- L'amer pour rentrer au port -

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dimanche 3 avril 2011

Avicebron - Gabirol à Malaga

4 ans après, c'est vraiment très étonnant de découvrir le nom de Salomon ibn Gabirol (1020-1057).

Sa statue installée près du Musée Picasso dans un petit square à Malaga avait retenue mon attention, mais je n'avais trouvé aucune indication concernant la statue ... je découvre donc quelques années après que c'était un grand intellectuel et Poète!
Ce personnage est longtemps tombé dans l'oubli car il avait écrit en arabe ... !
Il a retrouvé sa place et sa renommée. A Tel-Aviv, un grande artère porte son nom et marque l'éloge de sa poésie profane (poèmes d'amour et des chansons à boire), ses textes de morale : Tiqoun middot hanéfech (Sur l'amélioration des qualités humaines), sa poésie religieuse et Meqor Hayim ou Fons Vitae (la source de vie) : son principal ouvrage philosophique est consacré aux rapports existants entre matière et forme, unis dans le monde par la volonté de Dieu exprime une métaphysique néo-platonicienne ...

dimanche 9 mai 2010

Consommation angèlique

Refusons l'appel à la
consommation intempestive
Angélus de Millet - revu par Gérard Rancinan.
Ce photographe me semble d'abord complètement désopilant mais j'avoue qu'ici son "angle de composition" est extrêmement sacarstique et efficace. Il exprime avec beaucoup de véracité le désarroi sociétal qui voile la réalité contemporaine. Les critères existentiels sont aliénés à la consommation, avec un leitmotiv subliminal qui revient sans cesse :
"J'existe par ce que j'achète" ...
Heureusement que certains s'opposent à ce courant de consommation. Je viens de lire que le fondateur de Patagonia, Yvon Chouinard, et son fils insistent sur un point essentiel :
Ne consommez que ce dont vous avez besoin...
Belle logique et thème vertueux auquel j'adhère à 100%. C'est souvent que je me pose cette question, ce qui me fait abandonné un achat que je trouve déraisonnable de ce point de vue. Il m'arrive encore assez souvent de ne pas avoir réfléchi suffisamment longtemps et je regrette ensuite mon achat!
Mon père affublait les supermarchés d'un épithète de sa composition "cathédrales des temps modernes" et refusait le plus souvent possible de s'y rendre avec un air gronchon et misanthrope savamment affecté. Il aurait été bien d'accord avec moi !
Au passage, je découvre que l'Angélus est une prière de dévotion en l'honneur de l'incarnation que l'on récitait matin, midi et soir, au son de la cloche de l'Angélus. Qu'elle est née au XIVème siècle, on ne priait alors que le soir. Que la prière du matin en l'honneur de la Résurrection fut instituée au XVème et qu'au XVIème siècle s'ajouta la prière du midi en souvenir de la Passion...
A l'époque de Millet, on ne pouvait consommer que ce que la Terre produisait, l'ère industrielle débutante n'avait pas transformée nos campagnes. Sur la version de Monory, l'église du village d'où monte l'appel à la prière, s'efface, se délite en un puzzle décomposé... J'admets que suis complètement troublé, moi qui ne suis pas du tout croyant.
Par ailleurs je ne suis pas un opposant systématique aux OGM, mais je ne résiste pas à ajouter la version de Marcel!

mercredi 29 octobre 2008

Micro-climat en Andalousie du sud

Notre séjour, il y a 1 an et demi dans le sud de l'Andanlousie, Almeria, avait été très pluvieux... Serait-ce à cause du fameux "effet des serres" et non pas de "l'effet de serre " (qui accentue le réchauffement de la Terre) et " effet de serres ". Non bien sûr! Lol
Les installations maraîchères très étendues de cette région apparaissent comme une "mer de plastique". Les serres recouvrent 30.000 hectares constitue une surface miroir immense qui réfléchit les rayons du soleil de façon suffisamment importante pour créer un microclimat plus frais (perte moyenne de 0,3 degré par décennie) a contrario des autres régions andalouses (hausse moyenne de 1,3 degré) selon l'équipe de Pablo Campra, professeur à l'université d'Almeria.

vendredi 13 avril 2007

Andalousie 4 Mijas Costa

Nous avons passé deux nuits très confortables dans notre base arrière en bord de mer... notre lit était à moins de 10 mètres de l'eau.
Une petite amertume existait bien de ne pas pouvoir profiter de la plage ou de la piscine extérieure,
alors nous avons profité du S.P.A. très cossu et de l'eau chaude!

à RE-faire...

jeudi 12 avril 2007

Andalousie 3 Grenada

Après un délicieux petit-déjeuner face à la mer, nous prenons la route côtière qui sinue le long de la Sierra de Almijara. Le ciel plus dégagé que la veille est encourageant. On dépasse les criques de Nerja, la baie de Almunécar, la roche forteresse de Salobrena avant de s'engouffrer le long du Rio Guadalfeo qui coule entre la Sierra del Chaparral et la Sierra de Lüjar.
Grenade se trouve à la croisée de tous les chemins qui parcourent l'Andalousie. Les musulmans nommèrent Al-Andalus la partie de la Péninsule Ibérique qu'ils occupèrent pendant huit siècles. Le mélange des races, des religions et des cultures, grâce à une certaine tolérance, donna naissance à une 'civilisation' originale. Un pont culturel entre l'Orient et l'Occident. L'Europe s'y réappropria son héritage intellectuel grec et romain.
Nous arrivons sans peine à Granada, mais hélas, à l'Alhambra les parkings sont déjà pleins. Nous réussissons à nous garer de façon très chanceuse et nous pénétrons dans la forteresse par la Puerta de la Justicia. A la pointe se situe l'Alcazaba, la véritable forteresse rouge avec en sous sol une Réserve d'eau - Aljibe - c'est émouvant. Il parait que depuis les Nasrides, les fontaines et les jets ne sont pas alimentés par des pompes mais par un réseau gravitaire qui fonctionne selon le principe du siphon. Economique et efficace! moderne…
On découvre le Palacio de Carlos V, le fameux Charles-Quint sur l'empire duquel le soleil ne se couchait jamais! Le palais est colossal, des bas-reliefs rappellent son histoire conquérante.
On butte à une entrée qui est en fait une sortie! L'improvisation parfois ne pardonne pas, tous les billets sont déjà vendus, impossible de musarder dans les délicieux jardins.
Les bains de Polinario sont bien simples à côté de l'architecture magnifique attendue du leg andalous. Maigre Consolation et Tristesse, il faudra revenir, nous nous contenterons d'une promenade à la fraîcheur du Bosque de la Alhambra, en contrebas des célèbres murailles. Comme j'aimerai découvrir, près de Huéscar (à 195 kilomètres de Grenade), dans la Sierra grenadine de La Sagra, une petite forêt de séquoias Las mariantonias (trente arbres - 47 mètres de hauteur) gigantesques plantés il y à 165 ans. Que cela ne tienne, il reste la ville à découvrir...
On découvre une jolie fontaine dédiée à Angel Ganivet. Qui était-ce? Un écrivain pour qui existait deux conceptions différentes du monde : celle spirituelle et donquichottesque de l’Espagne et celle matérialiste et robinsonnienne des anglo-saxons. Réducteur mais Intéressant...
J'ai aussi trouvé une jolie citation : "L'horizon est dans les yeux et non dans la réalité" que j'apprécie beaucoup. Je pense éffectievement que chacun voit l'horizon à sa manière.

Pour rejoindre le centre ville, il faut sinuer à travers des ruelles dont on ne sait où elles nous mènent. Delphine prend une photo de Fray Luis de Granada. J'apprends que ce dominicain était un fan d' Érasme poursuivi par l’Inquisition. La rencontre avec l'histoire se précise.
La voiture de location garée, nous déambulons dans la ville. Les éléments urbains sont très 'déco' très smart et surtout original. Le thème de la grenade que l'on retrouve dans une magnifique fontaine. J'aime bien.

Nous nous aventurons dans les venelles de la Alcaiceria (marché couvert) décorée dans le style mudejar. C'est le petit royaume du bazar.

Près de l'ancienne mosquée (et non pas à la place) la construction de la Cathédrale de la Anunciacion commence au printemps 1523. La façade principale est de style baroque, tandis que l'intérieur combine des chapiteaux d'ordre Renaissance et une structure gothique dont Diego de Siloé est l'architecte.


Le contraste est complètement inhabituel...


La beauté de la mise en scène intérieure coupe le souffle.


Les orgues doubles et majestueux ... produisaient déjà

l'effet de surrounding



La Capilla Real, de style dit gothique tardif..., abritent les sépultures des Rois Catholiques. Le blason est minutieusement reproduit sur le parvis avec des petits cailloux.

La place avec la statue monumentale d'Isabel la Catolica

Albaicain

Nous gravissons les ruelles pentues du quartier de l’Albaicín, pour gagner le belvédère de San Nicolás et admirer le panorama sur l’Alhambra et le Generalife sous un ciel tourmenté.


Au retour,

on découvre les Churros à dévorer au Gran Café Bib-Rambla avec un délicieux chocolat chaud !

Caballo de la Portada del ayuntamiento

http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/UVLibre/9900/bin08/survol.htm

Andalousie 2 Ronda

Nous avons vite déménagé nos malles. Les filles étaient heureuses d'avoir leur chambre à elle deux. Françoise était complètement ragaillardie par la vue. On peut vite oublier la déception première.
C'est parti mon kiki, on attaque la Sierra de las Nieves sous la pluie et dans le brouillard! Heureusement la route est excellente large et très sécurisée. Le brouillard cesse soudain et apparaît l'arrière pays de Ronda une des plus anciennes villes d'Espagne. Le parc de la Sierra de las Nieves est réputé pour sa beauté, c'est vrai, même par mauvais temps. La belle forêt de pins d'Espagne s'accroche sur le sol karstique. Hélas, je n'aurai pas le temps de déterminer le g. Abies pinsapo. Près de là, le gouffre GESM s'enfonce très profondément ...c'est le troisième gouffre le plus profond de la planète! Mais pour rien au monde, j'irai faire de la spéléo!
Ronda. Autrefois les Celtes l'appelaient Arunda. Sous les Romains, Arunda devient l´une des villes les plus importantes de la Bétique. Sous la domination musulmane, Arunda devint alors Izna Rand Onda. C'était une place forte essentielle pour contrôler l'Andalousie. En arrivant devant la ville fortifiée, le ciel se dégage un peu et laisse le plateau herbeux vert cru.
Quelques gouttes taquinent encore les parapluies. Les marbres de la place jouent les miroirs célestes. L'inattendu est beau.

Nous sommes dans le fief de la tauromachie. Je n'apprécie guère et préfère simplement tourner autour de la magnifique statue du plus beau des taureaux...
L'entrée des arènes (les plus anciennes) est grandiose. C'est à Ronda que Pedro Romero a 'inventé' la tauromachie moderne. La Real Maestranza de Caballería de Ronda a été fondée par Philippe II. C'est la première école de dressage de chevaux (dressage militaire et équestre).
Plus loin en direction de la vieille ville on mesure combien elle est construite juste au bord du précipice protecteur.
Le pont qui réunit les deux parties de la ville est vraiment spectaculaire. Le Puente Nuevo est composé de trois arches et haut de 98 mètres. Dès qu'on le franchit, on découvres de belles ruelles de Ronda. Delphine estime qu'enfin c'est vraiment l'Espagne qu'elle imaginait. Elles nous mènent à une austère église Santa Maria la Mayor construite sur l'ancienne mosquée, à l'emplacement du l'ancien temple romain. L'humanité a toujours eu de la suite dans les idées...


En 1485 après une longue bataille, la ville, une des dernières poches de résistance nasride, fut conquise. Le roi fit construire l’église et l’éleva au rang des principales cathédrales du royaume.

La Casa del Gigante, maison de style nasride, est accueillante avec ses orangers, la myrte et l'olivier qui entourent l'élégant et simple bassin de la première cour.

Ce n'est qu'après avoir mangé des spécialités locales aux oeufs - Yemas del tajo (huevo y azucar)- que nous repartons. Nous découvrons lors d'une halte près d'une sorte de col, de passe, le sous sol quartzique et au loin les villages blancs blottis dans les nuages. Tipique et inatentdus.