- L'amer pour rentrer au port -

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mercredi 8 avril 2020

Boudin

Eugène BOUDIN (1824-1898), Dame en blanc sur la plage de Trouville, 1869, huile sur carton, 31,4 x 48,6 cm. © MuMa Le Havre / Florian Kleinefenn
Eugène BOUDIN (1824-1898)
Dame en blanc sur la plage de Trouville 1869
huile sur carton
© MuMa Le Havre : Florian Kleinefenn
 «    Dans son compte rendu du Salon de 1869, le critique Castagnary note que le peintre Eugène Boudin (1824-1898) a inventé un nouveau type de marines, « qui consiste à peindre avec la mer tout un beau monde exotique que la vie rassemble l'été dans nos Villes d'eau ». Entre 1860 et 1896, Boudin exécute près de trois cents peintures illustrant le thème de ces plages « à crinolines ». Alors que ses premières scènes de plage se concentrent sur les activités de plein air, à partir de 1890, ses peintures deviennent de vastes paysages de bord de mer, à peine ponctués de quelques silhouettes lointaines.
Boudin peint ses premières scènes de plage vers 1860, à l'instigation de son ami Ferdinand Martin. Le genre connaît très vite un vif succès auprès des amateurs, à tel point que l'artiste écrit à son frère en 1865 : « je ferai autre chose, mais je serai toujours le peintre des plages ».
Dame en blanc sur la plage de Trouville est une peinture caractéristique de cette période particulièrement féconde. Boudin compose son œuvre en trois registres horizontaux dont les coloris subtils gardent la douceur de l'aquarelle et où le pinceau léger laisse apparaître le support.
Au lieu de chercher à individualiser les silhouettes, l'artiste, dans une vision panoramique, saisit la foule du bord de mer, qui forme une frise occupant l'espace médian du littoral, entre plage et ciel. L'absence de contours précis des personnages, leur façon de se fondre dans le site, contribuent à évoquer ce corps social dans son ensemble. Boudin exprime ici l'essence même de la vie moderne. Le traitement léger de la touche qui s'accorde aux variations de la lumière et au mouvement des nuages annonce les recherches des impressionnistes. »

mardi 24 décembre 2019

... réminiscence

 - Corbeille de poires 1882 -
Edouard MANET
Collection d’Ordrupgaard des Hansen 
présentée au Musée Jacquemart-André

Lorsque j'ai acheté ce panier de légumes sur un étal canaque au bord de la route entre Pouembout et Poindimié, le souvenir de la délicate petite toile de Manet que j'ai adoré entre toutes les autres, a resurgit … bonheur !
Panier canaque
Lolé

lundi 18 février 2019

George Bellows

Do ♯ les secrets derrière le célèbre tableau 
de George Bellows 
peint en 1912 : 
"Men of The Dock"

mardi 6 février 2018

Bains à San Niccolò

Bains à San Niccolò
Bains dans la rivière Arno à Florence vers 1570
par Domenico Cresti ou Crespi, dit le Passignano

jeudi 9 novembre 2017

Roméo & Juliette

Toile de Frank Bernard Dicksee 1884

mardi 24 octobre 2017

Astre

Evelyn de Morgan - Phosphoros et Hesperos, (1881)
Vénus, l'astre, le matin est Phosphoros et le soir Hesperos

lundi 2 octobre 2017

Anders Zorn

J'ai très envie de découvrir la rétrospective faite autour d'Anders ZORN au petit Palais. Le dossier de presse nous dit que l'histoire de sa vie est digne d'un roman :

 « ... celle d’un garçon né dans une famille pauvre, abandonné par son père, qui à force de travail, a connu la gloire et la fortune. Après une formation à l’Académie royale des arts de Stockholm, il quitte à vingt ans sa Suède natale pour sillonner l’Europe : l’Espagne d’abord, puis Londres et Paris. Suivront la Turquie, l’Italie, la Grèce, l’Afrique du Nord et des séjours triomphaux aux États-Unis. Ce cosmopolite suscite très tôt l’admiration pour ses grandes aquarelles. Sa virtuosité s’exprime pleinement dans son art de représenter l’eau. Ce motif deviendra récurrent dans son œuvre : archipel de Stockholm, côte nord-africaine, lagune vénitienne, port de Hambourg, vagues de l’Atlantique… Zorn saisit comme personne le mouvement perpétuel des flots. » 

Sources :

mercredi 27 septembre 2017

John Sargent

John Singer Sargent
Champ de blé 1885

Henry Longfellow

Je viens d'ouvrir un blog sur la géographie de langue portugaise. Je découvre dans un post, le premier numéro du National Geographic qui parle du Great Storm de mars 1988. Je m'arrête sur un poème qui sonne tout de suite merveilleusement bien à mes oreilles.
   ...
    I see the patient mother read,
    With aching heart, of wrecks that float
    Disabled on those seas remote,
    Or of some great heroic deed
    On battle-fields, where thousands bleed
    To lift one hero into fame.
    Anxious she bends her graceful head
    Above these chronicles of pain,
    And trembles with a secret dread
    Lest there among the drowned or slain
    She find the one beloved name.
 
   ...
William de Leftwich Dodge
Surf Under Red Skies
About 1906-20
Mais que veut dire wrecks, lest, drowned, slain ... épave, de peur que, noyé, tué ... voilà de nouveaux mots peu utilisés.
Il est dommage que ce poète ne soit pas mieux connu en France. J'apprends que son poème intitulé The Song of Hiawatha aurait inspiré les 2e et 3e mouvement de la Symphonie du Nouveau Monde d'Antonín Dvořák.

mercredi 13 septembre 2017

Emile Othon Friesz

Emile Othon Friesz est un des fondateurs avec Derain du fauvisme. Le Musée d'art moderne André Malraux MuMa du Havre vient de faire l'acquisition de cette belle toile d’Emile Othon Friesz représentant le Vieux Bassin du Havre. 
Il représente  
« ... l’un des plus vieux quais du port, le quai Videcoq, au cœur du plus ancien quartier de la ville, l’œuvre nous plonge dans un Havre désormais disparu, avec ses maisons aux silhouettes médiévales et l’ambiance de ses cafés de marins s’allumant au crépuscule. Friesz, né au Havre en 1879 et mort à Paris en 1949, nous offre ici une nouvelle opportunité de mieux connaître ce moment où émerge au Havre des carrières d’artistes qui, encore fortement influencés par l’impressionnisme, sont à la recherche de nouvelles expressions de la lumière et de la couleur, et déjà en marche vers le fauvisme. 
Au tournant des XIXème et XXème siècles, la ville du Havre est à l’époque un foyer artistique dans l’histoire de l’art moderne en France. Ville de naissance de l’impressionnisme, située sur la côte normande et l’estuaire de la Seine appréciés par les peintres amateurs d’effets de ciels et de lumières, elle attire les peintres modernes français et européens depuis de longues années. 
La présence de ces peintres et des mouvements modernes suscite l’engouement de plusieurs armateurs et négociants de la ville, tels Charles-Auguste Marande ou Olivier Senn, mettant leur fortune au service de la promotion et du développement de la connaissance des arts dans leur ville. Ils suscitent ainsi la vocation de nombreux jeunes peintres natifs du Havre, comme Dufy ou Friesz. Ces derniers nourris de l’ambiance portuaire et de la luminosité de leur ville maritime, et, encouragés par les maîtres de l’art moderne croisés sur les motifs et les cimaises des expositions, sauront trouver leur voie et développer des styles innovants et originaux. »

Toorope

La mer de katwijk, jan toorope, 1887

Source : Rijksmuseum

Didier Goessens


mardi 12 septembre 2017

Hokusai

petite merveille

dimanche 27 août 2017

YAL


DSCF0306.JPG

YAL Yann Lesacher est un aquarelliste de haut pinceau qui nous raconte avec délicatesse les belles couleurs la Côte mirifique que j'aime tant et c'est aussi un joueur de mot (que j'affectionne tout autant) qui ne nous compte pas ses tableaux à demi...
Les 9 premiers tomes, j'en ai acheté 2 à CapLan and C°, sont un Régal, un Enchantement, un Bonheur que l'on peut retrouver dans son blog.
http://yal.over-blog.com/

lundi 24 juillet 2017

Maillol

Sur la 5 encore un beau reportage sur Maillol. Ce sculpteur ne me laisse pas indifférent car je l'ai découvert enfant dans les jardins du Louvre lorsque ma mère nous emmenait visiter le Musée en 1969. J'avais tout juste 11 ans, je trouvais si surprenant ces femmes nues grassouillettes incongrument installées au milieu de cet espace palatial, elles étaient belles mais dérangeantes ... je ne savais pas bien sûr que c'était sa muse Dina qui est devenu l'incarnation d'une femme qu'il vit l'espace d'un instant fugace au bord de mer, le torse bombé vers l'avant, marchant dans l'eau... 
Et je ne savais même pas il y a quelques instants ... qu'il avait aussi été peintre. J'adore ce tableau !
Pour finir, j'ai aussi découvert qu'il y a maintenant un musée à Paris que l'on doit à la persévérance de Dina, tout prêt de là où j'avais ma chambre d'étudiant, 59-61 Rue de Grenelle. Il faudra que j'y aille...

mardi 14 février 2017

Osbert

Alphonse Osbert
"Devant la mer le soir"
(1939) Musée d'Orsay,

lundi 16 janvier 2017

Mark Beard

L'artiste peintre Mark Beard, américain né en 1956 à Salt Lake city, a inventé plusieurs 'avatars' sous lesquels il signe ses œuvres. Sous celui d'Alias Bruce Sargeant, un artiste anglais imaginaire ou réenchanté, contemporain de Forster et qui serait mort en 1938, il a imaginé des scènes sportives avec de beaux mâles musclés et athlétiques. Ses toiles marouflées sur les murs du magasin Abercrombie Fitch au 23 avenue Champs-Elysées à Paris (VIIIème) constituent de merveilleuses fresques murales qui s'inscrivent admirablement dans l'esprit Art Déco du bâtiment.

samedi 7 janvier 2017

Lutte avec l'Ange

Lutte de Jacob avec l'Ange Alexandre Louis Leloir, 1865
Je cite pour pouvoir le relire à loisir, le commentaire érudit de Sebastian Culpo Professeur au Musée d’art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand où l'œuvre de Leloir est exposé.  Actuellement elle est présentée au musée d'Orsay. 
" Dans un décor obscur et désert, un homme puissant et un ange viril luttent farouchement. Jacob, découvert de son habit rouge que le vent semble emporter, enserre l'ange de ses bras athlétiques, s'efforçant dans un mouvement latéral de le mettre à terre. L'ange, vêtu d'une courte tunique blanche et dont l'extrémité des ailes touchent le sol, tend son corps vers le haut et découvre son torse nu, tentant de se dégager de l'emprise de son adversaire. Il repousse une jambe de sa main droite et, de sa main gauche, tire sur le bras qui le ceint.
Cette représentation du chapitre 32 de la Genèse reste une interprétation originale du fait biblique. Alors que les peintres précédents représentent l'ange comme une force sereine et inébranlable (Rembrandt, Doré, Delacroix, etc.) Louis Leloir le montre dominé.
Cette interprétation personnelle des versets ne correspond pas à l'exégèse artistique conventionnelle.
Incapable de s'extraire de la prise de son adversaire, l'ange n'a pu empêcher Jacob de passer sous son centre de gravité (en combat réel, un lutteur dans cette posture chuterait assurément). En montrant cette domination de la force physique sur l'évanescent, Leloir se rapproche déjà d'un certain réalisme. Il accorde d'ailleurs une grande importance au traitement des corps en mouvements qu'il représente d'une façon quasi photographique, tel des modèles académiques. A ce propos, la toile entière témoigne d'une maîtrise remarquable de la technique du glacis qui sublime la vitalité des carnations et la légèreté des drapés. 
 D'un point de vue plastique, on notera la composition en X asymétrique qui a pour effet de transmettre, par le croisement des figures, une impression d'entremêlement rendant visible la tension du combat. L'une des lignes de forces passe par la tête de Jacob et sa jambe gauche, l'autre par le buste de l'ange et la jambe droite de Jacob, créant une union des deux êtres (ce combat est avant tout une rencontre) et révélant aussi le déséquilibre de l'ange (dont les jambes ne sont pas sur les lignes de forces). 
L'opposition du chaud et du froid (les carnations et le drapé rouge se détachent sur un ensemble verdaccio) qui forme un contraste chromatique saisissant, peut aussi être interprétée de façon symbolique : l'humain passionné est en lutte contre la raison divine. "

lundi 14 septembre 2015

Courbet

Gustave COURBET (1819-1877)

La Vague 1869 huile sur toile
71,5 x 116,8 cm © MuMa Le Havre / Charles Maslard
Les Bords de la mer à Palavas
ca. 1854 huile sur toile 60  x 73,5 cm
MuMa Le Havre 

La falaise d''Etretat après l'orage en 1870huile sur toile H. 1.3 ; L. 1.62musée d'Orsay
 Musée des Beaux-Arts Caen 
et d'autres http://www.muma-lehavre.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/19e-siecle-avant-limpressionnisme/courbet-la-vaguehttp://www.wikiart.org/pt/Tag/beaches-and-shorelines/2

samedi 22 novembre 2014

Impression

140ième anniversaire du fameux tableau

 Impression, soleil couchant 
 Claude Monet représente une vue du port du Havre dans les brumes du matin en janvier 1872