- L'amer pour rentrer au port -

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mardi 1 décembre 2015

Penseur

Vu ce beau film sur Averroès, Ibn Rushd, qui se battait déjà contre l'intégrisme et le fanatisme.

Franco-égyptien (1997)

Au XIIe siècle, dans le Languedoc, un traducteur du philosophe Averroès est brûlé vif comme hérétique. Le fils du malheureux s'enfuit et rejoint l'Andalousie, où il trouve refuge auprès de la famille du philosophe, médecin et Grand Juge du calife El Mansour. L'un des fils du calife, Nasser, est un disciple d'Averroès, tandis que l'autre, Abdallah, est plus préoccupé par la danse et les atours d'une belle gitane, Manuella. Nasser sauve un poète des griffes d'une secte de fanatiques, qui endoctrinent Abdallah. La menace d'un complot contre Averroès, dont les oeuvres sont menacées, se précise peu à peu.

dimanche 29 novembre 2015

10 infos sur le drapeau français

Je reproduis l'article Pascal RICHE extrêmement intéressant sur notre emblème national.

"10 choses que vous ignorez probablement sur le drapeau français "
Publié le 29-11-2015 dans le Nouvel Obs

Il aurait pu être vert, le rouge n'a rien de révolutionnaire, 
il doit sa naissance à une révolte d'esclaves, 
il a commencé rouge-blanc-bleu... 
On vous a appris à l'école que le drapeau bleu-blanc-rouge avait été créé en 1789, sous l'impulsion de La Fayette, par l'adjonction des couleurs de Paris (bleu et rouge) et du blanc royal. C'est en réalité beaucoup plus compliqué. 
1. Le drapeau français aurait pu être vert  
Avant le drapeau, il y a eu la cocarde tricolore. Mais celle-ci a été à deux doigts d'être verte. Vous imaginez un drapeau vert ? Le lundi 13 juillet 1789, veille de la prise de la Bastille, une foule immense s'est réunie au Palais-Royal, où se trouve le comité insurrectionnel. "Plus de 10.000 hommes sont armés, ils annoncent qu'ils vont attaquer les troupes royales aux Champs-Elysées puis, de là, aller à Saint-Denis rejoindre les régiments et se rendre à Versailles", écrit le commandant des troupes au président de l'Assemblée nationale. Il ajoute : Les armuriers ont été pillés et chacun porte la cocarde verte." Cette cocarde est dite "de Camille Desmoulin", car c'est lui qui l'a imaginée la veille, 12 juillet. Mais l'histoire va très vite, dans ces journées dramatiques : dès le lendemain, la cocarde verte est oubliée. 
2. Le drapeau français aurait pu être bleu-blanc-rose  
Dès le 14-Juillet, la mode du vert est en effet passée, comme en témoigne le libraire Hardy dans son journal : On commençait à changer les cocardes de couleur, en faisant succéder le rose, le bleu et blanc à la couleur verte." Témoignage similaire d'un négociant, Failly, dans une lettre écrite le 23 juillet 1789 : On donna d'abord [le 13 juillet, NDLR] pour passeport la cocarde verte, mais, le soir, réfléchissant que cette couleur était la livrée du comte d'Artois, on la prit rose, bleu et blanc." 
3. Le bleu et le rouge ont été imposés par la bourgeoisie parisienne  
Le 13 juillet, le comité des électeurs de Paris (l'assemblée municipale composée de marchands et de notables) se réunit à l'Hôtel de Ville. Il instaure, par un arrêté, une milice parisienne. Il s'agit, avec le soutien de l'Assemblée nationale, de réprimer les émeutiers qui menacent la royauté. Un premier décret donne ordre "aux citoyens de tous rang, de tout ordre et de tout âge" se trouvant dans la capitale de s'inscrire sur la liste des "soldats de la patrie". Et comme il est nécessaire de distinguer les membres qui composent cette milice parisienne (seule à avoir le droit d'être armée), "les couleurs de la ville ont été adoptées" (article 10 d'un deuxième décret) : En conséquence, chacun portera la cocarde bleue et rouge". Quatre jours plus tard, le 17 juillet, Louis XVI se rend à l'Hôtel de Ville (escorté de 100.000 hommes, c'est plus sûr), et se voit remettre la cocarde bleu et rouge qu'il pique à son chapeau.
Quand le blanc s'est-il invité entre le bleu et le rouge ?
Une légende dit que le roi a posé la cocarde bleu et rouge sur sa propre cocarde blanche, scellant la réconciliation entre la royauté et Paris. Dans ses mémoires, La Fayette, qui a participé à la réunion des électeurs parisiens et reçu le roi, écrit :
"La cocarde fut d'abord bleue et rouge ; ce n'étaient pas seulement les couleurs de la ville, mais par un singulier hasard, celles de la livrée d'Orléans. La Fayette [il écrit à la troisième personne, NDLR] frappé de cette circonstance et voulant nationaliser l'ancienne couleur française, en la mêlant aux couleurs de la révolution, proposa à l'Hôtel-de-Ville et fit adopter la cocarde tricolore."
Vrai ? Faux ? Difficile à dire. Le fait que Hardy mentionne la cocarde "bleu-blanc-rose" dès le 13 juillet permet de douter un peu. Ce qui est certain, c'est que c'est la cocarde tricolore qui va s'imposer. En atteste, en octobre 1789, ce décret de l'Assemblée pour interdire les cocardes noires, prise comme symbole par des contre-révolutionnaires : L'Assemblée, informée que plusieurs personnes ont pris des cocardes différentes de celles qui sont aux couleurs de la Ville, et notamment des cocardes noires ; considérant que la cocarde originairement adoptée a été un signe de fraternité pour les citoyens, et que Sa Majesté l'a adoptée elle-même; ordonne que les arrêtés précédemment rendus, qui sont en tant que de besoin confirmés, continueront d'être exécutés, déclare que la cocarde aux couleurs rouge, bleue et blanche est la seule que les citoyens doivent porter; fait défense à tout particulier d'en porter d'autre." Les couleurs retenues sont très à la mode : ce sont celles du drapeau de la révolution américaine (lui-même inspiré des trois couleurs du drapeau britannique).
 
4. Les inventeurs de la cocarde ne la prenaient pas assez au sérieux  
"La cocarde de la garde nationale a fait le tour du monde" écrira La Fayette. Il a n'a pas tort : la cocarde rouge et bleue, purement parisienne, va vite se diffuser en province avec la Révolution, et devenir célèbre. Pourtant, au départ, elle est considérée comme un gadget par ses initiateurs. Ce qui n'est pas une bonne idée : le maire de Paris, Jacques de Flesselles, va y laisser la vie (et la tête).
Le 14-Juillet, la Bastille est cernée par le peuple. Depuis l'Hôtel de ville, Flesselles, prévôt des marchands et maire, a fait parvenir une missive à Bernard-René de Launay, gouverneur de la célèbre prison :
"J'amuse les Parisiens avec des cocardes et des promesses, tenez bon jusqu'à ce soir et vous aurez des renforts."
Dans la journée, un représentant du comité insurrectionnel tombe sur la lettre et s'étrangle. Flesselles, pour l'avoir écrite, est illico zigouillé devant l'Hôtel de Ville, d'un coup de pistolet (suivi d'une décapitation, et d'une promenade de sa tête au bout d'une pique, en compagnie de celle de Bernard-René de Launay).


"C'est ainsi que l'on se venge des traîtres" : 

gravure de 1789 montrant les têtes de Flesselles et du marquis de Launay sur des piques. 
5. Le drapeau rouge était au départ le symbole de la répression bourgeoise  
Au départ, le drapeau rouge est déployé par la garde nationale (que commande La Fayette) pour alerter du danger. Un peu comme aujourd'hui sur une plage. Quand la garde le déploie "au nom du roi", c'est que des charges violentes se préparent : les émeutiers sont invités à rentrer vite chez eux. Une loi du 20 octobre 1789 prévoit explicitement cet usage. Le 17 juillet 1791, juste après l'arrestation du roi à Varennes, le peuple se met à détruire les symboles royaux. Alors qu'une foule de plusieurs milliers de personnes se regroupe au Champ-de-Mars et menace de renverser la royauté, La Fayette et Bailly (maire de Paris, qui a succédé à Flesselles) proclament la loi martiale et font déployer le drapeau rouge.
Les troupes sont envoyées sur le Champ-de-Mars, une monstrueuse fusillade éclate et de nombreux manifestants sont tués : 10 selon la police (La Fayette, qui va bientôt démissionner), 400 selon les organisateurs (Marat), quelques dizaines selon les historiens. Cette "Saint-Barthélemy des patriotes" est un tournant, et libère les aspirations purement républicaines. A partir de là, les révolutionnaires vont utiliser le drapeau rouge par bravade, par dérision, et pour se souvenir de la répression du Champs-de-Mars. C'est ainsi que, le 10 août 1792, en marchant vers les Tuileries pour renverser définitivement le roi, les sans-culottes des faubourgs Saint-Antoine et Saint-Marcel portent un drapeau rouge sur lequel ils ont inscrit : La loimartiale dupeuple souverain, contre la rébelliondupouvoir exécutif." Le rouge est depuis lors le symbole favori de la gauche révolutionnaire.
6. Le blanc n'est pas tellement plus "royal" que le bleu et le rouge  
L'image de Louis XVI piquant la cocarde bleue et rouge sur sa cocarde blanche, faisant jaillir subitement la mystique tricolore, symbole de "l'alliance auguste et éternelle entre le monarque et le peuple", relève du roman national à l'eau de rose. Certes, le blanc s'est imposé comme le symbole de la monarchie et le rouge celui de la révolution, mais au départ, les choses étaient bien plus complexes. Les rois de France adoraient le blanc (c'est la couleur du panache d'Henri IV, de la fleur de lys, des pavillons des vaisseaux royaux...) mais ils appréciaient aussi le bleu et le rouge. La livrée des Bourbons portait déjà les couleurs bleues, blanches et rouges. Voyez ce portrait de Louis XVI par exemple :

Louis XVI en bleu-blanc-rouge en 1786 (Antoine-François Callet) 
En sens inverse, les couleurs de Paris ne sont pas uniquement "le bleu et le rouge" : la nef ornant les armoiries est blanche (argent, pour être précis). Et d'ailleurs, ces trois couleurs ont probablement été choisies pour refléter... les couleurs royales. 
7. Le drapeau tricolore est la conséquence d'une révolte d'esclaves 
Jusque-là, on ne parle que de "couleurs nationales" et de "cocardes", pas encore de "drapeau". Et lors de la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, les drapeaux qui flottent sont de diverses couleurs, selon les villes et les quartiers qu'ils représentent. Et c'est encore l'oriflamme blanche, portée par La Fayette et sa garde, qui est considérée comme l'emblème national. Le drapeau tricolore va naître d'un incident. Le 16 septembre 1790, une escadre doit partir de Brest vers Saint Domingue, pour mater une révolte de Noirs qui réclament la liberté. Mais les marins, dans un esprit révolutionnaire, refusent d'aller réprimer la liberté de ces hommes. Ils se mettent en grève, et vont jusqu'à contester jusqu'au pavillon blanc qui flotte sur leurs vaisseaux. L'Assemblée nationale est saisie, elle cherche des compromis. Parmi ceux-ci, elle propose de remplacer le pavillon blanc par un pavillon "aux couleurs nationales". Cela donne lieu à un débat passionné le 22 octobre retranscrit par le Moniteur (et que j'ai trouvé dans Hacks et Linarès, "Histoire du Drapeau Français", 1934). Un député (Vaudreuil) trouve que le nouveau pavillon "est le même que celui des Hollandais" qui portait déjà ses trois bandes horizontales : rouge, blanche, bleue. Un autre (Galissonnière) ajoute que ces couleurs sont aussi celles du pavillon anglais, une horreur. Un troisième (Foucault) parle de "profanation" et suggère de "laisser à des enfants le nouveau hochet aux trois couleurs". François-Henri de Virieu (l'aïeul direct du journaliste homonyme) s'inquiète de la suppression du pavillon blanc "qui a toujours fait la gloire et l'honneur du nom français" : "C'est ce pavillon qui a rendu libre l'Amérique, un changement tendrait à en couvrir le souvenir de nos victoires et de nos vertus." Les gens ne comprendraient pas, juge-t-il. Il propose un compromis : adjoindre au drapeau blanc une simple "bande aux couleurs nationales". Mirabeau prend alors la parole, vante les trois couleurs, "ce signe de ralliement de tous les amis, tous les enfants, de la liberté", cette "enseigne du patriotisme", qu'il oppose à la couleur blanche, qu'il désigne comme "la couleur de la contre-révolution". A partir de là, la droite jette de grands cris, précise "le Moniteur". Il poursuit : "Elles vogueront sur les mers, les couleurs nationales ! Elles obtiendront le respect de toutes les contrées, non comme le signe des combats et de la gloire, mais comme celui de la sainte confraternité des peuples, des amis de la liberté sur toute la terre, comme la terreur des conspirateurs et des tyrans !" Discours ponctué de quelques noms d'oiseaux ("scélérat", "assassin") et autres menaces. Mais il marque des points. 
8. Le premier drapeau officiel bleu-blanc-rouge était rouge-blanc-bleu 
L'Assemblée approuve le changement de pavillon, et laisse à son comité militaire le soin d'en définir les modalités. Le 24 octobre 1790 ce dernier tranche et un décret est publié :
Article premier :
"le pavillon de beaupré sera composé de trois bandes égales et posées verticalement. Celle de ces bandes de plus près du bâton sera rouge, celle du milieu blanche et la troisième bleue." Rouge-blanc-bleu, donc ! Le pavillon en poupe est, quand à lui, mi-chèvre mi-chou : blanc, mais avec le drapeau tricolore occupant un quart de sa surface. Le roi accepte la réforme : il adopte le drapeau aux trois couleurs nationales. Elles gagnent tous les régiments.
 
9. C'est David qui a été chargé de dessiner le drapeau définitif (fastoche)  
Le 29 pluviôse An II (le 15 février 1794), on débat de nouveau du drapeau. A l'initiative du conventionnel Jean Bon Saint André, l'Assemblée décide qu'il soit composé de trois bandes verticales : "de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs." Cela semble assez précis, mais on charge quand même le grand peintre national, David, de "fournir les dessins du nouveau pavillon à la nation". On imagine que pour lui, ce n'est pas un job trop compliqué. Le drapeau nouveau pavoise à partir de mai la France, mais cela ne dure pas : Napoléon prend le pouvoir et façonne le drapeau à sa façon (en y flanquant des aigles, notamment). A la restauration, le blanc revient. Ce n'est qu'en 1830 que le drapeau tricolore est définitivement adopté. "La nation reprend ses couleurs", dit le roi Louis-Philippe, bonhomme. 
10. Lamartine l'a sauvé en 1848

Lamartine devant l’Hôtel de Ville de Paris le 25 février 1848 (Philippoteau/Wikimedia) 
Lors de la révolution de 1848, c'est le drapeau rouge ("l'étendard sanglant" de la révolution de 1789) qui flotte sur les barricades. Le 25 février, la République est de nouveau proclamée. Les insurgés (conduits par Blanqui) exigent un drapeau rouge. Louis Blanc appuie leur proposition. Mais Lamartine, membre du gouvernement provisoire et orateur hors pair, retourne la foule dans un discours improvisé et resté célèbre :
"Jamais ma main ne signera ce décret [instaurant le drapeau rouge, NDLR]. Je repousserai jusqu'à la mort ce drapeau de sang, et vous devez le répudier plus que moi, car le drapeau rouge que vous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde, avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie."
Les émeutiers envahissent pendant ce temps l'Hôtel de Ville, Lamartine poursuit son discours dans la salle du trône. Le 26 février 1848, un décret confirme le drapeau tricolore comme emblème national. 
Pascal Riché
-#-
Notes personnelles :

  • Mirabeau et son discours pour Le drapeau tricolore du 21 octobre 1790. 
  • Le Comte de Chambord le 5 Juillet 1871 à Chambord termine ainsi son discours :

« Henri V ne peut abandonner le drapeau blanc d’Henri IV. »
Il refuse d'abandonner l'étendard de ses aïeux dont les "plis glorieux" sont "sans tache" ... Il n'y aura pas de seconde Restauration !

Quand Hommage rime avec Rage

 Frédéric Lefebvre
Poème lu grâce à L'Obs 

« Sunshine »

Sébastien Proisy, fauché à 37 ans
un des 130 victimes
Source :

mercredi 11 novembre 2015

Alcide


Ce matin, j'ai lu dans La Recherche  N°505 p.106 un article sur la vitesse de la rotation de la Terre ... où j'ai appris qu'il y a 4,5 milliards d'années la Terre faisait un tour sur elle même en 2 heures et demie !
Ce soir en recherchant l'exacte signification de Sans dessus dessous, je suis tombé sur une page parlant de l'axe de rotation de la Terre, 23°, sur la page qui présente des clefs pour comprendre Sans dessus dessous de Jules Vernes
http://www.lesia.obspm.fr/perso/jacques-crovisier/JV/verne_SD.html

COP21

COP21

C'est la 21ième Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC ou UNFCCC en anglais) ratifiée au sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 par 196 Etats qui reconnait "l’existence d’un changement climatique d’origine humaine ". 
COP = "COnférence de Parties" ...  "parties" pour Etats.
21 pour vingt-et-unième ...

... sans dessus dessous

Source : https://www.facebook.com/NikonEurope/
« Vivre c'est perdre son temps » ... 
Il paraîtrait que cette phrase est de Jorge Luis Borges. 
On n'a qu'une vie ... il n'y a donc pas de temps à perdre, il faut se lever tôt et se coucher tard, ne pas perdre un minute, être efficace, etc. etc.
Balivernes ...
Pourquoi se presser quand tout est perdu. Ce constat nous console un peu quand nous perdons notre temps. Mais il est aussi possible de perdre son temps en essayant de renverser son cours. J'aime figer l'instant dans une réflexion et mettre tout sans dessus dessous, c'est à dire mettre dessus ce qui était dessous. Faire du neuf avec un fatras de notes, de mots, de vieilles idées. J'ai ainsi l'impression de progresser, avec un cheminement de fil en aiguille qui me permet de faire le point dans un drôle de rendez-vous avec moi-même. Cette façon de penser est très similaire à la façon dont je passais goulûment d'un nom propre à un nom commun, d'une page à l'autre, dans le dictionnaire Quillet illustré que m'avais offert mes grands parents paternels il y a 50 ans et que je conserve encore précieusement relié en cuir bleu maintenance. En général, je perds beaucoup de temps, tant pis !
De toute façon, le temps passe et comme la marée emporte les châteaux de sable, les vies s'engouffrent avec l'univers dans un puits sans fin ... les étoiles ont aussi une fin. 
Bing bang ou bang bang, peu importe. 
Et pourquoi devrait-on bien gagner sa vie quand on n'aurait qu'à perdre son temps ? L'illusion d'une existence bien remplie, non quand c'est terminé, c'est terminé ! - seule certitude - mais le défi de se perpétuer, l'impériosité animale de se reproduire ! 
Finalement est-il sage de continuer à le faire quand le Climat et la Planète sont menacés ? L'homme, avec toute la puissance de ses pensées, de ses techniques, de ses organisations, de ses croyances, est face à un Monde qui s’apprête au chamboulement de l'anthropocène. Un Monde terrestre restreint dans un Univers infini, c'est paradoxale. Le temps nous manquera, sauf à devenir des marmottes, pour passer de notre planète consumée à une autre potentiellement accueillante.
Source
Foin de la COP21, le destin semble devenir chaque jour plus sinistre. Cette conférence rassemblera-t-elle des édiles frivoles, versatiles et aveugles ou le contraire de brillants responsables ? L'alternative qui permettrait de prolonger le bien-être pour tous et non plus de quelques uns seuls, est à souhaiter. Partager les Ressources et le Climat semble a priori une gageure politique, car ce ne sont pas des sentiments que l'on peut partager sans s'appauvrir.
Vivre pour continuer de mourir. 
Dans quelles conditions ?
Telle est la question !
On annonce plus d'un million et demi de migrants cette année - Jules Vernes aurait-il été visionnaire ? Le choc géopolitique actuel devrait amplifier les inquiétudes car ce ne sont pas les conditions climatiques mais la folie humaine qui provoque ces mouvements de foule désespérée qui nous laissent pantois et individuellement désemparés.
Jules Vernes - Les Voyages extraordinaires - Sans dessus dessous
fin du 16ième chapitre, p. 116
La sagesse voudrait qu'il faille aimer ce que l’on a et se passer de ce que l’on n’a pas, tandis que la frivolité intime le contraire, de se passer de ce que l'on a déjà, mais de trouver nécessaire ce que je l'on n'a point (Octave Feuillet dans ses Scènes et Proverbes dit la même chose - Merci Wiki). 
Que chacun perde son temps à sa façon, voilà la liberté. 
Mais la triste réalité des migrants en fuite éperdue, bouscule cette déclaration égoïste. L'Homme est un animal grégaire et les choix sociétaux domineront les choix individuels. Nous n'aurons probablement plus la liberté de faire ce que l'on veut, pour la sauvegarde des générations futures. Le XIXième et le XXième sont révolus. Il est probable que de nouveaux Robespierre voudront rétablir la barre et beaucoup de tête, même les plus dignes de respect comme celle de Lavoisier, devront tomber.

Et pourtant la fin est toujours la même, abandonné anonymement, en cendre ou enterré, dans un des cimetières publiques du vulgaire péquin ou au Cimetière des Rois très v.i.p. à Genève simplement comme Borges , ou avec une stèle comme à côté d'Augustin Pyrame de Candolle, le célèbre botaniste genevois sous l'oeuvre d'un autre célèbre citoyen, James Pradier (un sculpteur que j'adore et dont j'ai une belle statue). Et dans ce lieu très prisé, une tombe ne permet plus de distinguer le génie. La mémoire seule perpétue les bribes qui permettront la révérence que pourront faire les générations futures.
Mais qu'importe les jugements au bout du compte, 
quand le respect de soi-même et les idéaux généreux qui nous incarnent, 
auront dirigés nos vie.

dimanche 8 novembre 2015

Jacaranda

jacarandas en fleur à Sydney
source  : lepetitjournal.com Sydney vu dans Facebook

Haie d'honneur

« ... la chance des jardiniers  : ils se préoccupent de l’instant présent et pensent aux saisons futures.  »

Pascal Cribier,  le jardinier qui décidé de mettre fin à son ouvrage

mercredi 4 novembre 2015

Yin Yang

Le caractère yīn (陰) combine 2 caractères, la partie nuageuse yīn (侌) et la colline fù (阜), simplifié en 阝. C'est l'ubac ! ... le Nord. 

Et le caractère yáng (陽) associe la partie brillante yáng (昜) avec toujours la colline fù (阜). C'est l'adret ! ... le Sud.

Saphirs, rubis

Avec son éclat intense et sa profonde couleur bleue conjugués, les saphirs représentent la face Yin 阴 de la splendeur, les rubis le Yang 阳. 
Je me souviens de ce minuscule détail qui enchantait les microsillons de mon arrière-grand-mère. Une des facettes de la magie de mon enfance. Sans avoir jamais vu la précieuse gemme rhomboédrique portée par les femmes de ma famille trop modeste pour en avoir, j'avais magnifié le caractère exceptionnel de ce spath adamantin. Et je ne sais pas pourquoi je m'étais imaginé qu'il était de couleur rouge. Il était si petit qu'on ne pouvait le voir... La pointe était rangée à l'écart de ses vulgaires comparses en fer plus ou moins oxydées. Le phonographe était un meuble élégant en palissandre dont il fallait ouvrir les volets pour libérer les sons. 
pointes, picks ...> pick-up
Trésor unique commun à plusieurs membre de la famille mais qui nous a échappé au décès de mon arrière-grand-mère faute de pouvoir le partager. Je sais que Jean-Maurice l'a conservé. Mais l'absence de cet artefact de l'enfance demeure et la permanence de son manque semble paradoxale au fur et à mesure que le temps passe. J'aimerais tant le toucher de nouveau. Sans parler des paroles de ces chansons dont le sens m'échappait à l'époque, que je voudrais maintenant réentendre pour rire de leur paillardise. C'était mieux que les gros-mots lorsque nous reprenions gauchement les paroles entraînés par la musique, nous faisions rire mémée Charlotte.

vendredi 23 octobre 2015

3 men in a toilet


Tim Vine, Lee Mac and Jim Tavaré
The Sketch Show

mercredi 21 octobre 2015

Justin

Il a de l'allure !
Il paraît que le nouveau premier ministre canadien, Justin Trudeau (chef du Parti libéral du Canada) aime parfois citer cette phrase de Goethe :
« Ne faites pas de trop petits rêves car ils n’ont pas le pouvoir de faire avancer l’humanité. » 

mercredi 14 octobre 2015

dimanche 4 octobre 2015

Zuidersee

La Zuiderzee, c'est la "mer du sud" des Pays Bas qui est devenue une étendue d'eau douce après qu'une digue de 32 km terminée en 1932, l'ait isolée de la Mer du Nord.
source : lemondefr
Ces grands travaux ont fait 'naître'  deux grands lacs : Ijsselmeer et Markermeer ... qui reconstitue probablement la géographie des lieux à l'époque romaine avec le lac Flevo et de la Vlie.

jeudi 1 octobre 2015

Saint-Saëns

Coup de cœur à la Matinale de France-Musique
le Quatuor Eclisses revisite la "Danse Macabre" de Camille Saint-Saëns
génial !

lundi 14 septembre 2015

Courbet

Gustave COURBET (1819-1877)

La Vague 1869 huile sur toile
71,5 x 116,8 cm © MuMa Le Havre / Charles Maslard
Les Bords de la mer à Palavas
ca. 1854 huile sur toile 60  x 73,5 cm
MuMa Le Havre 

La falaise d''Etretat après l'orage en 1870huile sur toile H. 1.3 ; L. 1.62musée d'Orsay
 Musée des Beaux-Arts Caen 
et d'autres http://www.muma-lehavre.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/19e-siecle-avant-limpressionnisme/courbet-la-vaguehttp://www.wikiart.org/pt/Tag/beaches-and-shorelines/2

samedi 12 septembre 2015

Norvège

https://www.facebook.com/ArchiDesiign

Phare

La Tour Phare © Morphosis Architects
Architecte Thom Mayne
source : http://www.paperblog.fr/



Noé

Représentation de l'arche de Noé sur le mont Ararat, de Simon de Myle, 1570


mardi 8 septembre 2015

4 Champions


Tout près de chez nous ... à Aiguebelette, Morgan Maunoir, Pierre Houin, Damien Piqueras et Maxime Demontfaucon ont tirer de belles pelles, ont battus les Allemands détenteurs du titre et sont devenus les nouveaux champions du monde en quatre de couple poids légers !


dimanche 6 septembre 2015

Romance

émoticône heart

 Romance en Fa Mineur, Op.5 de Pyotr Tchaïkovski avec mes moyens (je joue le 3ième thème plus lentement qu'il ne le faudrait ... héhé !) bon d'accord Sviatoslav Richter le joue beaucoup mieux ... mais c'est quand même agréable de jouer cette délicieuse romance.

Matt


samedi 5 septembre 2015

Gilles Giacomotti




Don Giovanni

Quel chance que le manuscrit de ce chef-d'oeuvre soit conservé en France !

Le manuscrit de Don Giovanni


Foteur 1er

... "le communiqué de presse écrit, envoyé à tous les journaux, relatif aux réfugiés de Syrie entrera certainement dans l'histoire." Christian Combaz


"moi président, ... j( )' ferai(s) des f(o)te( ) d'ort( )ogra(f)e "... J'avais déjà beaucoup de mal à comprendre ce qu'il disait ... je reste consterné et en rogne, de lire ce qu'il écrit (ou fait écrire) ! Si mon grand-père, le parangon de l'instituteur, était encore de ce monde, il eût été abasourdi et révolté ...
Je me souviens combien il était fier de n'avoir décelé quasiment aucune faute dans les 'Mémoires de guerre' et 'Mémoires d'espoir' de Charles De Gaulle.
 = 
L'édile est nu, c'est tellement triste et moche, 
qu'on ne peut vraiment plus rire du tout !

vendredi 4 septembre 2015

Violence

Thomas COLE - Le destin des Empires - Destruction - 1836 - Collection de la New-York Historical Society

Un tableau de 1836 vu sur la Lettre du Louvre ... La violence n'est pas pire aujourd'hui qu'hier, mais l'horreur des images nous assaille tous, plus immédiatement et continûment. Et pour une fois pas moyen de zapper ! Le seul salut de l'occident est de résister fermement aux fanatismes religieux et aider avec une amène générosité, pour échapper à la honte qui ruinerait son âme et sa dignité.

mardi 1 septembre 2015

Pierre

De la pierre de Volvic sublimée par Thierry Courtadon ... dans le Jardin du palais Royal ... le Minéral devient Royal !
http://www.unepierredansmonjardin.com/


Sable rase


Un grain de bon sens ... le film-documentaire réalisé par Denis Delestrac, Le Sable, diffusé sur ARTE nous fait prendre conscience que cette matière première naturelle, la plus consommée après l'eau, est menacée par des prélèvements sauvages et contrôlés sans tenir compte de la sauvegarde de nos plages. Il serait si triste de ne plus pouvoir écrire le nom de son aimée sur le sable ...


jeudi 27 août 2015

Savoie

Alexandre ARTAMONOV interview Jean De PINGON
sur les conséquences locales en Savoie de la récente réforme territoriale ...
Les Traités de 1760, 1816, 1860, 1919, 1947 ...
  • Traité du 24 mars 1760 ratifié à Versailles le 10 juillet 1760 : dit "traité des limites" fixe par la frontière entre le royaume de France et le royaume de Piémont-Sardaigne.
  • Congrès de Vienne de 1815  : neutralité de la Suisse et de la Savoie.
  • Traité de Turin du 16 mars 1816 : la Savoie cède des territoires 24 communes à la Suisse, dont la ville de Carouge à Genève en échange la Suisse garantit la neutralité de la Savoie et la défendre en temps de guerre.
  • 1960 la France occupe la Savoie militairement avec deux cent mille hommes
  • Référendum du 24 mars 1860 est organisé sans légitimité démocratique [sans bulletins NON, sans isoloirs, avec abstention interdite et sous menace d'envoi au bagne de Cayenne, sans jugement, des opposants à l'annexion]. 
  • Traité du 24 mars 1860 signé entre  Victor-Emmanuel II, duc de Savoie & roi de Sardaigne et Napoléon III empereur des Français. La Savoie est annexée par la France, mais l'article 2 maintient pour la Savoie sa neutralité accordée en 1816 sous la protection de la Suisse.
  • Le 14 décembre 1883, l'État français s'engage par écrit sous l'autorité de son président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, Jules Ferry, auprès de l'ambassadeur de Suisse en France, à respecter complètement le territoire neutralisé.
  • Le 1er Août 1914 l'ordre de mobilisation générale est décrété en France. 
  • Le 4 Août 1914, le Conseil fédéral suisse proclame sa neutralité dans une déclaration où la Suisse affirme son droit d'occuper militairement la Savoie neutralisée. 
  • La France mobilise malgré ses engagements les Savoisiens. On peut noter que la Savoie compte proportionnellement à sa population, le plus de victimes lors de la guerre 14/18, 22.400 morts au combat + 11.200 grands blessés pour une population de 503,000 habitants.
  • Traité de Versailles du 28 juin 1919, l'article 435 abroge la neutralité savoisienne et ses zones franches. 
  • Arrêt de la Cour internationale de justice de La Haye du 7 juin 1932  : condamne la France pour avoir violé des traités et rétablit les zones franches en Savoie.
  • Le 10 juin 1940, l’Italie déclare la guerre à la France et réclame Nice et la Savoie sous la signature de Victor-Emmanuel III, petit-fils et héritier direct de Victor-Emmanuel II, en dénonçant ainsi formellement le traité du 24 mars 1860.
  • Traité de Paix de Paris du 10 février 1947, l'article 44 stipule que des traités bilatéraux conclus antérieurement à la guerre à maintenir ou la remettre en vigueur, qui n'auront pas été notifiés à l’Italie dans un délai de six mois, pour être enregistrés au Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies conformément à l’article 102 de la Charte des Nations Unies, seront abrogés.
  • Le traité d'annexion du 24 mars 1860 n'a pas été enregistré auprès du Secrétariat général des Nations Unies dans les 6 mois prévus par le traité.
  • Le Gouvernement français n'a pas fait procéder à une nouvelle consultation populaire en Savoie prévue par le premier article de ce traité.
  • Le Gouvernement français a présenté pour enregistrement le Traité du 24 mars 1760 établissant un tracé de frontières entre France et Savoie par des bornes toujours en place.
  • En 2012 l'ONU refuse la demande faite en 2010 par son ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, d'enregistrer le traité d'annexion du 24 mars 1860 de la Savoie et du Pays de Nice.
A l’énoncée de ces faits, il faut bien convenir que la légitimité des institutions françaises se trouve donc fortement altérée en Savoie puisque la France n'a pas respecté, les termes des 3 Traités, celui de Turin du 16 mars 1816, d'annexion de la Savoie du 24 mars 1860, et de Paris du 10 février 1947. 
La Savoie peut légitimement jouir d’un nouveau statut au regard du droit international et du droit français selon l’article 55 de la Constitution française qui stipule que les traités prévalent sur les lois. 
 Cette perte de légitimité permet aux savoisiens de revendiquer une possibilité d'émancipation. De facto, les territoires savoisiens et niçois se retrouvent placés qu'à titre transitoire, sous une administration par les institutions françaises, nationales, régionales, départementales et municipales, mais sans pouvoirs constitutionnels sur sa population en attendant que celle-ci puisse avoir la possibilité de se prononcer démocratiquement.
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Sur le site facebook https://www.facebook.com/FreeSavoy/timeline on peut se rendre compte que de nombreuses chapelles revendiquent le droit de parler au nom des habitants originaires de la Savoie historique. Je connais que très mal ce qui les différencie. Ex. :
Sur le premier site, j'ai trouvé un résumé intéressant  (http://etat-de-savoie.com/presentation/resume-sur-la-savoie/)dont j'ai rapporté en extrait les lignes suivantes en ajoutant le terme cadastre (en noir) qui me semble judicieux :

Géographie :
La Savoie est un territoire délimité :
– Au nord par le Lac Léman et le Rhône (frontière avec la Suisse) ;
– A l’ouest par le Rhône jusqu’au Guiers (frontière avec la France) ;
– Au sud par le Guiers puis les lignes de crête depuis le Puy Gris, en passant par le Pic de l’Etendard, le Grand Galibier et le Mont Thabor jusqu’à la Roche Bernaude (frontière avec la France) ;
– à l’est sur les lignes de crête depuis la Roche Bernaude en passant par l’Aiguille de Scolette, les Dents d’Ambin, le Roc du Mulinet, la Pointe des Mines, Lancebranlette, l’Aiguille de Tré la Tête, le Mont Blanc jusqu’au Mont Dolent (frontière avec l’Italie) ;
– toujours à l’est, sur les lignes de crête depuis le Mont Dolent en passant par l’Aiguille d’Argentière, le Cheval Blanc, le Grand Mont Ruan, le Pic de Morclan, jusqu’au ruisseau de la Morge puis le long de la Morge jusqu’à son débouché dans le lac Léman (frontière avec la Suisse).
Cadastre :
Le Territoire de la Savoie a été l’un des premiers états sinon le premier qui a eu un cadastre (mappes sardes 1728) et le territoire est entièrement borné (borne tous les 400 m et encore existantes), il s’étend sur 10416 km².

Peuple :

Les habitants de la Savoie sont les savoisiens. Le sobriquet de « savoyard » est venu surtout au lendemain de la seconde guerre mondiale. Savoyard est le nom donné aux habitants du département français « Savoie » comme haut-savoyard est donné aux habitants de la « haute-Savoie ». Avant 1960, le mot « savoyard » est utilisé comme insulte : homme rustre, grossier, selon les dictionnaires de cette époque.

Langue :

Notre langue est le français, les plus grands grammairiens de la langue française sont nés en Savoie bien avant l’annexion de 1860 (Claude Favre de Vaugelas, Saint François de Sales,…). Un dérivé nommé l’Arpitan, utilisé plus à l’oral qu’à l’écrit, a été utilisé pour se faire comprendre des Valaisans (Martigny) et le Dauphiné (Grenoble – Lyon), mais les patois sont nombreux et les habitants près des cols utilisaient un patois qui leur permettaient de se faire comprendre par les Piémontais (Turin) et Valdotains (Val d’Aoste) même si ces derniers parlaient parfaitement le français. La langue française est devenue langue officielle en Savoie avant que François Ier ne la décrète officielle pour la France.

Billet de 50 livres savoisiennes
Monnaie :

Notre monnaie était la Livre Savoisienne ou Lire, les fonds de la Banque de Savoie ont été récupérés par l’état français et rapatriés à la Banque de France en 1865.