Secousse Terriblissime
Sans aucun microséisme précurseur, Haïti a été ébranlée mardi 12 janvier dans son coeur métropolitain par très fort séisme. Les précédents terribles séismes des Antilles datent du milieu du XVIIIe siècle.
Je fais ce billet plus d'une semaine après la dévastation provoquée par une secousse de magnitude 7 à 7,3 sur l'échelle de Richter. Je n'avais aucune envie d'écrire sur les malheurs haïtiens qui me navrent tant. La France doit un soutien sans faille au seul état francophone indépendant (hormis les départements français) de Caraïbes. J'espère qu'elle le fera malgré la mainmise des américains sur les secours. Je n'ai eu de cesse de penser à Adler Jules - médecin que j'ai connu à la fac de droit de Lyon III. S'il a survécu, il doit être à l'oeuvre pour sauver ses compatriotes. J'ai suivi les infos 'sur papier'. Je ne pouvais me résoudre à regarder les images sur les médias. Ce voyeurisme m'indispose.
Je fais donc le choix de rapporter des faits géologiques, à la suite de la lecture de l'article du Monde qui fait référence à Pascal Bernard, chercheur au laboratoire de sismologie de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP), avec l'appui de la cartographie, sans photo!
Il semblerait donc que Port-au-Prince se trouve sur une faille de 500 km qui traverse l'île d'Hispaniola d'est en ouest. Elle sépare la plaque caraïbe sud et la plaque nord-américaine nord qui glissent l'une contre l'autre à une vitesse relative de 2 cm par an environ. Et depuis les derniers séismes, les 5 mètres de déplacement avec ses énormes contraintes accumulées expliquent la brutalité de la secousse. La période d'activité de la faille longue (250 à 300 ans) avait fait 'oublier', à l'échelle humaine individuelle, la sismicité de cette région. La tectonique des plaques et les cyclones tropicaux resteront pour longtemps, les malheureux caprices dévastateurs de la Nature qui est par ailleurs si douce sous les tropiques.



























Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire