- L'amer pour rentrer au port -

.
°.
° o.
.O . °
. ° . O . ¤ .

samedi 9 février 2013

Feist


dimanche 3 février 2013

Leçon de calcul


Les impôts expliqués par un Prof....

Imaginons que tous les jours, 10 amis se retrouvent pour boire une bière et que l'addition totale se monte à 100 euros. (Normalement, cela ferait 10 euros par personne). 
Mais nos dix amis décidèrent de payer cette facture selon une répartition qui s'inspire du calcul de l'impôt sur le revenu, ce qui donna ceci : 
Les 4 premiers (les plus pauvres !), ne paient rien. 
Le cinquième paye 1 euro,
Le sixième paye 3 euros,
Le septième paye 7 euros, 
Le huitième paye 12 euros, 
Le neuvième paye 18 euros,
Le dernier (le plus riche !) paye 59 euros.
Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour en fin de journée pour boire leur bière et semblaient assez contents de leur arrangement.
Jusqu'au jour où le tenancier décida de leur faire une remise de fidélité !
« Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20 euros sur la facture totale. Vous ne payerez donc désormais vos 10 bières que 80 euros ... »
Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payée leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, (les clients payants), allaient-ils diviser les 20 euros de remise de façon équitable ?
Ils réalisèrent que 20 euros divisé par 6 faisaient 3.33 euros. Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5ème et 6ème homme devraient être payés pour boire leur bière.
Le tenancier du bar suggéra qu'il serait plus équitable de réduire l'addition de chacun d'un pourcentage du même ordre, il fit donc les calculs.
Ce qui donna ceci : 
Le 5ème homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien. (un pauvre de plus ? )
Le 6ème paya 2 euros au lieu de 3 (33% réduction) 
Le 7ème paya 5 euros au lieu de 7 (28% de réduction) 
Le 8ème paya 9 euros au lieu de 12 (25% de réduction) 
Le 9ème paya 14 euros au lieu de 18 (22% de réduction) 
Le 10ème paya 50 euros au lieu de 59 euros (16% de réduction)
Chacun des six « payants » paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement rejoint par le 5ème.
Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :
J'ai seulement eu 1 euro sur les 20 euros de remise dit le 6ème, il désigna le 10ème « lui, il a eu 9 euros ». 
« Ouais ! dit le 5ème, j'ai seulement eu 1 euro d'économie moi aussi »
« C'est vrai ! » s'exclama le 7ème, « pourquoi aurait-il 9 euros d'économie, alors, que je n'en ai eu que 2 ? »
Il est anormal que ce soit le plus riche qui bénéficie de la plus importante réduction »
« Attendez une minute » cria le 1er homme, « nous quatre n'avons rien eu du tout nous. Le système exploite les pauvres ».
Les 9 hommes cernèrent le 10ème et l'insultèrent. 
Le lendemain le 10ème homme (le plus riche !) choisit de ne plus venir. 
Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quant vint le moment de payer leur note, ils découvrirent quelque chose d'important : ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition !

Et cela, mes chers amis, est le strict reflet de notre système d'imposition. Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire. Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.

Signé David R. Kamerschen, Professeur d'économie 

Premier baiser

Magie du noir et blanc

Le court-métrage d’animation de John KAHRS (nommé aux Oscar 2013 sous la bannière Disney) raconte en noir et blanc de façon élégante et magique, une merveilleuse rencontre d'amour dans le New-York des années 50. Je ne peux que penser à Régine et sa jolie chanson :

Laissez parler
Les p´tits papiers
A l´occasion
Papier chiffon
Puissent-ils un soir
Papier buvard
Vous consoler

Laisser brûler
Les p´tits papiers
Papier de riz
Ou d´Arménie
Qu´un soir ils puissent
Papier maïs
Vous réchauffer

Un peu d´amour
Papier velours
Et d´esthétique
Papier musique
C´est du chagrin
Papier dessin
Avant longtemps

Laissez glisser
Papier glacé
Les sentiments
Papier collant
Ça impressionne
Papier carbone
Mais c´est du vent

Machin Machine
Papier machine
Faut pas s´leurrer
Papier doré
Celui qu´y touche
Papier tue-mouches
Est moitié fou

C´est pas brillant
Papier d´argent
C´est pas donné
Papier-monnaie
Ou l´on en meurt
Papier à fleurs
Ou l´on s´en fout

Laissez parler
Les p´tits papiers
A l´occasion
Papier chiffon
Puissent-ils un soir
Papier buvard
Vous consoler

Laisser brûler
Les p´tits papiers
Papier de riz
Ou d´Arménie
Qu´un soir ils puissent
Papier maïs
Vous réchauffer

samedi 2 février 2013

Chanteurs Sympas


Superbe 'Billie Jean' de  par un Brillant Musicien Anthony T. 
... et mignon en plus.
Olympe avec une belle interprétation de 'Born to die' qui fait de l'ombre à la belle Lana Del Rey mais j'ai bien aimé la puissance vocale du jeune Pierre G. dans son interprétation de 'Una Furtiva Lagrime' de Gaetano Donizetti ... bluffant !
C'est mon trio et je ne suis pas le seul à le penser ... Le Nouvel Obs

Poggio Bracciolini

Dans Le Monde, Marco Zito nous donne envie de lire l'histoire de Poggio Bracciolini (1380-1459) et du manuscrit retrouvé de Lucrèce, dans - The Swerve - "la déviation" -, de Stephen Greenblatt, W. W. Norton (2011).
"... un chapitre est consacré à l'histoire d'une fin du monde : celle du monde classique et de la perte de la plupart de ses oeuvres. Presque mille ans après, les précurseurs de la Renaissance écument les bibliothèques des monastères afin de retrouver des chefs-d'oeuvre oubliés. Bracciolini, secrétaire pontifical, après l'échec de son parti - le pape, son employeur, sera jeté en prison -, part à travers monts et vaux de Bavière à la recherche d'autres trésors. C'est ainsi que, probablement dans le monastère de Fulda, il tombe en 1417 sur une copie du De rerum natura (De la nature), de Lucrèce. Bracciolini se rend rapidement compte qu'il a mis la main sur une oeuvre hors norme, radicale, excessive déjà pour les auteurs classiques. Lucrèce, disciple fidèle d'Epicure, y expose un matérialisme sans concessions : l'Univers est constitué d'un nombre infini d'atomes qui se meuvent au hasard à travers l'espace, formant des structures complexes pour se désagréger et former par la suite de nouvelles configurations. Il n'y a pas de grand plan, pas d'architecte divin. Les atomes et le vide sont tout ce qui existe et l'âme est mortelle. Mais c'est loin d'être une vision désolante : Lucrèce chante la libération de l'humanité de ses peurs les plus irrationnelles. Après la mort, nos atomes iront former d'autres configurations. Il ne faut donc craindre ni la mort ni les dieux. Et la nature est animée par une vitalité interne éblouissante, qui suscite toujours des nouvelles rencontres entre atomes."
On a envie de découvrir le livre qui a fasciné les " brillants esprits européens " qui le lurent ... Giordano Bruno, Galilée, Montaigne, Machiavel, Molière à Lucrèce, Ovide qui disait : "Les vers du sublime Lucrèce sont destinés à périr seulement à la fin du monde." Marco Zito rajoute qu'il ne pouvait pas mieux dire.