Hector B.
Je n'aime pas les rubriques nécrologiques ! J'évite à quelques exception d'en tenir une dans mon blog mais je suis vraiment triste d'apprendre la mort de Hector Bianciotti. C'est un écrivain dont le style délicat et appliqué (de façon positive) m'a beaucoup marqué. Je repense souvent à une jolie phrase de lui que j’avais mise en exergue de ma thèse :
« Il y a des moments dans la vie où nous commettons l’erreur de donner pour achevé ce que nous avons entrepris, sans comprendre que cela n’était que le commencement, ou plutôt la continuation de quelque chose d’interminable, comme les fils croisés qui commencent un tapis (alors que seul existe le tapis, qui, lui n’a pas de commencement). »J'y repensais pas plus tard que cette après-midi alors que je fabriquais, de nouveau, les vélums pour notre terrasse sud et je ne savais pas encore qu'il était mort depuis 4 jours.
L'écrivain va encore exister longtemps.
"HECTOR BIANCIOTTI vient de mourir à l'âge de 82 ans à Paris. D'origine argentine, il avait obtenu le prix Médicis étranger en 1977 pour "le Traité des saisons", qu'il avait écrit en espagnol, puis le prix Femina 1985 pour "Sans la miséricorde du Christ", son premier roman écrit en français. Naturalisé français en 1981, puis élu à l'Académie française en 1996, lauréat du prix Prince Pierre de Monaco pour l'ensemble de son oeuvre, il avait signé dans les colonnes du "Nouvel Observateur" de 1973 à 1986."
source : Nouvel Observateur



























Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire