la 'reine' et diriger la France. Seuls, l'hérédité et le sacre, ou l’élection en cas de problème, peut donner un monarque français. L'ancien principe de la loi salique, bien qu'officiellement non invoqué lors du choix du nouveau roi de France, avait été confirmé par le Philippe le Bel, avec l'exclusion des filles, de l'apanage réservé aux hoirs mâles. Cette succession est le pretexte et le début de la guerre de Cent Ans. Charles de Valois, le frère cadet de Philippe le bel, avait reçu pour apanage le Valois en tant que fils cadet de Philippe III le hardi (dixième roi capétien). Son fils aîné, Philippe VI de Valois succède à ses cousins. Ainsi la maison de Valois règne sur la France de 1328 à 1589. Charles VIII l'affable clôt la branche directe des Valois lorsqu'il meurt accidentellement le sans descendance mâle. Louis XII le Père du Peuple, son cousin de la branche Valois-Orléans, lui succède mais meurt, lui aussi, sans héritier. Son successeur est un autre cousin, de la branche Valois-Angoulême, et aussi son gendre, François Ier. Son petit-fils, Henri III, meurt assassiné en 1589 sans descendance.
Cette fois pour retrouver la primogéniture mâle du lignage, il faut remonter au neuvième roi capétien, le petit-fils de Philippe-Auguste, Louis IX, Saint Louis, et à son sixième fils et dernier fils, Robert de France comte de Clermont qui devient seigneur de Bourbon en épousant Béatrice de Bourgogne, fille unique d'Agnès de Bourbon et de Jean de Bourgogne. Son descendant de la branche aînée, Antoine épouse en 1548 Jeanne d'Albret, reine de Navarre. Leur fils, Henri IV, cousin au vingt-deuxième degré du roi défunt, devient donc « Roi de France et de Navarre ». C'est le titre que conserveront les monarques jusqu'à la Révolution. Quand Louis XV meurt, c'est son petit-fils, Louis XVI, le troisième fils du Dauphin Louis-Ferdinand aussi appelé Louis de France mort avant son père. Le quatrième fils n'est autre que le comte de Provence, le futur Louis XVIII. A la révolution, Louis XVI devient entre 1789 et 1792 « roi des Français »... Et il meurt guillotiné sous le nom de sieur Capet ! Son second fils Louis-Charles de France, duc de Normandie, est reconnu comme roi de France sous le nom de Louis XVII à la mort de son père en 1793. Il reste emprisonné à la Prison du Temple jusqu'à sa mort en 1795. Plus tard après la Convention nationale (1792-1795), le Directoire (1795-1799), le Consulat (1799-1804) et le Premier Empire, et la seconde abdication de Napoléon, Louis XVIII, restaure la monarchie et octroie une Charte constitutionnelle aux Français, ses sujets. Sans descendance, son frère benjamin Charles-Philippe, Charles X règnent jusqu'aux 'Trois Glorieuses'. Il doit abdiquer. C'est le dernier roi de France, ses fils Louis Antoine d'Artois, duc d'Angoulême, le dauphin de France qui contresigne l'abdication, et Charles Ferdinand, duc de Berry, ne règneront pas. Louis de France régne 20 minutes, en tant que Louis XIX avant d'abdiquer à son tour et de s'exiler avec le titre de courtoisie de « comte de Marnes. En effet, entre le moment où Charles X signe son abdication, et la signature de l'acte de renoncement à la couronne de son fils, il s'écoule vingt minutes pendant lesquelles il fut officiellement Louis XIX. Comme Charles X a abdiqué en faveur de son petit-fils Henri d'Artois, celui-ci se retrouve Roi de France pendant 5 jours en tant que Henri V, avant que le duc d’Orléans institué "lieutenant-général du royaume" par Charles X et ne soit proclamé par la Chambre des députés, Louis-Philippe Ier roi des Français ... et non pas de France. Son fils héritier, le prince royal Ferdinand-Philippe, meurt dans un accident de cabriolet, Louis-Philippe abdique le 24 février 1848 donc en faveur de son jeune petit-fils, Louis Philippe Albert d'Orléans.
De 1836 à 1883, il n'est pas trop compliqué de suivre les prétendants Capétiens au trône royal de France. On peut l'appeller "Succession des prétendants légitimistes" :
Louis-Philippe qui vient d'abdiquer immigre, tout comme son petit-fils, Louis Philippe Albert d'Orléans, comte de Paris, qui devient légitimement le prétendant orléaniste au trône de France sous le nom de "Philippe VII". Mais en 1873 après la chute du Second Empire en 1870, il accepte de reconnaître le petit-fils de Charles X, Henri d'Artois, comme seul et unique chef de la Maison de France. Le comte de Chambord est le fils posthume de Charles Ferdinand d'Artois assassiné plusieurs mois avant sa naissance. Il a règné de façon fictive après l'abdication de Charles X. Plus tard en 1873, alors que l'accès au trône du comte de Chambord semble inéluctable. Le comte de Chambord devait se faire reconnaître roi par acclamation à l'Assemblée nationale avec les encouragements du maréchal de Mac-Mahon qui projette la restauration de la monarchie, après avoir remplacer le Président du Conseil par un monarchiste. Mais à travers, le manifeste du drapeau blanc, il refuse d'abandonner le drapeau blanc pour le drapeau tricolore, en avançant comme prétexte qu' "Henri V ne peut abandonner le drapeau blanc d'Henri IV". Le comte de Chambord meurt en exil sans descendance et reste ainsi le dernier descendant français de la branche des Bourbons.

Nicolas II

Moins de 100 ans après sa liquidation par les bolchéviques, la Cour Suprême de Russie réhabilite le dernier tsar russe Nicolas II, "empereur et autocrate de toutes les Russies" et sa famille. La plus haute instance juridique de Russie reconnait que les répressions contre le tsar Nicolas et sa famille, étaient injustifiées...
eux, ils n'ont jamais été réhabilités...