- L'amer pour rentrer au port -

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dimanche 16 janvier 2022

Théra - Santorin

Lu dans Le Monde


L’éruption du volcan de Santorin il y a 3 500 ans a frappé la côte turque

Un squelette découvert lors de fouilles, conduites à 200 kilomètres au nord-est du volcan de l’île grecque, suggère que plusieurs tsunamis ont été engendrés par ce cataclysme. Il est à l’origine de l’effondrement de la civilisation minoenne.

Squelette articulé de jeune homme au sein des décombres du tsunami à Tchesmé. La courbe de l’excavation autour du squelette marque l’étendue et la forme du dépôt. SAHOGLU ET AL 2022

Platon n’a sans doute pas tout inventé dans son évocation de l’Atlantide dans deux de ses ouvrages. Depuis la mise au jour, à partir de la fin des années 1960, de la cité antique d’Akrotiri, ensevelie sous des tonnes de cendres au sud de Santorin, il est devenu certain que cette île grecque de la mer Egée avait été déchirée, à l’âge du bronze, par une éruption volcanique considérée comme l’une des plus violentes de l’histoire.

Cette éruption de type plinien, analogue à celle du Vésuve qui ensevelit Pompéi, provoqua énormément de projections de cendres et de pierres ponces lointaines, dont les archéologues continuent de trouver trace dans toute la zone méditerranéenne. Le cataclysme fut tel qu’il signa l’effondrement progressif de la civilisation minoenne apparue vers 3 100 avant J.-C., en Crète, à une centaine de kilomètres au sud de Santorin.


Cette civilisation s’était épanouie en Egée en partie grâce à sa domination maritime. Mais ses flottes furent fracassées dans les ports et plusieurs cités littorales furent dévastées, comme Palékastro, dans l’est de la Crète, où des chercheurs avaient déjà avancé, il y a une douzaine d’années, l’hypothèse d’un tsunami en deux énormes vagues.
Quatre raz de marée

Bizarrement, aucune victime de ces désastres n’avait pu être exhumée jusqu’à présent, pas même à Akrotiri : les experts pensaient que des tremblements de terre précédant l’éruption avaient fait fuir sa population vers d’autres îles ou que le volcan avait « carbonisé » ses habitants.

Dans ce contexte, l’article publié, le 30 décembre 2021, dans la revue scientifique américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), apporte d’importants éléments nouveaux. Ses principaux signataires – Vasif Sahoglu, professeur d’archéologie à l’université d’Ankara (Turquie), et Beverly Goodman Tchernov, qui dirige le département de géosciences marines de l’université de Haïfa en Israël – affirment avoir démontré que l’éruption de Théra (l’ancien nom de Santorin) a eu de graves conséquences non seulement en Crète, mais aussi à 200 kilomètres au nord-est du volcan, près de Tchesmé (Çesme, en turc), sur la côte turque de la mer Egée, à environ 70 kilomètres à l’ouest d’Izmir.Vue du site et des fouilles de Tchesmé. SAHOGLU ET AL 2022

Fouillé à partir de 2009, ce site, occupé depuis le troisième millénaire avant J.-C., comportait plusieurs bâtiments, des routes ainsi que des traces d’influence minoenne, à travers les poteries retrouvées notamment. Les chercheurs ont d’abord découvert « une couche de cendres volcaniques bien conservées et un horizon de destruction chaotique composé de dépôts stratifiés ». Dans le cadre d’une collaboration interdisciplinaire avec une douzaine d’experts turcs, israéliens et autrichiens, ils ont réalisé des analyses archéologiques et sédimentologiques (spectroscopie en fluorescence X, analyse par activation neutronique instrumentale, granulométrie, micropaléontologie et datation au radiocarbone). Leur conclusion est qu’au moins quatre raz de marée ont dévasté le site.

Selon eux, une première vague a été suffisamment violente pour faire tomber des murs de fortification. C’est dans cette couche, la plus profonde, qu’ont été trouvés le squelette d’un jeune homme et celui d’un chien, présentés comme « les premières victimes jamais identifiées de l’éruption de Théra et de ses conséquences immédiates ».
Datation complexe

L’article explique qu’« après une courte pause de quelques heures un deuxième tsunami est survenu, sans doute associé à la même phase éruptive ». S’en est suivie « une période de calme plus longue qui a permis aux cendres de s’accumuler sur les débris du tsunami », tandis que « de violents incendies se déclaraient sur terre et en mer ». D’après les chercheurs, la troisième vague, moins forte, « a livré un paquet de sédiments et de matériaux carbonisés ou encore brûlants », avant une autre période calme « de plusieurs jours à plusieurs semaines, au cours de laquelle les gens ont commencé à rechercher des restes humains. »

Constatant qu’un trou avait été creusé dans les débris jusqu’à environ un mètre au-dessus de l’endroit où se situait le squelette du jeune homme, les archéologues émettent l’hypothèse que son corps était recherché, tandis que d’autres cadavres avaient pu être retrouvés plus haut. Mais ces travaux ont été interrompus par l’arrivée d’un quatrième tsunami « d’une force similaire au premier ». Les chercheurs ne donnent pas d’indication sur la hauteur des vagues, dont la puissance semble avoir bénéficié d’un effet de rebond à Tchesmé, dans une baie semi-fermée comme celle de Palékastro. Selon les vestiges archéologiques, la communauté florissante de Tchesmé « a cessé d’exister pendant au moins un siècle » après la catastrophe.Lire aussi Article réservé à nos abonnés Les mystères de la civilisation minoenne se dissipent

Les datations au carbone 14 effectuées sur des matériaux trouvés près des ossements mais pas encore sur les squelettes donnent différents résultats. Les chercheurs se contentent d’affirmer que le cataclysme « n’est pas antérieur à 1620 avant notre ère ». Une controverse perdure depuis longtemps sur la date de l’éruption de Théra. Géologues et paléoclimatologues s’appuient sur ce type de datation et sur des carottes polaires pour la situer à la fin du XVIIe siècle avant J.-C. Les archéologues se fient plutôt à des synchronismes entre des poteries, notamment, pour retenir la date approximative de 1530, soit presqu’un siècle plus tard.

En tout état de cause, l’article de Vasif Sahoglu et Beverly Goodman-Tchernov « présente des données importantes et entièrement nouvelles qui enrichissent considérablement nos connaissances sur la nature, la durée et l’impact de l’éruption de Santorin à l’âge du bronze récent », estime Jan Driessen, professeur d’archéologie à l’Université catholique de Louvain (Belgique), qui dirige le groupe de recherche Talos sur l’impact de l’explosion dudit volcan. Tchesmé « est jusqu’à présent l’un des rares sites à présenter de bonnes preuves archéologiques associées à la fois à des traces de cendres volcaniques et de dépôts de tsunami ».

Source : Martine Jacot

lundi 11 septembre 2017

Lydie

Il y a 8 ans déjà ... Göcek la Riviera turque au mois de mai, le Golfe de Fethiye et les montagnes du Taurus encore enneigées. Quel bon souvenir !

jeudi 17 janvier 2013

Profil

dimanche 27 novembre 2011

Minorités et Marches

L'évolution de la diplomatie turque ne laisse présager rien de bon pour les minorités de Syrie. Le premier ministre turque pousse ses pions et n'hésite pas à interférer directement dans le rapport de force régional. En retour la Syrie a modifié sa position par rapport aux Kurdes.
Les ficelles de la coercition du passé vont elles être tirée de façon similaire ?
En 1939 la Turquie avait replacé sous sa souveraineté (c.a.d. tout simplement 'annexé' ... ) une province entière, celle du sandjak autonome d'Alexandrette créée par les Français et maintenant appelée «province du Hatay» où vivait une forte population turcophone, en faisant pression stratégique sur la France pour qu'elle accepte le transfert de souveraineté avant l'échéance du mandat international de la S.D.N. qu'elle avait depuis 1920 sur la Syrie et qui allait se terminer.
Laisser la Turquie dépitée hors de l'Europe, en électron libre, ne me semble décidément vraiment pas raisonnable avec des conséquences plus graves encore que les problèmes qui se poseraient avec sa pleine intégration. Et la lecture de l'éminent professeur Davutoğlu ne peut que valider ce point de vue. La Turquie est partagée entre aspirations, celle d'intégrer l'Europe et celle de devenir, sans se contenter de rester aux marches de l'Europe, un « État central » de l'Eurasie complexe et turbulente.
Les hommes politiques européens en s'opposant à l'entrée de la Turquie en Europe, avec finalement une position plus musulmanophobe que xénophobe, risquent tout simplement de faire le jeu des religieux extrémistes. Et leur veto risque indirectement d'être douloureux voire fatale pour les chrétiens du Levant qui constituent la minorité la plus vulnérable. Autrefois le traité de Lausanne avait remplacé celui de Sèvre en partie pour permettre aux minorités confessionnelles turques de pouvoir pratiquer leur culte, en vain !
Pour l'instant, face aux sunnites, les minorités druzes, chrétiennes, ismaéliennes, kurdes ne semblent pas encore avoir choisi de faire défaut à la minorité des alaouites qui dirigent le pays depuis 1961.
Il me semble que le plus grand danger pour le Levant, serait que la Turquie s'éloigne de la 'laïcité' et franchisse le cap de la politique de bon voisinage à "zéro problème" qu'elle s'imposait de tenir jusqu'alors en tant que membre de l'OTAN. L'obédience sunnite de la majorité des Turques pèserait alors lourd dans l'équilibre des forces religieuses dans une région où depuis longtemps l'Iran (et ses chiites) et l'Arabie, aiguillonnée actuellement par le Qatar, (et ses sunnites) s'opposent. Espérons ne pas avoir à retourner à la case départ avec Perses, Arabes et Hittites.

mercredi 9 novembre 2011

Un Peuples sans autre Pays que Des Frontières …

L'Histoire peut présenter de façon obstinée plusieurs fois le même plat, pas toujours avec la même cuisson !
L’infographie présentée dans Le Figaro du 11.11.08 doit être aussi lue autrement :
~ 48% des Kurdes résident en Turquie, 27 % en Iran, 18 % en Irak, 6 % en Syrie et un faible pourcentage en Arménie, en Azerbaïdjan et au Turkménistan … Les 30 millions sont à cheval sur 8 pays !
La création d'un état kurde indépendant avait été prévue en 1920 par le traité de Sèvre. Celui de Lausanne de 1923, cité dans l'article du Figaro, fit finalement passer à la trappe les précédents bonnes résolutions de Mustapha Kemal envers les Kurdes (dans la négociation, il était prévu que la République de Turquie accorderait l’accès au culte des différentes religions contre l’abandon de la création d’un Kurdistan qui n’a jamais vu le jour !).
J’ai recherché les périodes d’indépendance kurde. Toutes n’ont jamais été reconnues par des traités internationaux, concernaient de faible portion de territoire, et n’ont duré que très peu de temps : le XIXe siècle a vu surgir de brèves principautés kurdes indépendantes comme le minuscule Émirat Soran de 1816 à 1836 à cheval sur l’Irak et l’Iran et le XXe siècle a vu 4 épisode d’indépendance relative, le court Royaume du Kurdistan du cheikh Mahmud de Suleymania au nord de l’Irak entre 1922 et 1924, puis l’éphémère Royaume du Kurdistan (2ième du nom) dans l'est de la Turquie en 1925, la République d'Ararat autoproclamée entre 1927 à 1931 (située en Turquie actuelle), la brève République de Mahabad dans le nord-ouest de l’Iran en 1946.
La Crise en Syrie engendrerait-elle le nouvel embryon d'une entité autonome ? Sera-ce salvateur pour les Kurdes ? La faiblesse des uns permet le sursaut des autres de façon très classique. Bachar el-Assad en rétorsion contre l’abandon du soutien d’Erdogan, joue le jeu de ‘l’ennemi de mon ennemi devient mon ami’. Il a donc laissé rentrer d'exil Mohammed Saleh Mouslim, leader kurde du PYD version syrienne du PKK (interdit en Turquie) et permet maintenant des élections locales de Comités de citoyens, des écoles kurdes, l'enseignement en langue kurde, de chanter lors du lever du drapeau national kurde, l’hymne national kurde.
De forts signes régaliens ! Resteront-ils l’apanage d’uniquement quelques Kurdes, les 6 % de Syrie ? Non probablement, il sera difficile de cantonner les avantages. Déjà, une autonomie pour le quart des Kurdes, ceux d’Irak, avait ouvert la brèche. Elle devrait continuer à s’élargir. Mais comment?
Les Kurdes (j’utilise volontairement le K majuscule) sembleraient être seuls contre tous, sans véritables alliés. Les Kurdes habitent majoritairement dix des plus orientales provinces du plateau anatolien de la République de Turquie où on n’est pas vraiment libre de circuler. En Irak, les Kurdes vivent au nord dans la Région autonome du Kurdistan dirigée par un Gouvernement régional du Kurdistan mais les États-Unis ne vont plus garantir militairement la relative tranquillité à cette région, puisqu’ils rapatrient leurs troupes.
Pour l’instant seuls les 2 pays du sud, l’Irak et la Syrie, on fait bouger la donne qui concerne que le1/4 des Kurdes.
Aucune évolution n’est apparue au nord, la situation reste figée entre 2 états forts l’un sunnite la Turquie et l’autre chiite l’Iran. Les tensions démographiques y sont les plus fortes car c’est dans ces 2 pays que résident les 3/4 des Kurdes. Les Kurdes (le 1/5ème) qui résident en Iran, s’y sentent beaucoup plus minoritaires (10%) que les Kurdes (la 1/2 des Kurdes) qui résident en Turquie mais où ils représentent 20% de la population et sont majoritaires dans leur région.
Avec une logique imparable, les Kurdes vont continuer à chercher à se fédérer et davantage entre eux plutôt qu’avec une autre nation. Et comme il semble improbable qu’un état abandonne, gratis, une partie du sol qu’il revendique et qui a été entériné par des traités, l’existence du Kurdistan reste donc que très virtuelle et hypothétique, à moins d’une sécession unilatérale peu probable faute de soutien. Le conflit va rester larvé, perdurer et maintenir la région sous pression.
L’Occident au XXe siècle a failli, c’est un des défis géopolitiques que l’Orient et l’Occident au XXIe siècle devront résoudre. Le respect des nations à disposer d’elles mêmes, sans être lésées par d’autres nations ou par un tyran, est un droit majeur. Mais le Droit internationale n’a pas de solution prête à l’emploi dans ce cas précis. Une nation sans pays est en principe non représentée à l’O.N.U.
Une Résolution qui amènerait d’autres nations à ‘intervenir pour protéger des populations’ comme en Libye est peu probable. Les puissances de l’Orient échaudées lors de ce précédent historique, ne devraient pas vouloir jouer les cartes de la même façon !
L’Iran en tant que grande puissance régionale émancipée, n’admettra aucune ingérence comme les autres puissances régionales. La Russie parce qu’elle est encore liée à ‘je t’aime, moi non plus’ avec ses anciennes Républiques limitrophes ; l’Arabie occupée à protéger et à pérenniser son privilège rentier et tyrannique sur l’immatériel et le matériel : la Pierre noire, la Kaaba et l’Or noir, le pétrole ; la Chine parce qu’elle aurait alors des problèmes similaires à régler avec les Ouighours voir les Tibétains dont ‘la fédération’ avec les Hans n’a pas prise ; et l’Inde car elle-même revendique toujours la fraction du Ladhak, l’Aksai Chin, confisqué par la Chine il y a cinquante ans en 1962 quand en même temps l’Inde occupait l’Arunaschal Pradesh du Tibet que le Chine venait d’envahir ...
Je reviens au Tibet, un peu volontairement, car il est assez surprenant que l’empathie internationale de bon ton, aille différemment envers les Kurdes qu’envers les Tibétains. Il reste beaucoup de litiges à résoudre pour que l’Humanité puisse vivre en paix !

lundi 12 octobre 2009

Ankara et Erevan

Les joueurs de foot ont passé la balle aux ministres des Affaires étrangères de Turquie et d'Arménie. Ils ont finallement signé samedi soir à Zurich en Suisse, des accords pour normaliser les relations entre les 2 pays voisins. Trois heures et demie de retard pour des signatures tant attendues, ce n'est rien pour l'Histoire!
Géographiquement, L'Arménie est un territoire situé entre l'Euphrate et le Caucase, autour des lacs de Van et de Sévan. Cette région de hauts plateaux, creusée de profondes vallées, a constitué depuis des millénaires le foyer du peuple arménien. Soudés par leur culture, leur langue - un rameau indo-européen isolé - et leur religion - une branche du christianisme, autocéphale depuis le VIe siècle -, les Arméniens ont pu traverser les siècles malgré de longues périodes de dépendance ou de partage entre empires rivaux. Le dernier royaume sur le sol historique disparut au XIe siècle, mais à la fin du XIIe vit le jour en Cilicie, face à l'île de Chypre, un dernier et florissant royaume arménien, qui succomba en 1375. Il n'y eut plus aucune structure étatique indépendante jusqu'en 1918. Au début du XVIIe siècle, le peuple arménien se trouva divisé pour longtemps entre deux états musulmans ennemis, l'Empire ottoman, sunnite, et la Perse safavide, chiite. Trois siècles plus tard, les armées russes franchirent le Caucase et conquirent la majeure partie de l'Arménie perse : dès lors la présence arménienne se partagea essentiellement entre une Arménie occidentale, dans l'Empire ottoman, et une Arménie orientale, en Russie avec une faible proportion en Iran.
Le reconnaissance nécessaire des massacres des arméniens par les turcs dès 1895 et le règlement du litige territorial du confetti du Haut-Karabakh (littéralement « jardin noir » - kara = noir en turc et bagh = jardin en persan) qui s'est déclaré indépendant en 1991, enclavé en Azerbaïdjan mais sous contrôle arménien, restent d'épineux problèmes à régler!
Le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et son homologue turc Ahmet Davutoglu étaient entourés par la ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey, leurs homologues russes Sergueï Lavrov et français Bernard Kouchner, le chef de la diplomatie européenne Javier Solana et la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton.

dimanche 11 octobre 2009

Saison turque

Ce pays ne me laisse pas indifférent, j'ai déjà posté 23 billets dans mon blog sur la Turquie, sa situation géographique à cheval sur 2 continents et son histoire passionnante, le rendent fascinant.
Actuellement, il ne faut pas oublier que 3 % du territoire de la République de Turquie - sa province de Trakya - Thrace orientale - se situe en Europe. Et 17 % de la population turque, de ce fait européenne, vit dans Istanbul la plus grande ville turque située majoritairement en Europe. Je joins mon humble voix à celles de Michel Rocard, Jacques Delors, Luc Ferry et Edgar Morin qui sont favorables à l'entrée de la Turquie dans l'U.E.
L'exposition présentée au Grand-Palais,
retrace l'histoire du célèbre site de la Corne d'Or sur les bords du Bosphore, occupé depuis le paléolithique. Cette position stratégique lui confère un rôle de centre commercial, politique, militaire et religieux unique au monde. D'abord Byzance, ensuite Constantinople, puis appelée Sublime Porte et enfin renommée en 1928 Istanbul.
Quelques dates sont importantes :
# 330, scission entre les empires romains d’Orient et d’Occident, Bysance devient Constantinople, capitale de l'empire romain d'orient;
# 1204 et 1261, implantations vénitienne et génoise de Galata et « invasion latine » tragique conséquence de la quatrième croisade,
# 1453, abandonnée par ses alliés, la Ville est prise par Mehmet II le Conquérant et devient la capitale du nouvel empire musulman. Plus tard, Soliman Ier magnifie la ville et fait bâtir la célèbre mosquée Süleymaniye d’İstanbul.
# Au XIXe le Palais de Topkapi est abandonné au profit de nouveaux palais somptueux à la mode européenne, Dolmabahçe, Beylerbeyi et Çırağan.
# 1923, la ville perd sont statut de capitale en faveur d'Ankara qui devient la capitale de la République de Turquie.

vendredi 15 mai 2009

Dauphins, Caretta caretta & chevrettes...

Le temps de trouver mon appareil photo, les dauphins joueurs qui ont plonger juste à coté de la coques, sont déjà loin. Je voudrais plonger pour les suivre ... mais c'est bien irréaliste et je ne les suis qu'avec l'objectif avec un peu de tristesse de les voir s'éloigner. Ils jouent ou chassent quelque nourriture. Vivent ces emblèmes de la Liberté.
Au retour du site de Kaunos, juste avant de réembarquer, un bruit vif attire mon attention; il me permet de prendre cette photo. Dans un ruisseau affluent du Dalaman, est-ce une jeune Carretta? Probablement, mais c'est un serpent derrangé qui était responsable de la secousse perçue!
La tortue de mer, g. Caretta caretta, aussi appelée Caouanne pond ses oeufs dans le sable de la plage d’Iztuzu à l'embouchure du Dalaman.
Les hôtes réguliers des ruines de Kaunos sont des ruminants, un troupeau de chèvres, boucs et chevreaux, quatre ânes et un veau ... qui paisiblement cherchent l'ombre des vieilles pierres!
Presque partout, sur les îles caillouteuses, les reines sont ... des chèvres sans mausolés!

jeudi 14 mai 2009

Kaunos

Kaunos est une ancienne cité de Carie - Καῦνος - Caunus - située très stratégiquement à l'embouchure du fleuve Dalaman et aux pieds du mont Tarbelos. La cité fondée par Kaunos le fils de Miletos.
Son ancien port, maintenant en partie envasé, constituait un havre très protégé à partir duquel était exporté vers Rome la très importante production de figue de l'arrière pays.
Les ruines laissent une trâce précise de la richesse de cette cité. Le théâtre (5.000 places) reste en bon état et accueille encore de nombreux concerts. Des fragments du système de canalisation d'une fontaine monumentale restent visibles.
Tout près de là, on découvre la base d'une sorte de temple circulaire à colonnes qui dominait l'acropole. Plus loin, une église bysantine a été probablement construite sur les ruines d'un temple plus ancien.
Les ruines des thermes romains encore assez bien conservés sont le terrain de jeu des chèvres...

Le Barbier de Kalimche

Accompagné par Hasan, je suis allé me faire raser la barbe chez LE barbier de Göcek. C'était une expérience très étonnante. On se rase tous les jours... mais là, se faire raser, cet épisode banal et quotidien devient complètement différent. Le savonnage méticuleux avec un bon et antique blaireau, la précision de la lame neuve, et ... même la flamme pour terminer la séance ainsi qu'un petit massage de relaxation. Le voyage était exceptionnel. Nous sommes restés ensuite un petit moment pendant que le barbier exécutait un autre client tout en causant beaucoup... j'ai eu le droit à un résumé concis par Hasan.
Le moins banal de l'histoire, c'est qu'il nous a montré un article du Herald Tribune qui ne tarissait pas d'éloge sur sa pratique. Exceptionnel!

Dalyan

Le mot turc "dalyan" signifie "pêcherie". Dalyan est un village de pêcheurs qui a accueilli des réfugiés des Balkans après la guerre Gréco-ottomane de 1920-22, en remplacement de son ancienne population grecque émigrée.
Nous y avons embarqué sur un bateau à fond plat, pour rejoindre en aval Kaunos. Cette cité carienne commandait le débouché du lac et limitait la province romaine de Carie de la Lycie.
Un peu avant Kaunos, aux détours d'un méandre du Dalyan çayi au milieu des roselières qui prospèrent sur les riches alluvions, on découvre les tombeaux rupestres monumentaux typiques lyciens... creusés dans les falaises.
Selon la légende antique, le roi Karya (fils d'Apolon et fondateur de la ville de Milet) a eu des jumeaux avec la nymphe Cyanée, Kaunos et Byblis. Pour échapper à la passion de sa soeur, Kaunos quitte Milet et fonde sa propre ville. Sa soeur délaissée et éplorée, essaie en vain de le retrouver. Les Nymphes prises de pitié lorsqu'elle cherche à se suicider, la transforment en fleuve, le Dalyan et sous son nom antique Kalbi Kαλβι ... alimenté par ses larmes.
Vous avez pensé les lieux archaïques?
Nenni! lol !
Au nord de Dalyan, en lieu et place d’un ancien golfe de la Méditerranée, un lac appelé Köyceğiz s'est formé suite à l'accumulation d'alluvions. Peu avant nous nous sommes arrêtés à 'la station thermale de Sultaniye'. Et je me suis décidé à m'immerger dans l'eau chaude et souffrée mais sans passer ensuite dans la boue... et me transformer en acteur de la 'Guerre du Feu'.

mercredi 13 mai 2009

Cruse

baie des anges
régalade de poissons tout frais pêché...
Matelotte de Mérou ... super-extra-excellente...

Fleurs de Lycie