- L'amer pour rentrer au port -

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dimanche 29 décembre 2013

Richesse végétale

 
"Dans ce conservatoire géré par l'INRA, plus de 2600 cépages sont méticuleusement identifiés, étiquetés, classifiés et étudiés.Pour respecter au maximum l'identité des différentes variétés, les plants de vigne sont conservés dans leur état sanitaire d'origine et entretenus selon des méthodes ancestrales. De même, la collection est établie à l'ancienne : les feuilles des différentes variétés sont photographiées avant d'être classées dans l'herbier."
La vigne sur le pied de guerre
par JP Gené dans le magazine Le Monde du 27.12.2013
La tramontane souffle fort sur le Lido, ce fin cordon de sable, large à peine de 700 à 800 mètres qui sépare la Méditerranée de l'étang de Thau, entre Agde et Sète. Ciel lourd, nuages tristes, la mer est sombre. Fidèle au poste, le roseau fait son boulot : il plie, mais ne rompt pas. Plantés à intervalles réguliers en rambardes (haies), ils empêchent la formation de dunes et protègent les ceps de la bise perfide. Nous sommes dans le sable, à peine 1,50 mètre au-dessus du niveau de l'eau, et la vigne est en son domaine. Celui de Listel, des centaines d'hectares, autrefois marais salants propriété des Salins du Midi, appartenant aujourd'hui au groupe Vranken-Pommery qui y produit son fameux vin de sable. Tout au bout, sur la commune de Marseillan, on rencontre une petite bâtisse d'un étage avec quelques dépendances aux couleurs ocre du pays. Autour, plus de 25 hectares de cépages rangés en parcelles. A chaque pied son piquet de bois et à chaque piquet son étiquette avec le nom, l'origine et l'adresse de l'intéressé. Ils attendent l'hiver avec résignation et l'avenir non sans inquiétude. C'est le domaine de Vassal, la plus grande collection ampélographique (espèces et variétés de vigne) du monde. Un lieu unique qui devrait bientôt déménager, ce qui provoque une certaine agitation dans le vignoble. Le domaine est géré par l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), sous la direction de Blaise Genna, la cinquantaine, le regard droit et la moustache en guidon de vélo. Il veille sur un trésor qui est la mémoire génétique de notre vignoble et un hommage à la recherche à l'ancienne. Cette collection est née en 1876 à l'Ecole agronomique de Montpellier, pour trouver des remèdes contre le phylloxéra, un insecte parasite qui dévastait le vignoble. En 1949, à l'initiative du Pr Branas, elle est transférée sur le domaine de Vassal, au sein d'un centre expérimental de l'INRA nouvellement créé. Depuis, la collection s'est enrichie au rythme de 80 nouvelles "introductions" par an, résultats d'échanges avec d'autres pays, de prospections d'agents de l'INRA ou de dons de particuliers. "Régulièrement, des gens nous appellent pour nous avertir qu'ils ont trouvé quelques vieux ceps au fond de leurs champs qui pourraient peut-être nous intéresser." Blaise Genna leur répond toujours oui. Il se retrouve aujourd'hui avec plus de 7 500 introductions de plants différents, recouvrant 2 600 variétés de Vitis vinifera, 210 porte-greffes (le cépage est greffé sur un pied tuteur) et 720 hybrides en provenance de 47 pays. Chaque cépage a son dossier à la bibliothèque. Une chemise jaunie par le temps avec toutes les observations répertoriées sur des petits papiers depuis son entrée à Vassal. On compte 150 critères pour la description complète d'une variété. Ici, les chercheurs mesurent durant cinq ans le diamètre d'un grain d'aramon gris avant d'homologuer la taille moyenne de ses baies. Le maréchal foch (rouge) comme la madeleine salomon (blanc) ou la négrette (rouge) ont leurs feuilles soigneusement conservées en herbier en compagnie de photos de la grappe à différents stades. Dans la cave attenante, on vinifie à chaque vendange quelques dizaines de litres de cépages différents : "Pas pour la qualité, mais pour savoir quel type de vin ils produisent", précise Blaise Genna. Entre mer et étang, Vassal a des airs de Jardin des plantes, où depuis plus de soixante ans se conserve l'histoire de notre vigne, les pieds dans le sable, à la barbe du phylloxéra. Une époque aujourd'hui révolue. Le déménagement se justifie pour deux raisons. D'une part, Listel, propriétaire du terrain, aurait augmenté son loyer, qui n'a pas bougé depuis vingt ans (75 000 € pour 27 hectares). Le nouveau loyer dont on ignore le montant - dix fois supérieur selon certaines sources - serait trop élevé pour le budget de l'INRA, responsable du domaine. Mais "après tout c'est le droit du propriétaire", convient-on à l'Institut. Et même sans augmentation de prix, Vassal devrait à terme déménager pour une raison majeure : le réchauffement climatique. Il peut entraîner une montée du niveau de la mer, mais surtout provoquer une plus grande pénétration de la salinité dans le sol. En visitant les vignes, on note également des résurgences d'eau douce, en provenance de l'étang de Thau. Sur place, force est de constater que le lido n'offre pas les conditions de sécurité à long terme pour abriter un tel patrimoine génétique. "D'ici une ou deux décennies, on devait bouger", estime Christian Huyghe, directeur scientifique adjoint agriculture à l'INRA, qui pilote ce transfert d'un genre particulier. En effet, des milliers de ceps ne déménagent pas comme les meubles du salon. RICHESSE VÉGÉTALE
Le domaine de Vassal s'étend sur un cordon de sable d'origine marine de 25 hectares, entre la Méditerranée et l'étang de Thau. Ce sol, qui contient moins de 1 % d'argile, préserve les plants des principaux fléaux de la vigne. Sous la direction de Blaise Genna, dans ce conservatoire géré par l'INRA, plus de 2 600 cépages sont méticuleusement identifiés, étiquetés, classifiés et étudiés. Premier casse-tête : si Vassal pousse pratiquement sur la plage, c'est parce que ces sables d'origine marine contiennent très peu d'argile et sont indemnes du phylloxéra et du nématode Xiphinema index (un petit ver parasite). Le premier s'attaque aux racines et le second transmet le virus du court-noué, tout aussi mortel pour la vigne. Grâce au sable, la vigne peut se cultiver franc de pied, c'est-à-dire sur ses propres racines, sans porte-greffe résistant, comme il est nécessaire sur tous les autres sols. Une collection quasi unique, au plus près du plant d'origine. Seulement voilà, trouver des terrains sableux à distance suffisante du littoral et à proximité de Montpellier, siège du pôle de recherche universitaire SupAgro où se situe l'INRA, s'est révélé délicat. La décision n'est pas encore officielle mais après avoir hésité entre le domaine de Melgueil (INRA) et le domaine du Chapitre (SupAgro), proches de la ville, le choix s'est porté sur un autre site de l'INRA, à Pech Rouge, près de Narbonne. Il dispose d'une zone de sable pour accueillir dans un premier temps la collection "assainie" avant de lui trouver un site définitif, toujours en débat. C'est le second casse-tête du déménagement. "Lorsqu'une variété arrive à Vassal, explique Blaise Genna, on ne se préoccupe pas de son état sanitaire (à l'exception des souches hors Union européenne qui passent deux ans en quarantaine à Clermont-Ferrand)." Le sable élimine en effet les risques de contaminations. Résultat : de 60 à 70 % des pieds seraient "virosés", c'est-à-dire porteurs de maladies (mildiou, oïdium) dormantes dans le sable, mais qui peuvent se réveiller dans d'autres sols. L'occasion faisant le larron, pourquoi ne pas profiter du transfert pour assainir la collection, la nettoyer de ses maladies et la réimplanter, propre comme un cep neuf, mais sur porte-greffe, à Pech Rouge ? Telle est la stratégie de l'INRA pour "trouver une configuration permettant une visibilité sur un grand nombre d'années dans les conditions d'une collection moderne", selon Christian Huyghe. C'est là que le bât blesse. Un groupe de vignerons et non des moindres - tant par la qualité de leurs vins nature que par leur engagement dans la défense de la biodiversité - s'est mobilisé pour contester l'urgence et les conditions du déménagement. Pour Michel Grisard (Savoie), Nicolas Joly (Coulée de Serrant), Eric Rominger et Jean-Michel Deiss (Alsace), Marc Parcé (Banyuls), André Mercier (Ardèche) et quelques personnalités du vin et de l'écologie, le mot assainissement résonne comme épuration, et l'abandon de la culture franc de pied au profit des porte-greffes constitue un appauvrissement de la richesse végétale. Ils l'ont écrit en septembre dernier aux deux ministres concernés, Stéphane Le Foll (agriculture) et Geneviève Fioraso (recherche). Pas de retour jusqu'à présent. Redoutant des "diktats aux visées plutôt gestionnaires et productivistes" de la part de l'INRA, ils ont lancé une pétition sur Internet (www.petitions24.net/defense_vassal) qui a déjà recueilli plus de 4 000 signatures. Et l'agitation va bon train, on lance "un appel à tous les bateaux" pour éviter un "génocide", la disparition du "Louvre vigneron",une agression au "mémorial" du vin. A lire les commentaires sur Facebook et ailleurs, on frise l'atteinte aux droits de la vigne. PAS DE DOUBLON
"Les gens de l'INRA" entendent ces critiques avec un certain détachement. A l'égal des vignerons, ils connaissent la valeur inestimable de cette collection, pour la science autant que pour l'avenir du vignoble, et ils entendent la préserver. Mais la logique scientifique s'oppose à la philosophie vigneronne. Pour le scientifique, il est pertinent de nettoyer le cépage de ses maladies pour préserver une collection saine, ce qui risque d'entraîner des pertes durant le transfert. Elles ne devraient pas excéder les 10 %, essentiellement à cause des doublons, selon Jean-Michel Boursiquot (SupAgro), un des animateurs du domaine de Vassal. Garder quelque chose qui est la copie de son voisin n'a guère d'intérêt pour un scientifique, d'autant que le décryptage du génome de la vigne en 2007 rend l'identification d'une variété plus facile et plus précise. Pour Michel Grisard et ses amis, le doublon n'existe pas. Chaque pied présente un caractère particulier et doit être conservé, malade ou pas. Même méfiance à l'égard de la volonté d'"assainir" les plants. Un terme barbare aux relents douteux pour François Morel, rédacteur en chef de la revue LeRouge&leBlanc. Des vignerons soulignent en outre que de très bons vins sont issus de vignes atteintes de maladies et qui vivent avec. La collection est établie "à l'ancienne" : les feuilles des différentes variétés sont photographiées avant d'être classées dans l'herbier. Même conflit à propos de la vigne cultivée franc de pied ou sur porte-greffe. Pour les vignerons, le passage au porte-greffe change le plant. Cela entraînera une perte de biodiversité et une dégénérescence des cépages. "Sans oublier le risque de perdre certaines espèces si les choses sont faites trop rapidement", ajoute Michel Grisard. A l'inverse, Jean-Michel Boursiquot, considère le greffage comme "le moyen le plus biologique de lutter contre un parasite" sans avoir recours à des produits phytosanitaires. Le chercheur rappelle d'ailleurs que, depuis le début du XXe siècle, l'ensemble du vignoble français - à de très rares exceptions - est passé au porte-greffe pour vaincre le phylloxéra sans pour autant nuire à la qualité des vins. Il met d'ailleurs "au défi de faire la différence dans une dégustation à l'aveugle entre un cabernet sauvignon greffé et un non-greffé". On le voit, le divorce est total. En l'absence de dialogue entre l'INRA et les vignerons, il est exclu que leur demande de moratoire sur le déménagement soit entendue. Il a d'ailleurs pratiquement démarré à Vassal, où l'équipe de Blaise Genna a déjà préparé les boutures pour la première phase du voyage. Il devrait s'effectuer en trois vagues de 2 000 pieds chacune, sur un délai de six ans, pour un budget estimé à 4 millions d'euros (hors frais de personnel). Il ne reste plus qu'à réunir les fonds. L'INRA y travaille à Paris. A Vassal, les cépages sont dans les starting-blocks.
 par JP Gené dans le magazine du Monde | 27.12.2013 à 11h26 |

samedi 28 décembre 2013

Quiproquo

Quiproquo dériverait via l'espagnol médiéval du latin « quid pro quo » qui signifie « quoi pour quoi ». L'expression appartenait au départ au vocabulaire pharmaceutique imposait le respect des formules et prescriptions et qui interdisait le quiproquo.
Mais comme il arrivait qu'un médicament soit pris ou donné à la place d'un autre. Le sens de l'expression d'« une chose à la place d'une autre » vient probablement de l'amalgame de l'erreur avec la tirade de la formule, toujours la bonne formule ...
Les quiproquo dus aux génériques, redonnent un nouveau sens à cette expression-histoire !

Domaine de Vassal

L'Unité Expérimentale du Domaine de Vassal héberge la collection nationale et internationale de vignes de l'Inra. Elle est entièrement dédiée à la conservation, la connaissance et la valorisation de la biodiversité de la vigne.
Le domaine de Vassal, proche de l'étang de Thau à proximité de Montpellier, présente la plus grande collection ampélographique (espèces et variétés de vigne) du monde. 
Cette collection est unique au monde, elle compte des  espèces sauvages de la famille des Vitacées qui comporte 3 genres botaniques qui regroupent 28 espèces dont la plus connue est le genre Vitis vinifera L. avec plus de 7.000 accessions de vigne provenant de plus de 40 pays :
  • 2300 cépages c'est à dire variétés de l'espèce Vitis vinifera L.
  • 800 variétés d'hybrides interspécifiques producteurs,
  • 230 variétés de porte-greffes.
Au domaine de Vassal, les vignes de la collection poussent sur un lido de sables d'origine marine qui contiennent très peu d'argile et qui sont donc indemnes des parasites mortels pour la vigne :
  • le puceron phylloxéra qui s'attaque aux racines, 
  • le nématode Xiphinema index (un petit ver parasite) qui transmet le virus du court-noué. 
Mais si grâce au sable, les pieds de vignes sont cultivés sur leurs propres racines, sans porte-greffe résistant, hélas les 2/3 des pieds seraient porteurs des autres maladies classiques dormantes comme le mildiou et l'oïdium.

Apothicairerie

les belles apothicaireries en France :
ANGERS : Musée Jean Lurçat (ancien hôpital Saint Jean) - XVIIème : date d'Henri IV. Vases à Thériaque du XVIIIème - Vieux Nevers et Vieux Rouen. 

APT : Musée archéologique - Salle reconstituée avec le mobilier d'origine comportant de remarquables collections de pots de pharmacie provenant de l'ancien hôpital 
BAZAS : l'hôpital de Saint Antoine a été fondé au Moyen-Âge sur la route de Saint Jacques de Compostelle, détruit, reconstruit puis réparé au XVIIIème siècle. L'apothicairerie daterait du XVIIIème siècle. On sait qu'elle existait en 1811. Les boiseries sont en bois de chêne sculpté. On y trouve une collection de verreries locales et de pots en faïence de toutes origines avec des décors en camaïeu bleu ou polychrome (110 pots en tout). On remarque une table de conception particulière ; vraisemblablement réalisée pour une meilleure stabilité de la balance posée dessus, elle porte également mortiers et trébuchet. 
BEAUGE : Hôpital du XVIIIème siècle - Faïences de Rouen et de Nevers couvrant la période du XVIème au XVIIIème siècles. 
BEAUNE : Hôtel Dieu XV7me siècle -Tapisserie Flamande, merveille de l'art pictural - Vase de bronze et d'étain, mortiers, faïences de Nevers et vins aromatiques. 
BESANCON : Hôpital Saint-Jacques - Pharmacie du XVIIIème siècle - Faïences de Nevers 
BEAUJEU : Petite apothicairerie très intéressante 
BOURG-EN-BRESSE : Musée des Arts et traditions populaires Marius Audin - Apothicairerie de 1743, un vrai joyau de l'art- Belles boites de poids 
BELLEVUE-SUR-SAONE : Musée de l'Ain (Prieuré de Brou) XVIIIème siècle - Sceau royal de Louis XV. 
BOURBON-L'ARCHAMBAULT : Musée Augustin Bernard - Ancien établissement thermal - Logis du Roi. Collection de pots de pharmacie de Nevers. CARPENTRAS : Musée Comtadin - Apothicairerie - Pots à décor linéaire sur émail brillant provenant des ateliers de Narbonne au XVIème siècle - Faïences de Moustiers décor bleu et blanc - Faïences de Montpellier. 
CHALON SUR SAONE : l'apothicairerie de l'hôpital St Laurent ne fut achevée qu'en 1649 soit plus d'un siècle après la fondation du centre hospitalier. Elle fut élevée en retrait des autres bâtiments hospitaliers car elle devait pouvoir assurer le service du public urbain. L'intérieur présente l'aspect d'un petit musée du XVII° siècle : les vieux tiroirs disposés en rangées verticales portent toujours l'inscription du nom de la plante officinale qu'ils contenaient jadis. Ils encadrent de précieuses faïences, des mortiers, des pichets d'étain. 
COLMAR : Musée d'Interladen - Un des plus beaux Musées de France - Regroupe entre autres des ensembles de faïences et de porcelaines du XVIIIème dont les pots de pharmacie provenant de l'Hospice Civil de Colmar. 
DOURDAN : Musée du château - Petite collection de faïences de pharmacie. 
DIJON : Hôpital du XVIIIème - Pots de Pharmacie GRAY: l"apothicairerie de l'hôpital rural occupe une salle ornée de boiseries comportant des rayonnages alvéolés où s'alignent des pots en faïence bleu uni, des bouteilles aplaties à décor de lys jaune et feuillage noir, des chevrettes décor XIX°, des bouteilles et piluliers à décor grêle et des pots à couvercle cylindrique avec un décor polychromique. 
ISLE SUR ORGUE : l'apothicairerie de l'Hôtel Dieu de J.B. Franque construit de 1749 à 1757 fut restauré il y a quelques années. Elle resplendit de couleurs fraîches et gaies : sous la lumière, les ors brillent et sur les étagères on découvre quelques très beaux vases du XVIII° de la fabrique de Moustiers. 
ISSOUDIN : Apothicairerie datant de 1646 - Représentation d'une officine datant de Louis XIII - Faïences de Nevers - 379 récipients et des onguents vieux de trois siècles. 
LES ANDELYS : Musée Nicolas Poussin - Ensemble de pots de Pharmacie provenant de l'Hôpital Saint-Jacques. 
LOUHANS : Jardin botanique - Pots du XVIème (ateliers de Lyon) - Ce serait la plus ancienne apothicairerie de France. Classée monument historique, elle renferme de fabuleuses richesses artistiques et historiques : on découvre placés dans les niches de la boiserie Louis XIII, la très belle collection de vases hispano-mauresques, les chevrettes à panse rebondie, les albarelli dont les bruns chauds et les bleus délicats s'harmonisent avec la boiserie. Tout aussi dignes d'intérêt : les vases lyonnais à la feuille de vigne (XVI°) bicolore (brun et bleu). On remarque également toute une paroi aux alvéoles plus petites supportant les "poudriers". Ces poudriers de verre soufflé bien que d'aspect fragile datent de la fin du XVI° siècle et contiennent encore des poudres aux noms évocateurs (sang de bouc, poudre de millefleurs, safran...). Dans un coin, on remarque un magnifique mortier de bronze. 
LYON : Musée des Hospices Civils (partie XIIème de l'Hôtel Dieu) - Collection de faïences de pharmacie française et étrangère principalement des XVI, XVIIème et XVIIIème siècles. Une apothicairerie de 1528 -Rabelais y fut médecin de 1532 à 1535 - Cabinet de pharmacie de Louis XIII - Vases à Thériaque avec anses serpentées comme celles de l'Hôpital Aufrédi (Musée d'Orbigny-Bernon.) 
LONS-LE-SAUNIER : Hôtel Dieu fortifié - Ambiance agreste - Magnifique apothicairerie du XVIIIème siècle - Pots à canon - Faïences de Franche Comté. 
LA ROCHELLE : Reconstitution de l'Apothicairerie de l'ancien Hôpital Aufredi (1750) - 78 vases à thériaque et pots, chevrettes, mortiers, pots d'étain, clystères, instruments de chirurgie et de laboratoire - Célèbres sels Seignette ou sels polychreste de La Rochelle - Petite collection de pots de pharmacie de l'ancien hôpital général - Pots de Pharmacie fabriqués par les orphelins à qui l'on apprenait un métier (1722). 
MACON : Hôpital du XVIIIème - Boiseries, meubles, faïences de style régence - Cadre très élégant. 
MARCIGNY : Musée de la Tour du Moulin - 113 pots de faïences de Nevers. XVIIème provenant de l'hôpital, des coffrets, plantes médicinales, et quatre beaux mortiers en bronze (XVIème) - Curieux instruments d'alchimie de Cagliostro. 
MONTPELLIER : Musée Montpelliérain de la Pharmacie - Reconstitution de deux officines, l'une du début du XIXème, l'autre du début du XXème, avec leurs boiseries, meubles et objets divers. Collections de vases de porcelaine et de verre, instruments et appareils pour préparations pharmaceutiques, documents, tableaux, estampes, robes de professeur. 
NANCY : Musée historique Lorrain - Palais Ducal et couvent des Cordeliers - Département de la Pharmacie - Collections de vases, mortiers et instruments de laboratoire, belle série de vases de pharmacie en faïence de Viderviller de l'Hôpital Civil offerts par le Roi Stanislas. 
NARBONNE : Musée d'Art et d'Histoire - Ancien palais des archevêques - Remarquable ensemble de pots de pharmacie en faïence de Montpellier. 
PARIS : c'est au Musée de l'Assistance Publique que l'on peut admirer nombreuses faïences décorées du XVIII° siècle ainsi qu'une grande balance à plateaux carrés, un infusoire à tisane du XVIII° siècle en cuivre, et un petit alambic du XV° siècle. Tous ces objets proviennent de l'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu créée en 1495 et de la pharmacie de l'hôpital général chargée de fabriquer et de fournir les médicaments aux établissements qui le composent. 
PEZENAS : Musée Vulliod-Saint Germain. Entre autres objets et documents qui évoquent le séjour de Molière, une collection de faïences, pots de pharmacie de l'ancien Hôtel Dieu du XVIIème. 
POLIGNY : dans l'Hôtel Dieu, édifice du XVII° siècle, se trouve la pharmacie avec ses boiseries Louis XV, ses vitrines et rayonnages rehaussés de dorures, ses vases à balustres couverts, ses chevrettes et ses piluliers décorés en polychrome. 
PONTARLIER : L'apothicairerie de l'hôpital Saint Joseph occupe 3 pièces. Les murs de la plus grande sont ornés de vitrines et rayonnages sur boiseries vert et or: il subsiste quelques chevrettes à la couronne feuillue en camaïeu bleu. Les manquants ont été remplacés par une importante collection de vases en faïence fine comtoise ou "cailloutage" très en vogue au début du XIX° siècle. 
PONT-ST-ESPRIT : Musée Paul Raymond - Reconstitution de la pharmacie de l'hôpital de l'œuvre du Saint-Esprit renfermant 237 faïences s de Montpellier principalement des années 1700 et de la manufacture royale de Jacques Ollivier - Albarelli et chevrettes hispano-mauresques XV - XVIème. PUY : on peut voir à l'Hôtel Dieu une pharmacie du XIX° siècle dont les boiseries portent faïences et verreries, ainsi qu'un alambic en cuivre. 
SALINS-LES-BAINS : le cabinet de pharmacie de l'hôpital construit d'après les plans de l'architecte bisontin Convers de 1680 à 1690 est particulièrement réputé pour ses vaisselles d'étain et sa collection de vases, mortiers, faïences ressemblant à celles de Moustiers mais qui sont probablement de production locale. De plus, il faut remarquer les boiseries à décoration majestueuse rehaussée d'or qui sont l'oeuvre d'Etienne Dupret et Léonard Brunet (XVII° siècle) 
ST-AMOUR : Hôpital - Demeure rustique - Faïences bleues XVIème de Lyon. 
ST-DENIS : Musée d'Art et d'Histoire - L'apothicairerie de l'hôpital de Saint-Denis (fondé vers 643) qui date du XVII°, XVIII° siècle a été transférée dans ce musée. Elle comporte une collection de faïences dont cinq magnifiques vases de Rouen 
ST-LIZIER : la pharmacie de la Maison de repos date de 1683. Elle contient des boiseries encadrant les pots en faïence et une table avec mortiers et balance. STRASBOURG : le premier hôpital fondé à Strasbourg daterait de 1119. Il fut construit dans le centre (près de la cathédrale). L'emplacement actuel date de 1395. On peut voir à la pharmacie des Hospices Civils les armes des différents administrateurs de l'hôpital, notamment Ludwig Boeckel. On note la présence d'un premier compagnon apothicaire en 1515. 1537 est l'année de la fondation de la pharmacie qui prend beaucoup d'importance au XIX° siècle. Au musée alsacien, il reste aujourd'hui le matériel utilisé à la pharmacie dont un mortier lourd en agate d'une taille imposante. 
SAUMUR : Musée des Arts décoratifs - Ensemble de pots de pharmacie et chevrettes de Rouen. 
ST-GERMAIN-EN-LAYE : Boiseries de XVIIIème, pots à thériaque (Nevers). Faïences - Tisanerie Saint-Louis et Saint Roch (1654). L'apothicairerie faisait partie de l'ancien hôpital général du Roi, fondé par la Marquise de Montespan. La construction commença en 1698 et on fait mention de la pharmacie en 1792. Il reste des boites de faïences ornées, des vases et des bouteilles en verre de Venise ou de Sèvres, des cruches en faïence de Saint-Cloud et deux magnifiques pots à thériaque en faïence de Nevers à anses torsadées, décorées par des dessins chinois. 
TARASCON : Dans le musée du château du Roi René qui date de 1449, se trouve une apothicairerie du XVII° siècle provenant de l'hôpital Saint Nicolas. Elle contient un ensemble de 210 pots complété par des reproductions de la Botanique de Regnault. 
TOULOUSE : Musée Paul Dupuy - Possède l'un des ensembles les plus remarquables et la reconstitution de la pharmacie des Jésuites avec ses droguiers taillés par Béhori, excellent menuisier Toulousain en 1632, et ses pots et vases en faïence locale. 
TOURNUS : Hôtel du XVIIIème - Très grande diversité d'objets - Faïences de Rouen et de Nevers. 
TROYES : Pharmacie de l'Hôtel Dieu - Musée le Comte - Installée dans un bâtiment construit de 1702 à 1725. Cette pharmacie est demeurée inchangée avec ses superbes boiseries de style Louis XV, son escalier monumental (mobile), et de nombreux objets garnissant les rayonnages (320 boites en bois peint, 240 récipients en faïence parmi lesquels des vases, piluliers et, albarelli du XVIème, mortiers, bouteilles et locaux de verre.) L'ancien laboratoire est aménagé en Musée des Hôpitaux, documents sur les institutions charitables troyennes, collections d'étains, panneaux didactiques sur les récipients pharmaceutiques. 
VILLEFRANCHE-SUR-SAONE : Bâtiment du XVIIIème siècle : un mortier de 1606 et faïences de Nevers. 
Réf. :
le site de l'Ordre des pharmaciens sur le patrimoine des officines pharmaceutiques 

mercredi 25 décembre 2013

Noël


mardi 17 décembre 2013

Peter O'Toole

Noël

L'étymologie du mot Noël semble imprécise. 
Faire rattacher cette douce sonorité, à 'natalis dies', me semble tiré par les cheveux. Haïe ! 
Et sur Wikipedia, j'ai trouvé intéressante l'idée de rapprocher ce mot à deux mots d'origine gauloise. Noio signifierait « nouveau » (... on retrouve le 'new' anglo-saxon et le 'neüe' germanique) et de hel signifierait « soleil » ( ... tiens il y a aussi le hélios grec ...) et ce qui aboutirait au sens de « nouveau soleil ». Au solstice d'hiver, le soleil reprend vigueur. Cela semble plus 'causant'. 
Et cette interprétation a un bel avantage. Elle permet de s'écarter du 'christmas' pour Christ messie. Ce qui permet de se dégager du sens religieux des chrétiens. Noël peut alors cohabiter avec les autres religions plus facilement.
.. j'aime cette illustration qui se rapproche de l'Irminsul celte.
La magie de Noël ...
c'est qu'on en sait rien ...
;-)

dimanche 15 décembre 2013

"ouvrier"

Voir des planches dans les arbres,
Des chemins dans les montagnes,
Au bel âge, à l'âge de force,
Tisser du fer et pétrir de la pierre,
Embellir la nature,
La nature sans sa parure,
Travailler. 
 Paul Eluard
Poème sélectionné par Corentin

2013's best pic

Vraiment TRÈS TRÈS drôle !
J'ai envie de me souvenir ce cette photo comme 
LA photo de l'année 2013 
MDR 
... plus besoin de mots, la gestuelle élémentaire devient plus efficace que tous les sous-entendus que l'on pourrait écrire ... la puissance est toujours relative ... J’aime, j'adore !

samedi 14 décembre 2013

Photo ou pas d'photo ...


Mitrailler ne sert vraiment à rien ! 
J'suis d'accord. Une photo peut fixer un peu le temps d'un instant. Et, il faut d'abord s’imprégner de l'atmosphère de cet éphémère pour espérer réussir la photo (en dehors de la technique ... )
Il m'arrive souvent en me promenant, de 'regarder' comme si j'allais prendre une photo et parfois je réduis le champs avec mes doigts pour m'assurer d'un bon cadrage virtuel.
L'article que j'intègre au billet est intéressant, car il relate des recherches sur l'influence des photos sur la qualité du souvenir. 
Il y a une allusion à l'émotion qui me semble fondamentale. Le cerveau mémorise d'autant plus qu'il y a urgence à se souvenir. C'est un moyen efficace d'adaptation pour éviter une situation dangereuse - un risque - qui pourrait se présenter de nouveau (se re - présenter). Il faut donc se représenter la configuration du risque.

Prendre une photo 

n'aide pas forcément à se souvenir

 Damien Mascret Le Figaro du 12/12/2013

Mitrailler un paysage ou une scène que l'on veut immortaliser grâce à son appareil photo ou son smartphone n'est sans doute pas le meilleur moyen pour les fixer dans sa mémoire. C'est du moins ce que laisse entendre l'étude menée, dans un musée, par le Dr Linda Henkel, de l'université Fairfield dans le Connecticut (États-Unis).
La chercheuse a demandé à des étudiants de circuler à travers les sculptures, peintures, outils, bijoux et mosaïques des galeries du récent musée Bellarmine ouvert sur le site de l'université. Chaque étudiant était muni d'un appareil photo et accompagné d'un guide qui nommait l'objet observé, attendait une vingtaine de secondes avant d'indiquer s'il fallait prendre une photo de l'ensemble de l'objet ou simplement continuer à l'observer pendant 10 secondes. A l'issue du parcours, chaque étudiant avait vu 30 objets d'arts dont 15 qu'il avait photographiés. Ce n'est que le lendemain que leur mémoire était testée. L'objectif étant d'évaluer l'impact, sur la mémoire, de l'acte photographique.
« Les résultats mettent en évidence ce que j'appelle l'effet d'altération de la photographie, indique au Figaro le Dr Henkel. C'est l'idée que les gens vont se souvenir de moins d'objets et de moins de détails de ceux-ci, s'ils prennent une photo au lieu de simplement les regarder. Quand les gens se repose sur la technologie pour se souvenir, cela peut avoir un impact négatif sur la façon dont ils vont mémoriser ».
« Il faut rester prudent dans les conclusions, relativise le Pr Pascal Roullet, du Centre de recherche sur la cognition animale à l'Université Paul Sabatier de Toulouse. Je suis sûr qu'elle aurait eu des résultats complètement différents si les sujets avaient choisi les photos qu'ils prenaient au lieu de se les voir imposer. De nombreux travaux montrent qu'il est très difficile de mémoriser quelque chose de neutre ». Pour le chercheur, photographier quelque chose qui ne provoque pas d'émotion n'a rien à voir avec capturer un instant d'émotion. « On ne sait pas ce qui provoque de l'émotion, ajoute le chercheur, mais on sait que si l'on ressent une émotion -qu'elle soit positive ou négative- on va mieux mémoriser ».
Dans une deuxième expérience, les étudiants américains devaient cette fois zoomer sur des parties de l'objet lorsqu'ils prenaient des photos. Cette fois, il n'y a pas eu d'altération de la mémorisation. « Ce qui est encore plus intéressant, explique le Dr Henkel, c'est que la mémorisation n'est pas accrue uniquement concernant la partie sur laquelle on a zoomé, mais aussi sur le reste de l'objet ». Pour elle, « c'est la preuve que notre œil et celui de l'appareil photo ne voient pas la même chose ». A moins qu'il ne s'agisse, comme le propose le Pr Roullet, de l'effet du travail effectué en amont de la photo. « Pour zoomer, il faut choisir, remarque-t-il. C'est donc un traitement de l'information supérieur au simple cadrage ».
Le Dr Sidney Wiener, chercheur CNRS au Laboratoire de physiologie de la perception et de l'action du Collège de France à Paris, n'est pas convaincu par les résultats. « Les différences observées sont trop faibles », explique-t-il. Pour le chercheur, il aurait fallu procéder différemment « pour réduire les nombreux biais méthodologiques, comme par exemple le fait que les derniers objets vus sont sans doute mieux mémorisés ». Moins sévère, le Pr Roullet, souligne la difficulté de faire entrer au laboratoire un acte aussi complexe que la photographie. « Quand je me promène dans les Pyrénées, je ne regarde pas de la même façon avec ma longue vue ou mon appareil photo. D'ailleurs, je ne fais même pas la même promenade. Sans appareil, je peux prendre du plaisir à regarder des marmottes qui jouent à 300 ou 400 m de distance. Si j'ai l'appareil, je suis concentré sur les aspects techniques et je sais que le plaisir ne viendra qu'ensuite. En regardant les photos ».
Source : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/12/12/21680-prendre-photo-naide-pas-forcement-se-souvenir

Civilisation et humanité

« Puis je me suis rendu compte qu'ils pleuraient et riaient des mêmes choses que nous, que leurs peurs n'étaient pas très différentes des nôtres et que les êtres humains se ressemblent partout dans le monde sur certains points: sur l'amitié, sur le fait d'élever des enfants, sur la manière d'affronter ses peurs, même s'il existe des différences culturelles importantes. J'ai donc beaucoup appris d'eux tout au long de ma vie.
 ...
Il avait suffi d'une génération pour en arriver là, et cela démontre qu'il n'est pas nécessaire de passer par une quelconque évolution génétique pour apprendre à utiliser des technologies nouvelles. Les Papous ont appris à écrire en l'espace d'une seule génération, et une population entière s'est retrouvée alphabétisée. » 
Jared Diamond                "Le Monde jusqu'à hier Ce que nous apprennent les sociétés traditionnelles"

samedi 7 décembre 2013

Marini

Grâce à une bonne étoile, j'ai eu une jolie dédicace d'Enrico Marini ... personne ne lui avait jusqu'alors demandé de dessiner une petite statuette équestre ... le thème réapparaît plusieurs fois au cours des 4 tomes ... Les Aigles de Rome
  
 

vendredi 6 décembre 2013

Phare

Lighthouse - A huge ocean storm -
 Porto, Portugal, January 2013 
- Veselin Malinov -

mardi 3 décembre 2013

Is Rugby brittish ?

Yes, it is !

L'Herbier

on Vimeo.
Un webdocu sur l'Herbier du Muséum national
C'est un trésor national méconnu qui vient de rouvrir ses portes en plein cœur de Paris : la galerie de botanique du Muséum national d'histoire naturelle est pour la première fois accessible au public. Ce bâtiment a subi un vaste programme de rénovation de quatre ans. Parallèlement aux travaux de cet "herbier national", des chercheurs ont procédé à la numérisation de ces collections qui rassemblent pas moins de huit millions de spécimens végétaux : plantes, algues, lichens… Tous ont été rapportés des expéditions lancées durant des siècles à travers le globe. Ce travail exceptionnel, reconnu comme le plus gros herbier virtuel du monde, est présenté au public dans le cadre d'une exposition permanente. Une expérience qui se prolonge sur la Toile grâce à la websérie documentaire Herbier 2.0. Pendant quatre ans, les réalisateurs et photographes Anne-France Sion, Carlos Muñoz Yagüe et Vincent Gaullier ont suivi la métamorphose de l'Herbier du Muséum. L'histoire de cette biodiversité en chantier est retracée en quarante feuilletons mêlant chroniques vidéo et photo. Depuis le début de l'année, les internautes sont également mis à contribution pour compléter les données de cet herbier virtuel, en aidant à saisir les informations détaillées (lieu et date de récolte, description de la couleur ou de l'odeur…) apposées sur la planche et visibles sur les images du site lesherbonautes.mnhn.fr. Une belle expérience collective, alors que l'herbier physique continue, lui, de s'enrichir de quelque 10 000 spécimens chaque année. 
Le monde Check-list  du 20 03/12 13 ;-)

Castle

Photo : 6 Days...

Castle est vraiment une superbe série ! :-)