- L'amer pour rentrer au port -

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mercredi 1 octobre 2008

Dynasties royales

Pauvres capétiens !
suite ...
J'ai pris conscience que de nombreuses plages de l'enchaînement des Monarques de France étaient restées pour moi dans l'ombre. La partie mérovingienne particulièrement. Alors voici un petit résumé :
La naissance de la France remonte à Clovis, en 481. Nos 'Rois' mérovingiens ont été très éclectiques dans leurs appellations. On parle d'abord du royaume des Francs saliens. Clotaire II réunit la Neustrie et l'Austrasie, on parle alors du royaume des Francs rhénans. Les rois sont tour à tour de France, d'Orléans, de Reims, de Paris, de Soissons, des Francs, d'Austrasie, de Neustrie, de Bourgogne, d'Aquitaine. Ils sont assez méconnus mais le dernier Childéric III a été déposé en 751 et cloîtré dans un monastère.
Avec Pépin III le Bref, fils de Charles Martel, commence la courte série des Carolingiens. Le 'simple' maire du palais de Neustrie et d'Austrasie se fait élire roi des Francs en novembre 751. Son fils Charlemagne est couronné empereur par le pape Léon III le 25 décembre 800, relevant une dignité prestigieuse disparue depuis l'an 476 en Occident. A son apogée son vaste empire comprend la France, la Saxe, la Bavière, la Lombardie, les marches espagnoles et bretonnes, les états de l'Eglise. Louis Ier le pieux ne garde que l'empire d'occident. Son fils Charles II le chauve, roi de Francie occidentale, est le dernier empereur d'Occident. S'en suit par lignage ou par élection, Rois des Francs ou de Francie, Carolingiens, Robertiens, Bosonides, jusqu'en 987 où Louis V le fainéant, sans descendance, meurt d'une chute de cheval.
Débute alors la longue dynastie capétienne, avec Hugues Capet, Duc des Francs qui est élu roi des Francs à Senlis en juillet 987 et sacré à Noyon. La descendance se fait en ligne directe ou par les cadets jusqu'aux fils de Philippe IV le bel. Louis X le hutin, son premier fils n'a qu’une fille, Jeanne de Navarre et un fils 'posthume' Jean Ier qui ne vit que quelques jours. Ses frères, Philippe V le long et Charles IV le bel meurent sans descendance mâle. L’héritier direct du royaume de France est une femme. La succession est complexe et voit l’éviction de Jeanne. Il est impensable qu'un prince étranger puisse épouser la 'reine' et diriger la France. Seuls, l'hérédité et le sacre, ou l’élection en cas de problème, peut donner un monarque français. L'ancien principe de la loi salique, bien qu'officiellement non invoqué lors du choix du nouveau roi de France, avait été confirmé par le Philippe le Bel, avec l'exclusion des filles, de l'apanage réservé aux hoirs mâles. Cette succession est le pretexte et le début de la guerre de Cent Ans. Charles de Valois, le frère cadet de Philippe le bel, avait reçu pour apanage le Valois en tant que fils cadet de Philippe III le hardi (dixième roi capétien). Son fils aîné, Philippe VI de Valois succède à ses cousins. Ainsi la maison de Valois règne sur la France de 1328 à 1589. Charles VIII l'affable clôt la branche directe des Valois lorsqu'il meurt accidentellement le sans descendance mâle. Louis XII le Père du Peuple, son cousin de la branche Valois-Orléans, lui succède mais meurt, lui aussi, sans héritier. Son successeur est un autre cousin, de la branche Valois-Angoulême, et aussi son gendre, François Ier. Son petit-fils, Henri III, meurt assassiné en 1589 sans descendance.
Cette fois pour retrouver la primogéniture mâle du lignage, il faut remonter au neuvième roi capétien, le petit-fils de Philippe-Auguste, Louis IX, Saint Louis, et à son sixième fils et dernier fils, Robert de France comte de Clermont qui devient seigneur de Bourbon en épousant Béatrice de Bourgogne, fille unique d'Agnès de Bourbon et de Jean de Bourgogne. Son descendant de la branche aînée, Antoine épouse en 1548 Jeanne d'Albret, reine de Navarre. Leur fils, Henri IV, cousin au vingt-deuxième degré du roi défunt, devient donc « Roi de France et de Navarre ». C'est le titre que conserveront les monarques jusqu'à la Révolution. Quand Louis XV meurt, c'est son petit-fils, Louis XVI, le troisième fils du Dauphin Louis-Ferdinand aussi appelé Louis de France mort avant son père. Le quatrième fils n'est autre que le comte de Provence, le futur Louis XVIII. A la révolution, Louis XVI devient entre 1789 et 1792 « roi des Français »... Et il meurt guillotiné sous le nom de sieur Capet ! Son second fils Louis-Charles de France, duc de Normandie, est reconnu comme roi de France sous le nom de Louis XVII à la mort de son père en 1793. Il reste emprisonné à la Prison du Temple jusqu'à sa mort en 1795. Plus tard après la Convention nationale (1792-1795), le Directoire (1795-1799), le Consulat (1799-1804) et le Premier Empire, et la seconde abdication de Napoléon, Louis XVIII, restaure la monarchie et octroie une Charte constitutionnelle aux Français, ses sujets. Sans descendance, son frère benjamin Charles-Philippe, Charles X règnent jusqu'aux 'Trois Glorieuses'. Il doit abdiquer. C'est le dernier roi de France, ses fils Louis Antoine d'Artois, duc d'Angoulême, le dauphin de France qui contresigne l'abdication, et Charles Ferdinand, duc de Berry, ne règneront pas. Louis de France régne 20 minutes, en tant que Louis XIX avant d'abdiquer à son tour et de s'exiler avec le titre de courtoisie de « comte de Marnes. En effet, entre le moment où Charles X signe son abdication, et la signature de l'acte de renoncement à la couronne de son fils, il s'écoule vingt minutes pendant lesquelles il fut officiellement Louis XIX. Comme Charles X a abdiqué en faveur de son petit-fils Henri d'Artois, celui-ci se retrouve Roi de France pendant 5 jours en tant que Henri V, avant que le duc d’Orléans institué "lieutenant-général du royaume" par Charles X et ne soit proclamé par la Chambre des députés, Louis-Philippe Ier roi des Français ... et non pas de France. Son fils héritier, le prince royal Ferdinand-Philippe, meurt dans un accident de cabriolet, Louis-Philippe abdique le 24 février 1848 donc en faveur de son jeune petit-fils, Louis Philippe Albert d'Orléans.
De 1836 à 1883, il n'est pas trop compliqué de suivre les prétendants Capétiens au trône royal de France. On peut l'appeller "Succession des prétendants légitimistes" :
Louis-Philippe qui vient d'abdiquer immigre, tout comme son petit-fils, Louis Philippe Albert d'Orléans, comte de Paris, qui devient légitimement le prétendant orléaniste au trône de France sous le nom de "Philippe VII". Mais en 1873 après la chute du Second Empire en 1870, il accepte de reconnaître le petit-fils de Charles X, Henri d'Artois, comme seul et unique chef de la Maison de France. Le comte de Chambord est le fils posthume de Charles Ferdinand d'Artois assassiné plusieurs mois avant sa naissance. Il a règné de façon fictive après l'abdication de Charles X. Plus tard en 1873, alors que l'accès au trône du comte de Chambord semble inéluctable. Le comte de Chambord devait se faire reconnaître roi par acclamation à l'Assemblée nationale avec les encouragements du maréchal de Mac-Mahon qui projette la restauration de la monarchie, après avoir remplacer le Président du Conseil par un monarchiste. Mais à travers, le manifeste du drapeau blanc, il refuse d'abandonner le drapeau blanc pour le drapeau tricolore, en avançant comme prétexte qu' "Henri V ne peut abandonner le drapeau blanc d'Henri IV". Le comte de Chambord meurt en exil sans descendance et reste ainsi le dernier descendant français de la branche des Bourbons.

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