Transmission du titre de prétendant...
Pauvres capétiens !
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Certes les débuts dynastiques mérovingiens étaient obscures, mais la transmission du titre de prétendant en primogéniture mâle comme son héritier et successeur à la couronne de France est pleine de subtilités abscondes que je connaissais très mal.
Tout d'abord, la question essentielle est : qui sont les Orléans ?
Louis Philippe d'Orléans encore appelé "le Gros" est le premier prince du sang. Il descent en ligne masculine du régent Philippe d’Orléans et du roi Louis XIII. Son fils, Louis Philippe (le deuxième) Joseph d’Orléans, duc d'Orléans change son nom en Philippe Égalité à l'époque de la Révolution française. Il vote la mort de son cousin, Louis XVI. Sa voix apporte cell
e qui manquait pour que sa mort soit votée. Il fut lui-même guillotiné dix mois plus tard. Son fils Louis Philippe (le troisième du nom) d'Orléans fut institué "lieutenant-général du royaume" par Charles X à son abdiquation contre-seing par son fils Louis Antoine, le dauphin duc d'Angoulême. Ce n'est que la Chambre des députés et non pas les Pairs de France qui le proclame, Louis-Philippe Ier, roi des Français. Il n'est pas roi de France... Son fils héritier, le prince royal Ferdinand-Philippe, meurt dans un accident de cabriolet. Quand Louis-Philippe abdique en 1848, il immigre tout comme son jeune petit-fils, Louis Philippe Albert d'Orléans, comte de Paris qui devient le prétendant orléaniste au trône de France sous le nom de "Philippe VII". Mais en 1870, il reconnaître le petit-fils de Charles X, Henri d'Artois, comme seul et unique chef de la Maison de France en 1873. A la mort du comte de Chambord en 1883, la Maison d'Orléans dite des "orléanistes" qui reportent leurs espoirs de restauration de la monarchie sur le comte de Paris, héritier politique désigné de Henri V. Cette désignation n'est pas acceptée par la Maison de Bourbon dite des "Bourbons d'Espagne" dites des légitimistes qui s'opposent aux prétentions de la Maison d'Orléans.
e qui manquait pour que sa mort soit votée. Il fut lui-même guillotiné dix mois plus tard. Son fils Louis Philippe (le troisième du nom) d'Orléans fut institué "lieutenant-général du royaume" par Charles X à son abdiquation contre-seing par son fils Louis Antoine, le dauphin duc d'Angoulême. Ce n'est que la Chambre des députés et non pas les Pairs de France qui le proclame, Louis-Philippe Ier, roi des Français. Il n'est pas roi de France... Son fils héritier, le prince royal Ferdinand-Philippe, meurt dans un accident de cabriolet. Quand Louis-Philippe abdique en 1848, il immigre tout comme son jeune petit-fils, Louis Philippe Albert d'Orléans, comte de Paris qui devient le prétendant orléaniste au trône de France sous le nom de "Philippe VII". Mais en 1870, il reconnaître le petit-fils de Charles X, Henri d'Artois, comme seul et unique chef de la Maison de France en 1873. A la mort du comte de Chambord en 1883, la Maison d'Orléans dite des "orléanistes" qui reportent leurs espoirs de restauration de la monarchie sur le comte de Paris, héritier politique désigné de Henri V. Cette désignation n'est pas acceptée par la Maison de Bourbon dite des "Bourbons d'Espagne" dites des légitimistes qui s'opposent aux prétentions de la Maison d'Orléans.La Maison d'Orléans s'appuie sur plusieurs points pour défendre leur légitimité :
1 - l'extinction de la descendance mâle du roi Louis XV, Louis-Ferdinand, dauphin et "Philippe" Louis, duc d'Anjou sont décédés avant leur père.
2 - Philippe, duc d'Anjou ou Philippe de France, fils de France, deuxième fils du Grand Dauphin et donc petit-fils de Louis XIV, renonce à ses droits sur le trône de France pour lui-même et ses descendants en 1712. Il devient roi d'Espagne sous le nom de Philippe V. Cette renonciation est incorporée dans les traités d'Utrecht de 1713.
3 - la reconnaissance, par le Comte de Chambord, du Comte de Paris comme son héritier et successeur à la couronne.
4 - la transmission du titre de prétendant en primogéniture mâle à l'aîné des descendants de Philippe, duc d'Orléans, second fils de Louis XIII.
Succession des prétendants orléanistes (depuis 1883)
- Philippe VII, Louis Philippe Albert d'Orléans comte de Paris (1838-1894) prince royal de France (1842-1848),
-- Philippe VIII, Louis Philippe Robert d'Orléans "duc d'Orléans" (1869-1926), son fils,
--- Jean III, Jean Pierre Clément Marie d'Orléans "duc de Guise" (1899-1940), cousin germain de Philippe VIII,
---- Henri VI, Henri Robert Ferdinand Marie d'Orléans "comte de Paris" (1929-1999), fils de Jean III,
----- Henri VII, Henri Philippe Pierre Marie d'Orléans "comte de Clermont" (1957-1984), puis "comte de Paris" depuis 1999 et "duc de France", fils de Henri VII
D'un autre coté la Maison de Bourbon dite des "Bourbons d'Espagne" se dit légitime pour plusieurs raisons :
1 - l'extinction de la descendance mâle de Louis XV, donne à Philippe V le droit de primogéniture mâle en tant que petit-fils de Louis XIV.
2 - la transmission du titre de prétendant en primogéniture mâle aînée, revient donc à la branche des Bourbons d'Espagne.
3 - l'extinction partielle de cette branche et de la transmission du titre en 1936 sur la tête de l'ancien roi d'Espagne Alphonse XIII.
4 - les descendants d'un prince régicide ne peuvent accéder au trône. Ce qui exclut les descendants de la Maison d'Orléans, qui a voté la mort de son cousin le roi en 1793.
Succession des prétendants légitimistes :
- Jean Charles Marie Isidore de Bourbon, infant d'Espagne "comte de Montizón" fils de Charles de Bourbon, infant d'Espagne, (1822–1887) se retrouve l'aîné des descendants de Louis XIII de France. Il devient considéré par les légitimistes, certes de façon minoritaire, comme l'héritier du trône de France sous le nom de Jean III de France et de Navarre,
-- Charles XI, Charles Marie des Douleurs Jean Isidore de Bourbon, "comte de La Alcarria" duc de Madrid, son fils,
--- Jacques Ier, Jacques Pie Jean Charles Bienvenu de Bourbon, "duc de Madrid et d'Anjou", fils du précédent,
---- Charles XII, Alphonse Charles Ferdinand Joseph Jean de Bourbon, "duc d'Anjou et de San Jaime", frère de Jean III,
----- Alphonse Léon Ferdinand Marie Jacques de Bourbon, roi Alphonse XIII d'Espagne (1886-1931), duc de Tolède, cousin au 7e degré de Charles XI et Charles XII. Il devient pour les légitimistes, roi de France et de Navarre sous le nom d'Alphonse Ier. Son second fils, Jacques Henri de Bourbon (1908-1975), renonce au trône d'Espagne en 1933.
------ Henri VI, Jacques Léopold Isabelin Henri Alexandre de Bourbon, "duc de Ségovie, d'Anjou, de Madrid et de Tolède", son fils, renonce aussi en 1969 au trône d'Espagne en faveur de son neveu Juan Carlos Ier (héritier selon la loi salique...).
------- Alphonse II, Alphonse Jacques Marcellin Emmanuel Victor de Bourbon, "duc de Bourbon, de Bourgogne, de Cadix, et d'Anjou" son fils. Il épouse la petite-fille du général Francisco Franco. Il obtient le droit de porter les pleines armes de France "d'azur à trois fleurs de lys d'or" par la justice française. Il décède dans un
accident en 1989 au Championnat du monde de ski alpin dans le Colorado. Son fils aîné, le dauphin François était déjà mort dans un accident de voiture en 1984,
accident en 1989 au Championnat du monde de ski alpin dans le Colorado. Son fils aîné, le dauphin François était déjà mort dans un accident de voiture en 1984,-------- Louis XX, Louis Alphonse Gonzalve Victor Emmanuel de Bourbon, "duc de Touraine, de Bourbon et d'Anjou" son fils cadet est l'actuel prétendant légitimiste au trône de France. Il est aussi le petit-cousin du roi d’Espagne Juan-Carlos Ier. Il a épousé en 2004 une vénézuelienne, María Margarita Vargas y Santaella. De cette union est née la princesse Eugénie de Bourbon, en mars 2007.
Ma simple logique me fait penser que c'est bien Louis XX
qui est le véritable prétendant au trône de France ...
Heureusement qu'il n'est pas question d'envisager
un retour à la Monarchie ...


























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