Théra - Santorin
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Journal de Laurent - Lolo's Log
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Laurent P. A. Fauvel
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Libellés : archéologie, Grèce, Turquie
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Libellés : archéologie, architecture, Grèce
Le mécanisme astronomique d'Anticythère aurait été conçu en Grèce entre 150 et 100 avant JC. Il s’agit du plus vieux mécanisme à engrenages connu et demeuré sans égal jusqu’au Moyen-âge.
grandes énigmes de l’histoire des sciences.
En 1900, au large de l'île grecque d'Anticythère, des pêcheurs d'éponges découvrent un trésor, des vases, statues, bijoux et poteries, dans l'épave d'un navire romain datée de 65 av. JC ainsi qu'une pièce de bois et de bronze corrodé qui passe presque inaperçue. En 1902, un archéologue remarque les roues dentées, les 82 fragments de bronze corrodé d'un astrolabe...
Dans les années 1950, la désoxydation par électrolyse des vestiges met au jour un appareillage de cadrans, d'axes, de tambours et d'aiguilles. Les graduations et les inscriptions astronomiques datées repérées sur les roues dentées datent d'environ 80 avant J.-C. (d'après la forme des caractères).
A l'automne 2005, l'étude au scanner à rayons X révèle, avec une grande précision les moindres rouages de la machinerie. Plus de 2 000 caractères grecs ou glyphes (symboles graphiques) sont gravés sur les fragments de feuilles de bronze. Le mécanisme d'Anticythère était probablement enchâssé dans un boîtier haut de 34 cm, large de 18 cm et épais de 9 cm, et par une manivelle.
"Sur sa face antérieure se trouvait un cadran comportant deux cercles gradués concentriques : le cercle intérieur, avec 360 divisions, représentait le Zodiaque grec ; le cercle extérieur, divisé en 365 jours, le calendrier égyptien en usage. A l'avant toujours était incrusté un calendrier astronomique permettant de calculer les positions du Soleil et de la Lune et, peut-être, celles des deux premières au moins des cinq planètes connues alors : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. A l'arrière étaient disposés deux cadrans en forme de spirale, assortis chacun de cadrans subsidiaires. En haut étaient indiquées les périodes métonique (cycle de 19 ans, soit 235 lunaisons, au terme duquel les pleines et les nouvelles lunes reviennent au même jour de l'année solaire) et callipique (cycle, plus précis que le précédent, de 4 × 19, soit 76 ans). En bas était représenté le cycle de Saros, dont les 223 graduations, correspondant à autant de mois lunaires, marquent le laps de temps au terme duquel les éclipses lunaires et solaires se répètent. Un cycle déjà connu des Babyloniens, plusieurs siècles plus tôt. Quant aux inscriptions, qu'une datation plus précise a fait remonter à la seconde moitié du IIe siècle avant J.-C., elles constituent tout à la fois un traité d'astronomie et un mode d'emploi du dispositif." LE MONDE 30.11.06
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Libellés : archéologie, Grèce, histoire
Le masque de Gorgones, le gorgoneion représente un masque rituel effrayant qui écartait les curieux non initiés à différents mystères divins, comme ceux des rites magiques des Néréides qui assuraient une bonne pêche, et du cheval Areion qui apportait la pluie.
Chez Homère, Gorgone était une ombre dans le Tartare.
Diodore appelait Gorgones, un peuple belliqueux comparable aux Amazones, qui habitait un pays aux confins des Atlantes.
La version que l'on retrouve dans la Théogonie d'Hésiode est la plus fabuleuse.
Les Gorgones étaient une Triade de créatures ailées d'une étrange beauté. Sthéno, Euryalé et Méduse (la seule mortelle des trois) étaient représentées avec une face ronde et coléreuse, un nez épaté, une bouche large d'où pendait une langue épaisse entre les défenses de sanglier. Une chevelure luxuriante tombait sur leur cou protégé d'écailles. Leurs soeurs les Grées, les autres filles de Phorcys et Céto, étaient vieilles, laides et anthropophages, n'avaient à elles trois qu'un seul oeil et une unique dent.
Athéna pour châtier Méduse de s'être donnée à Poséidon dans un temple qui lui était consacré, changea sa magnifique chevelure en serpents et donna à ses yeux étincelants le pouvoir de pétrifier ceux qui la regardaient (en anglais to gorgonize est synonyme de pétrifier).
Persée promit à Polydectes de rapporter la tête de Méduse en cadeau de noce. Athéna pour l'aider dans cette entreprise, le conduisit à Deicterion cité de Samos où se trouvait la statue des trois Gorgones afin qu'il sache distinguer Méduse de ses soeurs, et lui révéla comment l'approcher sans crainte, en ne regardant que son reflet dans un bouclier poli. Hermès lui procura une serpe capable de couper la tête de la monstrueuse Gorgones.
Persée réussi à confisquer aux trois soeurs Grées, leur unique oeil et leur unique dent. En marchandant leur restitution, il obtient les renseignements utiles pour parvinir jusqu'aux Nymphes du Styx, au quelles il dérobe les trois objets nécessaires au succès de son entreprise: la besace magique, les sandales ailées et le casque qui rendait invisible. Ainsi paré, il put voler jusqu'au domaine des Gorgones au-delà du jardin des Hespérides. Là, se repérant à l'aide du bouclier offert par Athéna, il coupa la tête de Méduse. Alors, le cheval ailé Pégase et le guerrier au sabre d'orChrysaor, les fruits de l'union de Méduse et de Poséidon, s'échappèrent de la blessure mortelle et alertèrent Sthéno et Euryalé. La tête de Méduse dans la besace magique qui annihilait les effets terrifiants de son regard Persée n'échappa à la fureur des soeurs alarmées qu'en se couvrant du casque fabuleux. Lors de son retour, il délivra Andromède attachée nue au rocher de Joppé, offerte en proie aux monstres marins. Il figea ces créatures monstrueuses en présentant la tête de Méduse qui conservait encore son pouvoir hors du sac.
Persée posa retournée la tête de Méduse sur un lit de feuilles et d'algues au creux d'un rocher, qui au contact du sang qui s'en échappait encore, se transforma en coraux.
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Laurent P. FAUVEL
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Libellés : Grèce, mythologie