- L'amer pour rentrer au port -

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dimanche 17 novembre 2013

521

Quelqu'un m'a parlé il y a peu de la demi-vie de l'ADN. Je suis resté sec sur le sujet, jusquà ce que je recherche sur la toile.
Source : 
rapportée par le magazine futura-sciences
+
le blog de David Bressan

En fait l’ADN qui constitue le patrimoine génétique, après la mort est dégradé progressivement par des enzymes et des micro-organismes en provoquant des ruptures des liens unissant es nucléotides.
Au mieux, sous une température de -5 °C, l’acide désoxyribonucléique se conserverait au maximum 6,8 millions d’années. .... il deviendrait illisible après environ 1,5 million d’années.
C'est ce qu'ont étudié Morten Allentoft de l’University of Copenhagen (Danemark) et Michael Bunce de la Murdoch University (Australie) En se repérant le taux de dégradation du matériel génétique sur de vieux os d' une même espèce contenant toujours de l’ADN, ils ont calculé une demi-vie sous des conditions de température et d'humidité similaires. 
Près de 158 os répondant aux critères de sélection ont été récupérés en Nouvelle-Zélande sur les sites de Pyramid Valley, Bell Hill Vineyard et Rosslea. Ils ont tous été conservés à une température de 13 °C. Ces ossements, vieux de 602 à 7.839 ans, appartenaient à trois espèces de moas, des oiseaux géants non volants de la famille des dinornithidés. Ces volatiles pouvant atteindre 3 m de haut auraient disparu voici 400 ans à la suite de l’arrivée des Maoris. 

La demi-vie de l’ADN 

calculée grâce à ces MOAS 

serait de 

521 ans 


Les 4 sœurs

Alain m'a raconté une bien bonne histoire avec 4 sœurs

  • Anne
  • Justine
  • Corinne
  • Germaine 
Hic !
'an 'tite goutte ?
just'in goutte ?
'core in'tite goutte ?
j'a'r met'ine 'tite goutte !

Musique antique

Source : Sciences et Avenir mars 2009 n° 745 
Quel était le plus grand compositeur grec au 4e siècle avant J.C ? 
Question saugrenue pour le commun des mortels,  mais pour Annie Bélis (directrice de recherche au CNRS, à l’Institut de Papyrologie de la Sorbonne, ancienne de l’École Française d’Athènes, et spécialiste de musique grecque antique) c'est tout évidemment :
« Timothée de Milet »
Des fragments musicaux de Timothée de Milet ont été étudiés, réédités et exploités pour faire resurgir la musique antique.
Mais lequel ? car il y en aurait deux ... l'aède ou l'aulète ?

  • Le premier, musicien et poète grec de la fin du Ve siècle avant J.-C. et de la première moitié du IVe, est l'auteur de plus de 200 vers connus sous le dithyrambe, appelés Les Perses qui étaient chantés et accompagné d'une cithare (par un aède ou citharède).
  • Le second est appelé par les spécialistes l'aulète thébain (joueur d'aulos, un instrument à vent utilisé de la Grèce antique, sorte de flûte double au son proche du hautbois).
Allez, je choisis la cithare, voilà un extrait surprenant :
Cithare, par l'ensemble Kerylos.
« IRHT. Un patrimoine rarissime que les scientifiques de l’Institut de recherche et d’histoire des Textes (IRHT) traquent, traduisent et transcrivent pour faire resurgir du fond des âges des mélodies composées par Euripide, Carcinos ou Timothée, des péans dédiés à Apollon datés du 2e siècle av.J.C, des hymnes à Lemnos ou des œuvres de Mésomède de Crète, le musicien préféré de l’Empereur Hadrien. PAPYRUS. Seule la Grèce nous a transmis des partitions musicales, via des papyrus mis au jour en Égypte. Mutilées, souvent incomplètes, une cinquantaine d’entre elles nous sont toutefois parvenues. Pendant près de mille ans, entre le VIe siècle avant J.-C et les invasions Barbares du Ve siècle de notre ère, la musique n’était transcrite qu’à la façon des Grecs.Que ce soit du temps d’Alexandre, en Égypte ptolémaïque ou dans l’Empire Romain, un système de double notation musicale « d’une complexité vertigineuse » accompagnait les textes. Petits symboles graphiques figurés à l’aplomb des syllabes, ces représentations dérivées de l’alphabet, représentaient des signes mélodiques et rythmiques. PRODIGE DANOIS. Comprendre le fonctionnement de ce système de notation n'a été possible que grâce à la traduction providentielle, en 1652, d’un traité de musique antique, par un prodige danois du nom de Marcus Meibom. Retrouvé au XVIIe siècle après avoir été transmis via différents manuscrits médiévaux, ce traité rédigé en 360 de notre ère par un certain Alypius, contenait les explications des symboles musicaux de l’Antiquité grecque ! Ainsi, à la fin du XIXe siècle, les papyrus musicaux commencèrent à être découverts, ils possédaient déjà leur pierre de Rosette. Grâce à cela, il nous est aujourd’hui possible, 2000 à 2500 ans plus tard, d’entendre les mélodies et chants qu’écoutaient Jules César ou encore Marc Aurèle. »
Péan : chez les Grecs, le péan est une œuvre en cinq temps qui célèbre les puissances divines, et en particulier Apollon.

vendredi 15 novembre 2013

Touche de peinture

Gustav Klimt - Lake Attersee, Claude Monet - Pluie à Belle-île 1886 (Musée de Morlaix), Derain - Effets du soleil sur l'eau, ... beaucoup d'autres encore et même Félix Vallotton avec la Grève blanche, sont enthousiasmant !



  
Bien plus que ... Le triptyque "les Trois études de Freud" de Bacon, qui est pourtant l'oeuvre la plus coûteuse qui n'ait jamais été.
Non seulement ça me dérange mais plus encore, je déteste ! Ça fait du bien d'affirmer aussi ce que l'on n'aime pas ...

samedi 2 novembre 2013

Gorgeous

Picture of light hitting mountain faces in Chile
Mountains, Chile Photograph by Richard Duerksen, National Geographic

lundi 28 octobre 2013

Heptagone malhornien

« Aucun bien matériel n'a d'importance, en comparaison avec la faculté de l'homme de projeter l'univers. »
Jérome CAMUT Malhorne 2004

« Malhorne ? C'est simple, c'est le nom d'un arbre chez les elfes dans l'univers de Tolkien. L'orthographe est différente. Chez Tolkien, un malhorne est un Mallorn. J'y ai ajouté un e et un h et lui ai trouvé un sens en vieux français. »

dimanche 6 octobre 2013

Bruno Le Floc'h

né en 1957 en Bretagne à Pont l'Abbé, décédé en 2012.
Trois éclats blancs, Delcourt, 2004
Au bord du monde en 2003  One shot Paysage au chien rouge en 2007  Terminée Saint-Germain, puis rouler vers l'ouest ! en 2009  One shot Trois éclats blancs en 2004  One shot Une après-midi d'été en 2006  One s

samedi 5 octobre 2013

Apollinaris

lundi 16 septembre 2013

T'es pas dans le coup !

Je n'ai pas vu la 'prestation' de François Hollande hier soir et je découvre cette après-midi une photo qui me convainc encore davantage de l'inutilité de l'avoir fait. Ce qui m'a immédiatement gêné, n'est pas l'escarpin de Clair qui aurait dû rester hors du champs, ni la bedaine révélatrice d'un laisser aller peu flatteur qu'il eut mieux valu cacher par un habile cadrage. Non, c'est le choix de la mappe-monde en arrière plan ! L'objet est certes beau mais il y figure une carte qui n'est plus d'actualité depuis bien longtemps, et laisse ainsi à penser que le discours s'accorde avec une diplomatie d'un autre âge ... et l'impression pouvoir se résumer à : 
T'es pas dans le coup !
Si tout autour du président est à l'image de sa Communication, c'est désastreux. Même le Concordia pourrait paraître en moins mauvaise posture ... et le navire a 'l'assurance' d'être renfloué, nos impôts risquent d'être vraiment insuffisants !

lundi 15 juillet 2013

A Thing of Beauty

A thing of beauty is a joy for ever:
Its lovliness increases; it will never
Pass into nothingness; but still will keep
A bower quiet for us, and a sleep
Full of sweet dreams, and health, and quiet breathing.
Therefore, on every morrow, are we wreathing
A flowery band to bind us to the earth,
Spite of despondence, of the inhuman dearth
Of noble natures, of the gloomy days,
Of all the unhealthy and o'er-darkn'd ways
Made for our searching: yes, in spite of all,
Some shape of beauty moves away the pall
From our dark spirits. Such the sun, the moon,
Trees old and young, sprouting a shady boon
For simple sheep; and such are daffodils
With the green world they live in; and clear rills
That for themselves a cooling covert make '
Gainst the hot season; the mid-forest brake,
Rich with a sprinkling of fair musk-rose blooms:
And such too is the grandeur of the dooms
We have imagined for the mighty dead;
All lovely tales that we have heard or read:
An endless fountain of immortal drink,
Pouring unto us from the heaven's brink.
Un joli poème de John KEATS
Je propose une traduction libre pour les premiers vers, et une photo ...
Un brin de beauté, toujours génère du bonheur,
Plus sa beauté est grande, plus il pérenne.
Le néant s’efface devant sa vive présence,
Son havre paisible alors propice aux songes
Nous offre de doux rêves calmes et salvateurs.
Ainsi, chaque jours et sans fin, tresserons-nous
Une étole de fleurs pour nous lier à la terre,
Malgré le désespoir, l'inhumaine incurie
En nobles créatures, surgies des sombres jours,
Vainqueurs des mille miasmes des chemins ténébreux.
Oui, hormis tout, continuons notre quête,
Soudain la beauté prend corps et jette son voile
Sur nos esprits en deuil. Le soleil ou la lune,
Animeront les ombres d'arbres de tout âge,
Où bêlent des brebis, tapies dans les jonquilles
Des vertes prairies où l'onde de clairs ruisseaux
Coule tranquille sous leur fraîche frondaison.
A l'heur estival, le parfum musqué des roses
Envoûte le monde des essarts, des bosquets.
Telle la grandeur de tous les tristes destins
Imaginés, chantés pour nos vieux héros morts;
Des sagas, des récits merveilleux du passé :
Source intarissable de l'ambroisie des dieux,
Qui coule pour nous seuls, aux confins des cieux.


(Endymion)

dimanche 14 juillet 2013

Arenotropisme

Je ne suis qu'un très mauvais collectionneur, mais l'idée de collectionner les grains de sable me semble une expérience des plus intéressantes. J'ai commencé à faire quelques prélèvement au hasard des voyages ... mais je suis très loin de devenir un arénophile !
micro-grenats de l'île de Siec

mardi 9 juillet 2013

Tissu vivant et social

Rendre pérennes nos tissus biologique, ne nous permettra pas de rendre pérenne le tissu social dans lequel nous vivons ! Et comme l'Homme est un animal social, il risque fort de trouver sa vie prolongée, un peu triste dans sa solitude existentielle ... De toute façon, supporter les cons toute une éternité, voilà bien ce qui se rapproche de l'Enfer !
Ai-je vraiment envie de faire garder quelques unes de mes cellules, même sous forme de cellules souches pluripotentes ? Pas tant. Je n'aspire pas à l'éternité. Mais la possibilité de se régénérer est vraiment attrayante ... Voilà une petite réaction à deux articles qui se succèdent de manière étonnante. Convergence ! 
Réaction à l'article du Nouvel Obs :
25 octobre 2023. Los Angeles. Sur son terrain de golf préféré, Edward, 59 ans, comédien star de Hollywood est terrassé par un infarctus. Il risque de ne plus jamais récupérer une vie normale. Heureusement, ce passionné d’innovation a souscrit, dix ans plus tôt, un contrat avec la société Scéil. Du coup, son chirurgien va pouvoir restaurer ses tissus coronariens, avec des cellules cardiaques contenant l’ADN même d’Edward. Zéro risque de rejet immunitaire ... Science-fiction ? En partie seulement. Car la société de biotechnologie française Cellectis annonce, ce soir, une première mondiale ! Son P-DG André Choulika, est en tournée cette semaine à New York et Los Angeles pour lancer sa nouvelle filiale Scéil, qui propose ce contrat futuriste. Un pari audacieux sur les progrès de la pharmacie et de la médecine, qui demain, affirme-t-il, développeront de manière routinière médicaments personnalisés et thérapies régénératrices.
"C’est un peu comme si l’on pouvait se faire une sauvegarde génétique pendant qu’on est en pleine forme, et la mettre de côté pour se réinitialiser un jour", explique Choulika. Comme on sauvegarde le disque dur d'un ordinateur ! L’argument de vente de Scéil ? "Capitalisez maintenant sur les promesses de demain !
Prélèvement de peau
Scéil propose un service de base à 60.000 dollars (47.000 euros), plus un forfait de maintenance (500 dollars/an après la 3ème année). Pas à la portée de toutes les bourses… Pour démarrer, le service n’est disponible que dans les régions du monde où la législation le permet : Etats-Unis, Moyen-Orient (Dubaï) et Asie (Singapour). Et demain, sans doute, en Suisse. "La réglementation française, en revanche, rend ce type d’offre impossible, puisqu’elle exige de spécifier l’usage futur de tout prélèvement biologique", explique le secrétaire général de Cellectis, Philippe Valachs.
Une fois la somme acquittée, le client se fait faire un prélèvement de peau d’environ 3 mm de diamètre, qui est ensuite expédié dans le laboratoire de Singapour, où les cellules du derme (fibroblastes) sont cultivées en qualité clinique, puis conservées dans de l’azote liquide (-180°C). Mais - là est la nouveauté - une partie d’entre elles est aussi reprogrammée pour donner naissance à ce qu’on appelle des "cellules souche pluripotentes induites" ou iPS, elles-mêmes cryogénisées.
Thérapies cellulaires régénératrices
Leur particularité ? Inventées par le prix Nobel de médecine 2012, le japonais Shinya Yamanaka, ces iPS ont bien l’ADN du donneur, mais ont retrouvé toutes les caractéristiques de cellules souches embryonnaires. C’est à dire que l’on peut, pour régénérer les organes endommagés, provoquer à nouveau leur différenciation en cellules du cœur, du sang, du foie, du pancréas, du cartilage, du cerveau… Techniques dont Cellectis, un leader mondial de l’ingénierie du génome, est justement spécialiste.
L’un des gros avantages de ces iPS est d’éteindre toute polémique d’ordre religieux. Puisque, contrairement aux vraies cellules souches, elles ne proviennent pas d’embryons surnuméraires de fécondation in vitro, elles sont compatibles à la fois avec la Bible et la Charia ! La semaine sera justement placée sous le sceau du débat bioéthique, puisque l’Assemblée Nationale examine, jeudi 11 juillet, une loi libéralisant l’usage des cellules souche.
Ce qui signifie que si, même dans un lointain avenir, le client de Scéil a un pépin de santé, ses médecins pourront à volonté "commander" l’ingénierie de cellules 100% compatibles (c’est lui le donneur) du tissu souhaité. Ils pourront alors vérifier in vitro l’innocuité de tel ou tel médicament. Et surtout développer des thérapies cellulaires régénératrices.
La "techno médecine" est en marche
Pour l’instant, les iPS commencent seulement à être utilisées pour tester des molécules. Procédé qui peut permettre aux laboratoires pharmaceutiques d’éviter la mise sur le marché de médicaments aux effets secondaires toxiques, voire mortels… Demain peut-être, elles se substitueront aux cellules souche embryonnaires dans des biothérapies très innovantes. Car la "techno médecine" est déjà en marche : partout sur la planète, des chercheurs s’apprêtent à démarrer des essais cliniques pour réparer le cartilage du genou, lutter contre la dégénérescence maculaire de l’œil, greffer les grands brûlés, reconstituer le tissu cardiaque, lutter contre la leucémie…
"Un bébé né cette année a une espérance de vie de 140 ans. Dès 2020 ou 2030, les gens se feront couramment soigner comme cela", affirme André Choulika, qui y voit une source d’innovation et de croissance pour les décennies à venir. Une révolution silencieuse capable de faire reculer la mort, qui posera des problèmes sociétaux et éthiques dont on peine encore à cerner les contours.

dimanche 7 juillet 2013

Moebius


Convergence vers l'Infini

« Dans la "hiérarchie sans fin d'infinis", 
chaque infini est plus grand que l'infini précédent »
L'astrophysicien Trinh Xuan Thuan publie un livre sur la vertigineuse question de l'infini, où il convoque les lumières des scientifiques et des poètes. Entretien qui donne le tournis

Le Nouvel Observateur 05-07-2013

Fabien Gruhier pour le Nouvel Obs' 
Dès le moment où il a su compter au-delà de 3, l'homme a été confronté à cette incompréhensible notion d'infini... 
Trinh Xuan Thuan 
Puisque, par définition, l'infini va au-delà de tout, il dépasse aussi notre propre entendement - ce qui, avouons-le, reste vrai aujourd'hui. Dès que l'homme a su compter ses moutons, il s'est aperçu qu'on pouvait toujours en ajouter un de plus, et qu'aucune limite ne pouvait être imaginée. Les philosophes grecs de l'Antiquité se sont vite aperçus que cette notion suscitait des paradoxes insurmontables. Comme celui dit « de Zénon », selon lequel l'infini interdirait à un coureur d'atteindre un but, sauf à disposer d'un temps infini : il lui faudrait une infinité d'étapes pour parcourir la moitié de la distance restante - puisque, si petite soit-elle, il restera toujours une moitié de distance à franchir ... Les Grecs avaient malgré tout compris la notion de convergence. Tel Archimède, montrant que l'on pouvait enfermer un cercle entre deux polygones réguliers, l'un intérieur (inscrit), l'autre extérieur (circonscrit), et que, en multipliant le nombre de leurs côtés - à l'infini -, les deux polygones finissaient par se confondre avec le cercle. Le cercle constitue donc un aboutissement concret, tangible, de l'infini.Néanmoins, cette notion posait tellement de problèmes qu'on a préféré, durant très longtemps, la mettre entre parenthèses: selon Aristote, l'infini n'était pas une réalité « actuelle », mais un simple « potentiel ». Ainsi le moine dominicain Giordano Bruno a-t-il, sur le bûcher, à Rome, en 1600, payé de sa vie le fait d'avoir soutenu que l'Univers était infini, avec une infinité d'étoiles et de mondes habités. L'Eglise ne pouvait admettre une pareille idée - à cause du péché originel, qui aurait entraîné la nécessité d'une infinité d'avatars du Christ sauveur...
Georg Cantor a eu l'immense mérite de prendre l'infini à bras-le-corps et de s'y attaquer comme à un concept purement mathématique - un grand scandale pour la plupart des mathématiciens contemporains. Cantor a par exemple montré que, si la suite des nombres entiers était infinie, alors la suite de leurs carrés l'était tout autant - bien que la suite des carrés de nombres entiers soit contenue dans la suite des nombres entiers. Il établit ainsi que les parties d'un ensemble infini ne sont pas nécessairement moins grandes que le tout.
L'infini, lui, a été enfin « sauvé » par le mathématicien Georg Cantor, dans la seconde moitié du XIXe siècle ?

Plus extraordinaire encore, il a démontré qu'il existait une sorte de « hiérarchie sans fin d'infinis », chaque infini étant de taille plus grande que celui qui le précède. Mais comment être plus grand que l'infini ? Comment un sous-ensemble peut-il être aussi grand que l'ensemble dont il ne constitue qu'un élément minoritaire ? Comment se peut-il que la partie ne soit pas plus petite que le tout ? Tel est l'insondable paradoxe de l'infini, celui qui heurtera toujours notre intuition.
Georg Cantor est mort dans un asile d'aliénés. Tout comme cet autre mathématicien, Gödel, victime d'un complexe de persécution.   
L'infini rend-il fou ?
Les idées de Cantor ont été violemment combattues par son mentor initial, Leopold Kronecker. Celui-ci l'avait découvert à l'université de Berlin et lui avait obtenu un poste dans la relativement médiocre université de Halle, dont il ne put jamais sortir, à cause des persécutions de ce même Kronecker : ce dernier ne supportait pas que l'on ait pu faire de l'infini un vrai sujet mathématique ... et il était sans doute jaloux de l'immense notoriété acquise par son ancien élève. Quant à Kurt Gödel [1906-1978], grand ami d'Einstein, il a en somme démontré qu'il existait des limites au raisonnement logique et que la nature fondamentale de l'infini nous échapperait à tout jamais. Mais il s'était aussi attaqué au problème de la démonstration de l'existence de Dieu par la logique mathématique - un problème face auquel il échoua... Ensuite, il devait bizarrement se persuader que quelqu'un cherchait à l'empoisonner. En bonne logique, il finit par refuser toute nourriture et mourut alors qu'il ne pesait plus que 30 kilos. Mais il n'est pas prouvé que la quête de l'infini ait quelque chose à voir avec de telles pathologies.
On sait depuis longtemps que la Terre n'est pas le centre du monde mais, aujourd'hui, est-on vraiment sûr que l'Univers lui-même est infini ?
Depuis toujours ou presque, on assiste à ce propos à une valse-hésitation, aussi bien chez les scientifiques que de la part des philosophes et des théologiens. Aristote a postulé que l'Univers était fini, et cette vision s'est imposée pendant près de deux mille ans, bien que le Grec Archytas se soit déjà demandé, au IVe siècle avant notre ère, ce que l'on trouverait derrière la frontière présumée, si on passait un bras à travers. Giordano Bruno, on l'a dit, n'a pas réussi à briser cette vue « finitiste ». Aujourd'hui, la théorie acceptée est celle d'un Univers en expansion indéfinie et accélérée depuis l'instant du big bang, théorie dite «de l'atome primitif» selon son inventeur, l'abbé belge Georges Lemaître.
Le fameux « fiat lux », selon Pie XII ...
Oui, dans cette théorie, le pape avait vu une confirmation de la Genèse. Mais il est important de noter que l'abbé Lemaître avait aussitôt dénoncé une pareille interprétation, affirmant que la science et la théologie constituaient deux démarches totalement indépendantes. Aujourd'hui, les théoriciens n'ont que l'embarras du choix et sont pratiquement libres d'imaginer ce qu'ils veulent, avec des concepts comme la matière noire, l'énergie noire, la théorie des cordes, la courbure et la topologie de l'Univers (est-il condamné à terme à retomber sur lui-même pour rebondir ?), etc. Il y a même de nombreuses raisons de penser que notre Univers n'est pas le seul et qu'il en existe une infinité d'autres, parallèles au nôtre ... et tous inaccessibles à l'observation directe. C'est le groupe des théories dites « des multivers ». Lesquelles m'amènent à me poser cette question : lorsqu'on échafaude des hypothèses qui n'offrent pas la moindre possibilité de vérification expérimentale directe, est-ce que l'on fait encore de la science ?
L'infini a inspiré non seulement les philosophes, théologiens, mathématiciens et astrophysiciens, mais aussi des artistes, des écrivains, des poètes ...
Forcément, la notion d'infini interpelle le bon sens de chacun, alors elle fascine aussi les créateurs. Mon livre s'ouvre sur un chapitre consacré notamment à l'art décoratif musulman du XIVe siècle, celui qu'on peut par exemple admirer à l'Alhambra de Grenade, et qui se caractérise par la splendide répétition de motifs géométriques. Une répétition à l'infini, qui a influencé beaucoup plus tard le peintre et graphiste néerlandais Maurits Escher. Certains écrivains ont admirablement parlé de l'infini, comme le fascinant Jorge Luis Borges, avec les labyrinthes sans fin de sa « Bibliothèque de Babel ». On pourrait allonger la liste - pas toutefois jusqu'à l'infini. Mais citons encore William Shakespeare, qui fait dire à Hamlet : « Je pourrais être enfermé dans une coquille de noix et me regarder comme le roi d'un espace infini » - cela à une époque où l'on débattait justement de la taille de l'Univers. Citons encore Edgar Poe qui, faisant preuve d'une intuition fulgurante, avait imaginé un Univers peuplé d'étoiles situées « à une distance si prodigieuse qu'aucun rayon n'en soit jamais parvenu jusqu'à nous ». Près de cent vingt ans avant les scientifiques, Poe avait ainsi entrevu la raison pour laquelle le ciel de nos nuits reste noir, même dans un Univers infini contenant un nombre infini d'étoiles : parce que l'Univers a eu un commencement dans le passé, la lumière des objets célestes les plus lointains n'a pas eu le temps de nous parvenir, et nous ne voyons que de l'espace noir dans leur direction.
Vous vous déclarez de tradition bouddhiste. Cela a-t-il une influence sur votre vision de l'infini ?
En tant que bouddhiste, je crois en une succession de vies. Mais le but ultime est d'atteindre l'« éveil » - la connaissance suprême, accompagnée d'une compassion infinie -, c'est-à-dire d'échapper à ces cycles de renaissance. Les cycles de vie ne sauraient donc être éternels (c'est-à-dire infinis), car ils s'interrompent. Ce qui me convient tout à fait ...

05 07 13 TrinhXuanThuan SIPA
TRINH XUAN THUAN, né à Hanoi, au Vietnam, docteur en astrophysique de l'université de Princeton, est actuellement professeur à l'université de Virginie. Auteur de plusieurs ouvrages à succès, dont « la Mélodie secrète », il a reçu en 2009 le prix Kalinga de l'Unesco - la récompense suprême en matière de vulgarisation scientifique. Il vient de publier chez Fayard 
« Désir d'infini. Des chiffres, des Univers et des hommes ». 
(©Baltel / Sipa)

lundi 24 juin 2013

Birthday

Pas d'oubli !
Du lointain de mes presque 81 ans, je tiens à te souhaiter une heureuse année de toutes les réussites, professionnelles, sportives, familiales et ... du soleil qui manque tout de même bigrement dans cette Bretagne Nord de grisaille et de peu de lumière ! Je connais un peu Annecy pour y être passé plusieurs fois, ma fille dcd Caroline y avait, avec son mari, une grande demeure donnant directement sur le lac ! Et je t'envie d'y être fixé !
Je n'ai plus de nouvelles de Régine F., je sais qu'elle a rencontré un pompier qui a dû ranimer des flammes ! Je comprends ses priorités !
Mes anciens élèves sont entre 50 et 60 ans, et peu à peu, ils disparaissent pour moi dans le lointain, mais non dans mes souvenirs!
Sur cette "mélancolie", que la vie pétille pour toi !
Bien cordialement !
Antoine LOYEZ

J'ai choisi cette carte au hasard pour te remercier (je continue le 'tu' ...). Mais en recherchant quelques mots ajustés pour te répondre, je me rends compte qu’après ces nombreuses années où l'on s'était perdu de vue et de parole, le 'hasard' de la vie nous a réservé une heureuse surprise, en nous ayant donné l'occasion d'échanger de nouveau des mots généreux et sincères.
Vive la vie pour ces instants heureux qui je l'espère, mettront un peu de baume sur les blessures du passé. Je suis désolé que tu aies perdu ta fille et que le lieu où je vis, te la rappelle tant.
Mais en principe l'organisation de notre cerveau, permet de magnifier les plus beaux souvenirs dans leur éclat, et aussi de maintenir les plus durs, en sépia, dans une brume plus lointaine. L'exercice spirituel dans ton cas en revanche est le plus difficile qui soit. Je t'exprime toute ma sympathie.
Je me permets aussi de formuler une idée, certes assez athée, que j'ai eu il y a peu pour réconforter une amie ‘qui se rebellait en elle-même’, contre la perte de sa mère. Je lui ai dit que passé le deuil, on peut faire continuer d'exister la personne aimée dans une seconde vie, sous une forme virtuelle (merci les gadgets du cinéma qui nous aident à l'exercice, l'écriture aussi ...), en la nourrissant de nos plus beaux souvenirs et s'adressant à elle de manière apaisée en lui disant simplement qu'on l'aime. C'est peu mais aussi beaucoup.
J'ajoute qu'on oublie souvent, trop, de le dire à ceux qui nous entourent, de leur vivant ... Vive la Vie, c’est redondant mais tant pis !

Quand j'avais 11 et 12 ans, j'ai aimé mon professeur de français, aujourd'hui j'aime celui qui m'a envoyé ces gentils mots pour me souhaiter bon anniversaire.
Bien sincèrement.
Laurent

dimanche 9 juin 2013

Baigneurs

Les Sept baigneurs de Cézanne 
Crédits photo : Fondation Beyeler, Riehen/Basel

mercredi 22 mai 2013

Louvre


lundi 20 mai 2013

Hyades

 ... la pluie, toujours la pluie ...  
le temps gris ne laisse que peu de répit aux rayons d'Hélios.
Je viens de découvrir que les Hyades dans la mythologie grecque, les Hyades sont les nymphes des pluies, que c'étaient les filles du Titan Atlas et de l'Océanide Éthra, et qu'elles furent les nourrices de Zeus.
La mort de leur frère Hyas tué par un lion, les rendirent inconsolables et elles ne cessèrent alors de le pleurer ... Zeus ému les porta dans le ciel pour former 2 constellations, les Hyades pour les sœurs et le Verseau pour le frère.
Combien étaient-elles ? Deux, trois, cinq, sept ou beaucoup plus peut d'auteur s'accordent sur leur nombre. Ambrosie, Eudore, Ésylé, Coronis, Dioné, Polyxo, Phaéo, Phésyle, Cléia, etc ...
Mercure confie Bacchus aux Hyades d'après Collin de Vermont 1725 (© Musée des BA de Tours)

samedi 11 mai 2013

Bat


mercredi 8 mai 2013

dimanche 5 mai 2013

Jeux d'éléphants

vendredi 3 mai 2013

Jardins

Domaine de Courances 
Jardin d'eau, avec 17 bassins style Renaissance
Rue du Château-de-Belesbat, Boutigny-sur-Essonne. Tél. : 01-69-23-19-00.

Domaine de Saint-Jean de-Beauregard 
Potager fleuri à la française planté d'espèces rares dans un ensemble du XVIIe siècle
Rue du Château, Saint-Jean-de-Beauregard. Tél. : 01-60-12-00-01.
Conservatoire de Milly-la-Forêt 
Le Conservatoire national des plantes à parfum, médicinales, aromatiques et industrielles
plus de 1 500 plantes.
Route de Nemours, Milly-la-Forêt. Tél. : 01-64-98-83-77.
Propriété Caillebotte 
Jardin du XIXe siècle de la résidence d'été du peintre Gustave Caillebotte.
8, rue de Concy, Yerres. Tél. : 01-69-48-93-93.
Domaine de Courson
Journée des plantes, les 17, 18 et 19 mai.
Courson-Monteloup (Essonne).

mercredi 1 mai 2013

Boules de rêve



Blanc Muguet

Près de la pâquerette ...
Voici le blanc muguet
Au son de ses clochettes
S'ouvre le mois de mai. 
Ah qu'il sonne, qu'il sonne, qu'il sonne,
Ah qu'il sonne tant qu'il lui plait,
Car il faut que les cœurs soient gais. 
Pour attirer la chance,
 Un léger brin suffit.
C'est pour cela, je pense
Qu'on le fit, si petit. 
Ah qu'il sonne, qu'il sonne, qu'il sonne,
Ah qu'il sonne tant qu'il lui plait,
Car il faut que les cœurs soient gais
 - Chanson de mon enfance -
dont je ne connais pas l'auteur ...

samedi 27 avril 2013

Ne jamais perdre la face !

兔                 鼠 
Le lapin est Yin et le rat est Yang
Transaction ou Restitution ?
la Farce des Rongeurs ...
Les deux bronzes chinois du XVIIIe qui avaient fait partie des douze éléments du zodiaque chinois ornant la clepsydre (horloge à eau) de l'empereur QianLong au Palais d'été
圆明园 
(Yuán míng yuán) 
qui avaient été pillés lors du triste et peu honorable saccage des armées franco-anglaises lors de la première guerre de l'Opium en 1860, et qui était devenu la propriété de la collection Bergé - Saint Laurent, vont regagner leurs pénates !
Aujourd'hui en Chine, le devant de la scène est occupé par des personnages prestigieux, les Présidents de la Chine et la France, Xi JinPing et François Hollande. Pourtant ce sont que des personnages mineurs de la pièce, car en 'donnant - restituant - échangeant' les objets de l'affaire diplomatique entre la Chine et la France, le personnage central est devenu François-Henri Pinault (président du groupe PPR) surtout lorsque l'on apprend que dans un même temps, Christie's, propriété de la famille Pinault, va pouvoir accéder au marché en Chine continentale avec l'ouverture de son antenne de Shanghaï. On comprend bien le fil de la pièce ! Mais on ne sait et saura que peu de chose du rôle de chacun des autres personnages. Qui tient le bout du fil ? François-Henri Pinault est-il bien le personnage central ? Qui dirige l'autre ? ... Ne serait-ce pas plutôt le NFTC (National Treasure Funds of China, organe contrôlé par le ministère de la Culture chinois) le véritable personnage principal ? ... Il faut se rappeler que Pierre Bergé avait proposé déjà de les 'restituer' en échange d'une valeur non matérielle : une amélioration des droits de l’homme au Tibet ... mais c'était perdre la face pour les Chinois ... et la tractation peu diplomatique fut bloquée et sans succès ! ... On aimerait bien savoir comment et pourquoi, après que Pierre Bergé ait repris avec fracas ses deux bronzes chéris dont l'enchère de 31 millions d'euros, lors de la dispersion de la collection en 2009, n'avait pas voulu être honorée par un enchérisseur dissimulé, ils sont devenus propriété de la famille Pinault.
Une petite leçon de diplomatie s'est déroulée sous nos yeux. Je reconnais bien là, l'art de la négociation chinoise. Avec patience, ils sont arrivés à leur but. Cette fois-ci dans un échange purement matériel !
Ce qui a un prix, n'a finalement pas de valeur. J'ai donc l'étrange sensation que l'Occident a perdu à l'échange, car il est bien difficile d'attribuer un prix ce qui a une valeur ... unique. Mais on pourra ainsi fêter les 50 ans de la reconnaissance de la Chine Populaire par le Général De Gaulle sans nuages dans le ciel !

lundi 15 avril 2013

Et après ...

Le sujet est rarement abordé et pourtant, il est important ! C'est pourquoi je reprends l'article paru dans le Nouvel Obs.

« LE PLUS. Facebook, Twitter, Instagram... Que deviendront ces comptes quand vous serez mort ? Pour les applis Google (Google +, Drive etc.), il est désormais possible de les léguer à vos proches ou de les faire disparaître après un certain temps d'inactivité. Et c'est une bonne chose pour Olivier Glassey, sociologue des réseaux sociaux, spécialiste de la mort numérique.
TESTAMENT. Est-ce important de pouvoir choisir comment on meurt sur le web ? Cette question est très intéressante, parce que la mort est l'élément de la vie sur lequel nous avons en principe le moins de prise. Elle s'associe souvent à l'aléatoire et implique la délégation à d’autres la réalisation de nos ultimes souhaits.
 Fantômes numériques
Avec cette nouvelle fonctionnalité, Google nous propose de décider de notre vivant les modalités de notre disparition numérique. Sur Facebook, il y a déjà la possibilité de demander le retrait et le blocage de page de personnes décédées, mais c'est une décision qui appartient encore essentiellement à ceux qui restent, pas à ceux qui disparaissent. Plus fondamentalement, l’intérêt pour ces outils de gestion de la disparition nous renvoie aux nouvelles formes de rituels qui émergent autour de la mort numérique. Comment, collectivement, traiter la dépouille informationnelle d’un disparu ? Cette question douloureuse suscite plusieurs types de comportements chez les survivants. Certains font en sorte que toutes les données du défunt disparaissent : ils font fermer tous les profils en questions. D'autres se servent des diverses pages comme de lieux de mémoire ou de préservation : à l’image d’une pierre tombale virtuelle sur laquelle on peut venir se recueillir. D'autres encore prennent en charge le compte et entretiennent le dialogue avec les survivants, dans une espèce de démarche de modération des souvenirs.
 L'impossible deuil
La question qui surgit à ce moment-là est la suivante : à quel moment on arrête ça ? Autrement dit, à quel moment on achève son deuil ? C'est tout bonnement impossible... Il suffit déjà de constater comme il est difficile de supprimer un contact de son téléphone, effacer les messages du répondeur... La prise en charge mémorielle interactive qu’offre le web social peut aussi devenir un piège. La mort sur internet pose un problème fondamental : comment envisager l'absence, le vide, le manque dans un univers surchargé de mémoire et de flux d’information ? Dans un univers qui vous sollicite en permanence dans votre quotidien et qui a parfois un étrange pouvoir de résurrection avec des rappels d’anniversaire et des "j’aime" fantômes issus du compte Facebook d’un défunt. Alors que la situation est particulièrement figée et irréversible pour les disparus, les données restent dynamiques et on constate de plus en plus souvent le cas de personnes dont la vie sociale en ligne se développe après leur trépas. C'est là que le cimetière physique a son importance, parce qu'il permet une mise à distance avec le défunt. Le cimetière nous éloigne obligatoirement de lui, nous permet de le laisser partir et d'envisager le deuil, c'est certainement une bonne chose.
 Et après Google, la lumière blanche 
Dans ce cadre la démarche de Google est potentiellement intéressante : elle génère une sorte de disposition testamentaire où le futur défunt exprime la manière dont il souhaite que l’on traite son ombre numérique. Elle offre ainsi un point de repère pour les survivants. De manière plus prosaïque, l'intérêt pour Google est aussi d'actualiser ses listings d'usagers et de données le plus régulièrement possible. Permettre à chacun de programmer les conditions de sa mort virtuelle, c'est donc permettre une meilleure lisibilité des profils et, au passage, collecter des numéros de téléphones. Signe des temps, Google suspecte votre décès si vous n’utilisez plus ses services pendant une certaine durée. L’entreprise formule ainsi sa propre métaphysique : non, il n’y a pas de vie après Google ! »
Propos recueillis par Henri Rouillier
C'est vrai qu'il est difficile de faire disparaître, un être cher de son répertoire de téléphone. Je n'y arrive pas. Quelque chose me retient. 
Est-ce une bonne chose que de retenir ces fils virtuels quand on sait pertinemment que l'histoire réelle est finie ? J'ai le sentiment que l'on existe encore un peu à travers le souvenir des autres, que c'est notre seule et unique droit à l'éternité provisoire et cette facétie est une sorte de pied de nez à l'éternité religieuse à laquelle nous n'avons pas le droit d'espérer sauf à croire aux miroirs aux alouettes.
Je souhaite que mon ombre numérique devienne silencieuse, non dynamique, mais sans que le lien à ma trace virtualité ne s’efface complètement, un peu comme une stèle virtuelle : une stèle numérique !

dimanche 14 avril 2013

jeudi 4 avril 2013

lundi 1 avril 2013

Source : PLANTU Le Monde 01.04.2013
Et ce que dit George Osborne et Iain Duncan Smith, les ministres britanniques des finances, et du travail et des pensions  :
"Bien sûr, si vous avez écouté les Cassandre à gauche, vous devez penser que tout changement apporté au système de protection sociale, et toute tentative d'économiser de l'argent, marquent le début de la fin du monde. Nous sommes juste en train de rétablir les principes d'origine de l'Etat providence  à savoir que ceux qui peuvent travailler doivent travailler, et qu'une vie d'assisté ne doit pas être plus attirante qu'une vie passée à travailler. "
n'est bien sûr pas un poisson d'avril !
Hélas pour nous, et de toute façon, Rantanplan doit être sourd puisqu'il ne comprend jamais rien !
Zut ! Zut ! Zut !