- L'amer pour rentrer au port -

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vendredi 29 février 2008

Opéra

Les ARCHIVES de l'Opéra de Genève
sont consultables sur le site www.geneveopera.ch/.
Type d'informations actuellement disponibles Production

mardi 26 février 2008

Daumier

C'est le bicentenaire de la naissance de Honoré Daumier. De nombreuses manisfestations rendent hommage à ce caricaturiste hors norme et un artiste moins connu.

http://www.honore-daumier.com/

« Daumier et la pharmacie » http://www.ordre.pharmacien.fr/daumier/accueil.asp

"Daumier. L'écriture du lithographe", Bibliothèque nationale de France, jusqu'au 8 juin http://expositions.bnf.fr/daumier/index.htm

lundi 25 février 2008

Marion Cotillard, Oscar de la meilleur actrice

Marion Cotillard a remporté l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation d'Edith Piaf dans La Môme, d'Olivier Dahan lors de la 80e cérémonie des Oscars à Los Angeles (Californie). Elle ravive ainsi le souvenir de Simone Signoret qui était jusqu'ici la seule Française à avoir obtenu cet Oscar, pour "Les Chemins de la haute ville" en 1960...
Bon, maintenant il va falloir aller voir ce film!!!

mercredi 20 février 2008

Eclipse de Lune

ce soir
Les rayons du Soleil se réflechissent sur la Lune et la rende brillante. Lors d’une éclipse, la Terre qui passe entre Soleil et Lune, projette un cône d'ombre qui colore la Lune d'un gris foncé orangée. La météo ne va pas nous permettre de l'observer correctement! Sniff!

dimanche 17 février 2008

Kosovo - chronique d'une naissance annoncée - 2

Un état de plus en Europe!
Dimanche 17 février, le président du Parlement kosovar, Jakup Krasniqi, a lancé :
"A partir de maintenant,
le Kosovo a changé de position politique,
nous sommes désormais
un Etat indépendant, libre et souverain".
La déclaration d'indépendance, lue par le premier ministre kosovar Hashim Thaçi, et votée en session extraordinaire du parlement proclame l'indépendance de cette ex-province du sud de la Serbie.
Le drapeau du Kosovo indépendant emblèmatise le tracé du pays en jaune sur fond bleu foncé, accompagné de six étoiles. Les éthnies non albanaises pourront, peut-être..., ainsi se fédérer plus facilement que sous l'aigle bicéphale noir sur fond rouge (drapeau de l'Albanie) qu'utilisaient jusqu'alors les kosovars.

samedi 16 février 2008

Cenerentola

Hier, j'ai reçu un mail de dernère minute du Grand Théâtre de Genève...
J'ai aussitôt sauté sur l'occase pour aller entendre Gioacchino Rossini.

Cendrillon ou la Cenerentola ou "le triomphe de la Bonté" est un opéra-bouffe drôle et rafraîchissant en deux actes de Gioacchino Rossini sur un livret de Jacopo Ferretti qui a été aussi le librettiste (pour 5 opéras) de Donizetti.
Orchestre de la Suisse Romande
Chœur du Grand Théâtre - Direction Ching-Lien Wu
Direction musicale : Giuliano Carella
Mise en scène : Joan Font
Décors et costumes : Joan Guillén
Lumières : Albert Faura
Chorégraphie :Xevi Dorca
................Distribution
Don Ramiro ...Maxim Mironov
Dandini ...Fabio Maria Capitanucci
Don Magnifico ...Bruno de Simone
Clorinda ...Raffaella Milanesi
Tisbe ...Giorgia Milanesi
Angelina (Cenerentola) ...Vivica Genaux
Alidoro ...Simon Orfila
La fantaisie tendre et candide de ce conte féerique nous a tous ravi dans notre enfance sous le dessin de Walt Disney, il explose avec la mise en scène simple et efficace de Joan Font. Le décor évolue ingénieusement en lieux clos, autour d'un escalier, d'une coursive et d'un immense âtre qui peut se métamorphoser en un portail démesuré.



"Le librettiste Jacopo Ferretti a repris la trame centrale du fameux conte popularisé notamment par les frères Grimm et Charles Perrault, mais en se référant à des livrets préexistants, dont celui que Charles Guillaume Etienne avait confectionné pour la Cendrillon du compositeur français Isouard. Dans ces versions-là comme dans celle de Ferretti, toute la dimension fantastique du conte a été éradiquée. Entre autres changements, la marâtre de Cendrillon (baptisée ici Angelina) est remplacée par une figure paternelle néfaste et ridicule, la bonne fée cède la place à un généreux précepteur attaché au prince Ramiro, et la fameuse pantoufle de verre est devenue un bracelet. Par ailleurs, le librettiste introduit de nouveaux épisodes grâce à un ressort théâtral éprouvé: l’échange de vêtements du prince et de son valet, qui met en valeur l’aspect sentimental du sujet. Car Angelina s’éprend de son prince sans rien savoir de son rang. Et c’est ainsi que triomphe la bonté."
La version espagnole... on retrouve les mêmes décors
Le destin transformé par un simple coup de baguette magique... qui n'en a pas rêvé. Je me suis bien retrouvé comme dans un rêve durant ces courtes 3 heures. La cantatrice américaine, Vivica Genaux (mezzo-soprano) chante une charmante Angelina avec pureté et persuasion. Ses demi-soeurs jumelles, Raffaella Milanesi (Clorinda) et Giorgia Milanesi (Tisbe), construisent un admirable duo complice d'aigreur et de jalousie. Maxim Mironov compose un Don Ramiro plus espiègle que méchant. J'ai beaucoup aimé la voix puissante et chaude de Fabio Maria Capitanucci qui joue avec prestance un extravagant Dandini. Simon Orfila construit le personnage du prince avec une grâce un peu frêle mais sincère. Le temps passe vite, et la simplicité des ombres chinoises nous plonge encore un peu plus dans l'univers des marionnettes de notre enfance. Le réveil de la dernière scène nous expulse du rêve. La dure réalité revient avec le balai qui chasse l'enfantine niaiserie et les fadaises féeriques comme la poussière. Le spectacle gai à ravire, se clos avec habileté, les couleurs fluo des décors s'éffacent pour une courte pénombre en clin d'oeil. Brava!

mercredi 13 février 2008

Kosovo - chronique d'une naissance annoncée - 1

En serbe, Kos signifie merle et ovo est un suffixe de lieu. Le Kosovo signifie en quelque sorte le « pays des merles ». Il est comique que cette province qui va acquérir une autonomie complète par rapport à la Serbie, garde son nom serbe... (les albanais disent Kosova) tout en gardant le drapeau de l'Albanie'... un aigle bicéphale noir sur fond rouge...! C'est bien le HIATUS de l'Europe!
Le Kosovo est-il serbe ou albanais ? En fait, si la majorité démographique est albanaise, c'est aussi le berceau du royaume médiéval des Nemanjic et de la nation serbe...
Chronologie proposée par Le Monde:
1219
Fondation de l'archevêché de Pec, plus de 1 500 églises et monastères orthodoxes seront construits par la suite. Les Serbes considèrent depuis la province comme le "berceau" de leur civilisation, leur foyer culturel et religieux.
1389
La célèbre bataille de Kosovo Polje a lieu. L'Empire ottoman défait le royaume de Serbie. Les Serbes considèrent cette date comme une tragédie nationale. Jusqu'au début du XXe siècle, la province du Kosovo est sous influence ottomane, avec "l'albanisation" et l'islamisation de la population.
1912
Lors des guerres balkaniques, l'armée serbe conquiert le Kosovo. La Conférence des ambassadeurs octroie à la Serbie les provinces du Kosovo et de Macédoine. Après la première guerre mondiale, le Kosovo rejoint le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes. En 1919, celui-ci devient le Royaume de Yougoslavie. Le monarque serbe, Alexandre Ier, réprime la résistance des Albanais, qu'il encourage à partir, notamment en Turquie, et favorise la réinstallation de familles serbes et monténégrines.
1945
Tito instaure après la seconde guerre mondiale une Fédération démocratique de Yougoslavie, y incluant le Kosovo avec une certaine autonomie. A cette époque, 790 000 personnes vivaient au Kosovo, dont 68 % d'Albanais et 24 % de Serbes. Son décès (4 mai 19880) libére les revendications nationalistes au sein des différentes entités composant la Yougoslavie.
1981
L'état d'urgence est proclamé au Kosovo après des émeutes en février et mars, notamment à l'université de Pristina. Les Albanais du Kosovo réclament le statut de république fédérée.
1989
Le 8 mai, Slobodan Milosevic est élu président de la Serbie. En juin, à l'occasion du sixième centenaire de la bataille de Kosovo Polje, qui a marqué la défaite des Serbes chrétiens contre les envahisseurs turcs, il déclare que "la Serbie se trouve devant de nouvelles batailles, non pas armées, bien que celles-ci ne soient pas exclues". Cette "fête" est qualifiée par le chef de la communauté albanaise, Ibrahim Rugova, de "véritable provocation".
1990
Pour mettre fin à des émeutes, l'armée yougoslave intervient au Kosovo en février, comme elle l'avait déjà fait en 1989. Le 2 juillet, les 115 députés albanais de l'Assemblée provinciale du Kosovo proclament le statut de nation (nationalité pourvue d'une république) pour les Albanais. Le 11 juillet, cette déclaration est qualifiée d'"illégale" par la présidence collégiale de la Yougoslavie. Le 28 septembre, le Parlement serbe met fin au statut d'autonomie dont le Kosovo et la Voïvodine jouissaient depuis 1974.
1991
En juin, la Slovénie déclare son indépendance. En août, la Croatie fait de même, entraînant l'intervention de l'armée fédérale, puis la guerre. En septembre, un référendum clandestin a lieu en faveur de la proclamation d'une République du Kosovo. Le 19 octobre, le Kosovo se déclare indépendant. Le 24 décembre, une demande de reconnaissance est faite auprès de la Communauté européenne.
1992
Le 24 mai, les Albanais du Kosovo élisent Ibrahim Rugova président, défiant ainsi les autorités de Belgrade qui ne reconnaissent pas cette élection.
1995
Le 10 octobre, un cessez-le-feu intervient en Bosnie-Herzégovine. Le 1er novembre débutent les négociations de paix à Dayton, aux Etats-Unis. Le 14 décembre, l'accord de paix en Bosnie-Herzégovine est officiellement signé à Paris. Le Kosovo ne fait pas partie de cet accord.
1996
En février, première manifestation de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) qui revendique une série d'attentats à la bombe.
1998
Des affrontements importants débutent en février dans la région de la Drenica entre l'UCK, la police serbe et l'armée yougoslave. Des villages sont détruits, les habitants fuient. C'est le début de sept mois de conflits armés presque continus. Elections présidentielle et législatives le 22 mars chez les Albanais du Kosovo. Elles ne sont pas reconnues par Belgrade. Ibrahim Rugova est réélu président. Le 31 mars, le Conseil de sécurité de l'ONU impose un embargo total sur les ventes d'armes à la République fédérale de Yougoslavie. Les citoyens yougoslaves, consultés par référendum en avril, rejettent l'idée d'une médiation internationale dans la résolution de la crise au Kosovo. Les Albanais boycottent cette consultation. Les affrontements entre indépendantistes albanais et troupes yougoslaves reprennent. Au printemps, l'UCK avait pris le contrôle d'un tiers du territoire. Une contre-offensive serbe se traduit, fin août, par la reprise des principaux bastions de l'UCK. Le 13 octobre, le Conseil de l'OTAN donne "un ordre d'activation" à ses forces militaires et, menaçant de raids aériens, exige de Slobodan Milosevic l'arrêt des opérations militaires au Kosovo. Ce dernier accepte l'ultimatum. Le 26 octobre, 10 000 policiers serbes se retirent du Kosovo.
1999
Le "groupe de contact" (Etats-Unis, Russie, Allemagne, France, Royaume-Uni) demande, le 6 février, aux Serbes et aux Kosovars albanais d'engager des pourparlers à Rambouillet (France) sur une "autonomie substantielle" du Kosovo. Les discussions se soldent par un échec le 19 mars. L'OTAN décide, le 23 mars, de déclencher l'opération "Force alliée" contre la République fédérale de Yougoslavie. Début des bombardements aériens. Après 78 jours de bombardements par les forces de l'OTAN, le Parlement serbe approuve, le 3 juin, le plan de paix proposé par le G8 (les 8 pays les plus industrialisés du monde) qui est proche de celui que Belgrade avait refusé à Rambouillet en mars. Le 9 juin, la KFOR, force multinationale de l'OTAN, entre au Kosovo. Le 10 juin, le Conseil de sécurité de l'ONU décide du déploiement au Kosovo de présences internationales civile et de sécurité. Le 2 juillet, le Français Bernard Kouchner est nommé représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Kosovo. Le 21 septembre, l'Armée de libération du Kosovo (UCK) dépose les armes et se transforme en une force civile baptisée "Corps de protection du Kosovo" (TMK), dirigée par l'ancien dirigeant militaire de l'UCK, Agim Ceku. Le 15 décembre, Bernard Kouchner et les dirigeants albanais signent un accord pour la création, à compter de fin janvier 2000, d'une "structure administrative conjointe". Celle-ci sera dirigée par un conseil de huit membres : 4 Kosovars et 4 représentants de la Minuk (Mission intérimaire des Nations unies au Kosovo).
2000
Le 1er février, Ibrahim Rugova dissout toutes les institutions de la République du Kosovo proclamée en 1991. Des affrontements éclatent à Mitrovica entre les communautés albanaise et serbe. Les troupes de la KFOR sont prises à partie par les deux groupes. Fin juin, des leaders serbes du Kosovo signent avec la Minuk un protocole d'accord portant sur des mesures de sécurité pour la minorité serbe, après la recrudescence des violences anti-serbes.
2001
Les élections législatives au Kosovo voient la victoire de la Ligue démocratique (LDK), le parti dirigé par Ibrahim Rugova.
2004
En mars, violentes émeutes antiserbes (19 morts, plusieurs centaines de blessés). En octobre, la LDK remporte les législatives boycottées par la minorité serbe.
2005
Adoption par le Parlement kosovar d'une résolution pour la création d'un Etat indépendant. Celle-ci est rejetée par Belgrade, qui propose de créer deux entités, une serbe et une albanaise, dans la province. Ce schéma est repoussé par Pristina et la Minuk. L'ex-président finlandais Martti Ahtisaari est nommé envoyé spécial de l'ONU. Il débute une mission de médiation pour aboutir à un nouveau statut du Kosovo.
2006
Ibrahim Rugova, le président kosovar, meurt le 21 janvier. Il est remplacé par Fatmir Sejdiu, l'un de ses fidèles. Des négociations s'engagent, à Vienne (Autriche) le 20 février, entre des représentants de Belgrade et des Albanais du Kosovo. Elles ne déboucheront sur aucun résultat probant. Le 29 octobre, la Serbie approuve, par référendum, une nouvelle Constitution affirmant sa souveraineté sur le Kosovo.
2007
Martti Ahtisaari présente son plan pour le Kosovo le 26 janvier au "groupe de contact", puis, le 2 février, à Belgrade et à Pristina. Le président serbe, Boris Tadic, déclare qu'il n'acceptera pas ce plan qui "ouvre la possibilité d'un Kosovo indépendant". Le président kosovar, Fatmir Sejdiu, soutient lui une proposition qui "aboutira à un Etat indépendant du Kosovo". Martti Ahtisaari soumet ses propositions sur le statut final du Kosovo au Conseil de sécurité des Nations unies. Dans son rapport, M. Ahtisaari affirme que "l'indépendance est la seule option pour assurer la stabilité politique et la viabilité économique du Kosovo". Il prévoit d'accorder au Kosovo le statut d'Etat indépendant sous le contrôle de la communauté internationale. L'Union européenne et les Etats-Unis apportent leur soutien. La Serbie, appuyée par la Russie, s'y oppose fermement. Hashim Thaci, ex-chef politique de la guérilla kosovare albanaise (UCK) et candidat du Parti démocratique du Kosovo (PDK) remporte les élections législatives du 17 novembre avec 34 % des voix, loin devant la Ligue démocratique du Kosovo (LDK) du président défunt Ibrahim Rugova. Il annonce son intention de déclarer l'indépendance après le 10 décembre, date de remise à l'ONU d'un rapport sur le statut futur de la province. Au terme de quatre mois de pourparlers, la "troïka" (Union européenne, Etats-Unis, Russie), remet au secrétaire général de l'ONU un rapport, qui conclut que ni les Kosovars albanais, ni la Serbie "n'ont été prêts à amender leur position". Le 13 décembre, le commissaire européen à l'élargissement Olli Rehn annonce que "la solution sur le statut final du Kosovo va être repoussée au début du printemps". Les Occidentaux ont obtenu un accord de principe d'Hashim Thaci pour que la proclamation d'indépendance n'intervienne qu'après l'élection présidentielle en Serbie, dont les deux tours doivent avoir lieu le 20 janvier et le 3 février 2008.
Chronologie
Le Kosovo à la recherche d'un nouveau statut
LEMONDE.FR 15.02.07

lundi 11 février 2008

Rire ou Pleurer

Faut-il rire ou pleurer?
Je ne resiste pas à faire un copié-collé d'une perle de l'analyse économique faite par des éco-comparateurs... que je viens de lire dans Libération à propos de ce que le quotidien appele : " L'hystérie du déficit commercial français". J'adore particulièrement l'idée impertinante de la "Présipauté de Neuilly" quand à des élections municipales de Neuilly de 2008, on apprend le lâchage de David Martinon, Porte-parole de l'Elysée, par le fils du président, Jean Sarkozy... "Ainsi donc, pour la quatrième année consécutive, la France est en déficit commercial. Apparemment, il faut s'en inquiéter : la France n'est-elle plus compétitive ? Jean-Paul Fitoussi indique que le déficit commercial de la France n'a aucune importance; si l'on en juge par les commentaires passablement énervés des lecteurs, il n'a pas convaincu. Il semble qu'il soit de bon ton de battre sa coulpe, de déplorer l'indécrottable incapacité des entrepreneurs français à conquérir le marché mondial, d'espérer un sursaut du politique qui prenne en main le problème. Voilà qui est bien étrange. Car s'il y a bien une statistique qui n'a aucune importance, c'est le solde commercial de la France. Un petit exercice de fiction permettra peut-être de le comprendre. Supposons que la ville de Neuilly, trouvant que son ancien édile était plus à sa place lorsqu'il la dirigeait plutôt qu'aujourd'hui, décide de faire sécession du reste de la France et de devenir la Présipauté de Neuilly. Elle établirait alors des comptes nationaux, et notamment, une balance des paiements. Et l'établissement de cette balance montrerait un paradoxe : Neuilly est peut-être la ville la plus riche de France, mais elle ne produit rien – du moins, rien qui soit exportable. Cela n'empêche pas ses habitants de consommer abondamment; mais la quasi-totalité de ce qu'ils consomment a été produit en dehors de la ville. En somme, la Présipauté de Neuilly aurait un déficit commercial abyssal. Comment cela s'explique-t-il? Très simplement. Les revenus des habitants de Neuilly ne proviennent que très marginalement de ce qu'ils produisent sur place et vendent en dehors; ils viennent d'une part du revenu qu'ils tirent du travail qu'ils exercent en dehors de la ville, revenu qu'ils rapatrient ensuite lorsqu'il s'agit d'aller acheter des marchandises à l'épicerie du coin; et d'autre part, des actifs que détiennent les habitants de la ville à l'extérieur de celle-ci, qui leur rapportent des revenus largement suffisants pour assurer leur consommation. En somme, la balance des paiements de Neuilly serait assez particulière : la ville importe massivement, et n'exporte rien (elle a un énorme déficit commercial); par contre, elle reçoit énormément de revenus de l'extérieur, qui permettent à ses habitants de connaître un niveau de vie enviable, du moins, m'a-t-on dit. Supposons maintenant que le nouveau président (à vie) de la ville, recevant ces statistiques du commerce extérieur, s'inquiète. Cet énorme déficit commercial ne signifie-t-il pas que la ville de Neuilly n'est pas compétitive ? Il décide donc de relever le défi de la compétitivité, et de favoriser le développement d'industries nouvelles dans la ville, par exemple, des aciéries; il le confesse, il a toujours adoré les usines. Il va très vite rencontrer de gros problèmes. C'est qu'il y a une raison assez simple pour qu'il n'y ait pas d'aciéries à Neuilly : ce n'est pas rentable. Un entrepreneur qui voudrait créer une aciérie dans la ville aurait bien du mal à réunir les facteurs de production nécessaires. Le foncier est hors de prix et les salariés sont rares : tous les gens en âge de travailler dans la ville gagnent de très confortables salaires hors de celle-ci, et il faudrait les payer des fortunes astronomiques pour qu'ils se décident à aller travailler dans un haut fourneau. Notre entrepreneur fait vite ses calculs, et se rend compte que s'il a envie de créer son affaire, il aurait meilleur compte à satisfaire le marché local, constitué de gens riches qui ont très envie de consommer; en somme, il aura intérêt à ouvrir une épicerie fine pour satisfaire les appétits du marché local, et à laisser son édile pérorer tout seul sur le chantier vide de l'aciérie. Qu'est-ce que cet exemple fictif nous enseigne ? Il nous rappelle qu'observer les statistiques des échanges de biens et services avec le reste du monde et en déduire quelque chose sur la santé économique du pays est un exercice dépourvu de signification. La balance des paiements d'un pays, en effet, dépend tout autant des échanges extérieurs que des entrées et sorties de revenus; un pays qui, au départ, reçoit massivement des revenus de l'extérieur aura toujours une balance commerciale déficitaire; surtout, ces arrivées de revenus sont ce qui crée la balance commerciale déficitaire, en faisant qu'il est moins rentable pour un entrepreneur de satisfaire les marchés étrangers plutôt que son marché local. D'accord, mais qu'est-ce que cela a à voir avec la situation française ? Tout. Si la France a un déficit, c'est tout simplement qu'elle reçoit beaucoup, et de plus en plus, de revenus en provenance de l'étranger (voir ce document de la Banque de France pour l'année 2006 ***). Elle reçoit beaucoup plus d'investissements en provenance de l'étranger que, par exemple, l'Allemagne (pratiquement deux fois plus pour l'année 2006). Ses grandes entreprises, largement mondialisées, reçoivent de leurs activités hors de France des revenus très importants; de nombreux Français, qui travaillent à l'étranger rapatrient une partie de leurs revenus. Surtout, les étrangers sont particulièrement avides d'actifs français. La part des non-résidents dans les entreprises du CAC 40 ne cesse d'augmenter; des particuliers, attirés par le boom immobilier national, achètent des maisons en France; des institutions financières, avides de placements sûrs, achètent à tour de bras les titres de la dette publique française. Comme dans l'exemple fictif ci-dessus, cela a une conséquence : il devient beaucoup plus intéressant pour une entreprise de servir le marché national que les marchés étrangers. Il n'y a dès lors aucune raison d'être surpris, ou de déplorer, le fait qu'il y ait aujourd'hui moins d'entreprises françaises exportatrices qu'il y a une dizaine d'années; Dans le contexte d'un pays qui reçoit beaucoup de revenus de l'extérieur, c'est parfaitement logique. En somme, s'il y a un déficit commercial en France, c'est parce que les étrangers trouvent les entreprises françaises tellement attrayantes qu'ils n'ont de cesse d'acheter leurs actions; qu'ils trouvent la main d'œuvre française certes un peu pénible, mais tellement productive qu'ils sont disposés à investir sur le territoire national; qu'ils ont tellement confiance dans la capacité de l'Etat français à payer ses dettes rubis sur l'ongle qu'ils se ruent sur les titres du trésor public; qu'ils trouvent le patrimoine immobilier national tellement attrayant qu'ils paient fort cher pour l'acquérir. Car, si les étrangers sont nuls, ils ne sont pas complètement idiots : ils n'agiraient pas ainsi s'ils n'étaient pas convaincus que ces opérations sont rentables. Au passage, ces entrées de capitaux déplacent l'activité des entreprises de l'exportation vers le marché national. Il est bien difficile de voir en quoi cet attrait est un mauvais signe pour l'économie française. Alors, bien entendu, ce mouvement pourrait s'inverser : peut-être que les étrangers finiront par croire un gouvernement français qui se déclare «en faillite», ou des ministres qui déplorent que l'économie nationale n'est «pas assez compétitive». Et que les entrées de capitaux en France seront un peu moins importantes. Ce jour-là, s'il arrive, il y aura des dirigeants d'entreprise pour constater que le marché français n'est plus si rentable que cela; on les verra alors un peu plus dans les salons commerciaux internationaux. Ce jour-là, les Français seront un peu moins riches, devront se serrer un peu plus la ceinture; mais on ne manquera pas de lire des éditoriaux triomphalistes pour dire qu'enfin, grâce à son président-qui-a-eu-le-courage-de-prendre-des-mesures-courageuses, la France est devenue "compétitive"."
*** Direction de la Balance des paiements Bulletin de la Banque de France • N° 162 • Juin 2007 'En 2006, le compte des transactions courantes enregistre un défi cit de 22,5 milliards d’euros. Il se creuse de 6,8 milliards, sous l’effet de l’alourdissement du défi cit énergétique de 8,4 milliards. Les investissements directs se soldent par des sorties nettes de 27 milliards d’euros, pour des flux entrants et sortants de montants voisins de ceux observés en 2005. Ainsi, les investissements étrangers en France restent au niveau élevé enregistré l’an dernier. Les investissements de portefeuille font apparaître des sorties nettes de près de 60 milliards d’euros. Ceci résulte de l’importance des achats de titres étrangers par les résidents qui atteignent le niveau jamais observé auparavant de 270 milliards. Les entrées nettes au titre des opérations de prêts et dépôts se situent à un niveau exceptionnel de 156 milliards d’euros, principalement sous l’effet du recours des institutions financières et monétaires (IFM) au refinancement interbancaire international. Ce sont donc les IFM qui, grâce à des ressources extérieures, financent le déficit des transactions courantes et les sorties nettes relatives aux investissements directs et de portefeuille. En 2006, les IFM ont donc confirmé le rôle qu’elles avaient eu les deux années précédentes dans l’équilibrage de la balance des paiements. '

Namdaemun


La Porte Sungnyemun, encore appelée Namdaemun, avait été construite en 1398, reconstruite en 1447 et depuis régulièrement rénovée. Elle marquait une des entrée de Séoul. Ce monument en bois avait survécu à l’occupation japonaise et à la guerre de Corée, mais un incendie l'a détruit dans la nuit de dimanche à lundi. Une petite pensée à Rémi qui effectue ses études à Séoul.

Annecy

dimanche 10 février 2008

Foetus - Viabilité à 198 jours

  • Une décision de la Cour de Cassation a validé l'inscription à l'état-civil de tout foetus né sans vie quel que soit son poids et la durée de la grossesse. La notion de viabilité dépend de l'appréciation du médecin.
  • Les principaux critères retenus par l'OMS sont que le foetus ait 22 semaines (198 jours) ou qu'il pèse au moins 500 grammes.
  • Une circulaire française de 2001 retient ces critères sans lui donner "de force juridique".
  • Le Médiateur de la république, Jean-Paul Delevoye, "... demande simplement à ce qu'on prenne cette circulaire et qu'on lui donne une force juridique".

Cet arrêt de principe ne fera désormais qu'une jurisprudence limitée, la Cour de Cassation ayant jugé que la Cour d'Appel n'avait que violé l'article 79-1, alinéa 2, en simplement "ajout(ant) au texte des conditions qu'il ne prévoit pas" pour l'établissement d'un acte d'enfant sans vie, c'est à dire en le subordonnant au poids ou à la durée de la grossesse.

Le fait de considérer que tous les foetus nés sans vie peuvent être déclarés à l'état-civil, quel que soit leur niveau de développement, a des incidences sur d'autres législations à propos des droits des parents, comme celles de la retraite ou des allocations familiales.

mercredi 6 février 2008

Venise


Une visite virtuelle superbe

lundi 4 février 2008

Le Congrès avalise la révision constitutionnelle

"La révision de la Constitution, nécessaire à la ratification du traité européen de Lisbonne, a été adoptée, lundi 4 février, par 560 voix contre 181 par les sénateurs et les députés réunis en Congrès à Versailles." (AFP)

Ne pas perdre le Nord



La NASA aussi devient cinquantenaire! Aujourd'hui le 4 février 2008, pour le célébrer, elle envoit une sonde sonore vers Polaris, la brillante étoile polaire de la petite ourse*, au pôle Nord céleste**. La sonde contient le très classique et néanmoins pop, enregistrement de :
"Across the Universe''
des très célèbres Beattles, enregistré il y a quarante ans...
La sonde atteindra son but dans 431 années-lumière, en ayant parcouru plus de 4.000.000.000.000.000 km ou 4 Pétamètres (un Pétamètre (Pm) est égal à dix exposant quinze mètres)! C'est la destination la plus éloignée de la galaxie, envisagée pour objet créé par l'Humanité.
*
'arctique' vient du mot grec arktos, « ours »,
'septentrion' désigne les sept étoiles de cette constellation.

**
Trajectoires apparentes des étoiles autour de l'étoile polaire (au centre de l'arche, Utah). La Terre tourne sur elle-même, si bien que les étoiles semblent se déplacer et tourner autour de l'étoile polaire qui est dans l'axe de rotation de la Terre. Photo obtenue après exposition sur 24h. source: encarta - microsoft - david Nunuk

samedi 2 février 2008

Lac & Montagnes

Dolomite

Déodat Gratet de Dolomieu (23 juin 1750 - 28 novembre 1801) était un géologue et lithologiste français, élu membre de l'Académie des sciences en 1795.
S'il a décrit de nombreux minéraux: l’analcime, le psilomélane, le béryl, l’émeraude, la celestite, son nom est passé à la postérité grâce à la dolomite.
En pleine période révolutionnaire (1791) il publie un article intitulé « Sur un genre de pierres calcaires très peu effervescente avec les acides et phosphorescentes par la collision » à propos d'une roche des Monti Pallidi 'montagnes pâles' des Alpes. Cette roche a la particularité de devenir pourpre à l'aube et au crépuscule.
La structure cristalline du calcaire dolomitique est composée de
carbonates dolomite rhombohedrique (CaMg(CO3)2) et d'ankerite (CaFe(CO3)2).
La dolomite est un minéral carbonaté composé de calcium et de magnésium. Le calcaire dolomitique est un calcaire poreux qui ne donne effectivement pas d'effervescence à froid avec l'acide chlorhydrique dilué à 10% contrairement à la calcite. Cette roche d'origine coraliaire marine a donné le nom à ce massif alpin. Les Dolomites ont été rattachées à l'Italie en 1918 lors du démembrement de l'empire austro-hongrois.

vendredi 1 février 2008

"Madame Bovary"

En 1914 la nièce de Gustave Flaubert a légué à la bibliothèque de Rouen, les 4 546 feuillets originaux de "Madame Bovary". Ils ont été numérisés et sont librement accessibles sur le site :

La transmission automatique à double embrayage

La transmission automatique à double embrayage est un brevet français ... Tous ceux qui me connaissent vont tomber des nues! Je m'intéresse à la mécanique maintenant! Et oui, très incidemment à cause de l'Aventure. Celle de la Trans-saharienne, de la Croisière Noire et surtout de la Croisière Jaune.
Je me souviens avoir ouvert, enfant, un livre sur cette étonnante aventure dans la bibliothèque de mon oncle. J'étais fasciné, c'était les frontières de l'Impossible. Aujourd'hui, j'ai envie de saluer un inventeur brillant dont on ne parlait plus.
"La première boîte de vitesses automatique à double embrayage de l'histoire date de 1935. On la doit au génie créatif de l'ingénieur français Adolphe Kégresse. Très inventif, Kégresse commence sa carrière à la cour du tsar Nicolas II, comme responsable technique du garage impérial. Il imagine alors des chenilles souples qu'il installe sur les automobiles du tsar afin qu'elles puissent se déplacer dans la neige. De retour en France en 1919, il entre chez Citroën, où il crée un département tout-terrain. C'est là que sont conçues les autochenilles qui vont participer à la transsaharienne en 1922, la Croisière noire en 1925 et la Croisière jaune en 1932. Kégresse quitte ensuite Citroën pour poursuivre ses travaux de recherche. Et c'est en 1935 qu'il conçoit la première boîte automatique à double embrayage. Un prototype de cette boîte baptisée « AutoServe » est installé dans une traction avant Citroën en 1939 mais le projet restera sans suite. La boîte double embrayage ne réapparaît ensuite que dans les années 1980. Elle est utilisée en compétition par Porsche sur les sport-prototypes 956 et 962C, et par Audi sur le coupé Sport Quattro. Sa première application en série date de 2003. Elle est le fruit des travaux menés par le groupe ­Volkswagen et son équipementier BorgWarner pour équiper la Golf R32 et l'Audi TT."