- L'amer pour rentrer au port -

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mercredi 28 septembre 2016

Stéphane Ratti

J'ai trouvé très subtil l'Article de Stéphane Ratti publié dans l'édition du Figaro du 24/09/2016. Je le reprends pour m'en délecter encore ultérieurement quand le papier du journal aura péri. Nombreux mots qu'il a utilisés, sont à étudier et reprendre.

Prête-on assez d'attention à ces sondages qui nous disent que seuls 15 % des Français souhaitent une nouvelle candidature de François Hollande en 2017 et que 75 % d'entre eux jugent qu'il y a trop d'émissions politiques à la télévision? Que révèlent-ils, au fond, sinon un affaiblissement du désir politique? Dans le livre XIV de La Cité de Dieu, ce vaste ouvrage écrit au lendemain de la catastrophe politique de 410 - la prise de Rome et son pillage par le barbare goth Alaric-, Saint Augustin distingue trois formes de désir: la libido sciendi ou le désir de savoir, la libido dominandi ou le désir de domination et la libido sentiendi, le désir des sens. Pour l'auteur, seul le désir des sens ne s'efface jamais mais il se domine aisément. D'ailleurs les Confessions sont la preuve littéraire et autobiographique que l'on peut devenir un saint évêque après avoir été un homme obsédé par le désir charnel. La volonté humaine est en effet plus forte que les pulsions et le corps -qui, dans la conception chrétienne, n'est pas mauvais en soi, contrairement à ce que l'on croit généralement- se laisse gouverner à bien des égards. Le désir de savoir, en revanche, est, lui, suspect aux yeux de Saint Augustin. L'érudition en soi ne saurait être ni louée ni cultivée. Seul compte le savoir comme moyen d'accès à Dieu. Quant au désir politique de domination, il s'efface de lui-même Rome une fois affaiblie par les barbares. L'Urbs ne peut plus désirer conquérir ni dominer. Les moyens font désormais défaut à son ambition. Le désir politique s'éteint parce que les moyens de l'action politique s'amenuisent au point de parfois complètement disparaître Il me semble que nous en sommes aujourd'hui en France à ce stade: le désir politique s'éteint parce que les moyens de l'action politique s'amenuisent au point de parfois complètement disparaître. D'autres que moi en ont analysé les causes, liées à l'envahissement de la bureaucratie européenne ou à la mondialisation malheureuse. Nous sommes donc dans une époque marquée par «l'acédie» politique, autrement dit l'absence totale de désir et d'espérance. Ce terme, issu du lexique théologique, a été condamné par les penseurs chrétiens du Moyen Âge qui y voyaient une faute grave: l'absence de désir serait même plus condamnable que l'absence d'espérance. Saint Augustin savait parfaitement que les passions n'étaient pas mauvaises en elles-mêmes et que la faiblesse humaine était elle-même source de bien: «Tant que nous portons la faiblesse de notre vie, nous ne vivons pas justement si nous ne ressentons jamais aucune de ces passions» (La Cité de Dieu 14, 9). Autrement dit, les passions font partie du plan divin, comme le mal: c'est ainsi que s'exprime déjà saint Paul dans l'épître aux Romains(1, 24-31). Il n'y a point de politique sans passions et sans passions la vie devient l'ennui. La France est dans l'ennui politique. Curieusement, comme le faisait remarquer Roland Barthes dans son dernier cours au Collège de France en 1980 (La Préparation au roman, Seuil, p. 498), on emploie aujourd'hui ce terme à contresens. L'étymologie du mot ennui (in odio esse) prouve que le mot, encore au XVIIe siècle, signifie le contraire de ce que l'on entend dorénavant: il signifie «être objet de haine». J'emploie donc ce mot au sens où Pascal ou Racine l'entendaient. La politique n'est plus de nos jours que le lieu des haines: on se renvoie des invectives haineuses d'un camp à l'autre et l'on hait plutôt que l'on n'argumente. Le désir général est de faire mal, de discréditer, de disqualifier: c'est une libido insultandi, la pratique insolente de l'infamie et de l'anathème, et non une passion politique mise au service d'une construction. Nos politiques s'écrivent ou se racontent comme le font les plus mauvais romanciers contemporains obsédés par la taille de leur nombril «L'acédie» politique conduit à s'asseoir sur son canapé et à regarder la politique comme un spectacle, un filon qu'exploitent ad nauseam ces nouvelles émissions politiques qui prétendent renouveler le genre. On se renferme sur soi, chez soi, sans examiner ce qu'il y a en soi ni tenter d'éclairer les ressorts de cette basse et fausse passion qui consiste à se réjouir des coups bas portés à l'ennemi et à s'enivrer de la pauvre rhétorique des petites phrases. Il semble bien que l'écriture politique elle-même soit devenue une nouvelle imposture. Les politiques se mettent en scène, à la télévision comme dans leurs livres, sur un canapé faussement présenté comme un divan freudien. Cette réduction du champ politique à un accessoire domestique est à elle seule révélatrice: jadis de Gaulle parlait devant un drapeau. Nos politiques s'écrivent ou se racontent comme le font les plus mauvais romanciers contemporains obsédés par la taille de leur nombril. L'autoportrait a remplacé le programme. Untel évoque sa mère, tel autre le premier livre illustré de son enfance. Ils se décrivent en une prose autocentrée, nourrie de leur histoire familiale et de leurs origines (modestes, forcément modestes), mais extraite de l'Histoire des hommes et de la politique, croyant ainsi rivaliser avec Jean-Jacques Rousseau ou André Gide et atteindre la gloire littéraire. Ils ignorent, pensant écrire pour tous, que la littérature se définit par l'étroitesse de son lectorat. Stendhal l'a dit mieux que quiconque dans la Vie de Henry Brulard: «J'écris pour des amis inconnus, une poignée d'élus qui me ressemblent, les happy few.» «L'acédie» politique des Français s'explique ainsi pour les mêmes motifs que le dégoût pour les mauvais romans: ils ont compris ce subterfuge des politiques qui font mine d'écrire pour les autres - la Cité, le politique - alors qu'ils n'écrivent que pour construire une image d'eux-mêmes. Ils ne répondent point aux demandes ferventes de nos concitoyens frappés par l'ennui, comme tous les hommes que Pascal décrivait en ces quelques mots fulgurants: «Dépendance, désir d'indépendance, besoins» (Pensées IV, 73 Le Guern).
J'ajoute les liens vers d'autres articles intéressants /

Massacreur de la langue française

Massacreur de la langue française voilà un titre dont on peut l'affubler sans difficulté ...
La lecture d'un billet de Stéphane Ratti publié le 13/02/2015 à dans le FIGAROVOX valide ce que j'ai toujours pensé. Avec son 'autorité' de Professeur des Universités, son interrogation sur le sens politique de la pauvreté du langage présidentiel est très intéressante.

Pourquoi François Hollande s'acharne-t-il à massacrer ainsi la langue française dans toutes ses interventions? Plusieurs analystes se sont à juste titre posé la question après avoir, avec précision, analysé quelques-unes des monstruosités syntaxiques présidentielles à l'occasion de sa dernière conférence de presse. Quatre explications peuvent être apportées. François Hollande parle mal pour «faire peuple» est la première qui vient immédiatement à l'esprit. ‘est d'abord la syntaxe en effet qui pèche le plus chez lui. La syntaxe, c'est, expliquait Dumarsais, le grand grammairien et philosophe du XVIIIe siècle, «ce qui fait en chaque langue que les mots excitent le sens que l'on veut faire naître dans l'esprit de ceux qui savent la langue». Dans le discours du président, on a ainsi repéré (je mets entre parenthèses le nom savant de ce qui, ailleurs, chez les bons auteurs, s'appelle une figure de style) des ruptures de constructions (anacoluthes), des interruptions subites ou des réticences diverses (aposiopèses), des raccourcis enfin qui confinent à l'obscurité (brachylogie)… Or la syntaxe est l'art de lier ce qui sans la langue et l'intelligence demeure à l'état brut du chaos. De deux choses l'une: soit le président a une pensée chaotique, soit sa rhétorique, artificiellement fautive, mime un réel en désordre. Si la seconde hypothèse est la bonne, c'est-à-dire si l'on crédite le rhéteur de suffisamment d'astuce et de maîtrise, la fausse modestie de cette langue que l'on voudrait faire passer pour populaire (mais aucun peuple, nulle part, ne parle ainsi) serait la concrétisation d'une manipulation élaborée: «Je parle comme je suis (normal) et je vous parle comme je crois savoir que vous parlez (mal).» Remarquons que cette hypothèse est la plus flatteuse pour le président puisqu'elle le crédite linguistiquement d'une habileté supérieure, même si, politiquement, elle dénonce chez lui une vertu inférieure, la démagogie.

dimanche 25 septembre 2016

samedi 24 septembre 2016

Cézanne

Fanfan et moi, nous avons bien aimé le film et le générique de fin.
Un magnifique fondu anamorphosique des tableaux de la montagne sainte victoire.
Je me souviens que parmi les reproductions que Maman avait affichées dans le couloir de notre jolie maison de Sainte-Adresse, il y avait un Cézanne dont le jeu des couleurs bleues me fascinait.

jeudi 22 septembre 2016

Des lacs de Savoie aux lacs italiens

De lac en lac à tire-d'aile

samedi 17 septembre 2016

Homme\Femme


jeudi 15 septembre 2016

Non apéirophobe

À la lecture du Monde, je viens de découvrir un nouveau mot ... l'apéirophobie. Ce serait dans cet article, la crainte de la vie éternelle !

Pour moi, l'éventualité d'une vie éternelle me semble vraiment à redouter. Je me dis que ce serait un véritable enfer que de devoir se coltiner les mêmes connards, cinglés ou autres brutes épaisses à l'infini. Heureusement j'ai donc une sorte de certitude autoprotectrice : Que ce n'est pas possible ... Ouf !

L'autre sens semble plus 'concret', ce serait la crainte exagérée de l'infini. Effectivement lorsque l'on bascule la tête et que l'on regarde le firmament. C'est renversant. Et maintenant que l'on établit une carte plus précise de la voie lactée, cette plongée dans l'infini renvoie notre minuscule point de vue anthropocentrique à plus d'humilité.

mardi 13 septembre 2016

Wynny

Fanfan et moi, nous profitons d'une des dernières douces soirées de l'été au bord du lac
à la terrasse du WYN avec un Kaiser Spritz pour patienter.
Hier, un bon bain juste avant l'orage !


et quelques jours plus tôt.

Villa bretonne

Une villa gallo-romaine située à Langrolay-sur-Rance (22), entre Dinan et Dinard vient d'être mise à jour par des fouilles récentes. La villa a été construite entre le Ier et le IVe siècle après J.-C. sur 1.500 m² habitables, bordées de 120 m de galeries avec une piscine chauffée, des thermes d'environ 400 m² et deux piscines.

Source : Le Télégramme
http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/langrolay-sur-rance/dinan-une-luxueuse-villa-gallo-romaine-decouverte-13-09-2016-11215861.php#EQvGYdqxhylQxoIj.99

samedi 10 septembre 2016

Chia



Tous les matins, je donne à boire à ma petite tortue verte ..... en fait aux graines de Chia - g. Salvia hispanica - qui la recouvre .....
cela faisait 33 ans que je n'avais pas fait pousser sa carapace verte, faute d'avoir pu dénicher ces petites graines riches en mucilage qui permettent aux graines de se fixer sur son corps d'argile.
Et alors je repense alors aux joyeuses escapades mexicaines avec Marcelo Esteban qui m'avait fait découvrir cette petite poterie traditionnelle à Tijuana. 1983 ✈ Californie

mercredi 7 septembre 2016

mardi 6 septembre 2016

Akrotiri

La cité de l'Altantide célébrée par Platon 360 av. J.-C.  n'est probablement pas un simple mythe mais la réalité terrible qui ravagea Théra et Akrotiri au sud de l'île grecque de Santorin .
Les peuples de la civilisation minoenne installés à Santorin et en Crète, devaient dominer le monde antique archaïque.
Mais il y a 3.500 ans ... la gigantesque éruption volcanique de Santorin a tout d'abord recouvert les villes d'Akrotiri et de Théra sous plus de 20 m de cendres volcaniques, puis les coulées pyroclastiques de l'éruption ont enseveli la caldera. Ce 'bouchon' volcanique s'est ensuite, sous son propre poids, affaissé en provoquant un gigantesque tsunami de 15 m qui aurait ravagé la Crète en anéantissant les ports, les villes côtières et les flottes méditerranéennes en l'espace d'un jour et d'une nuit.
La fresque des Navires

Synopsis


http://jfbradu.free.fr/GRECEANTIQUE/CYCLADES/SANTORIN/AKROTIRI/AKROTIRI.php3?r1=5&r2=1

lundi 5 septembre 2016

Endymion

Je viens de relire plus précisément une belle histoire. Selon les mythes antiques, Endymion était le fils de Zeus, de Calycé et d'Aethlios souverain d'Élide, lui-même fils de Zeus.
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Endymion vivait la nuit et se reposait le jour, dans une grotte du mont Latmos en Carie où il dormait, laissant penser qu'il était pris d'un sommeil éternel. Certains racontaient que c'était Zeus qui l'avait condamné à ce profond sommeil pour avoir séduit Héra. D'autres disaient qu'il était l'amant de la lune Séléné qui venait le rejoindre chaque soir et dont il aurait eu cinquante filles.
En fait c'est peut-être aussi le premier astronome. Car quand il n'allait chasser les bêtes fauves la nuit au lever de la lune, il étudiait les météores, les étoiles et le cours de la lune.

dimanche 4 septembre 2016

samedi 3 septembre 2016

Varengeville

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Les mélodies d'Albert Roussel
Le Bachelier de Salamanque
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un jardin ...