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jeudi 8 novembre 2007

Tosca

de Giacomo Puccini (1858-1924)
Tosca est un Melodramma en trois actes (1900) en langue italienne
Livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica d’après la pièce de Victorien Sardou
"Tosca a été créé au Teatro Costanzi de Rome, le 14 janvier 1900. La première représentation parisienne a eu lieu à l'Opéra-Comique le 13 octobre 1903.La première représentation à l'Opéra de Paris eut lieu en 1925 .

... Le 24 novembre 1887, au Théâtre de la Porte Saint-Martin, eut lieu la création de La Tosca, pièce en cinq actes et six tableaux de Victorien Sardou. Sarah Bernhardt interprétait le rôle-titre. Aux 127 représentations parisiennes, succède une tournée qui, en 1889, conduit Sarah Bernhardt à Milan. Puccini est dans la salle. Bien qu’il ne connaisse que quelques mots de français, il saisit l’essentiel de l’action grâce à l’importance de la pantomime, au jeu des interprètes, aux inflexions de la voix de Sarah Bernhardt. Sa facilité à comprendre l’intrigue est pour lui la preuve que le sujet est bon... Giacosa et Illica, les librettistes de La Bohème, ont resserré l’action en trois actes, en éliminant nombre de personnages secondaires. Les épisodes politiques furent éliminés et l’action concentrée sur le trio Tosca-Cavaradossi-Scarpia."

"Giacomo Puccini - Né en 1858 à Lucques, mort en 1924 à Bruxelles. Issu d'une famille d'organistes lucquois (son père était un théoricien et un professeur célèbre), Puccini fit ses études au conservatoire de Milan, sous la direction, entre autres, de Ponchielli. Il est l'auteur d'une dizaine d'opéras, dont la plupart sont devenus des piliers du répertoire lyrique (Manon Lescaut, La Bohème, Tosca, Madame Butterfly, La Fanciulla del West, Il Trittico) et de quelques oeuvres religieuses (Salve regina, Messa di Gloria). Considéré comme un des principaux représentants du mouvement vériste, qui était un prolongement du naturalisme en littérature, Puccini s'en démarque par le raffinement de son écriture musicale et le rejet de la brutalité qui caractérise bien souvent ce mouvement."

Acte I
"L'église Sant'Andrea della Valle. Cesare Angelotti, ancien Consul de la République de Rome, s'est échappé du château Saint-Ange où il était détenu pour des raisons politiques. Il se réfugie dans l'église où sa sœur, la marquise Attavanti, a dissimulé des vêtements féminins dans la chapelle familiale pour lui permettre de s'enfuir. Le peintre Mario Cavaradossi vient achever un portrait de Madone à laquelle il a donné les traits d'une inconnue aperçue dans l'église, en fait la marquise Attavanti. Angelotti sort de sa cachette. Mario, sympathisant des idées républicaines, fait le serment de l'aider à s'enfuir. L'arrivée de Floria Tosca, célèbre cantatrice et maîtresse de Cavaradossi, oblige Angelotti à se cacher à nouveau. Floria reconnaît dans le portrait peint par Cavaradossi les traits de la marquise Attavanti et laisse éclater sa jalousie. Mario parvient à grand peine à la calmer. Après le départ de Tosca, Mario propose à Angelotti de le cacher dans le jardin de sa villa. Un coup de canon, tiré du château Saint-Ange, signale que l'évasion a été découverte. Les deux hommes quittent l'église en hâte. Le bruit court que Bonaparte a été vaincu à Marengo par les armées autrichiennes. Le sacristain fait répéter un Te Deum pour célébrer la nouvelle. Accompagné de ses sbires Spoletta et Sciarrone, le baron Scarpia, chef de la police, fait irruption dans l'église, où il est persuadé de trouver Angelotti. Floria Tosca, en proie au doute, est revenue sur ses pas. Scarpia excite sa jalousie en lui montrant l'éventail de la marquise Attavanti, abandonné par Angelotti lors de sa fuite. Tosca, persuadée que Mario la trompe, décide d'aller le surprendre dans sa villa. Il ne reste à Scarpia qu'à la faire suivre pour connaître la cachette d'Angelotti. Tandis que retentissent les accents du Te Deum, Scarpia, plongé dans une méditation sensuelle, rêve de soumettre Tosca à sa volonté de possession."
Acte II
"Le Palais Farnèse. Scarpia dîne seul, en attendant l'arrivée de Tosca, à qui il a fait parvenir un billet la priant de lui rendre visite. Spoletta annonce qu'il n'a pas trouvé Angelotti à la villa mais qu'il a arrêté Cavaradossi. Questionné par Scarpia, Mario nie toute participation à l'évasion d'Angelotti. Tosca paraît. Scarpia ordonne que l'on conduise Mario à la chambre de torture. Tosca ne peut supporter d'entendre les plaintes de son amant et révèle la cachette d'Angelotti, qu'elle a découverte lorsqu'elle s'est rendue à la villa. Sciarrone fait irruption et annonce au baron que Bonaparte a finalement gagné la bataille de Marengo. Mario exulte et Scarpia, furieux, prononce sa condamnation à mort. Tosca supplie Scarpia de lui accorder la grâce de Mario. Il feint d'accepter, à la condition qu'elle se donne à lui sur le champ. Il lui fait croire que l'exécution de Mario sera simulée. Malgré sa répulsion, Tosca cède. Auparavant, elle exige un sauf-conduit lui permettant de quitter Rome avec Mario. Scarpia rédige le document mais, alors qu'il s'approche de Tosca, elle le poignarde."
Acte III
"La plate-forme du château Saint-Ange. L'aube se lève sur Rome. L'heure de l'exécution approche. Mario demande l'autorisation d'écrire une dernière fois à Tosca, mais, face à la feuille de papier, il est incapable d'écrire un mot ; il se rappelle leur bonheur passé. Tosca survient et lui raconte comment elle s'est procuré le sauf-conduit. L'exécution aura bien lieu mais les fusils seront chargés à blanc : il devra simuler la mort. Mais Scarpia avait trompé Tosca : c'est un ordre d'exécution réel qu'il a donné et Mario s'effondre sous les balles, mort. L'assassinat de Scarpia a été découvert ; Spoletta et Sciarrone se précipitent pour arrêter Tosca mais elle se jette dans le vide du haut du parapet."
Direction musicale Nicola Luisotti
Mise en scène Werner Schroeter
Décors et costumes Alberte Barsacq
Chef des Choeurs Peter Burian
Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris
Maîtrise des Hauts-de-Seine
Choeur d’enfants de l’Opéra national de Paris
Lumières André Diot
Floria Tosca Catherine Naglestad
Mario Cavaradossi Vladimir Galouzine

" Les étoiles brillaient... "

J'ai vraiment eu beaucoup de chance de glaner une des trois dernières places. C'était la première fois que j'assistais à une représentation de Tosca. Dans le deuxième acte, Mario chante son désespoir de mourir et évoque dans ce célèbre air 'les étoiles brillaient ...'. J'étais dans les étoiles et le matin même, j'avais pris mon café à 'l'Etoile manquante'... le destin est-il dans les étoiles?

Cliquer dans le casque, le cadre (même s'il ne s'affiche pas...) ou encore sur ce lien : http://a1887.v8627a.c8627.e.vm.akamaistream.net/7/1887/8627/428c612a/opera.download.akamai.com/8627/0708/Tosca3.wmv

Catherine Naglestad est une star parmi les soprano. Elle incarne une Tosca passionnée et l'entendre a vraiment été un très grand bonheur musical ! Tout comme pour son amant Marco, Vladimir Gazouline qui lui rendait la réplique avec tout autant de puissance.

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