- L'amer pour rentrer au port -

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vendredi 25 avril 2025

Bonheur de Rien

Le bonheur de rien...
Danser libre comme le vent, 
Rire aux éclats comme le soleil 
Se blottir dans les bras de l’être chéri…

Laurent Fauvel

lundi 12 février 2024

Globe trotter

 Voyager pour travailler 

et travailler en voyageant

Bien sûr avec plaisir.

Être séduit par l'inattendu, 

Ne pas attendre et espèrer ...

Ce qui est introuvable.

et photographier !


samedi 26 mars 2022

Incarcération

Je suis entré hier en confinement stricte dans l'hôtel Mocambo à Nouméa. Il est tout à côté du Mirage Plaza où j’avais mon studio, ma base arrière quand j’étais en Nouvelle-Calédonie et que j’ai pu louer pour ces derniers jours lors de mon troisième séjour néo-calédonien.

Avant-hier j’avais fait le test PCR exigé par Wallis… à 6 heure du mat’. C’était tôt et j’avais donc dû raccourcir mon circuit en brousse par l’est et par le nord, Koné, Poindimié, Touho, Ouégoa, Voh.
Bien que je n’aie pu plonger dimanche à Poindimié à cause des pluies et de l’alerte orange qui bloquait la sortie du club… (et le lundi j’étais tout seul à vouloir plonger, donc pas de sortie non plus 😟) j’ai pu saluer la plupart de mes amis. C’était bien.

Test pcr négatif ! J’ai bouclé mes valises et suis allé les porter à l’hôtel. Gentiment la nana de la réception Maka m’a conseillé d’aller acheter quelques friandises pour ‘tenir’ durant l’isolement. J’ai suivi ses conseils.

J’avais repéré à une station-service Shell, toute bellement refaite à côté du Cinécity, un chocolat noir néo-zélandais avec du caramel au beurre salé à l’intérieur (les stations sont des points stratégiques qui servent d’épicerie ici…). J’étais plutôt content et joyeux.

Le seul confinement que j'avais fait, c’était le premier et improbable en mars 2020, c’était un auto-confinement de 15 jours. Et même si c'était stressant, la menace de l'épidémie inconnue était très étrange et inquiétante, j'avais changé 4 fois de lieu d'habitation, et quand bien même nous ne pouvions sortir que pour une course ou s’aérer qu’avec l’attestation, je n'étais pas enfermé avec des caméras de contrôle, dans un espace ad-hoc tout bouclé...

Et moi, je déteste être enfermé !

Si bien que vers 16 heures quand je suis revenu signer les papiers de mon entrée en confinement stricte dans l'hôtel Mocambo, j’ai eu une grande crise de stress. C'est devenu horrible. Ce n'est pas moi qui m’étais auto-enfermé... comme la première fois. J’ai réalisé que j’étais comme dans une prison améliorée... je subissais l'enfermement. Le choc de l’incarcération (sur le coup je n’ai pas pensé à ce mot, mais c’était bien ça !)

Je me suis senti très, vraiment très mal quand je suis rentré dans la chambre 104. Pour tout dire je n'avais qu’une seule envie, tout claquer et rentrer chez moi pour quitter cet espace impersonnel et non accueillant : une belle crise d'anxiété énorme à pleurer et tout balancer, après être entré dans cette put' de chambre !

La sensation d'être pris dans une nasse, tombé dans une souricière, m'a perturbé vraiment violemment. J'ai été surpris de ma réaction. C'est tellement inattendu pour moi car en général je fais face aux situations de crise plutôt facilement.

Pour me soulager et améliorer cette très forte oppression, j’ai pensé aux ampoules de magnésium Mag2® (mon remède magique... 😉) que j’avais laissées dans ma voiture. J’ai donc voulu retourner les chercher. Or ils n’ont pas voulu me laisser ressortir… et pourtant l'heure stricte de l’entrée en confinement n'était pas encore atteinte ! La septaine officiellement commençait à 18h. C'était trop bête … c'était à 5 minutes. Ils sont fous me suis-je dit. Ça me rendait fou, et ajoutait une intensité supplémentaire à la sensation d'être pris au piège. C'était dingue, je n'aurai pas cru cela possible. Certes c’était un mal pour un bien (après je serais 4 mois sans avoir besoin de porter le masque ou de respecter les gestes barrières...) mais le cerveau est bizarrement fait.

Il ne restait qu’une seule aide possible, me faire déposer un paquet avant 18h.… après plus de contact et pas de colis... pendant 10 jours 🤯 7 à Nouméa et 3 jours supplémentaires à Wallis (ça va être pire). Ça va être très dur !

Une porte de prison c’était bien ça ! Devant mon sentiment d’impuissance et de quasi panique, j'ai appelé au secours, Marine ne répondait pas, Vincent était à Farino, heureusement Cécile était joignable et Matthieu pas très loin. Il m'a fait remettre du magnésium et du bromazépam. Ouf !

Le magnésium a été efficace. Je n'éprouve plus le besoin de prendre du bromazepam . Et j'ai pu prendre sur moi ensuite. Comme d'hab' 😊. Je vais essayer de me concentrer sur le tout petit bout de mer que je peux voir dans l'entrebâillement de la fenêtre à bascule... Ça va aller...

C'est dingue, j'ai été emporté dans le stress comme une botte de paille par une violente rafale de vent, une sorte d'ouragan intérieur irrésistible. C'est une surprise 🤷‍ pour moi qui m'adapte facilement en principe. Là j'étais au bord de la crise. Ouah ! Ce n'est pas un bon souvenir... 🤯

J'ai bien dormi 😴 Et maintenant ça va mieux. Je suis plus zen 🧘‍. La sortie sur le toit-terrasse, apporte aussi beaucoup de bien-être ! L'oubli d'un instant en plongeant son regard par delà les toits imbriqués et le vert luxuriant des palmes, vers l'horizon bleu à la recherche des voiles étarquées mais libres de jouer avec le vent.


En écrivant cette infortune, je croque un bout de pain avec une délicieuse pâte à tartinée maison de la ‘Chocolaterie’ qui est située juste au-dessous de mon studio du Mirage Plaza. J’aime bien y aller, tranquille, prendre un café en terrasse. La magie du chocolat et le goût délicat des noisettes de mon enfance, l'accord parfait. Tout l’art des Pensées Positives

vendredi 11 mars 2022

Retour

A mon retour en Nouvelle-Calédonie pour la troisième fois, j'ai eu la confirmation profonde et intime que je m'étais bien déjà aventuré dans le Pacifique Austral. Je retrouvais le territoire familier imprégné de beaux souvenirs.

La première fois en mai 2019 fut la découverte de la luxuriance des tropiques des antipodes ... deux mois d'émerveillement. La seconde, quatre mois plus tard, une installation provisoire pour trois mois qui a duré beaucoup plus longtemps que prévu, près de deux ans…

La Covid 19 m’avait bloqué dans une déshérence îlienne à l’abri de l’épidémie qui sévissait partout ailleurs. J’avais pu rapidement trouver des missions courtes de remplacement par le bouche-à-oreille et radio cocotier. Ma base arrière était un confortable studio au Mirage Plaza à la Baie-des-Citrons de Nouméa. J’ai parcouru la brousse et observé. Ma vie était itinérante avec une valise et une voiture. J’étais devenu une sorte de riche et agile hobo des îles. Poembout, Touho, Koné, Boulouparis, Xépénehé, Voh, Ouegoa. Mon chemin improvisé et incertain avait transformé l'aventurier en baroudeur. J’avais même gagné Wallis sans pouvoir atteindre Futuna, à mon grand regret car son autre nom Horn, m’aurait permis de faire un clin d’œil facétieux à mon arrière-grand-père qui fut cap-hornier.

C’était quasi irréel. Il restait à me convaincre que j'avais bien vécu là et non pas rêvé.

Le retour donne l'assurance de cette réalité.

C'est tout à fait étonnant de revenir après une longue absence sur un lieu de vie passé. De la recherche de l'écho de notre vie antérieure, on de réjouit vite du réconfort de constater que sa géographie n'a pas changé. Toutefois ce qui meublait l'espace n'est plus complètement identique. Et cet écart entre le décor dont on se souvient et celui que l'on redécouvre, perturbe comme l'effet d'un mirage. Des constructions, des immeubles ont surgi, ont été modifiés, voire arrasés... mais rapidement tout rentre dans l'ordre, les repères mémorisés s'ajusteraient presque à notre regard plutôt que l'inverse. Le cerveau oublie ce qui le dérange. Vite ! ... sans doute le besoin d'une sorte d'immanence qui pousse à cette célérité. C'est perturbant de constater le changement de son environnement comme si celui-ci forgeait le regard que nous porterions sur nous-même. Nous savons que nous avons changé même si l'on rechigne à l'admettre que nous avons vieilli. La piqure de rappel des anniversaires ne nous protège pas de ce travers. Oui les occupants de l'espace ne sont plus les mêmes. Et on ne peut que constater qu'ils en prennent beaucoup trop, c'est dérangeant, à leurs aises ! Ils sont chez eux, je ne le suis plus. Ils sont devenus un mur d'étrangeté qui sera difficile à saper. Je me rends compte qu'ajuster avec les actuels occupants, prendra du temps. C'est désarçonnant, d'être à travers eux face à un monde nouveau dont il faudra faire la reconquête.

Heureusement des visages connus se nichent encore, je les cherche, ils me ravissent instantanément. L'amitié efface le malaise, le temps et la distance n'ont pas d'emprise sur le trésor de l'amitié. J'oublie mon premier trouble et reprends pieds dans mes terres. Ce baume rend doux alors le retour. On aime dans une belle réciprocité s'enivrer du bonheur des retrouvailles.

dimanche 20 février 2022

Les leçons du Héron et du Rat ....

J’ai eu pendant très longtemps avec moi d’abord dans ma chambre puis dans 3 appart’ un héron cendré empaillé. Je l’avais acheté dans une salle des ventes avec ma mère… C’était très original. Et je me rappelais toujours la fable de La Fontaine que j’avais apprise étant petit… Moi Héron que je fasse…

Ne jamais rien dédaigner !
... Et surtout apprécier ce que l'on a !

Avec Voltaire et son Candide, je crois que ce sont là les 2 ouvrages qui m’ont beaucoup marqué. Peut-être le plus car j’étais jeune. J’y pense toujours comme si c’était hier 😊 Je viens d'écrire à Jean en Nouvelle-Zélande ces quelques mots pour le remercier des très photos qu'il vient de m'envoyer.


Le Héron
Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où,
Le Héron au long bec emmanché d'un long cou.
Il côtoyait une rivière.
L'onde était transparente ainsi qu'aux plus beaux jours ;
Ma commère la carpe y faisait mille tours
Avec le brochet son compère.
Le Héron en eût fait aisément son profit :
Tous approchaient du bord, l'oiseau n'avait qu'à prendre ;
Mais il crut mieux faire d'attendre
Qu'il eût un peu plus d'appétit.
Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
Après quelques moments l'appétit vint : l'oiseau
S'approchant du bord vit sur l'eau
Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
Le mets ne lui plut pas ; il s'attendait à mieux
Et montrait un goût dédaigneux
Comme le rat du bon Horace*.
Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
La Tanche rebutée il trouva du goujon.
Du goujon ! c'est bien là le dîner d'un Héron !
J'ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
Il l'ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
Qu'il ne vit plus aucun poisson.
La faim le prit, il fut tout heureux et tout aise
De rencontrer un limaçon.

Ne soyons pas si difficiles :
Les plus accommodants ce sont les plus habiles :
On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
Gardez-vous de rien dédaigner ;
Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
Bien des gens y sont pris ; ce n'est pas aux Hérons
Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ;
Vous verrez que chez vous j'ai puisé ces leçons.
Jean de LA FONTAINE
1621 - 1695

* Le rat du bon Horace fait référence poète latin Horace qui avait raconté la visite du rat de ville chez le rat des champs bien avant que La Fontaine en fit une fable avec une version différente.

Le Rat des villes et le Rat des champs

Un jour, un rat des champs reçut, dit-on, dans son pauvre trou un rat de ville : vieil ami il recevait un vieil hôte. Dur à lui-même et ménager de son bien, il savait toutefois se relâcher de ses habitudes étroites les jours d'hospitalité. Bref, il ne refusa ni les pois mis en réserve, ni l'avoine effilée; il apportait à la bouche le raisin sec, donnait des rogatons de lard quelque peu rongé, voulait par la variété des mets triompher des dégoûts d'un convive qui ne touchait à tout que du bout des dents ; et lui, l'amphitryon, étendu sur de la paille fraîche, il se contentait de grains de blé ou d'orge, et laissait à son hôte le meilleur des plats. Le citadin qui n'y tient plus :
« Quel plaisir trouves-tu, mon ami, à vivre si tristement sur le dos de ce bois escarpé ? Pourquoi ne pas préférer les hommes et la ville à cette forêt sauvage ? Crois-moi, viens avec moi. Puisque tout ce qui respire sur la terre n'a qu'une existence mortelle, puisque grands et petits ne sauraient échapper à la mort, profite du temps qui t'est accordé, mon cher; donne-toi du plaisir, sois heureux ; songe, hélas, songe à la brièveté de la vie. »
Ce discours ébranle notre campagnard, qui, d'un saut léger, s'élance déjà hors de son gîte. Les voilà tous deux trottant de concert vers la ville; ils veulent profiter de la nuit pour se glisser sous les murs. La nuit avait déjà parcouru la moitié de sa course céleste lorsque nos gens arrivent; ils vont s'installer dans une maison opulente où sur des lits d'ivoire brillaient des étoffes écarlates, où s'étalaient les restes abondants du magnifique souper de la veille, où l'on voyait dans un coin cent corbeilles amoncelées. Notre citadin a bientôt établi le campagnard sur un tapis de pourpre, et lui, bel et bien troussé, il va, vient, fait succéder les plats aux plats; attentif, alerte comme un valet de bonne maison, et goûtant le premier tout ce qu'il apporte. L'autre, mollement étendu, se loue fort de cet heureux changement de fortune, et, se voyant à pareille fête, se conduit en joyeux convive. Mais voilà que tout à coup un grand bruit de portes fait sauter notre couple en bas du lit. Et de courir, éperdus, par toute la chambre, pendant que du haut en bas la maison retentit des aboiements d'affreux molosses. Alors le campagnard :
« - Merci, dit-il, ce n'est pas là la vie qu'il me faut. Adieu, ma forêt et mon trou, où j'ai la sécurité, me consoleront de mes pauvres lentilles. »
Horace 
Satire, II, VI, 80-117

Source :  Horace. (cosmovisions.com)

Une autre belle leçon de conduite venue du passé mais toujours d'actualité. 

dimanche 30 janvier 2022

Bulles

Une équipe lilloise a créé une bulle d’air de 8 mm de diamètre avec de l’eau, du glycérol et des particules de plastique. Cette combinaison a tenu 465 jours avant d’éclater !
Source : 
 
Moi aussi je coince la bulle aujourd'hui au chaud chez moi avec un petit tapïoca sans glycérol !

Et pourtant comme il fait froid ... en abaissant le point de congélation, il m'éviterait le sort d'Ötzi
Mais bientôt le départ pour Wallis  est confirmé

samedi 14 août 2021

Le MAT : la fuite en avant...

Laurence m'avait dit que j'étais le Mat ... (the Fool en anglo-saxon).
 

Je viens d'y repenser et regarde dans le tarot sa signification.
L’arcane Le Mat est la vingt-deuxième lame du Tarot de Marseille. Elle représente un personnage marchand avec son baluchon, son bâton et son chien. C’est le chemin de l’être humain qui emmène avec lui son histoire dans son baluchon et est accompagné de ses instincts, le chien. 
L’arcane Le Mat symbolise le destin ... (qui avance) dans sa vie, poussé ou retenu par son chien, ses instincts, mais qui n’a pas d’autre choix que de suivre sa route personnelle. 
Le Mat représente la démarche ... la voie qu’il a prise et qui le mène vers son avenir. C’est le voyageur autant que l’aventurier. 
Le Mat est une image de liberté et de libération des contraintes. ... Le Mat (vit dans) un espace et (est) un esprit libre (qui) se dégage des conventions et suit sa voie originale. 
Le Mat représente la capacité de prendre des risques dans la vie et d’avancer vers des terrains inconnus. 
Le Mat va de l’avant même s’il ne sait pas où cela va le mener. Il écoute son intuition pour se guider et avancer. 
Dans sa face sombre, Le Mat ne sait pas où il va et est en train de se perdre. Il n’est pas raisonnable et peut aller à sa perte. Il fuit plutôt que d’affronter les situations. 
Le Mat n’écoute personne, ne sait pas s’arrêter et reste fixé sur ses idées folles.
Source : Arcane N°22 Le Mat - Elle ... très rérieuse :-)
Je crois qu'elle avait raison. 
... Elle avait aussi parlé du Bateleur ou Magicien ... ça complique davantage le tableau ou ça va me sauver ???! Mdr 🤣 
 

L’arcane Le Bateleur est la première lame du Tarot de Marseille. Elle représente un jeune homme debout derrière sa table garnie qui tient un denier et un bâton. Ce jeune homme représente notre capacité à être là et à exister. Il a en main des potentiels et d’autres capacités en lui-même sur sa table. 
 L’arcane Le Bateleur symbolise le fait de commencer quelque chose. C’est un projet, une idée nouvelle, les débuts d’une activité. C’est une nouveauté qui ouvre des perspectives d’avenir. Le Bateleur représente la jeunesse, l’énergie active, la santé et la force vitale. 
(Il) est prêt à faire des choses, à se manifester dans la vie de façon joyeuse et ludique. Le Bateleur c’est l’art de faire et de jouer. 
Le Bateleur est une image des capacités ... Il possède les quatre éléments qui se retrouvent dans les arcanes mineurs du Tarot de Marseille, à savoir 
le Denier, l’art de manier la matière et l’argent, 
le Bâton, l’art de créer et d’user de son intuition, 
l’Epée, l’art de penser et de s’exprimer 
la Coupe, l’art d’aimer et de manifester ses sentiments. 
Dans sa face sombre, Le Bateleur est un indécis, un touche à tout incapable de poursuivre ce qu’il a commencé. Il est dans le peut-être qui ne se détermine pas suffisamment. 
Le Bateleur est trop impulsif, il veut tout tout de suite et ne sait pas se poser et n’agit pas avec assez de sagesse.

J'essaie d'écouter avec bienveillance, de faire mieux face avec la pugnacité que je peux avoir pour défendre les autres et de corriger mon impulsivité en prenant du recul et essayant d'analyser davantage.
Y-a-t-il de l'espoir ? Je l'espère car je suis un idéaliste, positif et vaillant.
Mais je me sens fragile à marcher en équilibre sur une ligne de crête avec une destination inconnue.

dimanche 14 juin 2020

Bāul

Je viens de découvrir une belle histoire dans le site de France Musique. Les musiciens appelés Bāuls  vivent au Bengale, une région partagée entre Inde et Bangladesh (Pakistan oriental). Autrefois ils parcouraient le Bengale dans des bateaux appelés bāulea. En bengali, le terme 'fous' signifie aussi 'possédés par le vent' probablement à cause de ces bateaux poussés par le vent. En hindī, ils sont appelés Bardāī. Wikipedia avance que ce mot aurait probablement la même origine que le mot barde...

Ils prônent la Liberté. Ils refusent la discrimination entre hindous et musulmans. Ils considèrent égaux hommes et femmes...
Pour eux le divin se trouvent dans la musique et dans le temple intérieur de chacun. Un temple d'argile, car ils concevraient le corps comme une poterie en argile avec une double métaphore où la connaissance du corps serait le feu dans lequel a cuit le pot en argile, et où l’amour serait l’eau retenue dans le pot après la cuisson par le feu. Ils considèreraient aussi que le paradis serait sur... terre.


Cache-pot en grès Anthea La Redoute

 

Le compositeur, écrivain, dramaturge, peintre et philosophe indien Rabindranath Tagore Prix Nobel de littérature en 1913 était un réformiste polymathe, non-conformiste et un pragmatique. La figure emblématique du Mouvement Baul

J'aime bien l'idée que la connaissance de son corps permette, tel le passage dans le four qui fait perdre la porosité à l'argile, à l'amour d'y être retenu. Je suis d'accord pour considérer que si Dieu existait, sa parole ne pourrait être que Musique.  
Et pour moi le Paradis n'existe bien que sur Terre, maintenant lorsque l'Homme instruit agit avec bienveillance et patience avec ses semblables... Serais-je prêt pour un autre voyage ?


mardi 8 mai 2018

Transit

Je rentre du ciné, il n'est pas encore très tard et la rue Sainte-Claire reste encore très animée pour un lundi soir, très certainement parce que demain c'est le 8 mai.
'Transit' est un film allemand de Christian Petzold, très beau avec un scénario très bien construit. Je croque les délicieuses olives de Marie-Aimée et prends l'avant dernier verre de Jurançon que Célia m'avait offert [et que j'avais ouvert le premier jour où je suis rentré dans l'appartement (il y a 2 mois...) il est encore excellent]. Ce film est profond et me laisse très songeur ... il y a un questionnement (à 2 reprises) qui me touche très fort :
"qui oublie le premier, celui qui a quitté ou celui qui est quitté ?"
... Probablement ni l'un ni l'autre ... La vie n'est qu'un bivouac disait Sénèque, et logiquement nos relations avec nos compagnons de voyage sont éphémères ... La leçon est difficile !
Heureusement certaines fois le temps s'efface quand nous renouons avec des amitiés anciennes et sincères. J'ai envoyé ce dessin à Monique Urunga qui est peintre et vit à San Francisco (je ne l'ai pas revue depuis 35 ans), dans un petit mail pour lui dire que j'avais pensé à elle en voyant cette simple et élégante composition de Kristjan Raud, "Sous les étoiles [Under the stars]" (1907-1909) que j'ai découverte dans un post du Musée d'Orsay. Sa réponse amicale rapide m'a fait chaud au cœur. 
Mais l'amour refroidi par l'abandon me laisse transi.

dimanche 6 décembre 2009

à Célia

Joyeux anniversaire ma fille chérie, 2009, c'est la fin du monde ... de l'enfance, tu es à bord de ton propre vaisseau (on vient de voir 2012 ensemble...) maintenant.
Tu sais bien nager depuis longtemps! Nous sommes donc sereins et tranquillise toi, tu ne restes pas toute seule ... on fera encore volontiers l'abeille remorqueuse quand la manœuvre sera difficile
ou quand tu le voudras !
Françoise et moi, on t’aime !
Bises XXXL

vendredi 6 février 2009

3ième anniversaire

3ième ANNVERSAIRE de mon BLOG
& ma petite histoire continue ...
réédition de Primo :
Pourquoi ai-je choisi Pain de Sucre?
Tout simplement parceque dans mon enfance, le Pain de Sucre de Sainte-Adresse m'avait longtemps intrigué. Lorsque j'ai bu, il y a quelques semaines à Tagadir (Maroc), du thé préparé avec beaucoup de convivialité, sucré avec des fragments d'un pain de sucre,... les souvenirs de mon enfance ont ressurgi. C'était délicieux comme le bain d'eau thermale que je venais de prendre. Comme le présent est toujours façonné par le passé, un vieux souvenir devrait servir de point de départ, tel un amers pour les navigateurs, à une nouvelle aventure. Que ma petite histoire continue...!

mercredi 23 janvier 2008

mercredi simple

Matin calme
Journée tranquille
Couchant serein

lundi 14 janvier 2008

Lescheraines

Roger va mieux, tant mieux!

Et si en Savoie, la vie est engourdie par le froid

Rien n'empêche Marthe de regagner ses pénates

jeudi 8 novembre 2007

Suppôts des médicaments

Après l'intéressante conférence sur l'Obésité, nous avons eu le speach de notre ministre, Roselyne Bachelot qui était l'invité d'honneur de cette grande réunion. Comme de bien entendu, elle nous dit son attachement aux exigences de notre métier, dans l'intérêt des patients et sans oublier le cadre économique qui circonscrit notre mission de Santé Publique... etc etc

Classique et de bon aloi.

Espérons que les trompettes bruxelloises et les chantres britanniques, ne nous ferons pas cocus...

Après cette intéressante matinée, quelques bulles ont ragaillardis tous les suppôts des Médicaments (je ne sais si quelqu'un avait déjà osé cette combinaison...) pour qui la diète sera obligatoire!... Dans la grande assemblée, j'ai retrouve Marie-Cécile, et comme cela faisait bien longtemps que nous ne nous étions pas vu, les petits fours et amuses-gueules n'étaient plus qu'accessoires à la discussion tant nous avions de chose à nous raconter.

... les oranges confites étient délicieuses!

Bien heureusement au moment du café, j'ai croisé Vincent qui m'a kidnappé vers les autres mousquetaires de l'Ordre, Hugue, Vincent et Gilles. Cela fait beaucoup de bien de se revoir. Je les ai raccompagné à la gare de Lyon tant j'étais content. Le temps semble ne pas s'être écoulé... et pourtant!

samedi 23 juin 2007

Voyage au Centre de ... des ...

des souvenirs, ...
C'était hier, nous étions en fac, au Luxembourg, tous ensemble, tous divers et ... près d'un quart de siècle après, nous revoilà réunis dans le Berry à Lazenay pour fêter l'anniversaire de Billy, dans sa maison de campagne. Un petit groupe de copains de fac qui faisaient bloc parmi les 80 invités de Billy. Un bloc que le Temps ne semblait pas avoir atteint, tant les regards, les voix, les sourires étaient toujours les mêmes.

Billy a eu une très gentille attention, il a fait ajouter mon prénom sur son gâteau d'anniversaire. Après une soirée très sympa arrosée au Reuilly, le vin produit dans la commune voisine! Nous n'avons eu qu'à traverser la route pour rejoindre, à pied et sans tituber, notre chambre dite 'Ravel' dans le gîte rural de lazenay. Le temps a été clément pour dîner campagnard sous une grande tente dressée sur la terrasse.
Le lendemain matin, heureusement 'Jésus sauveur' était parmi nous! lol ! Après le Champagne de la veille, la délicieuse confiture de mûre 'maison' sur du bon pain a requinqué les quinquagénaires!
des odeurs
Le lendemain, nous avons parcouru la vallée du Cher avec la 306 décapoté. La berce citronnée cultivée près de Lazenay nous a provoqué un flash parfumé extraordinaire (l'ombellifère assez haute 80cm ressemblait à la berce -vue de loin, j'aurai dû prélever un pied pour en faire la détermination). Un peu plus loin le château de St Florent/Cher est admirablement entretenu pour un usage municipal.
Le flottage du bois sur le Cher, le canal du Berry, la voie ferroviaire ont permis l'essor de l'industrie métallurgique au XIXème. Aujourd'hui, on joue aux boules dans la cours de la cité ouvrière de Lunery près de la fameuse usine Rosières.
Je n'ai plus beaucoup d'essence, il faut que je déniche une pompe, heureusement nous en trouvons une près de la basilique de Chateau-Neuf étonnamment grande pour un si petit village.
de la France
Nous poursuivons notre 'chemin des écoliers', l'Eglise romane de Celle mérite un arrêt. Elle est élégante et construite dans une pierre très recherchée semble-t'il.

des odeurs
Nous passons par le centre de la France à Brière Allichamps puis nous faisons une courte halte à Ainay-le-vieil pour découvrir son superbe château fortifié sans prendre le temps de dépasser les grilles. Tout à côté, un magnifique tulipier exhale une puissante et merveilleuse odeur capiteuse. Les hirondelles s'élèvent haut dans le ciel.
Au cœur de l'univers du "Grand Meaulnes", j'ai une petite pensée pour Alain Fournier et la délicieuse lecture de son roman.
J'ai hâte de gagner la forêt du Tronçais. Quel bonheur de s'imprégner des odeurs des fougères, de l'humus en traversant cette belle futaie de chênes. C'est grâce à Colbert (il désirait que la France produise du bois de qualité pour construite la flotte de la Marine Royale) que nous pouvons découvrir des arbres tricentenaires - le Chêne Montaloyer (400 ans), le Chêne Saint-Louis (450 ans) et la Sentinelle (475 ans) - Je me promets d'aller les voir de plus près, à cheval avec ma chère Delphine.
Un orage vers Charolles nous fait basculer dans un sombre crépuscule jusqu'à Annecy.

lundi 18 décembre 2006

La boule à zéro ou les boules un max!...

"... l'Etat-providence n'est pas incompatible avec l'effort individuel"
Une jolie maxime selon Monsieur Kurt Beck le président du SPD qui est fils de maçon, avec un parcours de self-made-man.
"Si vous vous lavez et vous vous rasez, vous trouverez du travail dans les trois semaines !" a-t'il dit à Monsieur Henrico Franck, un ouvrier du bâtiment sans travail depuis six ans en l'invitant à se prendre en main... Ce que Henrico a fait sans 'avoir les boules'... "Il a rasé sa barbe, coupé ses longs cheveux et retiré les anneaux qui lui perçaient le nez." pour se présenter à plusieurs offres d'emplois. La suite au prochain numéro...
(.)
J'aurai envie d'ajouter en corollaire que :
l'Etat-providence ne doit pas décourager les efforts individuels...
Il s'agit même de mieux les récompenser pour ensuite pouvoir d'avantage distribuer à ceux qui en ont réellement besoin malgré leurs efforts individuels véritablement limités par la maladie, l'invalidité, la vieillesse, un décès ou l'incapacité professionnelle sévère... Un programme politique tout simple qui devrait pourfendre la mièvrerie démagogique du discours du secrétaire du P.S... Il y a de quoi 'avoir les boules'!
L'honneur et l'amour propre en quelque sorte.
Presque tous, nous savons ce que cela peut être!
C'est encore mieux que le patriotisme des japonais. Un tantinet réactionnaire, mais c'est aussi nécessaire!
Quelques illustrations 'photomontages' d'un personnage
connu mais moins qu'illustre...
pour rappeler que les apparences peuvent être trompeuses!
.
N.B : Quand j'étais petit (oui, je n'étais pas grand! je sais), Mum avait l'habitude de nous couper les cheveux, Dad disait 'la boule à zéro'. Il restait près d'un centimètre, je détestais! mais heureusement que mes parents n'étaient pas zarbis ou ch' 'tes!

vendredi 10 février 2006

WHO

Laurent

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Origines: 3/4 normand (cauchoix et honfleurais) + 1/4 breton, Normand de naissance, Savoyard de domicile, Breton de coeur, Français de langue, Européen de passeport, Cancer et Coq, simple recours à l'astrologie pour fixer un âge à 12 ans près... , Corps: Taille manequin, 81 kg, 1,83 m, Sportif, Natation 2 fois par semaine, Ski, Equitation, Vélo, Tennis, Roller, pas le temps pour la voile et le golf... Sport co’: Basket (anciens souvenirs...) Yeux de couleur huitre, bleu et vert, La partie de votre corps que je préfére est mon petit nez, Cheveux châtains qui blondissent au soleil et à la mer, plutôt courts, Cheveux blancs encore rares Poilu, Epilé... dans le bas du dos, Sans Piercings, Sans Tattoos, Coeur: Mon amour, ma femme plus que tout, Mes 2 filles adorées, Mes amis assez nombreux et variés, Ma famille, une soixantaine de membre, Tête: Droitier + goofy ...? là aussi c'est compliqué! Etudes universitaires assez réussies, Docteur en pharmacie avec les félicitations du jury, Anglais aisé, Chinois et allemand un peu, quelques notion de latin, espagnole, d'italien et de russe, Ma première pensée au réveil: ''je dormirai bien encore un peu... Couché toujours trop tard... je m'endore immédiatement! N'ai jamais fait de streap-tease... mais travesti en femme une seule fois au carnaval à Strasbourg, Le cheval est mon animal préféré, L’eau est mon élément nécessaire, La morue fraîche aux câpres à la crème avec des pommes de terre vapeur reste mon plat préféré avec les crevettes grises et le calamar grillé! Coca-Cola de temps en temps, jamais Pepsi, MacDonalds plutôt que Quick, Chocolat addicted, Café noir sans sucre, J'aime boire du bon Vin avec des amis, Saoul 3 fois en 1983... jamais plus, 1 ou 2 cigarettes par ... an, 2 uniques bouffées de Cannabis immédiatement suivie d'une épique arrestation sans complications! Piano, Très éclectique pour mes goûts musicaux... Mieux vaut que je ne chante pas! Quelques essais de peinture à l'huile, j'aime mais je me réserve pour plus tard... J'aurai peur de la spéleo’mais j'aimerai sauter en parachute, J'aime l’orage, le vent, Mes faiblesses: beaucoup trop naïf, assez étourdi Jamais de mensonge sauf par omission... Jamais volé, Jamais violant Capable de tenir un secret, je suis une véritable pierre tombale. Curieux mais pas indiscret, On peut me confier un coffret fermé et sa clef en me demandant de ne jamais l’ouvrir!... Mon seul Regret est ... d’avoir porté cet affreux costume étriqué et cette stupide cravate à l’orale d’un concours... Matériel: J'aime bien les fringues, Mon compte en banque, seul m'importe que le solde soit positif, Je sais me contenter de ce que j'ai, Propriétaire, Ma voiture est le cabriolet 306 dessiné par Pininfarina, Je ferai bien une tocade pour un Boxter Porsch, Mais je préfèrerai faire des folies pour un tableau...

jeudi 9 février 2006

Aube lacustre

L'éclat vif soudain du jour Franchit net les noirs sommets, Lumineux, à pic, il tranche Dans le halot bleu sombre Où se niche encore la nuit. La rosée s’ouvre à son point, Glisse, danse, s’évanouit, Chassée par ses rais animés. Le vainqueur du froid nocturne, Séduit les nimbes brumeuses, Se trempe dans l’acier bleui Du lac calme , endormi, noirci Par l’airure de la nuit. L'aube est accomplie. Bonjour.

Laurent Fauvel - Annecy - 2005

lundi 6 février 2006

Primo


Pourquoi ai-je choisi Pain de Sucre?
Tout simplement parceque dans mon enfance, le Pain de Sucre de Sainte-Adresse (http://www.ville-sainte-adresse.fr/contacts.asp) m'avait longtemps intrigué. Lorsque j'ai bu, il y a quelques semaines à Tagadir (Maroc), du thé préparé avec beaucoup de convivialité, sucré avec des fragments d'un pain de sucre,... les souvenirs de mon enfance ont ressurgi. C'était délicieux comme le bain d'eau thermale que je venais de prendre.
Comme le présent est toujours façonné par le passé, un vieux souvenir devrait servir de point de départ, tel un amers pour les navigateurs, à une nouvelle aventure.
Que ma petite histoire continue...!