- L'amer pour rentrer au port -

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samedi 16 février 2008

Cenerentola

Hier, j'ai reçu un mail de dernère minute du Grand Théâtre de Genève...
J'ai aussitôt sauté sur l'occase pour aller entendre Gioacchino Rossini.

Cendrillon ou la Cenerentola ou "le triomphe de la Bonté" est un opéra-bouffe drôle et rafraîchissant en deux actes de Gioacchino Rossini sur un livret de Jacopo Ferretti qui a été aussi le librettiste (pour 5 opéras) de Donizetti.
Orchestre de la Suisse Romande
Chœur du Grand Théâtre - Direction Ching-Lien Wu
Direction musicale : Giuliano Carella
Mise en scène : Joan Font
Décors et costumes : Joan Guillén
Lumières : Albert Faura
Chorégraphie :Xevi Dorca
................Distribution
Don Ramiro ...Maxim Mironov
Dandini ...Fabio Maria Capitanucci
Don Magnifico ...Bruno de Simone
Clorinda ...Raffaella Milanesi
Tisbe ...Giorgia Milanesi
Angelina (Cenerentola) ...Vivica Genaux
Alidoro ...Simon Orfila
La fantaisie tendre et candide de ce conte féerique nous a tous ravi dans notre enfance sous le dessin de Walt Disney, il explose avec la mise en scène simple et efficace de Joan Font. Le décor évolue ingénieusement en lieux clos, autour d'un escalier, d'une coursive et d'un immense âtre qui peut se métamorphoser en un portail démesuré.



"Le librettiste Jacopo Ferretti a repris la trame centrale du fameux conte popularisé notamment par les frères Grimm et Charles Perrault, mais en se référant à des livrets préexistants, dont celui que Charles Guillaume Etienne avait confectionné pour la Cendrillon du compositeur français Isouard. Dans ces versions-là comme dans celle de Ferretti, toute la dimension fantastique du conte a été éradiquée. Entre autres changements, la marâtre de Cendrillon (baptisée ici Angelina) est remplacée par une figure paternelle néfaste et ridicule, la bonne fée cède la place à un généreux précepteur attaché au prince Ramiro, et la fameuse pantoufle de verre est devenue un bracelet. Par ailleurs, le librettiste introduit de nouveaux épisodes grâce à un ressort théâtral éprouvé: l’échange de vêtements du prince et de son valet, qui met en valeur l’aspect sentimental du sujet. Car Angelina s’éprend de son prince sans rien savoir de son rang. Et c’est ainsi que triomphe la bonté."
La version espagnole... on retrouve les mêmes décors
Le destin transformé par un simple coup de baguette magique... qui n'en a pas rêvé. Je me suis bien retrouvé comme dans un rêve durant ces courtes 3 heures. La cantatrice américaine, Vivica Genaux (mezzo-soprano) chante une charmante Angelina avec pureté et persuasion. Ses demi-soeurs jumelles, Raffaella Milanesi (Clorinda) et Giorgia Milanesi (Tisbe), construisent un admirable duo complice d'aigreur et de jalousie. Maxim Mironov compose un Don Ramiro plus espiègle que méchant. J'ai beaucoup aimé la voix puissante et chaude de Fabio Maria Capitanucci qui joue avec prestance un extravagant Dandini. Simon Orfila construit le personnage du prince avec une grâce un peu frêle mais sincère. Le temps passe vite, et la simplicité des ombres chinoises nous plonge encore un peu plus dans l'univers des marionnettes de notre enfance. Le réveil de la dernière scène nous expulse du rêve. La dure réalité revient avec le balai qui chasse l'enfantine niaiserie et les fadaises féeriques comme la poussière. Le spectacle gai à ravire, se clos avec habileté, les couleurs fluo des décors s'éffacent pour une courte pénombre en clin d'oeil. Brava!

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