- L'amer pour rentrer au port -

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vendredi 20 octobre 2017

L'Âme

L'Âme est poétique, l'Âme ne peut être que poétique. Lionel Davoust dans ce roman d'heroic fantasy nous mène à cette évidence. Je viens de terminer l'épilogue et ai presqu'eu le goût des vapeurs de la litane. Notre recherche de l'alter-ego, la manipulation, beaucoup de thèmes sont développés sans qu'il n'y paraisse. Est-ce là bien les signes d'un écrivain ? Oui !

Port d’Âmes
Entre ascension sociale et amour, Rhuys navigue à travers les méandres dangereux de la cité d’Aniagrad, décidé à reconquérir l’honneur perdu de sa famille…
http://lioneldavoust.com/blog/

lundi 22 septembre 2014

Inferno

Dans Inferno «  le héros de Dan Brown, Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard va devoir affronter un adversaire diabolique sorti des limbes de l’Enfer et déchiffrer l’énigme ... »
Carte de l'Enfer de Dante illustrée par Botticelli
Hercule et Diomède 
Vincenzo de’Rossi (1525 -1587), 
Palazzo Vecchio, salle des Cinq-Cents
Caverne Yerebatan Sarnıcı.
Source : http://www.inferno-guide.net/ un site non officiel qui présente beaucoup d'illustrations. Nous sommes allés à Venise et Istambul, de beaux souvenirs, il nous reste à découvrir Florence et la Toscane !

samedi 9 février 2013

Feist


samedi 2 février 2013

Poggio Bracciolini

Dans Le Monde, Marco Zito nous donne envie de lire l'histoire de Poggio Bracciolini (1380-1459) et du manuscrit retrouvé de Lucrèce, dans - The Swerve - "la déviation" -, de Stephen Greenblatt, W. W. Norton (2011).
"... un chapitre est consacré à l'histoire d'une fin du monde : celle du monde classique et de la perte de la plupart de ses oeuvres. Presque mille ans après, les précurseurs de la Renaissance écument les bibliothèques des monastères afin de retrouver des chefs-d'oeuvre oubliés. Bracciolini, secrétaire pontifical, après l'échec de son parti - le pape, son employeur, sera jeté en prison -, part à travers monts et vaux de Bavière à la recherche d'autres trésors. C'est ainsi que, probablement dans le monastère de Fulda, il tombe en 1417 sur une copie du De rerum natura (De la nature), de Lucrèce. Bracciolini se rend rapidement compte qu'il a mis la main sur une oeuvre hors norme, radicale, excessive déjà pour les auteurs classiques. Lucrèce, disciple fidèle d'Epicure, y expose un matérialisme sans concessions : l'Univers est constitué d'un nombre infini d'atomes qui se meuvent au hasard à travers l'espace, formant des structures complexes pour se désagréger et former par la suite de nouvelles configurations. Il n'y a pas de grand plan, pas d'architecte divin. Les atomes et le vide sont tout ce qui existe et l'âme est mortelle. Mais c'est loin d'être une vision désolante : Lucrèce chante la libération de l'humanité de ses peurs les plus irrationnelles. Après la mort, nos atomes iront former d'autres configurations. Il ne faut donc craindre ni la mort ni les dieux. Et la nature est animée par une vitalité interne éblouissante, qui suscite toujours des nouvelles rencontres entre atomes."
On a envie de découvrir le livre qui a fasciné les " brillants esprits européens " qui le lurent ... Giordano Bruno, Galilée, Montaigne, Machiavel, Molière à Lucrèce, Ovide qui disait : "Les vers du sublime Lucrèce sont destinés à périr seulement à la fin du monde." Marco Zito rajoute qu'il ne pouvait pas mieux dire.

mardi 4 décembre 2012

Donachie


Les mésaventures des frères James et Harry Ludlow ... Harry mène une enquête très délicate pour sauver son frère incriminé à tord ... On est à bord d'un livre passionnant. L'intrigue est bien ficelée, mais j'avais subodoré qui était l'assassin ! Une chance ?


samedi 16 juin 2012

Hector B.

Je n'aime pas les rubriques nécrologiques ! J'évite à quelques exception d'en tenir une dans mon blog mais je suis vraiment triste d'apprendre la mort de Hector Bianciotti. C'est un écrivain dont le style délicat et appliqué (de façon positive) m'a beaucoup marqué. Je repense souvent à une jolie phrase de lui que j’avais mise en exergue de ma thèse :
« Il y a des moments dans la vie où nous commettons l’erreur de donner pour achevé ce que nous avons entrepris, sans comprendre que cela n’était que le commencement, ou plutôt la continuation de quelque chose d’interminable, comme les fils croisés qui commencent un tapis (alors que seul existe le tapis, qui, lui n’a pas de commencement). »
J'y repensais pas plus tard que cette après-midi alors que je fabriquais, de nouveau, les vélums pour notre terrasse sud et je ne savais pas encore qu'il était mort depuis 4 jours.
L'écrivain va encore exister longtemps.
"HECTOR BIANCIOTTI vient de mourir à l'âge de 82 ans à Paris. D'origine argentine, il avait obtenu le prix Médicis étranger en 1977 pour "le Traité des saisons", qu'il avait écrit en espagnol, puis le prix Femina 1985 pour "Sans la miséricorde du Christ", son premier roman écrit en français. Naturalisé français en 1981, puis élu à l'Académie française en 1996, lauréat du prix Prince Pierre de Monaco pour l'ensemble de son oeuvre, il avait signé dans les colonnes du "Nouvel Observateur" de 1973 à 1986." 

dimanche 23 octobre 2011

Etgar Keret

***
Dans les 38 nouvelles rassemblées sous le titre "Au pays des mensonges", Etgar Keret nous emmène dans un monde qui semble d'abord fantasque mais qui ensuite parait beaucoup plus pertinent après avoir changer de point de vue. Sa façon d'appréhender la réalité est désopilante hors de la manière habituelle de raconter les faits et que l'on utilise finalement pour s'auto-sécuriser. J'ai pensé à Boris Vian ...
Lorsque je suis allé à Tel Aviv, un peu par hasard et surtout par amitié, je me souviens avoir été aussi déstabilisé étrangement un peu comme dans ces histoires. L'air du temps n'y est pas comme ailleurs. La movida apparente glisse sur un zinc d'inquiètude enfouie et intime qui moule le destin de chacun. Ici l'Occident n'est qu'une résurgence en plein coeur d'Orient, du flot qui imbibe nous autres, installés confortablement dans nos frontières historiques. Il est exotique et différent.
En prenant le contre-pied et en allant à contre-courant, on peut découvrir un autre sens à la vie ... "au pays des surprises" ...

lundi 26 septembre 2011

Goudineau

J'ai adoré le roman historique de Christian Goudineau dont c'est le deuxième roman que je lis.
Synopsis : Rejeton d'une illustre famille des Gaulois Allobriges, Décimus Valérius Asiaticus brilla de mille feux au Ier siècle apr. J.-C. Pourtant, à l'issue d'un procès retentissant, il fut condamné à la peine capitale par l'empereur Claude. C'est sur ces événements historiques que s'appuie ce roman aux péripéties haletantes qui entraîne le lecteur dans l'Empire romain à ses débuts, notamment à Marseille, à Vienne et à Rome.
chez Actes Sud

lundi 2 février 2009

New Wave

Pourquoi ai-je acheté ce bouquin? probablement à cause de Émile Erckmann et Alexandre Chatrian... c'est une autre histoire. Peut-être aussi au fait que 'New Wave' est tout l'inverse de ce qui est habituel, c'est un livre écrit à partir d'un scénario. Jusqu'alors de façon très peu originale, je ne connaissais que des livres qui ont donné naissance à des films. Presqu'à chaque fois, j'ai préféré lire le livre avant de voir l'adaptation cinématographique... ce qui s'est trouvé le plus souvent...
Ariel Kenig a réinvestit le scenario écrit par Gaël Morel pour son film que je n'ai pas vu. En cherchant sur le net quelques infos pour écrire ce billet, j'en ai vu quelques fragments du film et rapidement je n'ai pas aimé... peut-être à cause de Béatrice Dalle qui est une actrice que ... physiquement je n'aime pas !
Ici entre deux adolescents qui vivent dans des mondes opposés, une amitié se noue sans crier gare et de façon inattendue. Ariel Kenig avec une plume vive et allusive, inocule les détails dans chaque page du roman. L'histoire de cette amitié cesse d'être virtuelle, la trame psychologique ouvre un regard fort et vrai sur le monde d'aujourd'hui. Gaël Morel assure dans le préambule que, s'il était voulu, le livre donnerait alors naissance à un tout autre scénario complètement différent du premier. C'est le sentiment que j'ai eu découvrant quelques secondes de son film... Le film me semble vraiment être d'hier, Romain y est un punk un peu dépassé tandis que dans le livre il apparait moins ridiculement outrancié, et Eric, malgré les archaïsmes de sa famille, est un personnage plus d'aujourd'hui presque plus complexe.

jeudi 4 septembre 2008

La Cour des Dames

Pendant ces vacances à la météo maussade, je me suis plongé, après l'épopée de Napoléon III, dans le Monde de la Renaissance. En 2 volumes, pour l'instant, Franck Ferrand fait revivre les personnages célèbres de notre histoire. Dans le premier tome, La Régente Noire, on redécouvre Louise de Savoie. Dans la galerie végétale du jardin du Luxembourg, au milieu des statues en pieds des reines de France, une belle représentation d'elle, m'avait toujours intrigué... Elle avait été toujours 'oubliée' par mes professeurs d'histoire successifs! Maintenant, j'en sais davantage sur cette maîtresse femme.
Dans le deuxième tome, Les Fils de France, la lutte de pouvoir entre la duchesse d'Etampes, la maîtresse de François Ier et Diane de Poitiers, la maîtresse d'Henri II, est sans merci. Catherine de Médicis a cette époque est encore observatrice, on devine déjà qu'elle deviendra la plus Grande Reine de France!

lundi 1 septembre 2008

Charles Louis Napoléon

Au début des vacances, j'ai lu avec passion l'épopée de Napoléon III.
Pierre Milza retrace la vie rocambolesque du fils polyglotte d'Hortense de Beauharnais et de Louis Bonaparte, sa jeunesse, sa formation intellectuelle et ses exils. C'est le premier Président de la République Française, on l'oublie facilement, avant de devenir le deuxième Empereur des Français grâce à un plébiscite masculin.
J'ai découvert que les historiens de la République ont toujours été bien ingrats avec le principal acteur de la Modernité de la France du XIXème pour lequel j'ai toujours éprouvé de la fascination... peut-être par romantisme?
Et j'ai aussi compris que Victor Hugo avait eu un parcours politique cahotique, que le Prince Président ne l'avait pas choisi comme ministre... et que drapé dans sa vertu littéraire et dans sa forte rancoeur, il a toujours chercher à discréditer Napoléon III.

jeudi 13 décembre 2007

Fils unique

Stéphane Audeguy nous fait embarquer à bord d'un roman surprenant. Il joue les capitaines avec style et maîtrise d'une autobiographie inventée de François Rousseau. Le narrateur est le frère aîné libertin de Jean-Jacques Rousseau. Chassé à l'âge de 17 ans, il laisse l'auteur des "confessions" qu'il n'a jamais revu, devenir le "fils unique".

Frippon, libertin et humaniste à sa manière, son François Rousseau ne reste pas un anonyme horloger genevois, il devient le compagnon de Bastille du marquis de Sade...
Ce roman permet à Stéphane Audeguy de décrire l'ancien régime, qui implose lors de la Révolution, avec beaucoup de véracité. Philippe Lancon dans Libération parle d'un pastiche du XVIIIème picaresque, ça me plait.
J'ai beaucoup aimé le style délicat et sobrement travaillé de l'écrivain plein de gaieté.

samedi 9 juin 2007

La Première leçon du sorcier

Quand j'étais plus jeune, il y a une trentaine d'année!... j'ai beaucoup lu de Science-fiction et un peu de Fantasy. Je crois qu'on disait, à l'époque, Heroic fantasy! Je suis devenu immédiatement un fan de Tolkien bien avant la sublime adaptation cinématographique. La frontière entre les deux genres littéraires est assez imprécise, si bien que souvent la Fantasy... est considérée comme une variante de la science-fiction. Or, elle s'en distingue par la quète du Merveilleux, avec la reprise des thèmes des récits mythologiques de l'Antiquité et des romans merveilleux du Moyen Âge.
L'autre jour, à la F.N.A.C. de façon complètement imprévue, l'envie de relire ce genre m'a saisi tout d'un coup. Comme j'étais un peu largué... je me suis adressé à un 'conseiller' qui a rapidemment cerné quelque peu ma demande et m'a proposé de lire le premier tome du cycle de L'Épée de vérité publié chez Bragelonne.
  1. La première leçon du sorcier (Wizard's First Rules)
  2. La pierre des larmes (Stone of Tears)
  3. Le sang de la déchirure (Blood of the Fold)
  4. Le temple des vents (Temple of the Winds)
  5. L'âme du feu (Soul of the Fire)
  6. La Foi des réprouvés (Faith of the Fallen)

Une sacrée bonne idée!


J'ai dévoré les 638 pages. L'histoire construite autour de Richard Cypher ne faiblit jamais! Kahlan, Zedd, Chase, Adie... entourent le porteur de l’Épée de Vérité qui devra s’opposer aux forces ténèbreuses de Darken Rahl.

L'écrivain, Terry Goodkind, est américain qui a suivit les cours de dessin à l'école des beaux arts d'Omaha au Nebraska. Les métiers très variés qu'il a exercés, peintre en faune et flore, luthier, restaurateur d'artéfacts rares et exotiques, ont étés un terreau fertile lorsqu'il s'est mis à l'écriture. Il se souvient que: "Tout a commencé avec le personnage de Kahlan, C'est elle la première graine dont a germé la suite"

http://www.bragelonne.fr/
http://www.terrygoodkind.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fantasy
http://fr.wikipedia.org/wiki/Science-fiction

lundi 2 avril 2007

Expérience de l'Histoire

Je viens de terminer "le Retour" de Bernhard Schlinck. Il est vraiment très étrange pour moi d'avoir écrit hier mon article sur les Euménides, à la suite de la lecture d'un article de Jean-Christophe Buisson (dans 'Le Figaro Mag' sur Benjamin Littell à propos des "Bienveillantes"). Après quelques recherches, Oreste que j'avais survolé au cours de mes études et mes lectures, est ainsi devenu un personnage plus précis! Et, dans la cinquième partie du 'Retour', le thème de la responsabilité de ses actes revient avec Clytemnestre, la mère d'Oreste, qui veut faire passer à trépas Agamemnon. Etrange, étrange, oui vraiment étrange!
Bernhard Schlinck fait aussi allusion à Stanley Milgram (page 308) très habilement à travers une comédie noire, Mosaic, vue par des personnages de l'histoire. Ses expériences nous renvoient à la responsabilité de nos actes. L'homme semble vraiment devoir cheminer dans un monde que le Bien et le Mal semblent bipolariser. Ce n'est certes pas aussi simple. Avons-nous conscience de la responsabilité qu'impliquent chacun de nos actes?
Bernhard Schlinck introduit à saint Augustin (page 323) pour la pertinence de son 'Ama et fac quod vis' qu'il traduit par 'si nous aimions, nous pourrions effectivement faire ce que nous voulons' peut-être un peu loin de 'aime et fais ce que tu veux' que j'aurai interprété par 'il faut aimer avant de faire ce que l'on veut' ou plus directement 'si tu aimes alors tu peux agir'.
La phrase de Hector Bianciotti que j'avais mise en exergue de ma thèse, déjà en 1983, reste toujours aussi vraie, pour moi!
'Il y a des moments dans la vie où nous commettons l'erreur de donner pour achevé ce que nous avons entrepris, sans comprendre que cela n'était que le commencement, ou plutôt la continuation de quelque chose d'interminable, comme les fils croisés qui commencent un tapis (alors que seul existe le tapis, qui, lui n'a pas de commencement).'
Bernhard Schlinck se ressource tout au long du livre à "l'Odyssée", Pénélope y reprend chaque jour sa tapisserie avant d'être acculée à choisir le futur roi d'Itaque ... juste au moment du retour d'Ulysse.
Lorsque l'on agît avec 'amour', que l'on ait bien ou mal agît, détient-on une part d'absolution?

vendredi 23 mars 2007

Le Retour - Bernhard Schlink

Je l'ai acheté intrigué par la dernière de couverture. Je l'ai enmené avec moi sans avoir pu le terminer tant j'avais d'occupation au bord de la Mer Rouge.
'Le Retour' qui traduit «Heimkehr» (retour à la patrie), se lit comme un distillé, lentement on rentre dans une histoire qui semble proche de l'autobiographie. L'auteur renoue les fils du passé trouble de l'Allemagne du temps du nazisme. Le fil d'Ariane est la lecture qui nous permet de comprendre une sorte de transposition moderne d'un récit à la manière de l'Odyssée racontée par le fils d'Ulysse. La quête de la femme sinon de la mère, pour finalement trouver le père. Une trame un peu compliquée mais assez intéressante.
Je n'ai pas encore lu ''Le Liseur" de Bernhard Schlink qui semble t'il a été un best-seller (traduit en 37 langues) et donc probablement 'bien-lu'.

mardi 7 février 2006

Atlantis

‘’Atlantis’’ de David Gibbins.
Je viens de terminer l'épilogue. Finalement, j’ai trouvé la trame de l’histoire 'sympa', sans succomber au charme james-bondien de Jack. C’est ... comment l’exprimer? ... un peu trop simpliste. A mon goût, la narration et le suspens sont trop ‘dirigés’, les ‘deus ex machina’, trop nombreux, ils finissent par devenir extravagants. C’est un peu sévère comme commentaire, car le livre se lit sans s’endormir ni debout... ni couché.
J’avais été intrigué par ‘la crise de salinité messinienne’, les notes de l'auteur sont vraiment extrêmement intéressantes.