- L'amer pour rentrer au port -

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mercredi 30 mars 2022

Tétracorde

Tétracorde, tétracorde... est-ce que j'ai une gueule de tétracorde ?

L'admirable et lancinant tétracorde descendant en notes conjointes... que l'on entend dans "Hit The Road Jack" de Ray Charles, Haendel, Biber, De Falla, Wagner, Dire Straits...
Max Dozolme nous raconte ces 4 notes magiques... j'apprends
Une boucle à 4 notes pour traverser le temps... le temps d'un confinement https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/maxxi-classique/le-tetracorde-de-haendel-a-ray-charles-8895759

Lazy Eyes

Lazy Eye iest un film de 2016 américain de Tim Kirkman avec Lucas Near-Verbruggh - Dean - et
Aaron Costa Ganis - Alex - qui ressuscitent et bouclent une vieille passion sans possibilité de retour.


mardi 29 mars 2022

Bin

Le bin est le nom originel de l’instrument appelé maintenant rudra vina.

Durant la période moghole jusqu'à la seconde moitié du XVIIe siècle, on entendait les binkar jouer de ces instruments à cordes indiens dans les cours fastueuses princières hindoues et musulmanes d'Indes comme celle du maharaja de Jaipur. Vina est le terme sanscrit générique.
Prince en compagnie de musiciennes dont une avec un Bin et servantes
 © Manohar, 1605-1610
A cette époque le Rajasthan n'était pas vraiment unifié en une seule et unique entité. Sous la suzeraineté de l'empereur moghol, ses vassaux princiers, appelés rajputs, étaient rassemblés en une province divisée en plusieurs États appelée Rajputana. Les guerres de succession fratricides, les luttes de factions pour le pouvoir et ces divisions destabilisèrent cette partie de l'empire moghol. Et au cours des changements politiques, notamment lorsqu'en 1739 Nadir Shah avec ses armées iranienne mis à sac Delhi la capitale, de nouvelles modes musicales avec de nouveaux instruments comme le sitar modifièrent la pratique musicale en vogue dans les cours et laissèrent les bins démodés et oubliés.

Sourd à la Plaisanterie


En voulant bien comprendre une expression vieillie 👻 « plaisanteries de garçon de bains », dans le site des Mots surranés, j'en ai découvert un jeu de mot auquel je ne suis pas sourd, j'aime bien !

« on ne peut pas dire que ce roman de Tolstoï ne soit guère épais »
... en général pourtant comme ceux de Ddostoïevski ... ils le sont ! 😂

Mais Z-le-petit a utilisé cette expression surranée pour se défendre de la réplique assez drôle de M-le-Maxima à la soit-disant surdité dimanche dernier, du candidat d’extrême droite... à propos des slogans lancés par ses sbires au meeting organisé pour qu'il monte sur le haut strapontin du tribun :
- « Il y a deux hypothèses : l’indignité, la plus crédible ; l’autre, la méconnaissance d’une réforme, le 100 % santé. Les prothèses auditives sont remboursées par la Sécurité sociale, j’invite le candidat malentendant à s’équiper »

Il n'y a pas que sa taille et son format qui soient petits, son oreille aussi !

~°~

Dictionnaire des mots surannés et expressions désuètes :

https://www.mots-surannes.fr

dimanche 27 mars 2022

Firebird

Un oiseau de feu (du russe : жар-птица, jar-ptitsa) est un oiseau légendaire issu du folklore des pays slaves. Il représente en même temps une bénédiction et une malédiction pour celui qui le capture.
C'est aussi un film britannico-estonien co-écrit, co-produit et réalisé par Peeter Rebane sorti en 2021. Avec :  Tom Prior, Oleg Zagorodnii, Diana Pozharskaya

Petoskey stones

Petoskey stones Lake Michigan near Petoskey, Michigan

Ces galets contiennent des coraux fossilisés de l'espèce Hexagonaria percarinata appartenant à l'ordr éteint des Rugosa.

Le chef indien Pet-O-Segay ou Petoskey serait le descendant d’un noble français négociant en fourrures, Antoine Carre et d’une princesse de la tribu Ottawa et son nom signifie "les rayons de l'aube" ou "rayons de soleil de la promesse" qui fait allusion aux rayons de soleil qui tombaient sur son visage à sa naissance. 

Ces cailloux sont beaux et l'histoire touchante.

Le Boustan

Commencé la lecture de Le Boustan. C'est un peu par hazard au cours de confinement avant de pouvoir regagner Wallis.

Boustan en persan (بوستان) Bustân signifie « Jardin des fruits » ou « Verger ». 

C'est le titre d'un recueil de poèmes et d'histoires écrits par le poète persan Saadi au XIIIe siècle un peu moins célèbre son autre œuvre très célèbre parait-il, Le Golestan sui signifie en persan « Jardin des roses ».

samedi 26 mars 2022

Prose

Luc Battaillé m'a rappelé via WhatsApp le petit mot de remerciements que je lui avais envoyé l'an passé. Il m'encourage à écrire. 
J'en ai envie depuis longtemps certes mais suis face à un obstacle. Je n'ai cessé jusqu'alors de penser et m'interoger sur l'intérêt que mes écrits pourraient avoir sur un lecteur. Je ne trouvais aucune stimulation.
Mais en y réfléchissant, c'est peut-être très égoistement pour moi-même que cela a un intérêt...

Merci Elisabeth et Luc,

En rentrant de Touho où j'avais remplacé 15 jours, je suis passé mardi soir au tennis de Koné, une petite halte pour te saluer avec Bruno, en montant sur Voh où j'ai travaillé 3 jours. Malchance vous n'y étiez pas... la pluie menaçante sans doute vous avait fait manquer votre rituel.

Je suis maintenant à Ouegoa pour 15 jours. Puis le 1er février je vais voler vers Wallis pour un rempla de plus de 3 mois et demi... ça n'arrête pas 😉.

Pas de plongée à Koumac ce matin... L'eau bloquait la route Ouegoa Koumac... rien d'étonnant, hier comme les jours précédents, les pluies diluviennes ont noyé la brousse... l'humidité dépassait les 83% hier à la nuit tombée.

Se prélasser autour d'un café et des toasts mielés... a été donc ma seule occupation dominicale ! Un peu de repos, ça fait du bien.

Mais peu à peu les collines ennuagées ont dégagé leur carcan d'eau mystérieusement sans l'aide du vent. Un collier de grappes ouatées vaporeuses s'est égrainé sur leurs pentes reverdies. Vert intense, le feuillage resplendissait sous la violente percée du soleil. Les batraciens ont continué encore un temps par tirade de borborygme solitaire, l'incessant et bruyant concert nocturne qui ne m'a pas empêché de dormir... De-ci delà des trilles des oiseaux, mélodieuses, gagnaient en puissance. Un matin calme.

Je suis dans une petite maison à la sortie du village. Une averse méridienne claque sur le toit mais le ciel est encore bleu. Je lis tranquille.

J'adore l'animation urbaine et parisienne... ici, ça n'existe qu'en rêve ! ... bon en ce moment les parisiens vivent un cauchemar. Il faut donc se réjouir d'échapper à ces tristes contraintes... et bien, maintenant j'arrive à me contenter du calme... c'est étonnant.

Le temps échappe même lorsque le tempo est alangui. J'ai beau tiré sur l'élastique du temps... je bute comme les autres sur ses limites... ah ! la résistance des matériaux.

Bises

Incarcération

Je suis entré hier en confinement stricte dans l'hôtel Mocambo à Nouméa. Il est tout à côté du Mirage Plaza où j’avais mon studio, ma base arrière quand j’étais en Nouvelle-Calédonie et que j’ai pu louer pour ces derniers jours lors de mon troisième séjour néo-calédonien.

Avant-hier j’avais fait le test PCR exigé par Wallis… à 6 heure du mat’. C’était tôt et j’avais donc dû raccourcir mon circuit en brousse par l’est et par le nord, Koné, Poindimié, Touho, Ouégoa, Voh.
Bien que je n’aie pu plonger dimanche à Poindimié à cause des pluies et de l’alerte orange qui bloquait la sortie du club… (et le lundi j’étais tout seul à vouloir plonger, donc pas de sortie non plus 😟) j’ai pu saluer la plupart de mes amis. C’était bien.

Test pcr négatif ! J’ai bouclé mes valises et suis allé les porter à l’hôtel. Gentiment la nana de la réception Maka m’a conseillé d’aller acheter quelques friandises pour ‘tenir’ durant l’isolement. J’ai suivi ses conseils.

J’avais repéré à une station-service Shell, toute bellement refaite à côté du Cinécity, un chocolat noir néo-zélandais avec du caramel au beurre salé à l’intérieur (les stations sont des points stratégiques qui servent d’épicerie ici…). J’étais plutôt content et joyeux.

Le seul confinement que j'avais fait, c’était le premier et improbable en mars 2020, c’était un auto-confinement de 15 jours. Et même si c'était stressant, la menace de l'épidémie inconnue était très étrange et inquiétante, j'avais changé 4 fois de lieu d'habitation, et quand bien même nous ne pouvions sortir que pour une course ou s’aérer qu’avec l’attestation, je n'étais pas enfermé avec des caméras de contrôle, dans un espace ad-hoc tout bouclé...

Et moi, je déteste être enfermé !

Si bien que vers 16 heures quand je suis revenu signer les papiers de mon entrée en confinement stricte dans l'hôtel Mocambo, j’ai eu une grande crise de stress. C'est devenu horrible. Ce n'est pas moi qui m’étais auto-enfermé... comme la première fois. J’ai réalisé que j’étais comme dans une prison améliorée... je subissais l'enfermement. Le choc de l’incarcération (sur le coup je n’ai pas pensé à ce mot, mais c’était bien ça !)

Je me suis senti très, vraiment très mal quand je suis rentré dans la chambre 104. Pour tout dire je n'avais qu’une seule envie, tout claquer et rentrer chez moi pour quitter cet espace impersonnel et non accueillant : une belle crise d'anxiété énorme à pleurer et tout balancer, après être entré dans cette put' de chambre !

La sensation d'être pris dans une nasse, tombé dans une souricière, m'a perturbé vraiment violemment. J'ai été surpris de ma réaction. C'est tellement inattendu pour moi car en général je fais face aux situations de crise plutôt facilement.

Pour me soulager et améliorer cette très forte oppression, j’ai pensé aux ampoules de magnésium Mag2® (mon remède magique... 😉) que j’avais laissées dans ma voiture. J’ai donc voulu retourner les chercher. Or ils n’ont pas voulu me laisser ressortir… et pourtant l'heure stricte de l’entrée en confinement n'était pas encore atteinte ! La septaine officiellement commençait à 18h. C'était trop bête … c'était à 5 minutes. Ils sont fous me suis-je dit. Ça me rendait fou, et ajoutait une intensité supplémentaire à la sensation d'être pris au piège. C'était dingue, je n'aurai pas cru cela possible. Certes c’était un mal pour un bien (après je serais 4 mois sans avoir besoin de porter le masque ou de respecter les gestes barrières...) mais le cerveau est bizarrement fait.

Il ne restait qu’une seule aide possible, me faire déposer un paquet avant 18h.… après plus de contact et pas de colis... pendant 10 jours 🤯 7 à Nouméa et 3 jours supplémentaires à Wallis (ça va être pire). Ça va être très dur !

Une porte de prison c’était bien ça ! Devant mon sentiment d’impuissance et de quasi panique, j'ai appelé au secours, Marine ne répondait pas, Vincent était à Farino, heureusement Cécile était joignable et Matthieu pas très loin. Il m'a fait remettre du magnésium et du bromazépam. Ouf !

Le magnésium a été efficace. Je n'éprouve plus le besoin de prendre du bromazepam . Et j'ai pu prendre sur moi ensuite. Comme d'hab' 😊. Je vais essayer de me concentrer sur le tout petit bout de mer que je peux voir dans l'entrebâillement de la fenêtre à bascule... Ça va aller...

C'est dingue, j'ai été emporté dans le stress comme une botte de paille par une violente rafale de vent, une sorte d'ouragan intérieur irrésistible. C'est une surprise 🤷‍ pour moi qui m'adapte facilement en principe. Là j'étais au bord de la crise. Ouah ! Ce n'est pas un bon souvenir... 🤯

J'ai bien dormi 😴 Et maintenant ça va mieux. Je suis plus zen 🧘‍. La sortie sur le toit-terrasse, apporte aussi beaucoup de bien-être ! L'oubli d'un instant en plongeant son regard par delà les toits imbriqués et le vert luxuriant des palmes, vers l'horizon bleu à la recherche des voiles étarquées mais libres de jouer avec le vent.


En écrivant cette infortune, je croque un bout de pain avec une délicieuse pâte à tartinée maison de la ‘Chocolaterie’ qui est située juste au-dessous de mon studio du Mirage Plaza. J’aime bien y aller, tranquille, prendre un café en terrasse. La magie du chocolat et le goût délicat des noisettes de mon enfance, l'accord parfait. Tout l’art des Pensées Positives

dimanche 13 mars 2022

Ukraine


 

samedi 12 mars 2022

Nouvelle-Calédonie

 En Nouvelle-Calédonie la nature est vaste et largement inoccupée. C'est une de ses beauté. Pas ou peu de panneaux de direction ou de signalisation. Il faut apprendre des autres pour savoir ... où l'on est, peut-être qui l'on est.

Tu demandes :

-  « C'est loin la station d'essence ? »

La personne à qui tu demandes, n'est pas un "l'intelocuteur" car il répond en levant les sourcils. Bien évidemment tu n'as pas remarqué l'expression discrète qui te signale son accord.

Donc tu insistes, et le quidam mélanésien semble surpris que tu lui redemandes, et en levant le menton il te précise : 

- « plus loin là »

Pour la direction, en principe il n'y a pas d'alternative, il n'y a que très peu de bifurcation sur les RT les Routes Territoriales qui sont les voies de circulation quasi unique et il ne viendrait à l'esprit de personne de placer une station ailleurs qu'aux bords de La route.  
Il faut ensuite lui arracher que :
- « c'est après le marché entre les deux manguiers... » 
S'il ne te parle pas d'un arbre que tu ne connais pas... et quand tu veux savoir une précision sur la distance ou le temps... cela reste imprécis.

L'intrus dans la lumière de sa trace, reste sur la route, il est regardé « derrière une feuille » (c'est une expression que j'ai imaginée, je l'aime bien) dans l'ombre et son invisibilité. Plus tard quand on est resté longtemps sur le Caillou, on repère les gens chez eux dans leur champs occupés ou non et peut faire de la main un petit signe de bonjour à celui qui « derrière une feuille ». 

Quand on conduit de Nouméa jusqu'à Koné et Koumac, point de signes amicaux entre conducteurs. Mais dès qu'on franchit le Col du Tango, conducteurs ou non, tous se saluent. On aurait envie de saluer le cheval à la longe sur le bord de la route😄. Cette belle politesse manque lorsque l'on retourne sur la côte ouest où qu'on quitte l'Île.

Pour aller plus loin, faut 'entrer' dans le territoire, la tribu (les polynésien utilise le terme Fenua). Pour 'entrer' il faut être invité. Il convient alors de demander à entrer en faisant coutume. On s'adresse au chef eon lui remet plié dans un paréo, un petit cadeau ou un billet.
C'est un peu comme en métropole, lorsque l'on est invité, on n'arrive jamais les mains vides...

J'ai eu la chance et le grand bonheur d'être invité et accueilli avec bien veillance après avoir pris à bord de ma voiture le petit-fils du chef de la Tchamba. Dans la montée du col de Tango il était chargé de de deux lourds bagages, il faisait très chaud en février 2020 et je n'ai pas pu continuer ma route sans m'arrêter et proposer de l'aide au marcheur. Frédéric venait de Koné. Une belle rencontre.

Si l'on oublie nos repères habituels et que l'on quitte le carcan de nos préjugés sociaux, il est facile d'être accueilli dans la bienveillance, pour peu qu'au travers nos paroles on marque le respect et l'humilité. Symboliquement on peut baisser légèrement les épaules lorsque l'on passe devant les anciens en signe de respect.

vendredi 11 mars 2022

Retour

A mon retour en Nouvelle-Calédonie pour la troisième fois, j'ai eu la confirmation profonde et intime que je m'étais bien déjà aventuré dans le Pacifique Austral. Je retrouvais le territoire familier imprégné de beaux souvenirs.

La première fois en mai 2019 fut la découverte de la luxuriance des tropiques des antipodes ... deux mois d'émerveillement. La seconde, quatre mois plus tard, une installation provisoire pour trois mois qui a duré beaucoup plus longtemps que prévu, près de deux ans…

La Covid 19 m’avait bloqué dans une déshérence îlienne à l’abri de l’épidémie qui sévissait partout ailleurs. J’avais pu rapidement trouver des missions courtes de remplacement par le bouche-à-oreille et radio cocotier. Ma base arrière était un confortable studio au Mirage Plaza à la Baie-des-Citrons de Nouméa. J’ai parcouru la brousse et observé. Ma vie était itinérante avec une valise et une voiture. J’étais devenu une sorte de riche et agile hobo des îles. Poembout, Touho, Koné, Boulouparis, Xépénehé, Voh, Ouegoa. Mon chemin improvisé et incertain avait transformé l'aventurier en baroudeur. J’avais même gagné Wallis sans pouvoir atteindre Futuna, à mon grand regret car son autre nom Horn, m’aurait permis de faire un clin d’œil facétieux à mon arrière-grand-père qui fut cap-hornier.

C’était quasi irréel. Il restait à me convaincre que j'avais bien vécu là et non pas rêvé.

Le retour donne l'assurance de cette réalité.

C'est tout à fait étonnant de revenir après une longue absence sur un lieu de vie passé. De la recherche de l'écho de notre vie antérieure, on de réjouit vite du réconfort de constater que sa géographie n'a pas changé. Toutefois ce qui meublait l'espace n'est plus complètement identique. Et cet écart entre le décor dont on se souvient et celui que l'on redécouvre, perturbe comme l'effet d'un mirage. Des constructions, des immeubles ont surgi, ont été modifiés, voire arrasés... mais rapidement tout rentre dans l'ordre, les repères mémorisés s'ajusteraient presque à notre regard plutôt que l'inverse. Le cerveau oublie ce qui le dérange. Vite ! ... sans doute le besoin d'une sorte d'immanence qui pousse à cette célérité. C'est perturbant de constater le changement de son environnement comme si celui-ci forgeait le regard que nous porterions sur nous-même. Nous savons que nous avons changé même si l'on rechigne à l'admettre que nous avons vieilli. La piqure de rappel des anniversaires ne nous protège pas de ce travers. Oui les occupants de l'espace ne sont plus les mêmes. Et on ne peut que constater qu'ils en prennent beaucoup trop, c'est dérangeant, à leurs aises ! Ils sont chez eux, je ne le suis plus. Ils sont devenus un mur d'étrangeté qui sera difficile à saper. Je me rends compte qu'ajuster avec les actuels occupants, prendra du temps. C'est désarçonnant, d'être à travers eux face à un monde nouveau dont il faudra faire la reconquête.

Heureusement des visages connus se nichent encore, je les cherche, ils me ravissent instantanément. L'amitié efface le malaise, le temps et la distance n'ont pas d'emprise sur le trésor de l'amitié. J'oublie mon premier trouble et reprends pieds dans mes terres. Ce baume rend doux alors le retour. On aime dans une belle réciprocité s'enivrer du bonheur des retrouvailles.