L'idée de l'apocalypse permet de balayer d'un trait toute la vanité de notre civilisation sans même une alternative constructrice. on pourrait faire court et dire :
C'est nul !
Conceptualiser l’anéantissement de l'espoir est bien la pire des vanités. Au cinéma, au delà de l'effroyable qui fait toujours recette, je trouve ce geste encore plus malsain. Ériger des images de la mise à bas de nos plus beaux monuments, quelle tristesse. Ils sont les traces des vanités de notre histoire dont on peut être fier. Le plongeon dans les désarrois individuels et collectifs de l’anéantissement, le choix des plans, des symboles renversés, des espaces urbains détruits, relèvent du 'cliché'. Mais cette sélection peut aussi être vue comme la mise en exergue de ce que l'on aime et dont on est le plus fier. C'est la technique janusienne de regarder la face, la plus belle, ou la moins sombre, de la médaille.
Je remarque que le cinéma 'oublie' toutefois le plus important, la beauté de la nature ! Il faudrait utiliser le procédé de la photographie accélérée pour que l'on puisse prendre conscience de son saccage quotidien qui se passe sous nos yeux et dont on est acteur, sans que l'on puisse réaliser et réaliser la conséquence de nos actes et de nos choix ...
J'aime Project Aware
Stop the ocean's silent killer
Il est heureux que l'on puisse préférer la vanité d'espérer un monde meilleur à celui d'un monde pire.
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