Ebéne rose en Guyane
(4°30’N - 52°00’O).
Avant de fleurir de manière spectaculaire, cet arbre de la forêt guyanaise a perdu toutes ses feuilles. Les botanistes lui ont donné un nom scientifique Tabebuia impetiginosa. Les Brésiliens l’appellent pau d’arco (le bois d’arc) ou ipe roxo, les Argentins le nomment Lapacho. On le rencontre dans les forêts tropicales humides du Mexique à l’Argentine. Très dur, son bois ne flotte pas. Il est aussi connu à travers l’Amérique latine pour ses utilisations médicinales. Dans cet océan de verdure, la floraison isolée du Tabebuia témoigne de la faible densité de cette espèce. Contrairement aux forêts tempérées qui peuvent offrir des peuplements homogènes d’une seule ou de seulement quelques espèces d’arbres, à l’image des sapinières, pinèdes, chênaie ou hêtraies, les forêts des tropiques contiennent des milliers d’espèces végétales. La Guyane française compte 5 500 plantes différentes dont plus d’un millier d’arbres. Sur un seul hectare de forêt, on trouve jusqu’à 300 essences différentes, plus que dans l’Europe tout entière. Devant une telle biodiversité, on comprend que ces forêts ne peuvent être exploitées comme le sont les autres forêts. Est-il raisonnable de détruire toute une forêt pour n’en extraire qu’un ou deux arbres intéressant les forestiers ?
+ou+ipe+roxo,+ou+Lapacho..jpg)

























