- L'amer pour rentrer au port -

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dimanche 17 octobre 2010

Pangea III

OPERATION PANGEA III - Lutte contre les réseaux de vente illicite de médicaments sur Internet - Communiqué du 14 octobre 2010 de l'AFSSAPS
L’achat de médicaments sur Internet expose à de nombreux risques pour la santé et peut favoriser le mauvais usage des médicaments. En conséquence, l’Afssaps déconseille vivement ce mode d’achat car seul le circuit pharmaceutique offre les garanties nécessaires de sécurité et de fiabilité, notamment parce-qu’il est régulièrement contrôlé par les autorités sanitaires. Depuis 2006, l’Afssaps met en place des campagnes d’information sur ce thème. Dans la continuité de ces actions, elle participe depuis 2009 à l’opération Pangéa, Cette opération annuelle internationale coordonnée par Interpol et l’OMS est destinée à lutter contre la vente illicite de médicaments sur Internet. L’Afssaps procède également depuis fin 2009, à des achats de produits de santé sur Internet pour en évaluer la qualité et signaler des sites illicites aux cyberpoliciers et cyberdouaniers. L’analyse en laboratoire de ces produits a permis de mettre en évidence des non conformités majeures qui peuvent mettre en danger la santé des patients.Contexte et surveillanceEn France, les autorités sanitaires contrôlent l’intégralité de la chaine qui va de la fabrication du médicament à la distribution en pharmacie. La vente de médicaments n’est actuellement autorisée que dans les 22500 officines présentes sur le territoire français. De nombreux sites Internet proposent cependant l’achat de médicaments, qu’il est très difficile de quantifier en raison de l’hébergement de ces sites en dehors du territoire national et de livraisons intervenant directement au domicile. Selon l’OMS, près de 50% des médicaments vendus via Internet seraient des contrefaçons. Outre les contrefaçons de médicaments, un grand nombre de produits falsifiés circule sur Internet (produits répondant à la définition du médicament de par leur composition ou leur indication).Le vendeur exerce illégalement la profession de pharmacien et encoure par conséquent la sanction de 2 ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende. Le consommateur prend le risque de mettre sa santé en danger. La lutte contre l’achat de médicaments sur Internet repose principalement sur des campagnes d’information et sur des actions coordonnées au niveau international.
Entre 2001 et 2008, une quarantaine de cas de pharmacovigilance liés à la prise de médicaments achetés sur Internet ont été déclarés à l’Afssaps. Sur 38 cas recensés, 11 concernaient des achats de produits amaigrissants, 3 des anabolisants stéroïdiens, 8 des produits stimulants ou défatigants, notamment à base d’hormones (DHEA, Mélatonine, Prégnénolone…).
Des actions mises en œuvre pour lutter contre l’achat et la vente de médicaments sur InternetDepuis 2006, l’Afssaps publie des mises en garde vis-à-vis des consommateurs, en particulier sur les risques liés à l’achat de médicaments sur Internet. Des messages clés rappellent que la provenance des produits proposés sur les sites Internet est inconnue, que leur authenticité et leur qualité ne sont pas garanties, et que l’achat d’un médicament sur Internet favorise le risque de mauvais usage. En 2007, l’Afssaps a travaillé avec le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens dans la lutte contre la contrefaçon des médicaments. Cette démarche conjointe a donné lieu à la diffusion du guide « Médicaments et contrefaçon » à 72000 pharmaciens français, accompagné d’un dépliant d’information destiné aux patients.
En 2009, consciente de l’enjeu de santé publique, l’Afssaps a ouvert sur son site Internet une rubrique consacrée à la falsification des produits de santé qui rappelle les messages clés et propose des listes de produits circulant sur Internet, revendiquant des effets bénéfiques pour la santé mais contenant des substances dangereuses.
En parallèle, à partir de 2009, l’Afssaps s’est inscrite dans l‘opération internationale « Pangea », coordonnée par Interpol et l’Organisation Mondiale de la Santé (Groupe IMPACT) et destinée à lutter contre l’achat de médicaments sur Internet. L’Afssaps a participé aux opérations menées en novembre 2009 et en octobre 2010 simultanément dans 24 pays. Pour la France, les actions coordonnées par l’OCLAESP (Office Central de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et à la Santé Publique) en partenariat avec l’Afssaps, ont aussi impliqué les services de la police, de la gendarmerie nationale et des douanes.
L’objectif général de l’opération repose sur l’identification de personnes (particuliers ou identifiés à partir de locaux commerciaux) en situation illicite de vente via Internet de médicaments soumis à prescription médicale obligatoire ou susceptibles d’être de faux médicaments. Cette opération donne également lieu à la mise en place d’actions judiciaires adaptées. En 2010, l’opération Pangea III s’est déroulée du 5 au 12 octobre. Cette opération a notamment permis d’identifier 164 sites Internet illégaux de vente de médicaments, dont 19 rattachés à la France. Parmi ceux-ci, 11 ont déjà été fermés, et les informations concernant les 145 autres sites Internet localisés à l’étranger ont été transmises à Interpol pour poursuivre les investigations dans les pays concernés. Elle a également permis de réaliser 8 procédures judiciaires et d’initier plusieurs enquêtes pour continuer les investigations.
Une nouvelle étape pour l’Afssaps : l’achat de médicaments sur Internet et le contrôle en laboratoire L’Afssaps a élaboré un protocole pour évaluer la composition de certains médicaments potentiellement dangereux vendus sur Internet. Dans ce cadre, l’Afssaps a fait procéder à l’achat de médicaments sur Internet. Ces médicaments ont ensuite fait l’objet d’analyses qualitatives et quantitatives dans les laboratoires de l’Afssaps.
Parmi les 17 produits achetés, 5 étaient vendus comme des compléments alimentaires à visée amaigrissante et 12 étaient présentés comme des médicaments, donc susceptibles d’être contrefaits (antiviraux, antipsychotiques, médicaments contre l’obésité).
3 des 5 produits vendus comme des compléments alimentaires contiennent une ou plusieurs substances pharmacologiquement actives et répondent à la définition du médicament. Parmi ces substances, les analyses ont notamment montré la présence de sibutramine, inscrite sur la liste des substances vénéneuses qui entre dans la composition d’un médicament nécessitant une surveillance particulière du patient. Il faut noter aussi que 4 de ces produits contiennent de la caféine à des concentrations beaucoup plus élevées que celle recommandée en France.
Les analyses des produits présentés comme des médicaments montrent une hétérogénéité dans les résultats. Ils contiennent tous effectivement des substances actives, telle que la sibutramine ou des antibiotiques. Certains ne contiennent néanmoins pas la substance ou la quantité annoncée sur l’emballage. (Résultats complets en annexe 1).
L’analyse des produits achetés par l’Afssaps sur Internet confirme donc les dangers pour les consommateurs et la nécessité des mises en garde réitérées par l’Afssaps. Internet propose des médicaments non autorisés ou dont l’AMM a été retirée pour des raisons sanitaires. On trouve également des pseudo génériques ou des médicaments faisant l’objet d’une falsification notamment au niveau de leur composition.
Enfin, d’une manière générale, tous les signalements relatifs à des sites de vente illicite de médicaments sur Internet font l’objet d’une transmission aux services spécialisés dans la cyberdélinquance de la police, de la gendarmerie et des douaniers et aux autorités judicaires.
PerspectivesLes produits de santé vendus sur Internet sont de qualité variable et totalement aléatoire. L’achat de médicament sur Internet est aujourd’hui une pratique dangereuse qui expose l’acheteur à de nombreux risques pour sa santé. L’Afssaps va continuer sa campagne d’achat de médicaments sur Internet et d’analyses en laboratoires afin de mieux connaître le type et la qualité des produits qui circulent sur ce réseau. Au fil des nouvelles informations recueillies, la rubrique du site internet de l’Afssaps dédiée à ce thème sera alimentée pour alerter au mieux les consommateurs.
En 2003, dans l’arrêt « Doc Morris », la Cour de Justice des communautés européennes (CJCE) prenait position sur la vente de médicaments sur Internet et plus précisément sur le commerce transfrontalier de médicaments via Internet. En résumé, cet arrêt de la CJCE du 11 décembre 2003 a disposé qu'un Etat ne pouvait empêcher la vente par correspondance de médicaments, non soumis à prescription, réalisée par un pharmacien et autorisés dans le pays où ils sont commercialisés. La CJCE se montre donc favorable au commerce électronique, lorsque le médicament ne présente pas de risques particuliers pour la santé et a été conçu pour être utilisé sans l’intervention d’un médecin (les médicaments à prescription facultative).
Une adaptation de la réglementation française, qui pourrait conduire à autoriser dans un cadre contrôlé des « cyberpharmacies » adossées à des pharmacies d’officine, est actuellement à l’étude sous l’égide du Ministère de la Santé.

dimanche 22 mars 2009

Régime OMNIVORE source d'ENERGIE

Il n'y a pas de régime miracle.
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C'est l'équilibre régulier des apports caloriques avec ceux dépensés par l'activité physique et intellectuelle de l'individu qui détermine les paramètres staturopondéraux... tout comme la répartition harmonieuse et variée des apports de Protéines (viande, poisson, oeuf, lait,...) et Sucres lents (Pâtes, riz, pommes de terre, pain,...) et pour les Lipides (beurre, huile), leur quantité mesurée, leur qualité et leur variété.
...
Oubliez les régimes ridicules à la mode depuis 40 ans ( régime protéiné de Atkins, riche en glucides et pauvre en matières grasses, dissociés, séquentiels, etc, etc, etc. que sais-je encore...).
<>
Le corps est très malin en cas de pénurie quelconque, le métabolisme s'adapte de façon opportuniste et de la manière la plus économique possible. Le métabolisme énergétique se fait grâce aux sucres rapides, issus de l'hydrolyse des sucres lents. En cas de pénurie, la néoglucogénèse pioche dans les réserves protéiniques (c'est la voie métabolique la plus facile) en libérant les corps cétoniques que l'on perçoit à travers l'haleine des personnes qui ont sauté des repas. Et puis très tardivement, le métabolisme lipidique se met en branle pour apporter ses réserves caloriques! Les sports d'endurance donneront de meilleurs résultats que le plus élaboré des régimes!
^^
Les ressources énergétiques proviennent de trois sources métaboliques distinctes. Chacune d'elles a une capacité (quantité totale d'énergie potentielle) et une puissance (quantité d'énergie délivrable par unité de temps) distincte mais toujours faible chez l'adulte sédentaire et forte chez un sportif de haut niveau. La durée et le moment de production différents donnent l'impression qu'elles se relaient. Elles permettent trois types d'efforts différents. Deux premières sources sont dites anaérobies car elles n'utilisent pas d'oxygène. La troisième, la plus importante et la plus rentable energétiquement, est dite aérobie.
  • Source anaérobie alactique (pour moins de 30 s d'effort) Cette source qui permet les sports "explosifs" (saut, lancer, 100 m course, 50 m nage), a une capacité qui varie de 23 à 36 kJ selon les individus et une puissance maximale de 4 à 12 kW. Elle entre en action immédiatement mais ne dure pas plus de 8 secondes. Après une sollicitation maximale, elle nécessite une récupération de 6 à 8 minutes. L'ATP (Adénosine Tri Phosphate) cellulaire, en l'absence d'oxygène, apporte l'énergie directement exploitable aux les éléments contractiles du muscle. Secondairement la CP (Creatine Phosphate) permet de régénérer rapidement de l'ATP. Les réserves de ces 'phosphagènes' sont faibles, l'épuisement de cette source est rapide. Elle ne génère pas de production d'acide lactique. Un nouvel apport d'oxygène est nécessaire pour permettre la régénération du stock de ces phosphagènes.
  • Source anaérobie lactique (pour moins de 3 min d'effort) Cette source qui permet les sports "intermédiaires" (gymnastique, 200 à 1000 m course, 100 à 300 m nage), a une capacité plus importante, 95 à 120 kJ, pour une puissance maximale de 3 à 8 kW plus faible. Elle devient disponible progressivement mais ne peut être maintenue longtemps (optimun d'1 min). Après une sollicitation maximale, elle nécessite une récupération de 1 à 2 h. Le glycogène musculaire, en l'absence d'oxygène, peut produire assez rapidement et de façon transitoire de l'énergie mais en libérant de l'acide lactique. L'acidification métabolique provoquée, réduit alors l'efficacité des éléments contractiles du muscle et freine en retour ce processus biochimique. Un bon entraînement physique permet de mieux supporter l'acidose et rend plus efficace le recyclage des lactates. Et par ailleurs plus la puissance dite aérobie est élevée, moins les lactates croissent rapidement.
  • Source aérobie (pour plus de 3 min d'effort) Cette source permet les sports de moyenne et longue durée. Sa capacité est quasiment illimitée. Sa puissance maximale est de 1 à 2 kW est plus faible. Elle se met en route très progressivement et ne peut être maintenue plus longtemps (optimum de 7 min). Sa sollicitation maximale nécessite une récupération longue 24 à 48 h. Non seulement c'est la source énergétique principale mais elle permet aussi de régénérer les deux sources anaérobies d'urgence. La puissance aérobie est fonction de l'aptitude de l'individu à consommer l'oxygène de l'air (capture, distribution et utilisation). L'entraînement améliore chacune des étapes. Une bonne efficacité du système respiratoire améliore la capture de l'oxygène. Un système cardio-vasculaire performant et un bon hématocrite améliorent le transport de l'oxygène. Les cellules musculaires développées améliorent son utilisation.

courbes extraites de Sport et performance
L'endurance aérobie correspond à l'aptitude à maintenir la puissance aérobie le plus longtemps possible.
¤ La source énergétique du métabolisme aérobie, est principalement constituée par les glucides. Les glucides sont transformés en glucose circulant dans le sang puis en glycogène stocké faiblement dans les muscles et le foie (la réserve est estimée de 400 g pour un sédentaire à 1.4 kg pour un sportif).
¤ Secondairement un mécanisme de néoglucogénèse peut en apporter en urgence par dégradation de acides aminés des protides constituants.
¤ Dans un dernier temps, les lipides de réserve peuvent, via le métabolisme du glycerol plus lent et qui consomme plus d'oxygène, procurer de l'énergie relais avec un rendement énergétique inférieur.

Conclusions

Seul l'effort physique régulier (2 à 3 fois par semaine) et prolongé du type endurance (plus de 15 minutes) permet d'entamer la réserve lipidique et empêcher leur accumulation. La récupération active en maintenant un effort modéré, rend plus efficace l'élimination de l'acide lactique généré par le métabolisme anaérobie qui permet les efforts intenses et courts. La récupération passive en arrêtant totalement l'effort est quatre fois plus longue. Il faut s'astreindre à réguler ses apports caloriques en fonction du types d'activité musculaire qui rythment notre vie. Il est certain que l'exercice physique régulier est salvateur et essentiel pour garder la ligne!