La révolte des joujoux
On vient d'éteindre la lumière
Bébé succombe à son sommeil Mais les joujoux très en colère
Dans leur placard tiennent conseil
Les joujoux font grève, ils en ont assez
D'être tracassés et fracassés
Le ballon qu'on crève
La poupée qu'on bat
Son lassés des jeux et des combats
Le pompier n'a plus d'échelle
Le tambour est plein de trous
Le cheval n'a plus de selle
Et l'auto n'a plus de roue
Mais ils se soulèvent contre cet enfant
Il va voir comment on se défend
Le placard entrouvre sa porte
Ça grince un peu, ma fois tant pis
Et voilà que les joujoux sortent
Sautant sans bruit sur le tapis
Les joujoux discutent pour savoir comment
Ils vont préparer leurs armements
Pour mener la lutte un chef est nommé
C'est un vieil indien tout déplumé
Le pompier fourbit sa lance
Le tambour bat le rappel
Le cheval déjà s'élance
Le moment est solennel
Quittant leur cahute ils forment les rangs
Le mot d'ordre étant : "mort au tyran"
Le chef a dit marchons en ordre
Vers celui qui nous démolit
Pour le griffer et pour le mordre
Nous grimperons aux draps de lit
Mais l'enfant sommeille
Tendre et gracieux
Comme un chérubin tombé des cieux
Devant ces merveilles, les joujoux surpris
Se sont arrêtés tout attendris

Le pompier dit : "tout de même
Un bébé c'est bien gentil"
Le tambour dit :"moi je l'aime"
Alors ils sont repartis
Quand l'enfant s'éveille V
ers huit heures un quart
Les joujoux sont tous
Dans le placard !
de Christian Pingault et Claude Webel 1936
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Explications intéressantes extraites du site :
Explications intéressantes extraites du site :
"Thématique
Enfance, jouets, chansons de « l’entre-deux-guerres ». Un rapprochement peut être mené avec « L’enfant & les sortilèges », « Michka » (Albums du Père Castor, Flammarion), ou dans un genre totalement différent, avec « Toy story » pour constater que ce thème traverse les époques. On pourra également s’intéresser aux jouets en usage à l’époque, voire au contexte historique précis (1936-37 : « les joujoux font grève… »)
Aspects textuels Des formules désuètes qui donnent à la chanson un côté « kitsch ». Des jeux sur les mots (« tracassés / fracassés » ; « qu’on bat / combats »). Du vocabulaire à expliquer (« succomber », « fourbir », « solennel », « chérubin », « cieux », « cahute », « tyran », « lasser »…) Structure Mélodiquement, quatre parties reprises trois fois. Pas de refrain du point de vue du texte.
Mesure 4 / 4 constamment
Rythme Les différentes parties de la chanson sont fondées sur une formule rythmique spécifique : La quatrième partie reprend la formule de la deuxième, et s’achève par un triolet de croches.
Aspects textuels Des formules désuètes qui donnent à la chanson un côté « kitsch ». Des jeux sur les mots (« tracassés / fracassés » ; « qu’on bat / combats »). Du vocabulaire à expliquer (« succomber », « fourbir », « solennel », « chérubin », « cieux », « cahute », « tyran », « lasser »…) Structure Mélodiquement, quatre parties reprises trois fois. Pas de refrain du point de vue du texte.
Mesure 4 / 4 constamment
Rythme Les différentes parties de la chanson sont fondées sur une formule rythmique spécifique : La quatrième partie reprend la formule de la deuxième, et s’achève par un triolet de croches.
Tempo
Il varie également souvent : la troisième partie est plus rapide que les deux premières, mais s’achève en ralentissant. La dernière partie peut se finir de même, surtout dans la troisième et dernière présentation. Respiration Pas de gros problèmes. Penser à respirer au milieu de la troisième partie !
Harmonie Sol majeur, mais on passe en ré majeur pour la partie rapide (d’où un problème pour « prendre » le fa dièse débutant cette partie)
Intervalles Des difficultés, en particulier dans la troisième partie (intervalles croissants, allant jusqu’au saut d’octave descendant puis ascendant) Nuances, expressivité Les parties seront assez distinctes : la première, legato et piano, la deuxième et la quatrième, staccato et dans une nuance plus soutenue, la troisième forte."



























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