- L'amer pour rentrer au port -

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mardi 29 décembre 2009

Pas si simple

Ce soir, Françoise & moi sommes allés au ciné, tous les deux! Françoise ne souhaitait pas pleurer devant un film mélodramatique comme "Le Dernier vol" avec Marion Cotillard et Guillaume Canet comme je lui proposais. La préférence est donc allée à la comédie ! avec "Pas si simple" un film où Meryl Streep (la superbe femme), Alec Baldwin (l'ex-mari nounours), Steve Martin (l'amant délicat) et Hubert Parrish (le témoin involontaire des retrouvailles des ex-mariés ou le très drôle beau-fils) ... nous ont bien bien fait rigoler. Le scenar était pourtant plutôt banal, mais le jeu de Meryl Streep donne une âme au film. La construction du film, presque trop classique, est soulagée par des scènes inattendues qui rendent le tout joyeux et tordant! Les grands inquisiteurs de la censure vont bouillir tout cru, avec la scène désopilante du rencard (date ... on est aux US) pour la fête (party ... idem) donnée pour le diplômé, ... le deus ex machina assez peu orthodoxe du « pétard » a des effets hilarants et donne des résultats cocasses. Et une des dernières scène, celle à la webcam, joue dans l' énorme tant on la voit venir mais son efficacité burlesque est imparable. Sans oublier quelques répliques assez fines que je vous laisse découvrir. Pour finir, ça se passe à Santa Barbara, quelques vues chatouille ma nostalgie, j'ai tellement aimé y vivre...
J'ai vraiment envie d'aller l'entendre en v.o. !!!

lundi 28 décembre 2009

Emmanuel Todd

J'ai apprécié la lecture des bouquins d'Emmanuel Todd. Le Monde rappelle qu'il est démographe et historien mais aussi ingénieur de recherche à l'Institut national d'études démographiques (INED). Il avait été l'Inspirateur du thème de la fracture sociale, repris par Jacques Chirac lors de sa campagne présidentielle de 1995. Aujourd'hui il analyse l'évolution du débat sur l'identité nationale et, ne dissimule pas sa colère, : " Ce que Sarkozy propose, c'est la haine de l'autre " . C'est vif, tellement vif que c'est surprenant. Il faut donc réfléchir à sa prise de position. Car je considère ses analyses et prospectives comme éminentes et très réalistes. Aussi je reproduis les termes de l'entretien qu'il a accordé à Jean-Baptiste de Montvalon et Sylvia Zappi pour © Le Monde.

Que vous inspire le débat sur l'identité nationale ? Je m'en suis tenu à l'écart autant que possible, car ce débat est, à mes yeux, vraiment pervers. Le gouvernement, à l'approche d'une échéance électorale, propose, je dirais même impose, une thématique de la nation contre l'islam. Je suis révulsé comme citoyen. En tant qu'historien, j'observe comment cette thématique de l'identité nationale a été activée par en haut, comme un projet assez cynique. Quelle est votre analyse des enjeux de ce débat ? Le Front national a commencé à s'incruster dans le monde ouvrier en 1986, à une époque où les élites refusaient de s'intéresser aux problèmes posés par l'intégration des populations immigrées. On a alors senti une anxiété qui venait du bas de la société, qui a permis au Front national d'exister jusqu'en 2007. Comme je l'ai souligné dans mon livre, Le Destin des immigrés (Seuil), en 1994, la carte du vote FN était statistiquement déterminée par la présence d'immigrés d'origine maghrébine, qui cristallisaient une anxiété spécifique en raison de problèmes anthropologiques réels, liés à des différences de système de moeurs ou de statut de la femme. Depuis, les tensions se sont apaisées. Tous les sondages d'opinion le montrent : les thématiques de l'immigration, de l'islam sont en chute libre et sont passées largement derrière les inquiétudes économiques. La réalité de la France est qu'elle est en train de réussir son processus d'intégration. Les populations d'origine musulmane de France sont globalement les plus laïcisées et les plus intégrées d'Europe, grâce à un taux élevé de mariages mixtes. Pour moi, le signe de cet apaisement est précisément l'effondrement du Front national. On estime généralement que c'est la politique conduite par Nicolas Sarkozy qui a fait perdre des voix au Front national... Les sarkozystes pensent qu'ils ont récupéré l'électorat du Front national parce qu'ils ont mené cette politique de provocation, parce que Nicolas Sarkozy a mis le feu aux banlieues, et que les appels du pied au FN ont été payants. Mais c'est une erreur d'interprétation. La poussée à droite de 2007, à la suite des émeutes de banlieue de 2005, n'était pas une confrontation sur l'immigration, mais davantage un ressentiment anti-jeunes exprimé par une population qui vieillit. N'oublions pas que Sarkozy est l'élu des vieux. Comment qualifiez-vous cette droite ? Je n'ose plus dire une droite de gouvernement. Ce n'est plus la droite, ce n'est pas juste la droite... Extrême droite, ultra-droite ? C'est quelque chose d'autre. Je n'ai pas de mot. Je pense de plus en plus que le sarkozysme est une pathologie sociale et relève d'une analyse durkheimienne - en termes d'anomie, de désintégration religieuse, de suicide - autant que d'une analyse marxiste - en termes de classes, avec des concepts de capital-socialisme ou d'émergence oligarchique. Le chef de l'Etat a assuré qu'il s'efforçait de ne pas être " sourd aux cris du peuple ". Qu'en pensez-vous ? Pour moi, c'est un pur mensonge. Dans sa tribune au Monde, Sarkozy se gargarise du mot " peuple ", il parle du peuple, au peuple. Mais ce qu'il propose aux Français parce qu'il n'arrive pas à résoudre les problèmes économiques du pays, c'est la haine de l'autre. La société est très perdue mais je ne pense pas que les gens aient de grands doutes sur leur appartenance à la France. Je suis plutôt optimiste : quand on va vraiment au fond des choses et dans la durée, le tempérament égalitaire des Français fait qu'ils n'en ont rien à foutre des questions de couleur et d'origine ethnique ou religieuse ! Pourquoi, dans ces conditions, le gouvernement continue-t-il à reprendre à son compte une thématique de l'extrême droite ? On est dans le registre de l'habitude. Sarkozy a un comportement et un vocabulaire extrêmement brutaux vis-à-vis des gamins de banlieue ; il les avait utilisés durant la campagne présidentielle tandis qu'il exprimait son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne dans un langage codé pour activer le sentiment antimusulman. Il pense que cela pourrait marcher à nouveau. Je me demande même si la stratégie de confrontation avec les pays musulmans - comme en Afghanistan ou sur l'Iran - n'est pas pour lui un élément du jeu intérieur. Peut-être que les relations entre les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, c'est déjà pour lui de la politique extérieure ? On peut se poser la question... Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature. Comme un réflexe conditionné. Mais quand on est confronté à un pouvoir qui active les tensions entre les catégories de citoyens français, on est quand même forcé de penser à la recherche de boucs émissaires telle qu'elle a été pratiquée avant-guerre. Quels sont les points de comparaison avec cette période ? Un ministre a lui-même - c'est le retour du refoulé, c'est l'inconscient - fait référence au nazisme. - Christian Estrosi, le 26 novembre, a déclaré : " Si, à la veille du second conflit mondial, dans un temps où la crise économique envahissait tout, le peuple allemand avait entrepris d'interroger sur ce qui fonde réellement l'identité allemande, héritière des Lumières, patrie de Goethe et du romantisme, alors peut-être, aurions-nous évité l'atroce et douloureux naufrage de la civilisation européenne. " - En manifestant d'ailleurs une ignorance de l'histoire tout à fait extraordinaire. Car la réalité de l'histoire allemande de l'entre-deux-guerres, c'est que ce n'était pas qu'un débat sur l'identité nationale. La différence était que les nazis étaient vraiment antisémites. Ils y croyaient et ils l'ont montré. La France n'est pas du tout dans ce schéma. Il ne faut pas faire de confusion, mais on est quand même contraint de faire des comparaisons avec les extrêmes droites d'avant-guerre. Il y a toutes sortes de comportements qui sont nouveaux mais qui renvoient au passé. L'Etat se mettant à ce point au service du capital, c'est le fascisme. L'anti-intellectualisme, la haine du système d'enseignement, la chasse au nombre de profs, c'est aussi dans l'histoire du fascisme. De même que la capacité à dire tout et son contraire, cette caractéristique du sarkozysme. La comparaison avec le fascisme, n'est-ce pas excessif ? Il ne s'agit pas du tout de dire que c'est la même chose. Il y a de grandes différences. Mais on est en train d'entrer dans un système social et politique nouveau, qui correspond à une dérive vers la droite du système, dont certains traits rappellent la montée au pouvoir de l'extrême droite en Europe. C'est pourtant Nicolas Sarkozy qui a nommé à des postes-clés plusieurs représentantes des filles d'immigrés... L'habileté du sarkozysme est de fonctionner sur deux pôles : d'un côté la haine, le ressentiment ; de l'autre la mise en scène d'actes en faveur du culte musulman ou les nominations de Rachida Dati ou de Rama Yade au gouvernement. La réalité, c'est que dans tous les cas la thématique ethnique est utilisée pour faire oublier les thématiques de classe.

  • Après l'empire, Essai sur la décomposition du système américain, Gallimard, Paris, 2002.
  • L'Invention de l'Europe, Seuil, coll. L'Histoire immédiate, Paris, 1990.
  • Le Rendez-vous des civilisations, avec Youssef Courbage, Le Seuil, coll. La République des idées, 2007.

jeudi 24 décembre 2009

Joyeux Noël

mardi 22 décembre 2009

Avatar

Avec Célia, Delphine, Ben & Alex
nous avons passé une excellente soirée toile
avant Noël.
Un joli cadeau cinématographique
de James Cameron
Merci!
AVATAR n'en est pas un, c'est une vraie réussite,
brillante et ensorcelante.

samedi 19 décembre 2009

Richesse folle

Une répartition inégale et septentrionnale
"Quand on réalise, par anamorphose, un planisphère où la taille des pays est proportionnelle à la richesse de ses habitants, les " gros " sont dans le Nord et les " maigres " dans le Sud. Ce qui n'a rien d'étonnant au regard des chiffres récents du Fonds monétaire international (FMI) : alors que le produit intérieur brut (PIB) par habitant s'élève, en 2009, à 172 dollars (118 euros) en République démocratique du Congo (RDC), à 174 dollars au Burundi et à 560 dollars au Bangladesh, il est de 46 442 dollars aux Etats-Unis et de 42 091 dollars (29 204 euros) en France. En 2008, 1,4 milliard de personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté (soit 1,25 dollar par jour). Si la proportion de la population pauvre est en baisse dans le monde - 26 % en 2005 contre 52 % en 1981 -, elle reste stable en Afrique subsaharienne, la région la plus maigre sur le planisphère : 50 % en 1981, 50 % en 2005. Selon la Banque mondiale, 31 % des humains vivront encore dans l'extrême pauvreté à l'horizon 2015."
Marie-Béatrice Baudet - © Le Monde
"A prolonged fight between nations small and large over an international pact to limit climate risks came to a somewhat murky end with an agreement to "take note" of the deal forged Friday night by the United States and four partners, leaving open the question of whether this effort to curb greenhouse gases from the world's major emitters would gain the full support of the 193 countries bound by the original, and largely failed, 1992 Framework Convention on Climate Change."
The New York Times - 19,12.2009 U.N. Climate Talks "Take Note" of U.S.-Backed Accord
"Vendredi soir, plusieurs chefs d'Etat de pays du Nord, donc Barack Obama et Nicolas Sarkozy, ont annoncé la conclusion d'un accord minimaliste. Longue d'à peine trois pages, cette déclaration politique, proposée par 26 pays industrialisés, dont la Chine, n'était pas à la hauteur des ambitions du sommet. Elle se contente de confirmer l'objectif d'une limitation à 2°C de la hausse des températures, sans fixer aucun seuil à 2020 ou 2050, notamment dans la baisse des émissions de CO2, ni instaurer d'Organisation mondiale de l'environnement, comme le souhaitait l'Europe."
En mettant en parallèle ces informations... on comprend les tristes résultats de Copenhagen. Les pays riches rechignent à aller de l'avant pour protéger les pays vulnérables qui sont aussi les plus pauvres, situés en zone équatoriale et tropicale! Ils oublient que la richesse principale, non mesurée par les P.I.B., mais commune à tous, c'est notre TERRE ...
et elle risque toujours de nous faire un ictère atmosphérique!
Hélas tous les 193 pays participant à la conférence, loin s'en faut, n'ont pas approuvé la proposition concoctée par quelques chefs d'état vendredi ... et finallement samedi matin, les Nations unies ont pu 'prendre note' de 'l'Accord de Copenhague'... le plus minimaliste qui soit! C'est déjà ça, se consolent certains. Mais c'est très probablement insuffisant, car le pire reste à venir.
Et l'on ne peut rester béatement optimiste dans son petit jardin ... , et comme le souligne ma fille, Delphine, Candide devrait tuer Pangloss avec l'épée du frère de Cunégonde!

mercredi 16 décembre 2009

Le Mayon chaud

Vu dans Le Figaro
Le mont Mayon se réveille. Les premières évacuations ont commencé, mardi 15 décembre, autour du volcan situé dans le centre des Philippines, où ont été observés des signes inquiétants d'activité. L'objectif est d'évacuer sur trois jours, à compter de mardi, près de 10 000 familles, soit environ 50 000 personnes, qui vivent dans les villages bordant le volcan. (Nelson Salting/AP/SIPA)

mardi 15 décembre 2009

Public et laïque

J'ai découvert avec horreur une photo dans le Figaro, celle d'un homme enterré jusqu'à la taille qui va subir une lapidation publique comme punition pour l'adultère qu'il a commis. C'est pour moi un outrage à l'humanisme. Un acte barbare qui ne devrait plus être admis de nos jours. Même si cela se passe ailleurs..., c'est choquant. Cela me fait rebondir sur les débats d'actualité...

Sur le sol français (je sais bien que Mayotte est française...) les archaïques exigences des coutumes religieuses ne doivent pas être acceptées (elles seront tolérées de façon adaptatoire à Mayotte). Dans un état républicain laïque, personne ne peut s'arroger, des conditions d'exemption d'être ou de paraître, dans l'espace de vie commun.
En République, la 'chose' publique doit rester laïque!
pour que tous puissent y vivre.
Si l'on ne désire pas vivre dans l'espace territorial de Notre Nation avec ses règles,
on ne peut donc en revendiquer ni la nationalité,
ni le droit de vote qui lui est intimement lié,
et l'on part vivre ailleurs !
Pour RESPECTER et FÉDÉRER davantage les nouveaux membres entrés dans la Nation, je pense qu'il serait souhaitable : - qu'on puisse proposer des menus sans porc ou sans crustacés ... voir dhabiha ou shehita (on dit halal ou cascher de façon impropre) dans certains restaurants scolaires ou d'entreprises (lorsque c'est possible et avec un surcoût à charge seul des récipiendaires et non pas de la collectivité); - que la nation déclare 1 des principales fêtes musulmanes fériée ET de même avec 1 des fêtes juives;
MAIS,
il est INACCEPTABLE que l'on puisse rester dissimulé derrière un voile, une cagoule, un casque ou tout autre accoutrement ... dans les endroits où l'on DOIT être "RECONNUS" comme les administrations, les Hôpitaux, les commissariats et les Ambassades ... ainsi que dans le restant de l'Espace Public et même l'espace privé visible (voire audible pour un appel à la prière ...) au public. ET je dis un NON bien clair et non islamophobe ou etcaeteratophobe aux exigences 'coutumières' de code et qui ne peuvent être admises au même niveau spirituel que des exigences 'religieuses' morales (même si elles sont parfois enseignées comme telles):
x cantines séparées ( il paraîtrait que certains ne veulent plus «s'asseoir à côté de personnes qui mangent du porc !» dixit Jacques Myard, député UMP);
x lieux de culte dans l'entreprise;
x signes religieux portés de façon ostentatoire dans l'espace public;
x absences pour confesse, shabat, etc.;
xcontraintes coutumières imposées à ceux qui SERVENT, SOIGNENT ou ENSEIGNENT [~ avoir «les bras ou la tête couverts» ~ refus par un homme d'un entretien d'évaluation par une femme ~ refus d'une femme pour une auscultation par un homme];
x créneaux horaires réservés aux femmes dans les piscines publiques ou les gymnases publiques;
Public / Espace Public : S'il n'y a pas de définition juridique de l'espace public, il pourrait être défini par l'exclusion de ce qui ne l'est pas ... et les définitions des dictionnaires dans ses sens courants constituent un faisceau d'éléments qui le précisent!
•Qui appartient au peuple dans son entier.
L'intérêt public. Les revenus publics. Les fonds publics. Le bien public. La voix publique est pour lui. Il jouit de l'estime publique. Il brave la clameur publique. Le bonheur public est son ouvrage. Soulager la misère publique. Ceux qui ont été dans les emplois publics, dans les charges publiques. Exercer des fonctions publiques. Esprit public, L'opinion, le sentiment du public. Une personne publique, une personne revêtue d'une partie de l'autorité publique, qui exerce quelque emploi, quelque magistrature.
•Qui appartient à l'État, étatique.
Les pouvoirs publics, les organes de l'autorité publique. Officier public, fonctionnaire public, Celui qui exerce quelque charge ou fonction publique. Charges publiques, Les impositions que tout le monde est obligé de payer pour subvenir aux dépenses et aux besoins de l'état. Édifices publics, édifices employés aux différents services publics.
•Qui est commun, à l'usage de tous.
La voie publique. Une promenade publique.
•Qui est manifeste, su, connu de tout le monde.
C'est une nouvelle qui est déjà publique. La chose n'est pas secrète, elle est publique, tout le monde la sait. Cela est de notoriété publique.
•Ce qui a lieu en présence de tout le monde.
Audience publique. Débats publics. Affront public.
* avec dernières modifications du 28.01.2010
p.s. du 12.03.2010 - J'ai retrouvé une note intéressante à propos du voile! ... les jeunes-filles d'hommes libres assyriens devaient déjà porter le voile, il y a mille ans et donc bien avant Mahomet, tandis qu'il était interdit aux prostituées de le porter ... Cette coutume ancienne explique que pour paraître de bonne famille, les femmes se devaient de le porter, qu'elles soient jeunes ou vieilles [lois assyriennes attribuées à Teglath-Phalasar 1er (v. 1000 avant Jésus-Christ)].

mardi 8 décembre 2009

Culen

Psoralea glandulosa : Arbrisseau (5 m. dans le jardin) à feuilles trifoliolées
Culen, Raintree
Plante légumineuse du Chili (g. psoralea glandulosa, L.) dont les feuilles en infusion sont stomachiques et utilisées par les précolombiens pour soigner presque tout ... la panacée!... vue dans le blog Lugar do Olhar Feliz « Là où le regard prend plaisir ». Je remercie les jardiniers ... et sans doute les rédacteurs du blog, Ann Kenny et Jean Paul Brigand pour m'avoir permis de repérer cette plante andine intrigante.
Le psoralea glanduleux, " psoralea glandulosa. Linn. est un arbuste originaire du Pérou, et cultivé depuis longtemps dans presque toutes les collections. Ses feuilles, portées sur d'assez longs pétioles rudes au toucher, sont composées de trois folioles lancéolées, entières et pointues. Les fleurs sont en épis, de couleur bleue , et situées sur de longs pédoncules, qui naissent aux aisselles des feuilles et sont munis de stipules pointues. Leur calice est à cinq dents, dont une plus grande. La corolle est papilionacée. Le fruit est une gousse monosperme, entourée par le calice persistant. Fleurit; depuis le mois de mai jusqu'au mois d'août. Habite; le Pérou, naturalisé dans les jardins du midi de la France.
Usages; ces deux arbustes sont cultivés dans les grandes collections : le premier peut contribuer à l'ornement et à la variété des jardins paysagistes. Culture; le psoralea bitumineux se multiplie souvent de lui-même, lorsqu'il est dans une terre plus forte que légère; L'autre est plus délicat : on le multiplie dans le nord de la France, en semant ses graines sur couche. Ces deux arbustes aiment les situations chaudes et aérées."
Mes recherches sur le genre Psoralea m'ont conduit à lire un extrait du "Traité des arbrisseaux et des arbustes cultivés en France et en pleine terre" sur les PSORALEA. Ce qui m'a permis de faire le lien avec le trèfle bitumineux, une plante que je ne connaissais pas jusqu'à ce que je la découvre en Ardèche à Chauzon, dans le jardin de mon frère où elle abonde dans ses talus empierrés. L'odeur de goudron désagréable m'avait étonnée, alors que la fleur était gracile et belle.
Dartrier ou trèfle bitumineux
Le psoralea bitumineux, "psoralea bîtunttkosa. Linn. est un arbuste de nos provinces méridionales, qui s'élève à un mètre environ de hauteur. Sa tige est droite, cylindrique, striée et rameuse. Ses feuilles, portées sur de longs pétioles, se composent de trois folioles lancéolées, très entières et légèrement velues en dessous. Leur couleur est d'un bleu foncé; les pédoncules sont maniç, à leur base ainsi que les pétioles, de bractées entières et pointues. Leur calice est à cinq divisions, persistant et muni de poils. La corolle est papilionacée à cinq pétales libres et distincts. Les étamines sont réunies ensemble au nombre de dix. Le fruit est une gousse monosperme, ovale, cachée dans le calice, hérissée de poils noirs, comprimée et terminée par une corne saillante. Fleurit; pendant presque tout l'été. Habite ; la France méridionale. Dénomination ; vulgairement trèfle bitumineux ou thé des jésuites"

lundi 7 décembre 2009

Copenhague ne manquera pas d'espoir

La conférence sur le climat de Copenhague commence et le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen la présente comme "dépositaire des espoirs de l'humanité" devant 1.200 délégués venus de 192 pays du monde entier.

"Le changement climatique ne connaît pas de frontière. Il ne discrimine pas. Il nous affecte tous. Et si nous sommes là aujourd'hui, c'est parce que nous sommes tous déterminés à agir"

R. K. Pachauri, lauréat du prix Nobel de la paix, préside le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat et directeur général de l’Institut de l’énergie et des ressources - le Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat) - créé en 1988. Le quatrième rapport (hexa-annuel) publié en 2007 indique qu'une hausse des températures à la surface de la Terre qui dépasserait 2 °C à la fin du siècle, conduirait à des catastrophes ... Le syndrome de l'apprenti sorcier nous menace donc et nous ne sommes pas certain qu'un personnage bienveillant rétablira la situation. Mais le bouleversement lui même devrait avoir son propre effet correcteur. Hélas, une régression de l'activité humaine engendrerait aussi une diminution des actions humaines qui n'ont cessé de se conjuguer avec les variations biogéochimiques naturelles depuis la fin du XIXe siècle, au point que certains comme Paul Crutzen, lauréat du prix Nobel de chimie, parlent d'une nouvelle ère géologique, l'anthropocène!
. la révolution industrielle et le développement des techniques qui multiplient l'accès à la consommation d'énergie pour les activités humaines,
. la colonisation de nouveaux territoires vierges et leur déforestation insolente et aveugle, qui réduit la séquestration naturelle du carbone par les arbres,
. l'exploitation des énergies fossiles, charbon et pétrole, comme des ressources gracieuses sans leur imputer le coût de leur utilisation tenant compte de ses conséquences environnementales,
. l'agriculture extensive avec recours massif aux engrais chimiques épandus sur les sols agricoles qui relarguent un autre puissant gaz à effet de serre l'oxyde nitreux (N²O),
. la pêche extensive et les rejections des déchets dans la mer, qui bouleversent l'écosystème océanique,
... la liste n'est pas exhaustive ... de nos activités qui malmènent notre biosphère... son milieu aquatique et terrestre comme son milieu atmosphérique.
En 2008
= 385 ppm de CO² atmosphérique
= la plus forte concentration connue!
Teneur du CO² atmosphérique = signal de l'activité humaine
Si les premières mesures directes du CO² datent de 1957 (cf. blog notes). Les données historiques contenues dans des carottages des glaces polaires, ont permis de déterminer l'extraordinaire stabilité du CO² atmosphérique. Ces archives paléoclimatiques sont très précises... et montrent que le niveau a varié de 180 ppm (partie par million, soit 0,018 % de CO² dans l'atmosphère) en période froide à 280 ppm en période chaude … et il se trouve que l'humanité a prospéré lorsqu'il était situé dans la fourchette très étroite de 270 à 280 ppm environ! Elle prospère encore au niveau actuel Mais ...
on est en dehors des clous anciens !
Maintenant
Que va-t'il se passer?
Si les liens de cause à effet, ne sont pas aisés à determiner et réciproquement, les chiffres actuels sont TRÈS différents et nous interpellent. A l'évidence la voie en dehors des clous, n'est probablement pas suffisamment large pour que l'on continue à prendre nos aises sans répercussions sur notre climat... La Chine et les États Unis d'Amérique ne peuvent rester aveugles, sourds et muets alors qu'ils sont les plus foncés sur la dernière carte! Leurs dirigeants ont une très grande responsabilité morale sur les épaules, devant leur population et l'humanité entière.
Que sera-t'il décidé à la clôture du sommet prévue les 17 et 18 décembre, quand les 110 chefs d'État et de gouvernement seront réunis?

dimanche 6 décembre 2009

à Célia

Joyeux anniversaire ma fille chérie, 2009, c'est la fin du monde ... de l'enfance, tu es à bord de ton propre vaisseau (on vient de voir 2012 ensemble...) maintenant.
Tu sais bien nager depuis longtemps! Nous sommes donc sereins et tranquillise toi, tu ne restes pas toute seule ... on fera encore volontiers l'abeille remorqueuse quand la manœuvre sera difficile
ou quand tu le voudras !
Françoise et moi, on t’aime !
Bises XXXL

samedi 5 décembre 2009

Histoire de

Le rééquilibrage des filières générales constitue l'objectif premier de la réforme annoncée. Il était temps! Déjà lorsque j'étais jeune, la filière S (scientifique) était la filière généraliste qui donnait accès aussi bien aux prépas scientifiques qu'à Sciences Po ou aux prépas littéraires... Ce n'était pas sain. Je trouve logique qu'on cherche à davantage spécialiser la filière L (littéraire) en générant l'attrait pour les langues, l'histoire et la philosophie.
Mais attention, il faudrait éviter l'écueil ridicule qui serait de dévaloriser la section S ! Car la réforme prévoit aussi un meilleur accompagnement, un soutien individualisé. OK, c'est très beau et nécessaire, cela devrait être proposé en plus (ce ne serait pas si lourd ... les vacances sont longues), sans nuire à l'acquisition de la méthodologie, la pratique de l'expérimentation et à la transmission des savoirs. La perte de près de 200 heures de disciplines scientifiques, au profit d'heures d'accompagnement et d'orientation semble disproportionnée et ne me semble pas souhaitable.
L'écueil est là, que l'on ne se trompe pas!
Car que l'Histoire - j'adore cette discipline - soit une matière traitée en section S comme le français ne me choque pas. Son étude pourrait être, sans dommage véritable, renforcée en 1ère et donner lieu à une épreuve anticipée du bac... et devenir optionnelle pour toutes les sections en terminale! là je rêve ... mais pourquoi pas! Qu'en pensez-vous?