Le chant du monde
Aussitôt quitté mes amis, j'ai réservé mon hôtel pour vendredi et samedi soirs: l'hôtel des Ducs de Bourgogne. Ensuite, j'ai filé à l'Opéra Bastille pour chopper une place pour la Tosca! Quel coup de chance.
HOUAI!
Malheureusement, Caroline, ma nièce ne pouvait pas m'accompagner.
Sniff!
J'ai gagné mon repère favori, j'avais juste assez de temps pour admirer quelques trésors iraniens des souverains Safavides (XVième): des enluminures exquises et des objets magnifiquement ouvragés. L'intitulé de l'exposition 'Le chant du Monde' me fait penser à Giono mais j'ai surtout une pensée très émue pour Baman.
Brillantes vitrines!
Superbe expo qui ose montrer que les musulmans n'ont pas toujours été aussi rigoristes sur la représentation des animaux et des humains, ainsi que sur la consommation de vin! Et vive Omar Khayyam dans l'esprit de nos contemporains.
coupe à vin dite Piyale
en jade incrusté d'or
XVIe Ispahan?
L'iconographie est riche. Les miniatures persanes nous emmènent sur un papier sablé d'or (mieux qu'un tapis), aux jardins du paradis. Le Khâmseh est un manuscrit en cinq grands poèmes composés par le poète Nezâmi. Que ne sais-je le persan?
On frissonne quand le Simorgh affronte le dragon, sans doute l'effroi n'est-il chassé qu'en buvant aux hanaps (vase à boire) de toute forme qui s'appellent mashrabe en persan. Le plus spectaculaire est cette corne à vin retrouvée en Georgie. La fabrication plus tardive (XVIIe) de cet objet est paradoxale puisque la finesse de très luxueux Rubis, spinelles, turquoise, tourmalines et pâte de verre, orne une matière brute, rustique et familière: la corne.































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