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Journal de Laurent - Lolo's Log
Nudge, mais diantre quèsaco ?
Un nudge est une incitation douce ou coup de pouce donné à un individu ou consommateur pour modifier son comportement. Les nudges sont une réponse au manque de rationalité constaté des individus qui s’explique par de nombreux biais identifiés dans le cadre de l’économie comportementale.

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Régine Robin :
« En fait, le monde connaît deux grands mouvements en sens contraire aujourd'hui. D'une part, la mondialisation de plus en plus grande des économies et des cultures, voire des ensembles géopolitiques: multiples interdépendances économiques, règne des multinationales, intégrations politiques comme le grand marché européen de 1993, nivellement opéré par la culture de masse américaine et occidentale qui, de l'architecture internationale postmoderne des shopping centers à l'omniprésence des Mc Donald's, des feuilletons télévisés aux dernières superproductions cinématographiques, envahit littéralement le monde, si bien qu'on peut voir le même film avec quelques mois de décalage dans un gros bourg des Andes, à Buenos Aires, à New York, à Paris ou à New Delhi. En sens inverse, la crise, les crises (aujourd'hui en 1994 on sait même qu'une nouvelle guerre est pensable et possible), l'écroulement d'un certain nombre d'utopies sociales, le désenchantement quant aux valeurs entraînent des phénomènes de replis, de reterritorialisations fictives avec du localisme, du régionalisme, des nationalismes, des ethnicismes, des culturalismes, avec comme corollaires les fondamentalismes (Iran, Israël) et le retour des religions sur le devant de la scène. Ce repli est une recherche de sécurisation dans un monde instable et difficile, impossible même à supporter dans le tiers monde, un retour au sein maternel, un marquage de l'identité. Cette double conjoncture (mondialisation culturelle, d'une part, et repli ethniciste, culturaliste, d'autre part) ne frappe pas de la même façon les diverses sociétés, car chacune a son histoire, sa périodicité, et chacune a cristallisé à sa façon son propre roman mémoriel. J'appelle ici « roman mémoriel » les diverses formes d'appropriation collective du passé, depuis la mémoire officielle jusqu'à la mémoire fictionnalisante de la littérature, depuis la mémoire savante, élaborée par les historiens, jusqu'aux mémoires de groupes minoritaires et générationnels. Chaque culture a développé une base discursive par rapport à son passé, à ses origines et donc à son identité, et c'est sur cette base que le double mouvement de la conjoncture va jouer. »
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Julien Green écrit à 20 ans, le 25 mars 1920, dans son journal ce passage non censuré :
[…]« Multiplicité. Nous ne sommes pas simples, ni doubles, ni triples : nous sommes une infinité de gens. Je ne parle pas ici des personnages que nous jouons vis-à-vis du monde et selon les exigences de notre vie quotidienne, car nous ne sommes pas ces personnages ou nous le sommes imparfaitement : nous avons des masques que nous mettons et ôtons pour adapter notre visage à l’esprit de celui qui nous entretient. Un homme bien élevé dispose d’un très grand nombre de masques et il s’en sert avec d’autant plus de facilité qu’il a de science du monde. Un homme médiocrement élevé dispose d’un assez petit nombre de masques et n’en use que maladroitement : celui-là ne sait pas dissimuler son vrai caractère et le mettre en accord de la personne avec qui il parle.
[…]L’homme mal élevé s’expose aux regards de tous dans un état de nudité morale ; il présente au monde un seul visage qui est le sien et qu’il ne sait pas masquer.
Les personnages que nous sommes vraiment naissent de notre solitude. Plus notre vie est profonde, et plus leur nombre est grand. Une vie dans laquelle il n’y a pas de solitude est une vie sans force et sans intérêt. En somme, la solitude est le lieu le moins solitaire qui soit. »
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L’amidon de la farine est formé notamment de molécules d’amylose. Or ces molécules piègent des composés odorants et nuisent ainsi au parfum des émulsions.
Nous consommons très souvent des émulsions, qui se forment à la moindre agitation mécanique là où de l’eau, composant majoritaire de la plupart des ingrédients culinaires, est réuni à de l’huile ou une autre matière grasse.
Dans ces émulsions, la matière grasse liquide est dispersée dans la phase aqueuse sous la forme de gouttelettes. La dispersion nécessite des composés tels que protéines ou phospholipides, qui se placent aux interfaces eau-huile et réduisent ainsi l’énergie nécessaire à la création de celles-ci. C’est, par exemple, le cas pour la mayonnaise, où l’huile est émulsionnée grâce aux protéines du jaune d’œuf. Mais en observant une telle émulsion avec un simple microscope optique, on ne voit que deux phases, l’interface eau-huile étant bien trop mince.
La mayonnaise dérive de la rémoulade qui, elle, contient de la moutarde… Or avec de tels ingrédients, on passe des émulsions simples à des émulsions plus complexes, nommées émulsions de Ramsden, où l’interface eau-huile est tapissée de particules visibles au microscope. Ces systèmes contiennent d’innombrables composés susceptibles d’interagir avec les espèces diffusantes, notamment les composés odorants. Or Xiaolu Pu, à l’université de Nottingham, et ses collègues viennent de publier les résultats d’études d’émulsions modèles, pour lesquelles ils ont déterminé la libération de composés odorants. Ils ont comparé des solutions aqueuses, des émulsions d’huile dans de l’eau, et des émulsions d’eau dans de l’huile elles-mêmes émulsionnées dans l’eau (ces dernières sont de plus en plus utilisées par l’industrie alimentaire pour ralentir la diffusion des composés odorants, réduire la teneur en matière grasse ou favoriser la perception du sel, ce qui permet d’en réduire la teneur).
Les chercheurs ont placé dans ces systèmes des composés ayant des affinités variées pour l’eau ou l’huile, et ont ajouté des polymères variés aux émulsions afin d’en modifier la viscosité, comme le font l’industrie alimentaire… et les cuisiniers : gomme xanthane (un polysaccharide produit par la bactérie Xanthomonas campestris) ou amidon. Les gaz surmontant les émulsions étaient analysés en continu, pendant plusieurs jours.
Dans l’hypothèse d’une simple diffusion des composés odorants ajoutés à une solution aqueuse, à une émulsion ou à une double émulsion, un composé tel que le diacétyle (odeur beurrée) aurait dû se dégager de moins en moins aisément dans l’ordre des systèmes énoncés ici, et la tendance aurait dû être inverse pour le 3-pentanone (odeur du dissolvant pour vernis à ongle). Or ce n’est pas ce qui a été observé, pour de nombreuses raisons. Tout d’abord, le crémage des émulsions fait venir en surface principalement les gouttelettes les plus grosses, ce qui perturbe les transferts des composés odorants. Avec la gomme xanthane, des interactions supplémentaires ont été observées avec le diacétyle, mais pas avec le 3-pentanone. Mais avec l’amidon, c’était l’inverse.
Ces résultats éclairent un débat culinaire ancien, à propos de l’usage de la farine dans les sauces, certains l’accusant de réduire le goût. Effectivement, l’amylose de l’amidon est un polymère hérissé de groupes hydroxyle (OH), qui s’enroule en hélice quand il est placé dans l’eau. Ces hélices piègent alors de petits composés odorants tels que la 3-pentanone.
Moralité : il ne faut pas rouler les dégustateurs dans la farine !
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Le Portugal a décidé, en 2001, de dépénaliser l'usage de toutes les drogues. Une décision qui a conduit à la baisse drastique du nombre de toxicomanes car elle a permis, en cessant de les considérer comme des criminels, à les replacer dans des logiques d'accompagnement et de soin.
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Aie confiance crois en moi
Que je puisse veillez sur toi
Fais un somme sans méfiance
Je suis là, aie confiance
Le silence propice te berce
Souris et sois complice
Laisse tes sens glisser
Vers ces délices tentatrices ...
🎵🎵🎵
Pourquoi avons-nous tant de mal à changer d’avis ? Et autres tours que nous joue notre cerveau…
Les effets sur la société sont palpables. Ce genre de biais explique pourquoi, très schématiquement, les gens qui ont confiance en eux sont souvent promus alors qu’ils sont incompétents. A l’inverse, certaines personnes surdouées ont tendance à se sous-estimer. Combinés, ces deux effets donnent lieu à des absurdités : « des personnes sous-compétentes dirigent des personnes sur-compétentes. » ! Albert Moukheiber va jusqu’à mettre le Brexit ou certaines critiques anti-OGM sur le compte de ces biais. Au lendemain du Brexit, la requête numéro 1 sur Google était : « Qu’est-ce que le Brexit ? », et la numéro 2 « Qu’est-ce que l’Union européenne ? ». Quant aux OGM, aucune étude scientifique ne vient prouver qu’ils sont néfastes pour la santé. Mais le fond du propos de Moukheiber est plus prudent : il rappelle justement qu’il ne faut surtout pas renvoyer les individus à leurs biais. A cet effet, il critique la mode du « débiaisage » qui sévit à l’échelle des Etats ou de la banque mondiale et écrit : « les biais cognitifs ne sont pas immuables, ils ne sont pas absolument positifs ou négatifs mais dépendent de plusieurs facteurs : ils sont contextuels. Il serait plus intéressant d’apprendre pourquoi certains biais émergent dans certaines situations que de les combattre à tout prix. »
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Les éponges permettent de piéger la silice dans les fonds marins ...
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Je partage le commentaire que j'ai fait sur le post d'un article partagé par un ami sur Linkedin et que je t'ai joint.
Au delà d’un repos souvent nécessaire, les vacances peuvent permettre de se recentrer sur soi et sur ses aspirations, tant personnelles que professionnelles ; soit prendre le recul nécessaire pour mieux sauter. Identifier ce que l’on prend tant de plaisir à y faire pour le transposer dans la vie active permet de s’engager positivement dans une nouvelle année en se donnant des objectifs motivants.
1 - Prolonger le bien-être estival
Si faire le marché, aller à la piscine ou lire un livre en terrasse est pour beaucoup synonyme de vacances, ce sont autant d’habitudes qu’il est tout à fait possible d’intégrer à notre vie quotidienne. Qui ne se sent pas en vacances en bronzant dans un parc ou en découvrant une ville, y compris la sienne, avec un guide touristique ? De retour à la vie active, il n’en est pas moins possible de poursuivre ces activités pour prolonger ce sentiment de bien-être. Alors, assis dans votre transat, pourquoi ne pas lister toutes ces petites activités, ces petits moments de plaisir qui vous permettront de survivre à la rentrée ?
« Qu’est-ce qui m’épanouit au travail ? » Voilà une bonne question qui pose les bases d’un retour au travail réussi. En faisant l’inventaire de tous les éléments qui m’ont plu au travail l’an passé – moments partagés avec son équipe, situations particulières, relations de qualité, nouvelles responsabilités, il est plus facile de mieux connaître mes goûts et de les approfondir. Participer à la vie de l’entreprise est également un bon moyen d’améliorer l’ambiance générale, en aidant les nouveaux venus à s’intégrer ou en créant de nouveaux rituels, les opportunités de créer du lien sont innombrables.
4 - Faire place à la découverte
Pas toujours facile de sortir de sa routine. C’est pourtant la meilleure façon de se stimuler intellectuellement. Au cours des vacances, en s’interrogeant sur sa vie et ses envies, on peut découvrir que l’on souhaite « créer » de la place à la découverte et aux rencontres. La bonne façon de le mettre en application à la rentrée peut être de se lancer dans de nouvelles activités ou de rencontrer de nouvelles personnes. Une bonne initiative peut, par exemple, être de se donner pour objectif de déjeuner une fois par semaine avec un collègue différent. Si cette démarche demande une certaine organisation, elle ne peut qu’être enrichissante à la fois pour soi-même et pour la personne que l’on aura gagné à connaître. La question à garder à l’esprit est « Qu’est-ce que je peux faire différemment pour apprendre et découvrir au quotidien ? ».
5 - Ne pas s’acharner contre ce qui ne peut pas être changé
La vie professionnelle demande une grande capacité d’adaptation, c’est pourquoi la « stamina », ou endurance, est une aptitude déterminante qu’il convient de renforcer. Et quelle meilleure période que les vacances pour le faire ? Pour affronter le stress des défis de la vie active, il faut mettre à profit cette période pour se recentrer sur son identité et ses désirs profonds. Avoir une conscience accrue de son identité est un excellent moyen de connaître les limites de son investissement et de préserver un équilibre sain entre vie personnelle et professionnelle. Bien se connaître permet d’être plus serein, mais également de communiquer clairement aux autres nos contraintes, limites ou besoins.
C’est aussi l’occasion de distinguer ce qui dépend de notre volonté et ce qui n’en dépend pas, afin de ne pas s’acharner contre ce qui ne peut pas être changé, et se concentrer sur ce que l’on peut impacter. Cela n’est pas nouveau, le stoïcien Sénèque y encourageait déjà dans ses Lettres à Lucilius un jeune patricien qui lui demandait des conseils pour mener une vie meilleure.
Au-delà de se reposer et de récupérer, les vacances servent aussi à (se) construire. Elles permettent de s’aligner — revenir à ce que l’on est profondément, savoir ce que l’on veut faire et ce que l’on aime faire — pour renforcer sa colonne vertébrale et être solide tout au long de l’année. Il s’agit donc de tirer parti de cette période pour se muscler émotionnellement afin d’être capable, par la suite, de faire face aux difficultés et de prendre les bonnes décisions.Thomas d’Hauteville est cofondateur d’iNNERSHiPThomas d’HautevilleLe 29-08-2019
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Très intéressant : Albert Moukheiber
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Des minéraux qui croissent et se multiplient. Des molécules qui s’autoamplifient. Des réseaux de molécules qui se créent, se « nourrissent » les unes des autres… Des formes exotiques de cellules sans ADN, ou ARN (une forme complémentaire de l’ADN) pour se reproduire. Des vies sans carbone ou des ADN avec des bases nouvelles.... Des virus dans des virus, des bactéries dans des bactéries, des cellules dans des cellules. ... Des protocellules, des virocellules, des ultramicrobactéries…
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Charlot à la plage ("By the Sea", 1915, 15min)C'est dans ses courts-métrages tournés pour les studios Essanay et Mutual, entre 1915 et 1917, que Charlie Chaplin met au point, comme dans un laboratoire de recherche, les thèmes, le style et la dramaturgie qui feront, quelques années plus tard, de chacun de ses longs-métrages, un chef-d'œuvre.
Charlot, dans une station balnéaire, entame une bagarre avec un homme suite à un mélange de chapeaux. Peau de banane, coups de pieds aux fesses, glaces renversées… comme une enfance de l'art burlesque se déploie sous nos yeux, avec ce court-métrage simple et efficace, dans lequel Chaplin incarne un promeneur pas encore tout à fait vagabond : ici Charlot ne cède rien à la poésie, et tout à l'énergie féroce des gags.
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