- L'amer pour rentrer au port -

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mercredi 17 avril 2019

Ne pas juger le passé

Souvent les gens oublient qu'à vouloir juger le passé, avec leurs yeux d'aujourd'hui, ils aggraveraient parfois la sévérité du verdict. Les regards de la société évoluent, les connaissances sont plus larges, les normes admises changent. Certains jugements du passé étaient violents, Giordano Bruno a été brûlé.
Certaines infamies du passé sont ignobles et intolérables : abjectes. Les populations indigènes exotiques présentées encore dans des zoos au XXe siècle, l'esclavage à l'époque de l'extension coloniales, la servilité des sociétés féodales qui persistait à la Renaissance...
Toutefois la conscience des individus de chacune de ces époques ne pouvait pas être tourmentée comme nous le serions aujourd'hui. Il n'est donc pas possible de se focaliser sur les prises de position individuelle indélicates des principaux acteurs de l'histoire qui ont été dressés sur un piédestal avec la légitimité de leur époque. Leur renommée nous est parvenue pour des faits illustres qui les ont distingués dans la mémoire collective. Mais leurs travers ne peut pas être plus conspués que ceux de leurs contemporains dont on a tout oublié. 
Par exemple, fallait-il abattre si longtemps après les statues des héros sudistes de la guerre de sécession pour leur position esclavagiste ?
Sans aveuglement, gardons du passé le meilleur pour qu'il nous inspire et surtout n'oublions pas ses errements pour ne pas les reproduire.
Laissons les juges du passé avec leurs jugements.
En droit, il ne faut juger qu'une fois et ne plus y revenir...
Le prix de l'éternité est parfois lourd.

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