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dimanche 17 novembre 2013

Musique antique

Source : Sciences et Avenir mars 2009 n° 745 
Quel était le plus grand compositeur grec au 4e siècle avant J.C ? 
Question saugrenue pour le commun des mortels,  mais pour Annie Bélis (directrice de recherche au CNRS, à l’Institut de Papyrologie de la Sorbonne, ancienne de l’École Française d’Athènes, et spécialiste de musique grecque antique) c'est tout évidemment :
« Timothée de Milet »
Des fragments musicaux de Timothée de Milet ont été étudiés, réédités et exploités pour faire resurgir la musique antique.
Mais lequel ? car il y en aurait deux ... l'aède ou l'aulète ?

  • Le premier, musicien et poète grec de la fin du Ve siècle avant J.-C. et de la première moitié du IVe, est l'auteur de plus de 200 vers connus sous le dithyrambe, appelés Les Perses qui étaient chantés et accompagné d'une cithare (par un aède ou citharède).
  • Le second est appelé par les spécialistes l'aulète thébain (joueur d'aulos, un instrument à vent utilisé de la Grèce antique, sorte de flûte double au son proche du hautbois).
Allez, je choisis la cithare, voilà un extrait surprenant :
Cithare, par l'ensemble Kerylos.
« IRHT. Un patrimoine rarissime que les scientifiques de l’Institut de recherche et d’histoire des Textes (IRHT) traquent, traduisent et transcrivent pour faire resurgir du fond des âges des mélodies composées par Euripide, Carcinos ou Timothée, des péans dédiés à Apollon datés du 2e siècle av.J.C, des hymnes à Lemnos ou des œuvres de Mésomède de Crète, le musicien préféré de l’Empereur Hadrien. PAPYRUS. Seule la Grèce nous a transmis des partitions musicales, via des papyrus mis au jour en Égypte. Mutilées, souvent incomplètes, une cinquantaine d’entre elles nous sont toutefois parvenues. Pendant près de mille ans, entre le VIe siècle avant J.-C et les invasions Barbares du Ve siècle de notre ère, la musique n’était transcrite qu’à la façon des Grecs.Que ce soit du temps d’Alexandre, en Égypte ptolémaïque ou dans l’Empire Romain, un système de double notation musicale « d’une complexité vertigineuse » accompagnait les textes. Petits symboles graphiques figurés à l’aplomb des syllabes, ces représentations dérivées de l’alphabet, représentaient des signes mélodiques et rythmiques. PRODIGE DANOIS. Comprendre le fonctionnement de ce système de notation n'a été possible que grâce à la traduction providentielle, en 1652, d’un traité de musique antique, par un prodige danois du nom de Marcus Meibom. Retrouvé au XVIIe siècle après avoir été transmis via différents manuscrits médiévaux, ce traité rédigé en 360 de notre ère par un certain Alypius, contenait les explications des symboles musicaux de l’Antiquité grecque ! Ainsi, à la fin du XIXe siècle, les papyrus musicaux commencèrent à être découverts, ils possédaient déjà leur pierre de Rosette. Grâce à cela, il nous est aujourd’hui possible, 2000 à 2500 ans plus tard, d’entendre les mélodies et chants qu’écoutaient Jules César ou encore Marc Aurèle. »
Péan : chez les Grecs, le péan est une œuvre en cinq temps qui célèbre les puissances divines, et en particulier Apollon.

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