- L'amer pour rentrer au port -

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mercredi 6 mai 2020

Rien ne sera plus comme avant


... film culte de Jack Arnold (1916-1992), grand maître du frisson dans une veine poétique et philosophique...
Sorti en 1957, restauré et réédité en DVD et Blu-ray (avec des entretiens sur le film) par Elephant Films en 2019, L’homme qui rétrécit nous murmure encore quelque chose à l’oreille, qui serait de l’ordre du rapport de l’homme à la nature.
... Scott Carey (Grant Williams), un Américain moyen au bonheur tranquille, prend le soleil sur son bateau avec son épouse, lorsqu’il reçoit sur le corps quelques gouttes d’un brouillard radioactif, qui vont le faire rapetisser irrémédiablement...

Une sorte de parabole cinématographique qui devrait nous permettre de nous interroger sur une question fondamentale, l'Homme devrait réduire la taille de ses ambitions pour s'adapter mieux à son environnement La Terre ! et non pas l'inverse...

lundi 4 mai 2020

Une ligne comptable pour la Nature

Ce post est ma manière de réagir après avoir vu la vidéo où Aurélien Barau nous propose une réflexion est très Intéressante sur la manière dont il faudrait considérer philosophiquement l'économie... et sa représentation par 'Conventions' de certains aspects de la Réalité [sous entendu... que l'Economie n'est pas une Réalité formelle au sens philosophique...]. 

Il est sans aucun doute nécessaire de Remettre l'économie à sa place. Et pour cela paramétrer mieux les conventions de sa représentation.Cet objectif doit devenir le leitmotiv des préoccupations, des réflexions et des interrogations de 'nos' politiques AVANT de décider toutes les contraintes administratives et légales de demain.

Pour cela ne faudrait-il pas que nous tenions compte des 'intérêts' de la Nature (bon je sais, elle n'est pas une Personne légalement parlant… encore une Convention), du monde vivant dont nous faisons partie, en introduisant une comptabilité des actions positives\favorables en crédit et des actions négatives\défavorables en débit dans le grand bilan comptable de l'économie mondiale. 

Cette simple ligne comptable une fois sa prise en compte et intégrées de façon conventionnelle dans les bilans économique changerait l'ordre des puissances planétaires... Il aurait une toute autre apparence, ceux qui polluent, seraient en queue de classement et auraient une dette bien supérieure à celle présentée selon les conventions actuelles... et donc avec du passif écologique... une performance économique et un PIB bien plus faible !
Représentation ... Réalité … Poésie …
Vérité ?

mercredi 17 avril 2019

Ne pas juger le passé

Souvent les gens oublient qu'à vouloir juger le passé, avec leurs yeux d'aujourd'hui, ils aggraveraient parfois la sévérité du verdict. Les regards de la société évoluent, les connaissances sont plus larges, les normes admises changent. Certains jugements du passé étaient violents, Giordano Bruno a été brûlé.
Certaines infamies du passé sont ignobles et intolérables : abjectes. Les populations indigènes exotiques présentées encore dans des zoos au XXe siècle, l'esclavage à l'époque de l'extension coloniales, la servilité des sociétés féodales qui persistait à la Renaissance...
Toutefois la conscience des individus de chacune de ces époques ne pouvait pas être tourmentée comme nous le serions aujourd'hui. Il n'est donc pas possible de se focaliser sur les prises de position individuelle indélicates des principaux acteurs de l'histoire qui ont été dressés sur un piédestal avec la légitimité de leur époque. Leur renommée nous est parvenue pour des faits illustres qui les ont distingués dans la mémoire collective. Mais leurs travers ne peut pas être plus conspués que ceux de leurs contemporains dont on a tout oublié. 
Par exemple, fallait-il abattre si longtemps après les statues des héros sudistes de la guerre de sécession pour leur position esclavagiste ?
Sans aveuglement, gardons du passé le meilleur pour qu'il nous inspire et surtout n'oublions pas ses errements pour ne pas les reproduire.
Laissons les juges du passé avec leurs jugements.
En droit, il ne faut juger qu'une fois et ne plus y revenir...
Le prix de l'éternité est parfois lourd.

Croissance vertueuse

Ce n'est pas la décroissance qu'il faut prôner comme on le lit parfois mais une croissance vertueuse. C'est à dire que l'économie doit intégrer des paramètres dont elle ne tenait pas compte jusqu'alors.
Des lignes comptables complémentaires sont nécessaires pour rendre compte de l'activité économique.
Dans ce tableau comptable, les dégradations de l'environnement, pollution des sols, de l'air, des eaux, les effets sur le monde vivant, les écosystèmes, la dilapidation des ressources limitées, doivent apparaitre en négatif. Et bien sûr les améliorations corrigeront en positif cette colonne. La présentation rendrait mieux compte de l'entropie écologique du système. Avec un tel mécanisme, la "croissance économique" des années 60/70/80 seraient 'lues' et appréciées avec un autre regard plus perspicace. Sans doute sera-t-elle moins positive.
A travers ces nouvelles lignes comptables, les populations occidentales seront donc en dette pour le bien-être de cette époque insouciante. Qui maintenant devra en payer le prix ? Hélas ce sera toute la population mondiale d'aujourd'hui et de demain qui aura à amortir ces lignes. Comment ?
L'hétérogénéité de la répartition du bien être rend la question très complexe. D'autant plus que seule une partie des populations occidentales en a bénéficié. Et actuellement une plus faible part des populations des pays émergeants au régimes politiques moins démocratiques bénéficie de l'accès au bien être. Comment leur refuser des facilités de notre aveuglement passé ? Il faut les aider à accéder à cette croissance de façon 'propre' plutôt que de se décharger de nos déchets ou de leur confier les productions polluantes sous prétexte que chez eux leurs normes écologiques sont plus tolérantes et que les normes de protection sociale sont précaires. Nos importations doivent être corrigées d'une taxe correctrice qui permette de mutualiser les efforts, pour que la valeur des produits, plus coûteuse, soit plus juste tout en ne bloquant les échanges sous peine d'anesthésier leur croissance.

dimanche 13 mai 2012

Diatribe du rétroviseur

« A la caisse d'un super marché une vieille femme choisit un sac en plastique pour ranger ses achats. La caissière lui a alors reproché de ne pas se mettre à « l'écologie » et lui dit : 
"Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique. Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources! 
" La vieille femme s'est excusée auprès de la caissière et a expliqué : " Je suis désolée, nous n'avions pas de mouvement écologique dans mon temps." Alors qu'elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en rajouta : " Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à notre dépens. C'est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l'environnement dans votre temps! " 
La vieille dame admît qu'à l'époque, On retournait les bouteilles de lait, les bouteilles de Coke et de bière au magasin. Le magasin les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises.
À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique. De mon temps, On montait l'escalier à pied : on n'avait pas d'escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux. On marchait jusqu'à l'épicerie du coin aussi. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu'il fallait se déplacer de deux rues. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique. 
 À l'époque, On lavait les couches de bébé; on ne connaissait pas les couches jetables. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge; pas dans un machine avalant 3000 watts à l'heure. On utilisait l'énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements. 
 À l'époque, on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d'un frère ou d'une soeur à l'autre. C'est vrai ! on ne connaissait pas le mouvement écologique.
 À l'époque, on n'avait qu'une TV ou une radio dans la maison; pas une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d'une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l'État du Texas. Dans la cuisine, on s'activait pour fouetter les préparations culinaires et pour préparer les repas; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant qu'EDF en produit. Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boites ayant déjà servies, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique. 
 À l'époque, on utilisait l'huile de coude pour tondre le gazon; on n'avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou auto portées. 
 À l'époque, on travaillait physiquement; on n'avait pas besoin d'aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l'électricité. Mais, vous avez raison : on ne connaissait pas le mouvement écologique. 
 À l'époque, On buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif; on n'utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter à chaque fois qu'on voulait prendre de l'eau. On remplissait les stylos plumes dans une bouteille d'encre au lieu d'acheter un nouveau stylo; on remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir après chaque rasage. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque, Les gens prenaient le bus, le métro et les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l'école au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi de 24 heures sur 24. 
 À l'époque, les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes, taille crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jeter fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique. On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d'aujourd'hui.
 ALORS NE VIENS PAS ME FAIRE CHIER AVEC TON MOUVEMENT ÉCOLOGIQUE »
J'ai lu cette diatribe acide sur Facebook, mais après l'avoir partagé un instant, j'ai ensuite supprimé le partage pour ne pas rester connecter avec une source inconnue qui n'indiquait pas le nom du rédacteur du texte ! Je le reprend ici toutefois à cause de sa grande pertinence en attendant de pouvoir rendre à César ce qui lui revient ...

vendredi 27 janvier 2012

La vie d'un objet

La vie d'un objet, quoi de plus simple ?
En fait, rien n'est moins simple ! Avant de pouvoir l'utiliser correctement, il aura fallu se perdre dans le dédale de la notice si l'on arrive à trouver la bonne version adaptée à notre langue. Et quand il est périmé ou détérioré, il faut le recycler. C'est très compliqué et coûteux. Mais avant même ce dernier problème technique qui est quotidien et qui rythme nos descentes à la poubelle, il existe une problématique que vient de réactiver la Mère Eva 'la pas Jolie'.
C'est vrai que l'on a envie de s'insurger devant l'obsolescence trop rapide de certains objets. Améliorer leur durabilité a un coût. Sommes-nous prêts en tant que consommateur, à payer plus cher ce service. La durabilité n'est pas un critère pour l’électronique, tant l'évolution des techniques est rapide dans ce domaine. Est-il possible de concevoir les produits pour permettre une réutilisation après tuning ? Voilà une bonne question qui apporterait des réponses intéressantes.
Je ne peux m'empêcher de repenser au rafistoleur de parapluie que j'ai observé en Birmanie ... et à mettre cette image en parallèle avec cette insupportable habitude contemporaine de zapper. Ce bouleversement dans nos habitudes, passé sous silence par nos sociologues et psychologues pousse autour de nous, chacun à se désengager des beaux serments nuptiaux ... à la première contrariété aussi facilement qu'il changerait de chaîne ou de tenue. Le temps passe ainsi, c'est certain, plus vite qu'il ne devrait sans que l'on soit entré dans la durée. Peut-on 'exister' sans consommer un nouveau produit ? Cela semble contraire à l'esprit des temps et au prosélytisme publicitaire des sociétés de production qui nous obligent 'à vivre' dans une société de consommation. Il est vrai que l'on ne peut pas vivre sans consommer.
L'objet de la vie ...
Que les objets aient une vie plus longue que la notre, alors que nous redoutons la vieillesse et ses vilains atours ... Ce serait un comble pour nos âmes perdues dans les facéties et les paradoxes existentiels. Cette boulimie de consommation est peut-être un acte subliminal de désespoir face à l'impermanence des choses dont on ne doute pas et le doute de la permanence de notre âme ? Mais c'est aussi pourquoi à l'opposé, on s'attache à certains objets lustrés par l'usage et le temps, qui en dépits de leur usure, peuvent nous rasséréner, tranquillement, un peu comme un enfant qui organise ses sens avec la permanence de l'objet.
Pour que l'âme s'exprime à travers les sens, il faut un objet !
Est-ce rassurant ? Pour moi, l'optimiste de l'instant, oui !

jeudi 5 novembre 2009

Français par les liens indissolubles de la fraternité...

L’Identité nationale est une notion bien formelle dont certains s'offusquent peut-être à juste raison. Mais au regard de l'Histoire de France, il me semble que c'est à tord car la construction de cette idée complexe est essentiellement liée à la généreuse et terrible Révolution Française. Elle est de ce fait un peu archaïque... mais le sens même des archaïsmes est très souvent extrêmement intéressant. D'accord, à notre époque l'idée semble bien saugrenue car tout transite rapidement et beaucoup plus aisément que par le passé, les personnes, les marchandises, les services et l'argent!... Et puis une nouvelle idée forte se construit, l'identité européenne où je me reconnais, j'aime à penser que je suis Normand de naissance, Savoyard de domicile, Breton de cœur, Français de langue, Européen de passeport...
Pour marquer l'anniversaire de la prise de la Bastille en 1789, La Fayette avait fait organiser la Fête de la Fédération qui sera célébrée sur le Champ-de-Mars de Paris, le 14 juillet 1790. C'est d'ailleurs cet évènement, qu'officiellement..., on fête chaque année, mais combien le sait (je ne le sais que depuis peu). La notion de Nation était débutante. Il me semble aussi qu'elle a aussi été appelée du joli nom de fête de la Fraternité!
A cette époque, l'identité Régionale était beaucoup plus forte que l'identité Française. L'organisation de la France en départements étaient une idée toute nouvelle. Les Provinces étaient fondues dans la Nation départementalisée. Et les députés des 83 départements prêtèrent serment à la Nation et à la loi, après La Fayette, commandant de la garde nationale, qui prononça le premier serment, au nom des gardes nationales fédérées qui les entouraient :
«Nous jurons de rester à jamais fidèles à la nation, à la loi et au roi, de maintenir de tout notre pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par le roi et de protéger conformément aux lois la sûreté des personnes et des propriétés, la circulation des grains et des subsistances dans l'intérieur du royaume, la prescription des contributions publiques sous quelque forme qu'elle existe, et de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité».
Tous, culottés ou sans-culottes, se devaient de se couvrir du bonnet de la liberté (remis à la mode pendant la guerre d'indépendance par les américains en quête de symbole, en souvenir des esclaves affranchis de l'empire romain qui portaient le bonnet rouge phrygien). Quel bonnet devrions-nous porter pour commémorer la chute du Mur de Berlin? L'Espace Schengen naissant, la liberté de circuler est devenue banale alors qu'il y a 20 ans, c'était impensable.
Vive l'identité Européenne!
Pour moi, Eric Besson devrait être ministre de l'identité européenne tout autant que celui de l'identité nationale! Mais voilà tout de même ses premières propositions pour l'identité française. Car probablement pour un étranger, il faut pouvoir être intégré dans la nation, avant de pouvoir devenir européen. Tout comme il faut très certainement que les français aient vraiment intégré les étrangers en situation régulière, avant de devenir véritablement européens! Au XIXème siècle, il n'était pas évident pour un basque, un breton ou un gascon à la langue altère de devenir français, au XXème la tâche s'est compliquée pour les chrétiens polonais, arméniens, italiens, espagnols et portuguais, devenir français n'a jamais été simple pour les juifs (c'est grâce à la Révolution française qu'ils ont pu obtenir la nationalité française), et de nos jours ça l'est certainement beaucoup plus encore, pour les asiatiques, les sikhs indiens, les musulmans européens, africains du nord, des tropiques ou de l'équateur.
La France se doit de rester un état laïque où les lois religieuses ne doivent pas primer. Tous les citoyens doivent pouvoir les appliquer convivialement, en gardant ses attaches, sa langue et ses croyances mais sans former ni ghetto, ni communautarisme qui s'exonèrerait de la Langue et de la Loi de l'État communs à tous. Restent les problèmes des Usages vernaculaires qui ont force de Loi, mais qui sont heureusement suceptibles d'évoluer avec le corps social. Ils constituent souvent la pierre d'achoppement pour les nouveaux venus.
sic : "Notre Nation s’est constituée au fil des siècles par l’accueil et l’intégration de personnes d’origine étrangère. Ce grand débat doit permettre de valoriser l’apport de l’immigration à l’identité nationale, et de proposer des actions permettant de mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale à chaque étape du parcours d’intégration. Comment mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale auprès des ressortissants étrangers qui entrent et séjournent sur le territoire national ? - Mettre en place un contrat d’intégration républicaine pour les étrangers entrant et séjournant sur notre territoire, passant par une élévation du niveau de pratique de la langue française et de connaissance des valeurs de la République, pouvant consister en un renforcement du Contrat d’Accueil et d’Intégration existant. - Mettre en œuvre, sur la base du volontariat, un parrainage républicain, permettant aux ressortissants étrangers d’être accompagnés dans leur parcours d’intégration, - Ouvrir aux parents les écoles dans lesquelles sont scolarisés les enfants afin de les familiariser aux valeurs de la République, sur le modèle du dispositif expérimenté cette année dans 31 départements. Comment mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale auprès des ressortissants étrangers qui accèdent ensuite à notre communauté nationale ? - Mettre en place un contrat avec la Nation, passant par un entretien d’assimilation permettant de s’assurer d’un meilleur niveau de pratique de la langue française et de connaissance des valeurs de la République, - Mettre en œuvre une cérémonie plus solennelle lors de toute accession à la nationalité française, par naturalisation, par déclaration, ou par accès automatique à la majorité, et la création d’une nouvelle voie d’accès à la nationalité française pour les personnes qui ont accompli des efforts exceptionnels d’intégration."

mercredi 28 octobre 2009

Haro sur Tony la grimace

"l'Europe (devrait être) représentée par quelqu'un qui aurait comme souci principal de la servir, de la rassembler autour de compromis vertueux, et qui ne ferait pas semblant de la représenter à l'extérieur sans avoir assuré sa cohésion interne"

Jean-Claude Juncker
... enfonce le clou!
Tony Blair ne correspond vraiment pas au profil du candidat idéal à la Présidence du Conseil de l'Union Européenne.
Le futur président doit représenter un des pays appartenant à la zone euro et à l'espace Schengen de libre circulation. La Grande Bretagne, championne de l'Euroscepticisme, reste en dehors du noyau fort de la construction européenne, elle est 'avec' les autres pays continentaux uniquement de façon opportuniste pour ne pas rester en dehors de la zone de marché et par la même occasion rafler des budgets européens (la Reine bénéficiait de la PAC de façon faramineuse). Aussi la diplomatie anglaise s'est-elle ingéniée à négocier des dérogations d'exemption et le droit de ne pas appliquer la charte des droits fondamentaux. Ce serait un comble qu'elle obtienne la première présidence de l'Union Européenne. Si c'était le cas, l'Europe donnerait une indication subliminale de faiblesse géopolitique au monde diplomatique. Les Polonais, les Suédois, les Danois, les Irlandais et les Tchèques se trouveraient ainsi confortés dans leur statut dérogatoire.
De plus le soutien servile de Tony Blair à l'action guerrière américaine en Irak sous les incantations de Bush, ne peut être oublié! Cette tare indélébile entachera toujours sa stature internationale ...
Bien sûr face aux conservateurs anglais qui sont extrêmement antieuropéens et à leur prochaine victoire électorale qui se profile, le choix de Tony Blair comme président des travaux du Conseil de l'Europe, pourrait être un pieds de nez politique. Mais cette grimace ne serait pas pour autant 'constructive' pour engager les anglais dans la bonne direction.
Et puis, petite rancune française, comment ne pas oublier son tour de passe-passe et ses tractations vénales et puantes pour remporter, contre toute attente, la tenue des Jeux Olympiques à Londres... Cette victoire si elle a été efficace, manquait beaucoup de dignité. Sa vertu est pour moi insignifiante. Il est le spécialiste des jeux de dupes, faut-il rappeler la reconnaissance du Kosovo. La construction de l'Europe doit continuer sans les embrouillamini d'un inféodé de la 'Finance internationale'. Du reste les anglais ne l'aiment plus du tout et ont, parait-il, inventé un surnom pour le désigner : "Bliar" qui est une contraction de son nom et du mot "menteur" en anglais (liar).
Et pour 'visser' le clou ... Tony Blair a toujours préféré de ne jamais apparaître, c'est à dire être représenté ... devant le drapeau européen ... cette symbolique est très forte : Il ne peut donc représenter l'Europe !

vendredi 23 octobre 2009

Le temps des souvenirs

Une lecture où j'ai découvert le terme apeiron qui désigne l'infini, m'a permis de modifier un blog annexe (maintenant amers-apeiron) que je consacrerai à l'archivage des 'billets de réflexions'.
... Tout ça pour quoi? Pour y incruster quelques réflexions au cours du temps, sur le cours du temps, pour se situer soi-même. Le temps ne se fige jamais, mais chaque instant peut-être saisi et ce qui est ressenti quand il devient décrit, apparaît comme immobile, tel un flèche photographiée dans sa course dont l'instantané devient fixé et immobile (paradoxalement, il n'y a plus de course)! L'instant d'avant puis celui d'après diffèrent, tant pis c'est l'instant saisi qui devient l'instant choisi (parfois oublié).
Pourquoi choisit-on tel ou tel instant, telle ou telle photo, pour se représenter sa vie? C'est un mystère, au milieu de toutes nos habitudes, nous gardons en souvenir certains actes, les autres s'évaporent dans l'oubli. D'autres moments sont solennels, on ne veut pas les oublier, ils correspondent à des moments clé de notre construction, des décisions (un mariage) ou des résultats de nos décisions (la naissance de nos enfants). D'autres sont beaucoup plus aléatoires et lorsqu'on les a associés avec le sentiment de bonheur, ils prennent une vigueur étonnante qui perdure et que l'on conserve précieusement comme des reliques de notre vie.
Notre vie, c'est quoi? Un lien entre tous ces moments différents, ou tout du moins la perception que l'on a eu. Avec le recul on peut réfléchir sur le sens que l'on donne à ce que l'on a perçu. Est-ce là le sens de notre vie? Probablement pas, car notre construction nous change à chaque instant et notre jugement évolue.
Mais notre vie (la course) n'est pas la seule somme de ces instants retenus (la flèche)... La stromboscopie rend de façon parcellaire, l'idée de la course ou de trajectoire. L'important peut être comment est-elle faite, qui l'a lancé, ou qui elle touche, ou pourquoi elle blesse. Ce qui nous motive dans notre vie, n'apparaît pas dans le quotidien des instants. Et le résultat de tous ces instants en figurant ce que l'on a fait, ne reflète pas ce que l'on a voulu faire sans parler de ce que l'on aurait pu faire! Le sens de notre vie se découvre à chaque instant avec un nouveau visage, parfois inattendu par le reflet que d'autres nous apportent. Le souvenir n'est qu'un point de vue. Tout autre individu qui vit le même moment peut percevoir d'autres éléments, et son souvenir deviendra donc différent. Avec le temps les écarts de ce qu'il en reste, se creusent.
Il y a peu, Chantal que je vois très rarement, me faisait remarquer que j'avais l'art de tuer les mouches à la pharmacie où nous travaillions il y a 25 ans! je n'aurai jamais pensé que cette habitude ait pu marquer son souvenir de cette manière. Dans la même soirée Yves m'a rappelé que j'avais réussi à faire boire, pour l'unique fois de sa vie, à Marie-Christine sa jeune épouse le soir de leurs noces, du champagne ... que j'avais sournoisement mélangé avec un jus de fruit! J'avais bien sûr oublié cette ruse et surtout, je ne savais pas que Marie-Christine n'avais jamais plus bu d'alcool depuis. Le sens de ce souvenir est venu de la suite de l'histoire que je ne connaissais pas! Pour un objet, l'observation de son état définie par des processus communs, amène à juger ses perceptions et permet de leur donner une valeur communément reconnue, si la reproduction de ces mêmes circonstances peut se renouveler, l'objet devient défini et prend un nom, une étiquette. Mais un souvenir n'est pas un objet, il se déforme avec le temps. Et quand on croise l'appréciation de ce souvenir laissée à quelqu'un d'autre, il devient transfiguré!