- L'amer pour rentrer au port -

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jeudi 6 janvier 2011

Course vers la reprise économique

On peut faire une Revue de Presse intéressante en ce début d'année. L'Égypte tente de se ressouder pour le Noël copte ... bravo! L’Egypte est un grand Pays et ce qui s’y passe est très important. Ces manifestations œcuméniques amèneraient-elle à un renouveau dans les relations humaines au Proche-Orient en s'affranchissant des rivalités religieuses? Voilà un voeux que l'on peut formuler avec sincérité, surtout pour un athée comme moi!
Mais les standards de qualité de vie de nos sociétés occidentalisées se mesurent aussi avec les instruments incontournables des experts économistes. J'ai choisi de reprendre l'animation vue dans Le Figaro dans l'article-infographie de Damien HYPOLITE et Guillaume GUICHARD, pour ses qualités pédagogiques! "A l'aube de 2011, où en sont les pays développés ? Dans quel état sont-ils sortis de la récession? Qui en profitera le mieux ces prochaines années ? Comparez les performances des pays depuis 2007 grâce à notre animation interactive." Ils auraient même pu choisir en fond sonore la musique de Paul Dukas ...
Dans la course vers la reprise, les pays ne courent pas au même rythme. En Europe, le lièvre, c'est l'Allemagne. Et la tortue, la Grèce. La France se situe dans le peloton de tête. L'infographie ci-dessus représente la course des pays vers la croissance avant, pendant et après la crise. L'évolution de l'économie de chaque pays est ici mesurée par le taux de croissance trimestriel annualisé. En clair, le niveau de l'activité économique de chaque trimestre est comparé à celui de la même période, un an auparavant. Le premier trimestre 2010 est rapporté au premier trimestre 2009.
Les bulles qui représentent chaque pays gonflent ou dégonflent en fonction du poids de la dette. Comme, durant la crise, les recettes des États (impôts, taxes, etc) baissent et que les dépensent (allocations chômage, subventions, etc) augmentent, leur endettement n'a cessé de s'alourdir.
Certains pays, comme la France, ont mieux résisté durant la crise grâce à des mécanismes surnommés «stabilisateurs automatiques» par les économistes. Concrètement, l'État dépense plus en période de vaches maigres pour indemniser les plus nombreux chômeurs ou perçoit moins de recettes à cause de baisses d'impôts. Cette stratégie a son revers : elle creuse le déficit public, qui viennent à leur tour gonfler la dette.
D'autres économies ont été touchées plus brutalement, comme en Allemagne. Alors que la France a enregistré une chute de 2% de sa richesse produite en 2009, l'activité outre-Rhin a plongé de 4%. Mais elle a rebondi avec plus de vigueur, flirtant avec les 3% de croissance annuelle en 2010.
L'Irlande, enfin, connaissait des taux de croissance stratosphériques avant crise. Puis le retournement conjoncturel l'a frappé de plein fouet, remettant en partie en cause son modèle économique basé notamment sur l'immobilier et les banques. Ces dernières ont plongé avec la multiplication des défauts de paiement sur les prêts immobiliers. L'État a alors décidé dès le début de la crise de les soutenir à 100%, essuyant les pertes à leurs places. Résultat, la dette a explosé, augmentant de 44,4% en 2009 à 102% en 2012. Le plan de rigueur drastique, vite devenu inévitable, va plomber la reprise en amputant la croissance.
Le discours économique doit toujours être recentré sur l'humain, la mise en parallèle de ces 2 infos me semble essentiel. L'espoir pour l'humanité peut naître ou renaître de façon a priori inattendue, mais sans que la Logique de l'Histoire ne soit jamais démentie! Cela permet de garder l'Optimisme comme principe de vie. Ah! Zadig je ne t'oublie pas...

mercredi 17 mars 2010

Taxe & Taux

Les Taux que l'on admet, sont des Taxes que l'on accepte ...
La très nette sous-évaluation de la monnaie chinoise contribue à doper les exportations chinoises. Il est absolument nécessaire que des mécanismes corrigent cette perversion. Le système de 'Libre échange' mondial ne doit pas être manipulé par un seul partenaire, aussi puissant soit-il (dans une autre configuration, les U.S.A. ne s'en sont pas privé par le passé...).
La Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) et la Banque mondiale l'ont déjà soulignée. Et bien sûr le F.M.I. s'en émeut aussi par la voix de son directeur, Dominique Strauss-Kahn, lors d'une intervention devant le Parlement européen à Bruxelles.
Mais c'est retour du berger à la bergère... Les chinois, très patiemment et habilement, ont saisi que la puissance américaine découlait de sa capacité à attirer les capitaux étrangers pour leur permettre d'énorme déficit budgétaire qu'aucune autre puissance n'aurait pu se permettre... par une sorte de "subvention mondiale volontaire"! En absorbant une grande quantité des emprunts émis pas les U.S.A., la Chine est devenue le lombard du Monde. Elle agit en trublion en toute impunité. Les américains ne peuvent plus faire ce qu'ils veulent impunément.
En important sans vergogne, la situation individuelle des travailleurs chinois n'a plus aucune importance..., avec un faible taux de change qu'ils entérinent, les pays importateurs de produits bon marché et souvent de médiocre qualité, subventionnent de façon indirecte les exportations massives de la Chine. Et revoilà ce que j'ai appelé "subvention mondiale volontaire". Tacitement par la même occasion, ils cautionnent aussi les limitations voilées sur les importations chinoises, par une taxe à l'import tout aussi indirecte. Cette taxe in-officielle n'a pas d'importance pour les produits de Luxe, ils ne sont jamais trop chers quand on veut faire de l'esbroufe, ce sont les miettes de liberté laissées, très habilement, à quelques happy few par les décideurs politiques. En revanche les produits nécessaires aux bonheur des masses restent plus confidentiels et réservés aux mêmes happy few. La Chine peut alors à son plus haut niveau officiel, s'émouvoir des inégalités qui s'agrandissent dans sa population, sans trop de risque... Sauf celui que sa population prenne conscience de son état inféodé aux décisions d'une Nomenclaturat néo-mandarine ...
Rassurons nous Google n'alimentera bientôt plus l'esprit de contradiction dans l'empire du milieu ... mais attention la révolte, si elle montait (un petit surcroît de tension peut alors faire sauter beaucoup de portes à la manière des dominos), sera aussi brutale que sa population est plétorique! et je ne suis pas Madame Irma...