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samedi 22 novembre 2014

TOSCA

Une place à la dernière minute, j'ai eu la chance d'assister à une belle représentation de la TOSCA vendredi dernier 21 novembre 2014, à l'Opéra Bastille avec dans le rôle 
de FLORIA TOSCA, OKSANA DYKA 
et celui de MARIO CAVARADOSSI, MARCO BERTI


J’ai vécu d’art, j’ai vécu d’amour, je n’ai jamais fait de mal à âme qui vive ! J’ai soulagé avec discrétion les misères dont j’ai eu connaissance. C’est toujours avec une foi sincère que ma prière est montée vers les saints tabernacles, c’est toujours avec une foi sincère que j’ai fleuri les autels. Dans cette heure de douleur, pourquoi, pourquoi, Seigneur, m’en remercier ainsi ? J’ai offert des joyaux pour le manteau de la Vierge, j’ai offert mon chant aux astres, au ciel, qui en riaient de joie. Dans cette heure de douleur, pourquoi, pourquoi, Seigneur, m’en remercier ainsi ?
 
" Une cantatrice amoureuse, passionnée, jalouse et impulsive ; un peintre romantique, idéaliste et défenseur des libertés ; un chef de la police affamé de chair, de pouvoir et de sang, prêt à tout pour arriver à ses fins : Puccini mêle avec art les ingrédients d’un mélodrame écrit pour Sarah Bernhardt et compose en quelque sorte l’opéra de l’opéra, une fresque à la fois primitive et décadente. Dans une Rome mythique et vraie, des profondeurs de l’église Sant’Andrea della Valle à la terrasse du Château Saint-Ange, les passions se heurtent et se déchirent, l’érotique se confond avec le sacré, l’amour avec la possession, le théâtre avec la vie. Tout est faux-semblant dans Tosca : les belles dames qui viennent prier sont des conspiratrices, les défaites sont des victoires et les fausses exécutions sont réelles. Une oeuvre vertigineuse qui, comme peu d’autres, capture l’essence du théâtre lyrique. Pierre Audi signe pour l’Opéra de Paris une nouvelle production de cette oeuvre violente et ardente. "
Source : http://www.operadeparis.fr/saison-2014-2015/opera/tosca-puccini


jeudi 22 novembre 2012

Samson et Dalila

Belle soirée avec Françoise 
au Grand Théâtre de Genève
Opéra de Camille Saint-Saëns
 en 3 actes et 4 tableaux 
Livret de Ferdinand Lemaire. 
Créé en version originale à Rouen en 1890
Samson est un le bras guerrier de Dieu qui protège le peuple d’Israël et lui permet de résister à l’oppression païenne des Philistins. Mais la fille du grand prêtre, Dalila, réussit à le séduire et à découvrir le secret de son invincibilité. Samson prisonnier, aveuglé au sens propre et figuré, perd sa force en même temps que les boucles de sa chevelure. Jusqu'au dernier sursaut vengeur.
Beaucoup de musicalité et de poésie *
"Printemps qui commence,
Portant l'espérance
Aux coeurs amoureux,
Ton souffle qui passe
De la terre efface
Les jours malheureux.
Tout brûle en notre âme,
Et ta douce flamme ..."
Duo sublime :
Mon cœur s’ouvre à ta voix,
Comme s’ouvrent les fleurs
Aux baisers de l'aurore !
Mais, ô mon bien-aimé,
Pour mieux sécher mes pleurs,
Que ta voix parle encore !
Dis-moi qu’à Dalila
Tu reviens pour jamais,
Redis à ma tendresse
Les serments d’autrefois,
Ces serments que j’aimais !
Ah! réponds à ma tendresse !
Verse-moi, verse-moi l’ivresse !

Ainsi qu’on voit des blés
Les épis onduler
Sous la brise légère,
Ainsi frémit mon cœur,
Prêt à se consoler,
À ta voix qui m’est chère !
La flèche est moins rapide
À porter le trépas,
Que ne l’est ton amante
À voler dans tes bras !
Ah ! réponds à ma tendresse !
Verse-moi, verse-moi l’ivresse !

mercredi 17 octobre 2012

Noces de Figaro

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source: le site de l'Opéra de Paris

Chérubin, Cherubino, ce n’est pas un nom de baptême. Confondant sacré et profane, il est – irréductible contradiction – à la fois un ange, un enfant et l’Amour lui-même. Dans les tableaux de Raphaël et du Titien, les blonds chérubins voletants accompagnent la Vierge en son Assomption. Mais chez Fragonard, voletant toujours, ils mettent le feu aux poudres, se cachant derrière l’escarpolette ou riant au sommet des fontaines. Les personnages ne semblent pas les voir mais ils répandent sur la toile le sourire de l’amour, nous rappellent notre fatal besoin d’aimer, son bonheur et sa promesse de chagrin. Inspiré de Beaumarchais, le chef-d’oeuvre de Mozart et Da Ponte est représenté depuis bientôt quarante ans à l’Opéra de Paris dans la légendaire production de Giorgio Strehler. Elle a été revue et restaurée par ceux-là mêmes qui ont accompagné sa genèse – Ezio Frigerio, Humbert Camerlo et Marise Flach. Avec les plus grands mozartiens de notre temps, abreuvons-nous à la fontaine de jouvence que sont ces « Noces » poétiques et trépidantes.  

L’œuvre Les Noces de Figaro est le premier des trois opéras que Mozart écrivit avec Lorenzo Da Ponte. Le livret est tiré de la pièce de Pierre Caron de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, qui, parce qu’elle mettait en scène un valet qui se révoltait contre son maître, avait été interdite par la censure pendant plusieurs années. En Autriche, la représentation de la pièce en allemand avait aussi été interdite par l’empereur Joseph II et c’est en éliminant les traits de satire politique trop saillants que Mozart et son librettiste obtinrent des autorités la permission d’en faire un opéra. De ce fait, les auteurs semblèrent déplacer le centre de gravité de la pièce (son aspect «révolutionnaire») vers une question qui est au cœur de l’œuvre de Mozart et que ses futurs opéras reprendront et amplifieront (la question de l’amour et des rapports entre les individus). Mais même s’ils sont atténués, les conflits de classes n’en sont pas moins présents et s’expriment parfois avec une violence plus grande que dans l’original. Sur le plan de la construction musicale, Les Noces de Figaro marque une date dans l’histoire de l’opéra. Jamais jusqu’alors œuvre lyrique n’était allée aussi loin dans la diversité et la complexité de la forme pour traduire au plus juste la psychologie des personnages et l’évolution de l’intrigue. L’idée de mouvement est sans doute celle qui caractérise le mieux cette «folle journée». A ce titre, le finale du deuxième acte, qui va de coup de théâtre en coup de théâtre, est un des meilleurs exemples de la perfection de cette mécanique. 

La création Les Noces de Figaro a été créé au Burgtheater de Vienne, le 1er mai 1786. La création parisienne eut lieu le 20 mars 1793, salle de la Porte Saint-Martin, dans une adaptation française de Beaumarchais lui-même. 

L’œuvre à l’Opéra de Paris Après de nombreuses représentations en français à l’Opéra-Comique, l’œuvre en langue originale est à l’affiche du Théâtre Gabriel de Versailles, puis immédiatement après du Palais Garnier le 7 avril 1973, pour l’inauguration de la première saison de Rolf Liebermann. Sous la baguette de Sir Georg Solti, dans une mise en scène de Giorgio Strehler, des décors et des costumes d’Ezio Frigerio, Gundula Janowitz interprétait le rôle de la Comtesse, Mirella Freni celui de Suzanne, Tom Krause celui du Comte, José Van Dam celui de Figaro et Frederica von Stade celui de Chérubin. Cette production, qui obtint un succès triomphal, fut reprise de nombreuses fois et avec de multiples distributions. Elle a fait son entrée en décembre 1990 sur la scène de l’Opéra Bastille. Pour cette reprise, les décors viennent de la Scala de Milan (ceux de la production originale parisienne ayant été détruits après les dernières représentations de 2003), avec une partie des costumes originaux.
http://www.operadeparis.fr/opera_video/?video_id=904#.UH8T9CZCg1A.blogger
Soirée très agréable à l'Opéra Bastille mardi soir il y a 10 jours. Il y a déjà 15 ans que j'avais vu et aimé cette oeuvre pour la première fois ! Cela semble incroyable.

dimanche 29 juin 2008

Don Carlos

Je ne connaissais pas cet opéra de Giuseppe Verdi ... les merveilleux instants musicaux de samedi soir, en compagnie de Serge, ont réparé cette lacune. Cet opéra a peut-être l'intrigue la plus compliquée dont j'ai souvenir. Je suis complètement conquis.
En ce moment je lis une biographie de Napoléon III, je comprends donc beaucoup mieux le sens de l'oeuvre. L'engagement politique de Verdi (Parme/1813, Milan/1901) est flagrant. J'ai découvert qu'en écrivant son nom sur les murs de l'Italie du Nord annexée par l'Autriche, les italiens applaudissaient 'Victor-Emmanuel, Roi d'Italie. Le drame du livret, permet à Verdi de se livrer à une réflexion politique. La liberté est certes un thème anachronique pour l'époque de Philippe II mais le pouvoir totalitaire accaparé par l'Inquisition est tout à fait contemporain du XVIe siècle espagnol.
Ce Don Carlos mis en scène par Enrico de Feo est efficace mais un peu 'statique'. Les décors hélas ultra-sobres de Christian Fenouillat, sont emplis par les jolis costumes d'Agostino Cavalca, de couleurs pétantes aux matières riches et théâtrales. La somptueuse tenue bleu azur d'Elisabeth de Valois s'oppose au rouge outrancier de la princesse Eboli et s'écarte du jaune insouciant les dames de compagnie qui l'isolent dans sa solitude. Dommage que la tenue des hommes reste trop peu prestigieuse...


Michele Capalbo (soprano) endosse le rôle d'Elisabeth de Valois avec une conviction talentueuse, face à sa jalouse rivale, la Princesse Eboli, interprétée par la puissante et virtuose Sylvie Brunet (mezzo). Mario Malagnini (ténor) joue avec beaucoup de sincérité Don Carlos. J'aime beaucoup sa voix. Et j'ai adoré le duo fraternel du serment d’amitié avec Anthony Michaels-Moore (baryton), Rodrigue le Marquis de Posa. Orlin Anastassov (basse) incarne avec plein d'émotion Philippe II l'autoritaire et Kristinn Sigmundsson (basse) ne fait pas douter de la puissance du Grand Inquisiteur! Les chœurs verdiens sont dirigés par Ching-Lien.
Pour le chef transalpin Roberto Rizzi Brignoli: "Certaines séquences préfigurent même le cinéma, avec des oppositions simultanées entre gros plans et plans d'ensemble, que Verdi traduit dans sa musique. C'est un ouvrage génial, où même les silences ont un poids expressif." sic. On sent qu'il aime Giuseppe Verdi!
Giuseppe Verdi écrit Don Carlos en 1867 pour l’Académie Impériale de Musique (Opéra de Paris) d'abord sur un livret français tiré d’une pièce de Schiller. La coupe du 1er acte et ses nombreux remaniements conduisent à la version milanaise présentée samedi soir au Grand Théâtre de Genève.
La passion platonique pour Elisabeth de l’infant Don Carlos, est réciproque. Dans le premier acte, l'infant découvre espièglement sa fiancée. Coup de théâtre dramatique, son père, veuf, décide de l'épouser pour sceller la paix entre l’Espagne et la France. Mais Carlos éperdument amoureux se comporte avec droiture et pour oublier Elisabeth, maintenant sa (belle)-mère, fuit l’Espagne pour défendre la cause des Flandres qui revendiquent leur indépendance. L’Inquisition domine le pouvoir temporel de Philippe II enfermé dans la solitude du Pouvoir.
Ecrit 'à la française' cet opéra explore avec beaucoup de modernité le Drame Psychologique. Ha! que j'aimerai réentendre les duo et les trio. Étonnamment, certaines mélodies m'ont fait repenser aux mélodies et romances de Tchaïkovski. Le spleen russe, la retenue espagnole, l'alambiqué à la française et vivacité italienne, l'Europe avant-gardiste? à n'en pas douter la raison pour laquelle on se sent européen!

vendredi 29 février 2008

Opéra

Les ARCHIVES de l'Opéra de Genève
sont consultables sur le site www.geneveopera.ch/.
Type d'informations actuellement disponibles Production

samedi 16 février 2008

Cenerentola

Hier, j'ai reçu un mail de dernère minute du Grand Théâtre de Genève...
J'ai aussitôt sauté sur l'occase pour aller entendre Gioacchino Rossini.

Cendrillon ou la Cenerentola ou "le triomphe de la Bonté" est un opéra-bouffe drôle et rafraîchissant en deux actes de Gioacchino Rossini sur un livret de Jacopo Ferretti qui a été aussi le librettiste (pour 5 opéras) de Donizetti.
Orchestre de la Suisse Romande
Chœur du Grand Théâtre - Direction Ching-Lien Wu
Direction musicale : Giuliano Carella
Mise en scène : Joan Font
Décors et costumes : Joan Guillén
Lumières : Albert Faura
Chorégraphie :Xevi Dorca
................Distribution
Don Ramiro ...Maxim Mironov
Dandini ...Fabio Maria Capitanucci
Don Magnifico ...Bruno de Simone
Clorinda ...Raffaella Milanesi
Tisbe ...Giorgia Milanesi
Angelina (Cenerentola) ...Vivica Genaux
Alidoro ...Simon Orfila
La fantaisie tendre et candide de ce conte féerique nous a tous ravi dans notre enfance sous le dessin de Walt Disney, il explose avec la mise en scène simple et efficace de Joan Font. Le décor évolue ingénieusement en lieux clos, autour d'un escalier, d'une coursive et d'un immense âtre qui peut se métamorphoser en un portail démesuré.



"Le librettiste Jacopo Ferretti a repris la trame centrale du fameux conte popularisé notamment par les frères Grimm et Charles Perrault, mais en se référant à des livrets préexistants, dont celui que Charles Guillaume Etienne avait confectionné pour la Cendrillon du compositeur français Isouard. Dans ces versions-là comme dans celle de Ferretti, toute la dimension fantastique du conte a été éradiquée. Entre autres changements, la marâtre de Cendrillon (baptisée ici Angelina) est remplacée par une figure paternelle néfaste et ridicule, la bonne fée cède la place à un généreux précepteur attaché au prince Ramiro, et la fameuse pantoufle de verre est devenue un bracelet. Par ailleurs, le librettiste introduit de nouveaux épisodes grâce à un ressort théâtral éprouvé: l’échange de vêtements du prince et de son valet, qui met en valeur l’aspect sentimental du sujet. Car Angelina s’éprend de son prince sans rien savoir de son rang. Et c’est ainsi que triomphe la bonté."
La version espagnole... on retrouve les mêmes décors
Le destin transformé par un simple coup de baguette magique... qui n'en a pas rêvé. Je me suis bien retrouvé comme dans un rêve durant ces courtes 3 heures. La cantatrice américaine, Vivica Genaux (mezzo-soprano) chante une charmante Angelina avec pureté et persuasion. Ses demi-soeurs jumelles, Raffaella Milanesi (Clorinda) et Giorgia Milanesi (Tisbe), construisent un admirable duo complice d'aigreur et de jalousie. Maxim Mironov compose un Don Ramiro plus espiègle que méchant. J'ai beaucoup aimé la voix puissante et chaude de Fabio Maria Capitanucci qui joue avec prestance un extravagant Dandini. Simon Orfila construit le personnage du prince avec une grâce un peu frêle mais sincère. Le temps passe vite, et la simplicité des ombres chinoises nous plonge encore un peu plus dans l'univers des marionnettes de notre enfance. Le réveil de la dernière scène nous expulse du rêve. La dure réalité revient avec le balai qui chasse l'enfantine niaiserie et les fadaises féeriques comme la poussière. Le spectacle gai à ravire, se clos avec habileté, les couleurs fluo des décors s'éffacent pour une courte pénombre en clin d'oeil. Brava!

jeudi 8 novembre 2007

Tosca

de Giacomo Puccini (1858-1924)
Tosca est un Melodramma en trois actes (1900) en langue italienne
Livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica d’après la pièce de Victorien Sardou
"Tosca a été créé au Teatro Costanzi de Rome, le 14 janvier 1900. La première représentation parisienne a eu lieu à l'Opéra-Comique le 13 octobre 1903.La première représentation à l'Opéra de Paris eut lieu en 1925 .

... Le 24 novembre 1887, au Théâtre de la Porte Saint-Martin, eut lieu la création de La Tosca, pièce en cinq actes et six tableaux de Victorien Sardou. Sarah Bernhardt interprétait le rôle-titre. Aux 127 représentations parisiennes, succède une tournée qui, en 1889, conduit Sarah Bernhardt à Milan. Puccini est dans la salle. Bien qu’il ne connaisse que quelques mots de français, il saisit l’essentiel de l’action grâce à l’importance de la pantomime, au jeu des interprètes, aux inflexions de la voix de Sarah Bernhardt. Sa facilité à comprendre l’intrigue est pour lui la preuve que le sujet est bon... Giacosa et Illica, les librettistes de La Bohème, ont resserré l’action en trois actes, en éliminant nombre de personnages secondaires. Les épisodes politiques furent éliminés et l’action concentrée sur le trio Tosca-Cavaradossi-Scarpia."

"Giacomo Puccini - Né en 1858 à Lucques, mort en 1924 à Bruxelles. Issu d'une famille d'organistes lucquois (son père était un théoricien et un professeur célèbre), Puccini fit ses études au conservatoire de Milan, sous la direction, entre autres, de Ponchielli. Il est l'auteur d'une dizaine d'opéras, dont la plupart sont devenus des piliers du répertoire lyrique (Manon Lescaut, La Bohème, Tosca, Madame Butterfly, La Fanciulla del West, Il Trittico) et de quelques oeuvres religieuses (Salve regina, Messa di Gloria). Considéré comme un des principaux représentants du mouvement vériste, qui était un prolongement du naturalisme en littérature, Puccini s'en démarque par le raffinement de son écriture musicale et le rejet de la brutalité qui caractérise bien souvent ce mouvement."

Acte I
"L'église Sant'Andrea della Valle. Cesare Angelotti, ancien Consul de la République de Rome, s'est échappé du château Saint-Ange où il était détenu pour des raisons politiques. Il se réfugie dans l'église où sa sœur, la marquise Attavanti, a dissimulé des vêtements féminins dans la chapelle familiale pour lui permettre de s'enfuir. Le peintre Mario Cavaradossi vient achever un portrait de Madone à laquelle il a donné les traits d'une inconnue aperçue dans l'église, en fait la marquise Attavanti. Angelotti sort de sa cachette. Mario, sympathisant des idées républicaines, fait le serment de l'aider à s'enfuir. L'arrivée de Floria Tosca, célèbre cantatrice et maîtresse de Cavaradossi, oblige Angelotti à se cacher à nouveau. Floria reconnaît dans le portrait peint par Cavaradossi les traits de la marquise Attavanti et laisse éclater sa jalousie. Mario parvient à grand peine à la calmer. Après le départ de Tosca, Mario propose à Angelotti de le cacher dans le jardin de sa villa. Un coup de canon, tiré du château Saint-Ange, signale que l'évasion a été découverte. Les deux hommes quittent l'église en hâte. Le bruit court que Bonaparte a été vaincu à Marengo par les armées autrichiennes. Le sacristain fait répéter un Te Deum pour célébrer la nouvelle. Accompagné de ses sbires Spoletta et Sciarrone, le baron Scarpia, chef de la police, fait irruption dans l'église, où il est persuadé de trouver Angelotti. Floria Tosca, en proie au doute, est revenue sur ses pas. Scarpia excite sa jalousie en lui montrant l'éventail de la marquise Attavanti, abandonné par Angelotti lors de sa fuite. Tosca, persuadée que Mario la trompe, décide d'aller le surprendre dans sa villa. Il ne reste à Scarpia qu'à la faire suivre pour connaître la cachette d'Angelotti. Tandis que retentissent les accents du Te Deum, Scarpia, plongé dans une méditation sensuelle, rêve de soumettre Tosca à sa volonté de possession."
Acte II
"Le Palais Farnèse. Scarpia dîne seul, en attendant l'arrivée de Tosca, à qui il a fait parvenir un billet la priant de lui rendre visite. Spoletta annonce qu'il n'a pas trouvé Angelotti à la villa mais qu'il a arrêté Cavaradossi. Questionné par Scarpia, Mario nie toute participation à l'évasion d'Angelotti. Tosca paraît. Scarpia ordonne que l'on conduise Mario à la chambre de torture. Tosca ne peut supporter d'entendre les plaintes de son amant et révèle la cachette d'Angelotti, qu'elle a découverte lorsqu'elle s'est rendue à la villa. Sciarrone fait irruption et annonce au baron que Bonaparte a finalement gagné la bataille de Marengo. Mario exulte et Scarpia, furieux, prononce sa condamnation à mort. Tosca supplie Scarpia de lui accorder la grâce de Mario. Il feint d'accepter, à la condition qu'elle se donne à lui sur le champ. Il lui fait croire que l'exécution de Mario sera simulée. Malgré sa répulsion, Tosca cède. Auparavant, elle exige un sauf-conduit lui permettant de quitter Rome avec Mario. Scarpia rédige le document mais, alors qu'il s'approche de Tosca, elle le poignarde."
Acte III
"La plate-forme du château Saint-Ange. L'aube se lève sur Rome. L'heure de l'exécution approche. Mario demande l'autorisation d'écrire une dernière fois à Tosca, mais, face à la feuille de papier, il est incapable d'écrire un mot ; il se rappelle leur bonheur passé. Tosca survient et lui raconte comment elle s'est procuré le sauf-conduit. L'exécution aura bien lieu mais les fusils seront chargés à blanc : il devra simuler la mort. Mais Scarpia avait trompé Tosca : c'est un ordre d'exécution réel qu'il a donné et Mario s'effondre sous les balles, mort. L'assassinat de Scarpia a été découvert ; Spoletta et Sciarrone se précipitent pour arrêter Tosca mais elle se jette dans le vide du haut du parapet."
Direction musicale Nicola Luisotti
Mise en scène Werner Schroeter
Décors et costumes Alberte Barsacq
Chef des Choeurs Peter Burian
Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris
Maîtrise des Hauts-de-Seine
Choeur d’enfants de l’Opéra national de Paris
Lumières André Diot
Floria Tosca Catherine Naglestad
Mario Cavaradossi Vladimir Galouzine

" Les étoiles brillaient... "

J'ai vraiment eu beaucoup de chance de glaner une des trois dernières places. C'était la première fois que j'assistais à une représentation de Tosca. Dans le deuxième acte, Mario chante son désespoir de mourir et évoque dans ce célèbre air 'les étoiles brillaient ...'. J'étais dans les étoiles et le matin même, j'avais pris mon café à 'l'Etoile manquante'... le destin est-il dans les étoiles?

Cliquer dans le casque, le cadre (même s'il ne s'affiche pas...) ou encore sur ce lien : http://a1887.v8627a.c8627.e.vm.akamaistream.net/7/1887/8627/428c612a/opera.download.akamai.com/8627/0708/Tosca3.wmv

Catherine Naglestad est une star parmi les soprano. Elle incarne une Tosca passionnée et l'entendre a vraiment été un très grand bonheur musical ! Tout comme pour son amant Marco, Vladimir Gazouline qui lui rendait la réplique avec tout autant de puissance.

vendredi 1 juin 2007

Don Pasquale

Serge et moi, nous avons eu beaucoup de plaisir en découvrant la version de Don Pasquale donnée à Genève ce vendredi 1er juin. C'est un opéra en trois actes de Gaetano Donizetti.

est né dans une ville que j'aime beaucoup, Bergame.
Le site
retrace sa biographie avec de nombreux détails.
DON PASQUALE
Giovanni Ruffini et Gaetano Donizetti ont composé le Livret de Don Pasquale.
  • synopsis

Don Pasquale est un vieux garçon qui aspire à se marier. C'est la seul chose qui manque à son standing de Propriétaire... Du même coup, il empêcherait aussi son neveu de rester son seul héritier. Il demande de l'aide à son ami le dotore Malatesta.

Mais cet ami va jouer double jeu et monter un stratagème loufoque pour permettre à deux amoureux, Sofronia et le neveu de Don Pasquale, d'arriver à leur fin!

Il présente Sofronia comme sa soeur, une fiancée soumise parfaite... Mais, une fois mariée (de façon factice), elle va se transformer en maîtresse femme infernale qui va faire tourner Don Pasquale en bourrique, l'obligeant à la pousser dans les bras mêmes de son neveu!...

Les décors imaginés par Francis O’Connor sont superbes et ingénieux. Le spectacle commence au Café des Artistes décoré dans le style des années 20. Puis il continue dans l'appartement cossu de Don Pasquale. Il se termine dans les mêmes lieux transformé en demeure branchée au goût du Modern Art des années 50. Sympa! Les costumes sont très chics, beaux. La mise en scène de Daniel Slater est enjouée, vive, plaisante. A prendre au 1er degré, sans façon, comme la comédie du livret... facile pour moi! L'orchestre enjoué de la Suisse Romande est dirigé avec bonheur par Evelino Pidò. Et les 4 chanteurs forment un brillant quatro...
  • Don Pasquale, un barbon célibataire (Basse) : Simone Alaimo
  • Dr Malatesta, son médecin (Baryton) : Marzio Giossi
  • Ernesto, le neveu de Pasquale (Tenor) : Norman Shankle
  • Norina, Sofronia, l'aimée d'Ernesto (soprano) : Patrizia Ciofi

mercredi 20 décembre 2006

Les maîtres chanteurs de Nuremberg

'Die Meistersinger von Nürnberg'
Opéra en trois actes
de Richard Wagner (1813-1883).
Livret du compositeur
Orchestre de la Suisse Romande
Choeur du Grand Théâtre
Direction Ching-Lien Wu
Choeur Orpheus de Sofia
Direction Krum Maximov
Nouvelle production du grand Théâtre de Genève
Durée du spectacle5h30 avec deux entractes.
C'est la seule «comédie» du compositeur. Le livret présente un épisode réaliste et historique de la cité de Nuremberg au XVIe siècle. Il est complètement éloigné de ses autres opéras à la dimension mythique et intemporelle comme Tristan ou Parsifal. Wagner a travaillé et retravaillé cet opéra entre 1845 et 1867, avant qu'il ne soit créé le 21 juin 1868 au Théâtre royal de la Cour de Bavière à Munich.
  • Au XVIe siècle Nuremberg est une ville bourgeoise prospère au cœur de l'Empire germanique. Sur le modèle des nobles Minnesänger médiévaux, ses artisans se réunissent en Confrérie de Chanteurs et perpétuent des canons poétiques et musicaux très strictes à l'allemande. Nul ne peut s'écarter de la Tablature s'il veut entrer dans le cercle des Maître chanteurs de Nuremberg.
  • L'orfèvre Veit Pogner, en exégète, va jusqu'à offrir la main de sa fille unique Eva à celui qui triomphera lors du tournoi de chant de la Saint-Jean.
  • Le jeune hobereau Walther von Stolzing fait appel à l'aide de l'orfèvre pour vendre ses biens...
  • Walther von Stolzing s'éprend d'Eva au premier regard. Pour conquérir la belle Eva, il tente d'entrer dans la confrérie des maîtres chanteurs.
  • Beckmesser joue les pédants, le ridiculise et l'en empêche.
  • Hans Sachs, le cordonnier veuf et le plus éminent des maître chanteurs, aide le jeune Stolzing à apprendre et maîtriser les règles de l'art pour les dépasser.

..

L’ouvrage mêle donc une intrigue amoureuse à une fresque sociale descriptive 'assez moderne ' très éloignée des héros mythologiques de la dramaturgie classique. "Il met en scène des personnages communs très subtilement caractérisés, tous dépeints dans leur rapport au groupe et à l’autre."
Effectivement j'ai été décontenancé par cette trame somme toute assez plate, à peine rehaussée par la très timide intrigue amoureuse. Et s'il était prévu que certaines situations soient drôles sinon comiques, la mise en scène que très statique et froide, ne m'a pas permis de les comprendre. Et je n'ai pas pu me rattraper au texte à cause de ma faible connaissance de la langue allemande... Le metteur en scène, Pierre Strosser, a choisi de ne pas utiliser le décorum de la Bavière à l'époque de la Renaissance, dommage car le style sévère des cités industrielles des années 1920 dépouille encore davantage une oeuvre déjà très sobre.
Ces cinq heures m'ont donc parues un iota longues. Heureusement, la partition du troisième acte où l'on retrouve en leitmotiv les belles harmonies wagnériennes, me les a fait complètement oublier.
... Le final, les fiancés s'en vont avec leur valise, a des airs de Front Populaire, laissant dépités la confrérie des Meistersinger et esseulé le triste Sachs avec son piano pour seule compagne. Tristement, on ne peut que penser aux 'Lendemains qui déchantent' de l'Histoire du XXième siècle, et hélas ainsi, se rappeller trop l'interprétation viciée du chef-oeuvre musical, par le National Socialisme. Décidément, je n'aime vraiment pas cette mise en scène qui a tué toute possibilité de spontanéité chez les chanteurs.
J'ai adoré, en revanche, la pureté des mélodies chantées par le ténor Klaus Florian Vogt. Le registre scénique de Dietrich Henschel en Beckmesser ne m'a pas semblé convaincant mais j'aime bien sa voix. Ses chants ne lui permettaient pas de nous emporter vers un azur pur comme dans TANNHÄUSER . Anja Harteros interprète Eva d'une façon très cristalline et puissante, mais pourquoi donc lui avoir fait jouer les madones givrées? par bonheur, Armin Jordan dirige jusqu'à l'émotion le bel Orchestre de la Suisse romande. Les choeurs sont magnifiques, c'est merveilleux.
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Richard Wagner aurait écrit: «Celui qui désire, espère et croit en lui-même, celui-là est heureux de voir les autres espérer et croire.» Je suis heureux d'avoir passé un excellent moment musical avec Serge Q. mon ami qui partage le même enthousiasme lyrique depuis quelques années. Mais, j'espère qu'un prochain jour, une autre version de 'Die Meistersinger von Nürnberg' pourra me régaler de davantage de fantaisie, même un peu ringarde, je suis si 'bon public'...
Six Liebig cards (depuis 1872) illustrent à la manière des images d'Epinal quelques scènes...
je les apporte en illustration
pour plus de 'Fun'...

vendredi 10 mars 2006

Hamlet

Ambroise THOMAS (1811-1896) Pour la postérité, Thomas reste l'auteur de deux très beaux opéras, "Mignon" (1866) et "Hamlet" (1868) , mais il composa beaucoup d'autres oeuvres lyriques moins connues aujourd'hui, telles : "La Double Echelle", "Le Caïd", "Le Songe d'une nuite d'été", "Raymond", "Le Roman d'Elvire", "Françoise de Rimini".... Sans nul doute, Massenet aura été marqué et influencé par le style de son professeur. HAMLET
d'Ambroise THOMAS
Opéra en 5 actes & 7 tableaux Livret de Michel Carré et Jules Barbier, d'après la pièce de Shakespeare. Direction musicale: Michel Plasson Mise en scène: Patrice Caurier - Moshe Leiser - Jean-Michel Criqui Décors: Christian Fenouillat Costumes: Agostino Cavalca Lumières: Christophe Forey Synopsis http://www.geneveopera.ch/_v2/index.php?id=3&prod=29 Agir ou ne pas agir, tel est le dilemme. Le prince Hamlet pleure encore son père que sa mère déjà se remarie. Faut-il douter de la mort accidentelle ? Faut-il chercher un assassin ? Faut-il croire le spectre accusateur et punir le frère usurpateur ? Piégeant le coupable grâce à une pièce de théâtre, Hamlet se vouera à la vengeance. Et la frêle Ophélie en paiera le prix.
...
Représentation du vendredi 10 mars 2006
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J'ai bien aimé. Dans la salle, peu d'amateur s'était regroupé vendredi soir (tant est peu connu Ambroise Thomas... j'ai dû me documenter!). Dommage, car cet opéra mérite d'être ressuscité. Le coté sombre et tridte shakespearien est peu être gommé, mais n'en déplaise à l'intellingensia quasi anorexique (au regard de certaines remarques lues, ça et là), je pense qu'il faut accueillir, et sans honte, cette musique délicate et construite comme un gourmand charmé par un millefeuille.

Si les costumes sont réussis, j'ai trouvé les décors peu inspirés et fades tout comme les 'pingres' déplacements des courtisans qui manquent de vie. Heureusement l'orchestre, lui, fait vivre les mélodies nuancées.

Et j'ai, bien sûr, adoré la soprano Annick Massis qui interprète le rôle d'Ophélie avec beaucoup de candeur, de douceur et de brio. Sa tessiture de colibri accompagne à merveille le chant charnel du puissant et généreux baryton Jean-François Lapointe.

Le beau duo d'Hamlet et d'Ophélie dans l'acte 1, aurait pu inciter l'auteur à appeler cet opéra plus judicieusement:

Hamlet et Ophélie

Immanquablement, ce couple serait devenu célèbre comme Roméo et Juliette.