Ardèche méridionale
Le 15 août, cet année, sera sous l'égide ardéchoise! La douce torpeur méridionale remplace le vif entrain des marées.
Françoise et moi, nous partons tous les deux en amoureux, comme il y a trente ans (notre premier voyage en Diane + camping!), dans cette belle région ensoleillée.
Le Plantier à Chauzon sera notre nouvelle destination estivale. Thierry et Pascaline y ont déniché leur maison de cocagne. Il fallait que je découvre leur douce retraite à leur trépidant univers parisien.
Le jardin y est organisé en terrasses. 'La faysse' désigne la bande de terre soutenue par un mur appelé 'le paret'. Mais dans les maisons les terrasses ont d'autres noms variés: "Couradou", "Couderc'', "Placet" et lorsqu'elle ne sont pas couverte, 'barda'.
La petite bergerie est le lieu idéale des repas
Ce lieu-dit 'le plantier' porte bien son nom... Thierry m'a fait découvrir ses trésors végétaux: pruniers, noyers, poiriers, lauriers, oliviers, pommiers, cerisiers, cognassiers. Mais les arbres ont vraiment besoin d'être taillés! L'ancien proprio était trop âgé pour grimper aux arbres.
Un couple de papillon vit autour d'un cognassier près de la bergerie. Leur mimétisme semble les protéger efficacement, ils ne sont pas craintifs. Une autre fois, c'est un couple de scorpion (la photo provient de mon téléphone portable, hélas elle n'est pas excellente) qui vient déranger la quiétude vespérale. Bref un petit monde à découvrir.
Avec Virginie, sa copine Morgane et Mélanie, nous avons descendu les gorges de l'Adèche sur 12km entre Balazuc et Ruoms. L'incontournable ballade en canoë combine sport, plaisir de l'eau chaude et dépaysement!
Par commodité, nous sommes partis de Pradons avec l'agence Rivière et Canoës. Le jeune chauffeur des navettes est vraiment sympa (durant l'été, l'étudiant en géographie à Montpellier qui va partir dans 10 jours pour le Québec pour y faire sa 5ième année, se transforme en G.O. bien bronzé). Les ponts de Balazuc, Chauzon et Ruoms vont rythmer notre descente.
La halte dans le cirque de Gens est saisissante. Les falaises de calcaire ont généré un paysage sauvage et unique. Les chênes verts et pubescents du plateau de Gras cèdent la place aux saules, aux peupliers et aux aulnes dans le lit de sable et de galets de l'Ardèche. Un peu plus loin, la Ligne ajoute son filet d'eau. Dans ce biotope particulier (ripisylve) je découvre des plantes (il me faudra revenir pour les déterminer) non familières et étonnantes. Elles semblent pouvoir supporter les inondations ou la sécheresse... Le cours de l'Ardèche devient plus large et plus profond aux abords de Ruoms dont l'origine du nom serait Celte.
Très drôle!
La fin du parcours se termine par une glissade dans un toboggan
à droite de la chute d'eau de Ruoms.






































