Laurence m'avait dit que j'étais le Mat ... (the Fool en anglo-saxon).
Je viens d'y repenser et regarde dans le tarot sa signification.
L’arcane Le Mat est la vingt-deuxième lame du Tarot de Marseille. Elle représente un personnage marchand avec son baluchon, son bâton et son chien. C’est le chemin de l’être humain qui emmène avec lui son histoire dans son baluchon et est accompagné de ses instincts, le chien.
L’arcane Le Mat symbolise le destin ... (qui avance) dans sa vie, poussé ou retenu par son chien, ses instincts, mais qui n’a pas d’autre choix que de suivre sa route personnelle.
Le Mat représente la démarche ... la voie qu’il a prise et qui le mène vers son avenir. C’est le voyageur autant que l’aventurier.
Le Mat est une image de liberté et de libération des contraintes. ... Le Mat (vit dans) un espace et (est) un esprit libre (qui) se dégage des conventions et suit sa voie originale.
Le Mat représente la capacité de prendre des risques dans la vie et d’avancer vers des terrains inconnus.
Le Mat va de l’avant même s’il ne sait pas où cela va le mener. Il écoute son intuition pour se guider et avancer.
Dans sa face sombre, Le Mat ne sait pas où il va et est en train de se perdre. Il n’est pas raisonnable et peut aller à sa perte. Il fuit plutôt que d’affronter les situations.
Le Mat n’écoute personne, ne sait pas s’arrêter et reste fixé sur ses idées folles.
... Elle avait aussi parlé du Bateleur ou Magicien ... ça complique davantage le tableau ou ça va me sauver ???! Mdr 🤣
L’arcane Le Bateleur est la première lame du Tarot de Marseille. Elle représente un jeune homme debout derrière sa table garnie qui tient un denier et un bâton. Ce jeune homme représente notre capacité à être là et à exister. Il a en main des potentiels et d’autres capacités en lui-même sur sa table.
L’arcane Le Bateleur symbolise le fait de commencer quelque chose. C’est un projet, une idée nouvelle, les débuts d’une activité. C’est une nouveauté qui ouvre des perspectives d’avenir.
Le Bateleur représente la jeunesse, l’énergie active, la santé et la force vitale.
(Il) est prêt à faire des choses, à se manifester dans la vie de façon joyeuse et ludique. Le Bateleur c’est l’art de faire et de jouer.
Le Bateleur est une image des capacités ... Il possède les quatre éléments qui se retrouvent dans les arcanes mineurs du Tarot de Marseille, à savoir
le Denier, l’art de manier la matière et l’argent,
le Bâton, l’art de créer et d’user de son intuition,
l’Epée, l’art de penser et de s’exprimer
la Coupe, l’art d’aimer et de manifester ses sentiments.
Dans sa face sombre, Le Bateleur est un indécis, un touche à tout incapable de poursuivre ce qu’il a commencé. Il est dans le peut-être qui ne se détermine pas suffisamment.
Le Bateleur est trop impulsif, il veut tout tout de suite et ne sait pas se poser et n’agit pas avec assez de sagesse.
J'essaie d'écouter avec bienveillance, de faire mieux face avec la pugnacité que je peux avoir pour défendre les autres et de corriger mon impulsivité en prenant du recul et essayant d'analyser davantage.
Y-a-t-il de l'espoir ? Je l'espère car je suis un idéaliste, positif et vaillant.
Mais je me sens fragile à marcher en équilibre sur une ligne de crête avec une destination inconnue.
Ceux qui voient dans l'obscurité sont nyctalopes. Le grand-duc est un grand nyctalope.
...🤔 hum ! Comment pourrait-on appeler ceux qui n'ont pas besoin de stimuler leur immunité pour se protéger des virus... il doit bien y avoir une rime...🤣
Comment une seule soirée d’opéra peut faire basculer un pays entier dans un mouvement de contestation qui conduira en quelques semaines à l’indépendance de la Belgique ? Retour sur le soulèvement engendré par La Muette de Portici, opéra révolutionnaire d’Auber.
Le 25 août 1830, au Théâtre Royal de La Monnaie à Bruxelles, Guillaume Ier, roi des Pays-Bas et grand-duc du Luxembourg, a souhaité faire jouer le dernier succès parisien d’Auber pour fêter son anniversaire. Alors que la révolte gronde depuis plusieurs jours déjà à Bruxelles où les habitants se sentent défavorisés par rapport aux provinces du nord, La Muette de Portici jugée déjà anti-monarchique lors de sa création en France, va catalyser davantage les frustrations..
"Amour sacré de la patrie,
Rends-nous l’audace et la fierté ;
À mon pays je dois la vie ;
Il me devra sa liberté"
(Extrait de l'Acte II de La Muette de Portici)
En l’espace d’un instant, tout bascule : le public, galvanisé par les airs de l’opéra d’Auber, commence à entonner avec les chanteurs les paroles éloquentes de l’œuvre devant le roi Guillaume Ier. En effet, dans un mouvement général et contagieux, les spectateurs, entrainés par les airs patriotiques puissants de l’opéra, scandent des "Vive la liberté" en pleine représentation !
La ferveur gagne alors toute la salle de La Monnaie et certains commencent à sortir du théâtre, rejoints rapidement par une foule agitée. En un instant, ce n'est pas seulement la place qui s'embrase mais toute la ville. Cette terrible nuit du 25 août sera longue, très longue...
Mais la révolte ne s'arrête pas là ! Ce mouvement insurrectionnel s’intensifie, au point de faire naître, un mois après la première, un gouvernement provisoire qui proclamera l’indépendance de la Belgique.
Ever and ever, forever and ever you'll be the one That shines on me like the morning sun Ever and ever, forever and ever you'll be my spring My rainbow's end and the song I sing
Take me far beyond imagination You're my dream come true, my consolation
you'll be my dream My symphony, my own lover's theme (Ever and ever, forever and ever) my destiny Will follow you eternally
Take me far beyond imagination You're my dream come true, my consolation
you'll be the one That shines in me like the morning sun (Ever and ever, forever and ever) my destiny Will follow you eternally
Dans la Mythologie grecque Pothos fait partie des 3 dieux ailés de «l'Amour et du Désir» :
Éros, "L'Amour combiné au Désir" ... dont la cible unique est hétérogame,
Himéros, "Le Désir pressant, impérieux et incontrolable, physique et sexuel" ... il séduit homme ou femme.
Pothos, "Le Désir pour celui qui est absent"
Pothos est le désir de ce qui est absent ou
qui peut pas se réaliser.
Il devient souffrance, douleur ou nostalgie.
Ulysse n'a que lui comme compagnon !
Ils sont connus sous le nom de Érotes (qui est aussi le pluriel de Éros). Ces trois frères représentés nus sont identifiables... Himéros a le front ceint d'un taenia quand Éros porte une couronne de fleurs et qu'une chlamyde est jetée sur les épaules de Pothos.
Ils sont souvent accompagnés par un quatrième affidé :
Antéros "l'Amour non partagé" punit ceux qui se moquent de l'amour...
Éros serait la force qui pousse les un(e)s vers les autres. La sympathie, l’amitié, l'amour et qui nous saisissent tout à tour dans la vie, nous poussent l'un vers l'autre, pour toujours ne plus former qu’un... et trouver le « bonheur » de ne pas rester seul.
Hélas les religions monothéistes ont attaché au Désir un sens négatif pour ne sanctifier que l'Amour... Mais dans un clin d'oeil facétieux, le néologisme 'erotisme' a été formé avec 'éros' alors que 'himéros' eut été plus conforme au sens mythologique ! Sans doute parce que les Anges symbolisaient l'Amour et Cupidon le Désir en l'assimilant à Eros.
Le mot « sport » ne vient ni du latin, ni du grec ! Vous pensiez qu’il était directement rattaché aux jeux olympiques de la Grèce antique ? Eh bien non, c’est un terme qui a traversé la Manche et a été emprunté à l’anglais. Apparu très récemment dans la langue française, il est attesté à partir de 1828 seulement .
Le « sport » désigne alors des activités physiques ou mentales de plaisir et a pour racine « desport », qui veut dire « divertissement, plaisir physique ou de l’esprit » en vieux français. Il y est souvent associé une notion de compétition, et fait d’ailleurs son apparition dans le « Journal du haras », en lien avec les courses de chevaux.
Si le mot « sport » est apparu tardivement, c’est surtout qu’il est lié à la notion de plaisir et de loisir. Avant le XIXème siècle, le sport existait assurément, mais peu de personnes avaient réellement le temps (et donc le loisir) de s’y livrer. Il faut attendre que les conditions de vie s’améliorent pour qu’il puisse concerner toutes les couches de la société, et que le terme en lui-même se popularise.
Pour aller plus loin, nous vous invitons à vous pencher sur cette notion lors de notre nouvelle séance du cycle « Philosophie du quotidien » consacrée au sport. Isabelle Queval, professeure de philosophie à l’INSHEA, ancienne sportive de haut-niveau, se penchera sur cette question.
" À Montréal, un jeune livreur philosophe se retrouve à la tête d’un encombrant magot. Trente-deux ans après "Le déclin de l’empire américain", le dernier volet décapant de la trilogie de Denys Arcand sur l’état du monde.
Pierre-Paul vit à Montréal. Malgré son doctorat en philo, il n’a pas trouvé mieux qu’un job de livreur. Il a beau expliquer à sa petite amie que son bagage intellectuel le handicape pour réussir, celle-ci finit par le plaquer. Peu après, il assiste à un braquage. Alors que les malfaiteurs ont abandonné leur butin, il ne résiste pas à la tentation de s’en emparer. En possession de deux embarrassants sacs de cash, il demande l’aide de Sylvain, un ex-repris de justice qui a étudié la finance en prison. Celui-ci lui ordonne de ne rien changer à son mode de vie pour ne pas éveiller les soupçons. Mais Pierre-Paul passe outre car il se consume d’amour pour Camille, une ravissante escort girl. Il se préoccupe aussi du sort des sans-abri qu’il a toujours aidés en tant que bénévole. Avec l’aide de Camille et de Sylvain, il va mettre sur pied l’opération de blanchiment du siècle.
Ironie salvatrice
Plus de trois décennies après Le déclin de l’empire américain, le Québécois Denys Arcand clôt sa trilogie sur l’état du monde. Cette fois, la satire joyeuse des relations hommes-femmes laisse place à un profond pessimisme. Ce n’est plus la libido ou la politique qui affole les personnages mais le manque ou le trop-plein d’argent. Dans un Québec inégalitaire régi, ici comme ailleurs, par un capitalisme carnassier, les anciens chefs de gangs dirigent les banques et les fiscalistes véreux sont intouchables. Le cinéaste orchestre avec brio coups de griffes et péripéties, tempérant la violence de la charge par une ironie salvatrice – comme cette manifestation anticapitaliste qui empêchera une brigade financière en sous-effectif d’arriver à temps. Un conte de fées amoral, où les trois Robin des Bois détournent l’art de l’évasion fiscale au profit des plus démunis... "
« On dit toujours qu’un sportif meurt deux fois : à la fin de sa carrière et à la fin de sa vie. Moi, je mourrai trois fois : à la fin de ma carrière, à la fin de ma vie et à la fin de ce livre. Adieu ma honte. »
Ouissem Belgacem a grandi dans une cité au soleil, à Aix-en-Provence. Espoir de la génération dorée du centre de formation du Toulouse Football Club, il gravit tous les échelons, jusqu’à disputer la Coupe d’Afrique des nations sous les couleurs de la Tunisie. Mais son homosexualité, contraire à sa religion et à son sport, le privera de la carrière professionnelle à laquelle il était destiné.
Ce livre est celui que personne n’a jamais osé écrire. Dans un récit aussi intime que puissant, Ouissem Belgacem est le premier joueur à raconter de l’intérieur l’homophobie qui gangrène le football et à s’attaquer à l’un des derniers tabous de notre société.
La Terre effectue un tour complet sur son axe en un jour, de l’ouest vers l’est. Cette rotation est la cause du mouvement apparent du ciel en sens inverse : ainsi, les étoiles, la Lune, les planètes mais aussi le Soleil se lèvent vers l’est et traversent le ciel jusqu’à leur coucher en direction de l’ouest. Ce mouvement apparent est analogue à celui que le passager d’un manège en fonctionnement observe en regardant vers l’extérieur.
L’Apprenti Sorcier a été inspiré par le poème Der Zauberlehrling de Goethe
Le poème traite du progrès et de la possibilité d'être débordé par sa propre création. L'expression "jouer à l'apprenti sorcier" est restée forte !
L'apprenti-sorcier
Ah ! le vieux sorcier aujourd'hui
Pour une fois s'est absenté !
Et maintenant, sa magie
Va devoir obéir à ma volonté.
Ses gestes et mots de sorcellerie
J'ai tout noté - le rituel qu'on exige
Et, par la force de mon esprit,
Moi aussi, je vais faire des prodiges.
Flots, flots,
Répandez-vous.
Que l'eau, que l'eau partout
Coule exprès.
En grosses vagues et gros flots
Et se déverse dans le baquet.
A présent, viens, toi vieux balai.
Pare-toi de ces vieux haillons.
Tu as été trop longtemps un valet.
Maintenant, obéis à mes sommations.
Sur deux jambes, tiens-toi debout.
Je te crée une tête en haut
Maintenant, fonce et va nous
Chercher de l'eau avec le seau.
Flots, flots,
Répandez-vous.
Que l'eau, que l'eau partout
Coule exprès.
En grosses vagues et gros flots
Et se déverse dans le baquet.
Voyez comme le balai court vers la rive en bas !
Incroyable, déjà rendu à la rivière !
Et avec la célérité de ses pas
Déjà de retour ici avec ses rapides jets d'eau claire!
Déjà deux fois qu'il remplit ! oh!
Mais.. le baquet déborde!
Regardez comme chaque coup de seau
Remplit tout à ras-bord !
Arrête-toi, arrête-toi .
Car les incantations
De la magie et moi avons
Trop forcé sur tes dons.
Ah, je m'aperçois que.. malheur à moi! malheur à moi!
J'ai déjà oublié toutes les formulations !
Ah, où est la parole qui le rendra
Ce que tout à l'heure il était ?
Bon sang, il court, il court et en rapporte à tour de bras !
Allez, redeviens le vieux balai.
Mais.. ses seaux de misère,
Ils n'arrêtent pas de défiler !
Parbleu, j'ai cent rivières
Qui sur moi viennent déferler.
Non, cela dure trop longtemps
La situation m'échappe !
Il faut que je l'attrape!
Il est bien trop roublard !
Ah, maintenant, l'angoisse me prend !
Quelle mine j'ai ! et quel regard !
O, toi, engeance de l'enfer,
La maison doit-elle finir engloutie ?
Je vois à chaque flot de rivière
La puissance de l'eau qui s'agrandit.
Maudit satané balai
Qui ne veux rien écouter
Bûche que tu étais,
Veux-tu bien t'arrêter ?
Vas-tu, à la fin,
Avec tout cela en finir?
Moi, je vais te saisir.
S'il le faut, je t'attache
Et ton vieux bois, je le prends à la main
Pour le fendre du tranchant de la hache.
Voyez, il revient en traînant par ici !
Allez, je t'attrape maintenant !
En un instant, grand lutin, sur le sol, tu gis.
La lame affûtée l'atteint et le fend.
Bravo! touché! Quelle curée!
Voyez, il est en deux !
Et maintenant, je peux espérer
Et je peux respirer un peu mieux.
Mais.. malheur !malheur!
Surgissent deux morceaux
Qui filent en tempo
Déjà comme des valets lestes
Empressés au labeur !
A l'aide ! O, vous Puissances Célestes !
Comme ils courent ! Et comme progresse
Dans la salle et sur les escaliers
Cette terrible inondation qui jamais ne cesse !
Oh, mon cher maître, entends-moi crier !
Ah, enfin, voici venir le maître !
Maître, très grand est le danger !
Les esprits que j'ai fait apparaître,
Je ne peux plus les abroger !
Au coin
Balai, balai.
Sois tel que tu étais.
Car le vieux maître, lui,
Ce n'est que pour ses desseins
Qu'il vous anime, vous, esprits.
Der Zauberlehrling
Hat der alte Hexenmeister
Sich doch einmal wegbegeben!
Und nun sollen seine Geister
Auch nach meinem Willen leben.
Seine Wort’ und Werke
Merkt’ ich, und den Brauch,
Und mit Geistesstärke
Thu’ ich Wunder auch.
Walle! walle
Manche Strecke,
Daß, zum Zwecke,
Wasser fließe,
Und mit reichem vollem Schwalle
Zu dem Bade sich ergieße.
Und nun komm, du alter Besen!
Nimm die schlechten Lumpenhüllen;
Bist schon lange Knecht gewesen;
Nun erfülle meinen Willen!
Auf zwey Beinen stehe,
Oben sey ein Kopf,
Eile nun und gehe
Mit dem Wassertopf!
Walle! walle
Manche Strecke,
Daß, zum Zwecke,
Wasser fließe,
Und mit reichem vollem Schwalle
Zu dem Bade sich ergieße.
Seht, er läuft zum Ufer nieder;
Wahrlich! ist schon an dem Flusse,
Und mit Blitzesschnelle wieder
Ist er hier mit raschem Gusse.
Schon zum zweytenmale!
Wie das Becken schwillt!
Wie sich jede Schale
Voll mit Wasser füllt!
Stehe! stehe!
Denn wir haben
Deiner Gaben
Vollgemessen! –
Ach, ich merk’ es! Wehe! wehe!
Hab’ ich doch das Wort vergessen!
Ach das Wort, worauf am Ende
Er das wird, was er gewesen.
Ach, er läuft und bringt behende!
Wärst du doch der alte Besen!
Immer neue Güsse
Bringt er schnell herein,
Ach! und hundert Flüsse
Stürzen auf mich ein.
Nein, nicht länger
Kann ich’s lassen;
Will ihn fassen.
Das ist Tücke!
Ach! nun wird mir immer bänger!
Welche Miene! welche Blicke!
O, du Ausgeburt der Hölle!
Soll das ganze Haus ersaufen?
Seh’ ich über jede Schwelle
Doch schon Wasserströme laufen.
Ein verruchter Besen,
Der nicht hören will!
Stock, der du gewesen,
Steh doch wieder still!
Willst’s am Ende
Gar nicht lassen?
Will dich fassen,
Will dich halten,
Und das alte Holz behende
Mit dem scharfen Beile spalten.
Seht, da kommt er schleppend wieder!
Wie ich mich nun auf dich werfe,
Gleich, o Kobold, liegst du nieder;
Krachend trifft die glatte Schärfe.
Wahrlich! brav getroffen!
Seht, er ist entzwey!
Und nun kann ich hoffen,
Und ich athme frei!
Wehe! wehe!
Beide Theile
Stehn in Eile
Schon als Knechte
Völlig fertig in die Höhe!
Helft mir, ach! ihr hohen Mächte!
Und sie laufen! Naß und nässer
Wird’s im Saal und auf den Stufen.
Welch entsetzliches Gewässer!
Herr und Meister! hör’ mich rufen! –
Ach da kommt der Meister!
Herr, die Noth ist groß!
Die ich rief, die Geister,
Werd’ ich nun nicht los.
„In die Ecke,
Besen! Besen!
Seyd’s gewesen.
Denn als Geister
Ruft euch nur, zu seinem Zwecke,
Erst hervor der alte Meister.“
«Pas de doute pour le Philosophe du Bord de Mer : « 2020 a été une année de merde ! ». Elle a montré la faiblesse du « processus fascinant » (Edouard Philippe) d’un Accord de Nouméa désormais dépassé, et le visage destructeur de la quête indépendantiste. Le résultat : une exceptionnelle situation de « Covid free » … qui a permis l’expression de la plus stupide des violences : l’atteinte aux outils de travail métallurgiques provoquant l’effondrement économique et la cassure raciale de la Nouvelle-Calédonie.
Tout n’avait pourtant pas mal commencé, avec des décisions permettant de maintenir le virus hors de nos frontières dès la fin mars. Mais déjà pointait le conflit : l’UC qui demandait le départ du Haussaire et du général Commandant Supérieur des Forces Armées, et un Sénat Coutumier qui se prenait pour un genre de conseil constitutionnel. Le pire restait à venir.
Certes, il y a eu, en octobre, le second référendum qui, pour la seconde fois, a confirmé la volonté d’une majorité d’électeurs de demeurer dans la France. Les tenants de l’indépendance ont tout de même gagné du terrain. Pour montrer quelques semaines plus tard ce dont ils sont capables …
Pour l’avenir d’un pays, les perspectives économiques sont le fondement essentiel. Dans notre système, record du monde
de la redistribution de la richesse produite, ça l’est encore plus. Les partis communistes ont dû se résoudre à cette vérité incontournable, et se mettre au diapason de l’économie de marché. Sauf quelques pays dans lesquels la population est sacrifiée : la Corée du Nord et le Venezuela. Il faudra y ajouter Kanaky.
Développement ou violence : le choix a été la violence. En voulant imposer la « doctrine nickel » du Nord pour le sauvetage de 3000 emplois dans l’usine de Prony, les indépendantistes, incapables de présenter une alternative économique et financière crédible, ont opté pour la violence. Ainsi, l’année 2020 s’est égrenée au rythme de l’échec de la reprise de Vale NC par l’australien New Century Resources, et de la contestation du compromis signé avec Prony Resources, pourtant à 50% calédonien. Et surtout, incendies dans l’usine de Vale NC, barrages, destructions par le feu, menaces, insultes, sont désormais porteurs d’un effondrement de toute la Calédonie. Comble de la stupidité : les contestataires s’en sont pris à la SLN dont le dépôt de bilan pourrait survenir en mars.
L’idéologie a laissé de côté l’intérêt du peuple. Que deviennent les salariés, les familles concernées par le malheur à leur porte ? Le FLNKS a apporté une réponse aussi limpide que cinglante : « Tant pis ». C’est toute l’architecture d’un Etat totalitaire qui se dessine : une caste de dirigeants, décidés à faire respecter les Tables de leur doctrine quoi qu’il en coûte, et une population dont le seul choix est de subir. Beau programme.
L’argent ne pousse pas sur les arbres, et les finances publiques sont au plus mal. C’est une vérité économique et sociale toute simple que l’on devait enseigner dans toutes les écoles du totalitarisme : la richesse d’un pays est produite par son économie, et se traduit par des ressources fiscales permettant la redistribution budgétaire au profit de la solidarité. Par les opérations de destruction économique, venant s’ajouter à la catastrophe du Covid, les indépendantistes ont contribué à tarir les sources fiscales. Résultat : pas de budget général, des budgets provinciaux provisoires, une Cafat en péril, une Santé au bord du précipice. Et un Sénat Coutumier qui se plaint du manque de budget.
Pour 2021, un seul salut : la France. Cruel réveil indépendantiste pour sortir la Calédonie des sables mouvants dans lesquels elle s’enfonce : seul l’Etat sera en mesure d’éviter le pire, même si celui-ci n’est pas forcément survenu. Entendons nous bien : pas l’Etat souverain revendiqué par certains, aujourd’hui sans le sous, sans économie solide, mais bien l’Etat dont la Nouvelle-Calédonie fait partie, la France.
Mais la France ne pourra pas tout. Elle ne peut porter seule le fardeau de l’usine du Sud, de la SLN, et peut être bientôt, de l’usine du Nord. Il faudra bien qu’une majorité de la population calédonienne y mette du sien, après avoir adopté, en 1998, une autonomie sans équivalent dans la République. Un jouet trop sophistiqué pour des enfants gâtés ?
En cette fin d’année, les barrages et les entraves portent préjudice aux habitants de Yaté, commune peuplée à près de 100% par des Kanak, et à près de 100% indépendantiste. Quelle illustration du naufrage de 2020, une année à l’image du Titanic, un « An coulé ».»
Londres, Numéro 3 bis à Abbey Road. C’est dans ce studio fondé en 1929 par le label EMI que les Fab Four ont enregistré leur chant d’adieu. Parmi les titres de ce disque on trouve Because. Une chanson de John Lennon inspirée de la Sonate "Clair de Lune de Beethoven"...
Un dernier disque studio qui aurait du s’appeler « Everest » mais qui sera sobrement baptisé Abbey Road. Dorénavant, ce haut lieu de la musique classique qui a vu passer Edward Elgar, Artur Schnabel ou encore Yehudi Menuhin sera intimement associé aux Beatles. Pendant l’été 1969, les quatre musiciens se réunissent une dernière fois pour enregistrer ensemble !
Come together, Here Comes the Sun, Golden Slumbers, The End autant de morceaux d’anthologie. Mais parmi tous les titres de ce disque on retrouve aussi Because. Un titre qui s’ouvre sur un arpège mélancolique et hypnotique…
Si Paul Mac Cartney est crédité comme Co-Auteur de cette chanson, c’est bel et bien John Lennon qui signe la musique et le texte de Because. Dans un entretien radiophonique donné en septembre 1969, John Lennon raconte que l’inspiration lui est venu en écoutant Yoko Ono Au Piano. Sa Compagne qui a une très bonne formation classique jouait le Mouvement Lent de la Sonate Clair De Lune de Beethoven.
Comme un défi et pour voir ce que ça pourrait donner, Lennon demande à Yoko Ono de Renverser les Arpèges.
Au lieu de partir du grave vers l’aigu comme le fait Beethoven, il demande à Yoko Ono de jouer ces Arpège de l’aigu vers le grave sous la forme d’arpèges descendants.
Lennon garde la même tonalité et les mêmes accords que Beethoven, il combine arpèges ascendant et descendants, rajoute quelques notes à la basse. Par dessus cette mélodie jouée à la guitare, à la basse et au clavecin électrique, John Lennon écrit un texte poétique et sobre.
Il fait comme Monteverdi ou Bach en leur temps, il fait un beau figuralisme.
Le Figuralisme c’est cette manière d’écrire une musique qui symbolise, qui figure étroitement le sens du texte chanté.
Celui de Lennon commence par ces mots :
Because The World Is Round... Une Planète qui tourne, invariablement sur elle-même et nous qui tournons avec elle.
Comme l’accompagnement lancinant De Because…
Un texte harmonisé par le producteur des Beatles, Georges Martin, et qui est interprété par Lennon, Mac-Cartney et Harrison. Les trois musiciens enregistrent leur voix en même temps. La partition est difficile, les prises sont nombreuses. L’enregistrement De Because s’achève le 5 Août 1969 avec l’ajout d’une partie de synthétiseur Moog Joué Par Georges Harrisson.
Harisson qui disait de cette chanson : « Paul Écrit généralement les Airs les plus doux et John écrit les choses les plus délirantes et bizarres. Mais on ne peut pas le nier. Because est l’une de ses plus belles compositions. C’est peut-être ma Chanson préférée de l’album ».
Tandis que maman est grande, jolie et fait du sport
Mon père avec ma mère a toujours tort
Elle commande à chaque coup des robes de chez Patou
Mais elle habille papa au "décrochez-moi ça".
L'habit qui n'va pas c'est pour mon papa
Les plus beaux vêtements c'est pour ma maman
Le livreur c'est tout l' temps pour ma mère
Les factures c'est tout l'temps pour mon père
Les vieux pyjamas c'est pour mon papa
Les dessous troublants c'est pour ma maman
Ses chaussures sont coquettes mais les plus sales chaussettes
Aux trous grands comme ça, c'est pour mon papa.
C'est à maman qu'les gens font toujours de beaux cadeaux
Papa, ce nigaud, ne reçoit qu'la peau
Tous les ans, l'jour de sa fête, maman se fait offrir
Des choses de prix qui font toujours plaisir
Elle a des objets d'art, des sacs en peau d'lézard
Mais papa chaque fois, faut voir ce qu'il reçoit.
Le pot d'bégonias c'est pour mon papa
Mais les gros diamants c'est pour ma maman
Le plus beau c'est tout l'temps pour ma mère
Le plus moche c'est tout l'temps pour mon père
Le p'tit agenda c'est pour mon papa
Les bonbons fondants c'est pour ma maman
Elle invite tous les gens qui lui font des présents
Mais les frais du r'pas c'est pour mon papa.
Maman chaqu' matin fait sa p'tite ballade en auto
Papa s'lève plus tôt et s'tape le métro
Maman, au five o' clock boit l'thé avec ses amies
Elle n' revient pas avant huit heures et demie
Papa ne rouspète pas, c'est lui qui fait l'repas
I
l r'çoit les livraisons et balaie la maison.
Faire les oeufs sur l'plat c'est pour mon papa
Faire du boniment c'est pour ma maman;
Le tango c'est tout l'temps pour ma mère
Le balai c'est tout l'temps pour mon père
Faire la soupe au chat c'est pour mon papa
S'payer de l'agrément c'est pour ma maman
Quand elle flirte un peu trop avec les gigolos
Faire pisser Mirza, c'est pour mon papa.
Faire pisser Mirza, c'est pour mon papa ... ♩♪ ♫♬
Georges Milton, de son vrai nom Georges Désiré Michaud, est un chanteur et acteur français, né le 20 septembre 1886 à Puteaux, mort le 16 octobre 1970 à Antibes Juan-les-Pins
entrée en couple change profondément tous les repères de l’identité,
par une reformulation mutuelle permanente »
« L’entrée en couple change profondément tous les repères de l’identité, par une reformulation mutuelle permanente. Selon le conjoint qui sera le nôtre, nous ne deviendrons donc pas le même dans l’avenir. Nous ne pouvons donc savoir avant cette mutation quels seront les critères d’une bonne association puisque nous aurons changé, et d’une manière souvent très importante (les habitudes, les valeurs sont profondément transformées, il arrive même que les goûts alimentaires évoluent fortement). »
...
Il « est strictement impossible [de rester totalement soi-même]... Aucun couple n’est possible sans une transformation de soi. C’est la différence avec la colocation.
Le plus grand défi aujourd’hui, à notre époque où chacun voudrait tout maîtriser de sa vie, est de savoir lâcher prise lors de la rencontre, d’accepter d’être emporté dans l’aventure de la mutation identitaire. Certains appellent cela l’amour. »
😂 Ca me fait penser à la notion de Spin en physique...
Le spin en physique quantique est une des propriétés internes, comme la masse ou la charge électrique, attribuée aux particules quantiques observables lesquelles ont par mesure des valeurs discrètes et soumises au principe d'incertitude.
Après le confinement (la camisole sur notre espace et notre temps de liberté, en Métropole a été plus longue que celle du Caillou), notre perception du temps, de notre temps intime, a changé
On entend "notre temps c'est leur argent" dans le documentaire d'Arte qui nous fait regarder dans le rétroviseur de l'Histoire.
Et ce retour arrière sur le temps et la prise du pouvoir à travers son contrôle, rend ce documentaire subversif...
A bas la tyrannie du contrôle de notre temps ! Vivons l'instant !
J'ai vraiment envie d'aller faire pipi ... et perdre mon temps à contempler les sauts de la mosaïque au sol plutôt que de brosser mes dents (pour ne pas perdre de temps)
... et je pense à Prévert en riant comme un fou :
... laissez passer le café si ça lui fait plaisir
... laissez les étoiles de mer
sortir si ça leur plaît la nuit
... laissez les hirondelles aller et revenir.
Laissez moi regarder « Autant en emporte le vent » !
Ne me faite pas chier, car j'ai envie de le faire en même temps ... à bas la Censure !
Je viens de découvrir une belle histoire dans le site de France Musique. Les musiciens appelés Bāuls vivent au Bengale, une région partagée entre Inde et Bangladesh (Pakistan oriental). Autrefois ils parcouraient le Bengale dans des bateaux appelés bāulea. En bengali, le terme 'fous' signifie aussi 'possédés par le vent' probablement à cause de ces bateaux poussés par le vent. En hindī, ils sont appelés Bardāī. Wikipedia avance que ce mot aurait probablement la même origine que le mot barde...
Ils prônent la Liberté. Ils refusent la discrimination entre hindous et musulmans. Ils considèrent égaux hommes et femmes...
Pour eux le divin se trouvent dans la musique et dans le temple intérieur de chacun. Un temple d'argile, car ils concevraient le corps comme une poterie en argile avec une double métaphore où la connaissance du corps serait le feu dans lequel a cuit le pot en argile, et où l’amour serait l’eau retenue dans le pot après la cuisson par le feu. Ils considèreraient aussi que le paradis serait sur... terre.
Cache-pot en grès Anthea La Redoute
Le compositeur, écrivain, dramaturge, peintre et philosophe indien Rabindranath Tagore Prix Nobel de littérature en 1913 était un réformiste polymathe, non-conformiste et un pragmatique. La figure emblématique du Mouvement Baul
J'aime bien l'idée que la connaissance de son corps permette, tel le passage dans le four qui fait perdre la porosité à l'argile, à l'amour d'y être retenu. Je suis d'accord pour considérer que si Dieu existait, sa parole ne pourrait être que Musique.
Et pour moi le Paradis n'existe bien que sur Terre, maintenant lorsque l'Homme instruit agit avec bienveillance et patience avec ses semblables... Serais-je prêt pour un autre voyage ?