- L'amer pour rentrer au port -
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jeudi 30 avril 2020
mercredi 29 avril 2020
vendredi 24 avril 2020
Actualités
Bolsano : Macache bono
et tous les autres Erdogan, Poutine, BoJo...
On est
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Libellés : Humeur
Cratères
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jeudi 23 avril 2020
Va pensiero
Va, pensiero, sull'ali dorate;
Va, ti posa sui clivi, sui colli,
Ove olezzano tepide e molli
L'aure dolci del suolo natal !
Del Giordano le rive saluta.
Di Sïonne le torri atterrate
Oh mia patria si bella e perduta !
Oh membranza si cara e fatal !
Arpa d'òr dei fatidici vati,
Perche muta dal salice pendi ?
Le memorie nel petto raccendi,
Ci favella del tempo chefu !
O simìle di Solima ai fati
Traggi un suono di crudo lamento,
O t'ispiri il Signore un concento
Che ne infonda al patire virtu, x 3
Al patire virtu !
Va, pensée, sur tes ailes dorées,Va te poser sur les versants, sur les collines,
Où embaume, tiède et suave,
L'air doux de la terre natale !
Salue les rives du Jourdain,
Les tours renversées de Sion.
O, ma patrie, si belle et perdue !
O souvenir, si cher et funeste !
Harpe d'or des prophètes du destin,
Pourquoi, pends-tu, muette, aux branches du saule ?
Ravive les souvenirs gravés dans nos coeurs,
Parle-nous du temps passé !
Rappelle-nous le sort de Solime
Dans une complainte aux tristes accents,
Laisse le Seigneur t'inspirer une harmonie
Qui nous donne la force d'endurer nos souffrances !
Zieht, Gedanken, auf goldenen Flügeln ;Zieht Gedanken, ihrdürft nicht verweilen !
Lasst euch nieder auf sonnigen
Hügeln, dort wo Zions Türme blikken ins Tal !
Um die Ufer des Jordans zu grüsen
Zu den teuren Gestaden zu eilen,
Zur verlorenen Heimat, der süssen
Zieht Gedanken, lindert der Knechtschaft Qual.
Warum hähgst du sostumman der Weide,
Gold’ne Harfe dergöttlichen Seher ?
Spende Trost, süssen Trost uns im Leide
Under zähle von glorrei cher Zeit
Singe Harfe in Tönen der Klage
Von dem Schicksal geschlag’ner Hebräer.
Als Verkünd’rin des Ew’gen uns sage,
Bald wird Juda vom Joch des Tyrannen befreit x 3
Bald wird Juda befreit !
Dearest homeland, my thoughts fly towards thee ;Wings of golden bear them on to journey’s ending,
Where the sweet scented breezes are blending
In the green hills and vales of our land.
Ah ! to stand by the banks of the Jordan
And to see Sion’s woeful desolation !
O dear land, once the joy of our nation,
Now forever lost by Fate’s cruel hand.
Golden harps of the prophets and seers of old,
Why so silently hang on the willows ?
Lift your voice, stir our hearts, let the story be told
Of the times now so long gone and past.
O Jerusalem, blessed city,
When will grief and lamenting be over ?
Let our song rise to thee, great Jehovah ;
Hear the voice of thy people at last, x 3
Hear thy people at last !
¡Vuela pensamiento, con alas dorados,Pósate en las praderas y en las cimas,
Donde exhale su suave fragancia
El aire dulce de la tierra natal!
Saluda a las orillas del Jordán
Y a las destruidas torres de Sión.
¡Ay, mi patria, tan bella y abandonada!
¡Ay, recuerdo tan grato y fatal!
Arpa de oro de los fatídicos vates,
¿Por qué cuelgas silenciosa del sauce?
¡Revive en nuestros pechos et recuerdo,
Háblanos del tiempo que fue!
¡Canta un aire de crudo lament
Al destino de Jerusalén
O que te inspire et Señor una melodia.
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mercredi 22 avril 2020
21 AVRIL
A midi chaque 21 avril, l'inclinaison du rayon de soleil qui traverse l'oculus au sommet de la coupole du Panthéon [reconstruit par Hadrien à l'emplacement du premier temple construit par Auguste] lui permet d'éclairer le centre de la porte d'entrée … Un deus ex machina d'Apollodore (probablement) pour que l'Empereur puisse être dans la lumière… L'architecture théâtralisait déjà la vie de la cité.
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Libellés : Rome
mardi 21 avril 2020
Mirage
Au bord du Pacifique
En Solo, sans nul autre espoir que d'entrapercevoir le rayon vert...
Avec pour seul et dernier refuge qu'un minuscule mirage,
Ma vie m’est apparue irréparablement creuse, si vide,
Le terrain même sur lequel j’avais longuement bâti un nid douillet
Avec une patience, générosité, sincérité et amour,
Sans plan, sans direction,
Sauf le souci d'harmonie et de douceur d'un toit protecteur,
Pas que pour moi, pour toi, pour elles,
Y-avait-il trop d'insouciance, de désirs, de rêves à gâter le ciment ?
Tout s’était effondré sous mes pieds…
Il ne reste plus rien.
Comme l'eau s'évanouit dans le sable,
Tout a disparu, s'est effacé, sans laisser de traces que quelques photos inertes,
Jusqu'à ma terrasse enchantée où je plantais les scènes des saisons entre les pommiers evereste,
L'Hiver arrivé, les merles acrobates ne pourront plus pu venir picorer les petites pommes après les gelées.
Ce jardin n'est plus le mien.
Il a fallut tout couper,
Brûler dans la douleurs,
Jeter dans l'indifférence,
Noyer dans l'oubli...
Dans la vacuité
Ne reste qu'une particule d'infini
Que je garde cachée.
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lundi 20 avril 2020
Tom & Jerry tristes
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June Almeida
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samedi 18 avril 2020
Humeur
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Chacun Fait c'qui Lui Plait
Now, here's a story that must be told
'Bout a man who rocks since he's four years old
He danced up and down from night 'til dawn
He said: Check that beat goes on and on
He jives on reggae, he jives on punk
He said: Give me music and not just funk
He jumps to the left, he jumps to the right
He jumps up and down all through the night
Cinq heures du mat' j'ai des frissons
Je claque des dents et je monte le son
Seul sur le lit
Dans mes draps bleus froissés
C'est l'insomnie
Sommeil cassé
Je perds la tête
Et mes cigarettes sont toutes fumées
Dans le cendrier
C'est plein d'Kleenex et d'bouteilles vides
J'suis tout seul, tout seul, tout seul
Pendant qu'Boulogne se désespère
J'ai d'quoi m'remplir un dernier verre
Clac fait le verre en tombant sur le lino
J'm'coupe la main en ramassant les morceaux
Je stérilise, les murs qui dansent
L'alcool ça grise et ça commence
Yeah, Yeah, Yeah, Yeah
... font les moutons, sur le parquet
Et à c'moment là, qu'est-ce que vous avez fait ?
J'crois qu'j'ai r'mis la radio
Chacun fait, fait, fait
C'qui lui plaît, plaît, plaît !
L'précipice est au bout
L'précipice on s'en fout !
Chacun fait, fait, fait
C'qui lui plaît, plaît, plaît.
Toutes les étoiles qui brillent
Qu'est-ce qu'elles ont à m'dire, les étoiles ?
Six heures du mat'
Faut qu'j'trouve à boire
Liqueur forte ou café noir
J'brûle un feu rouge
Police patrouille
Je serre les fesses
Y a rien qui presse
"Quatre, cinq francs ma rose !"
Crie le p'tit chose
Dans le matin rose
J’gare mon ondine
Sous ses comptines
Ah ! Qu'est-ce t'as là, qu'est-ce t'as ?
Tout près d'une poste
Y a un p'tit bar
Je pousse la porte
Et je viens m'asseoir
Trois, quatre patibulaires
Tapent le carton dans les waters
Toute seule au bar
Dans un coin noir
Une blonde platine
Sirote sa fine
Elle m'dit : "Champagne ?"
Je l'accompagne
Elle m'dit : "Cinquante ?"
J'lui dis : "Ca m'tente"
Et vous êtes rentré comment ?
- Dans ma voiture
Ah ! Et y avait toujours l'même air à la radio
Chacun fait, fait, fait
C'qui lui plaît, plaît, plaît !
Que d'pression dans les bars !
Personne te pousse à boire !
Chacun fait, fait, fait
C'qui lui plaît, plaît, plaît !
Les gens ont d'ces manies !
- La décalcomanie…
Sept heures du mat', l'hôtel
Je paie, j'abrège
Je fouille mes poches
Je sais c'est moche
Son sourire rouge,
Son corps qui bouge
Elle fait glisser son cœur croisé
Sur sa peau bronzée
T'as les bas nylon
Qui filent sur l'édredon
Ses ongles m'accrochent
"Tu viens Chéri ?"
Le lit qui craque
Et les volets claquent
Seuls dans le lit
Dans ses draps bleus froissés
Sur sa peau glisse mes doigts glacés
Elle prend la pose
J'pense à autre chose,
Ses yeux miroirs
Renvoient mon r'gard
Les anges pressés
Dans ce bleu glacé
Me disent : "C'est l'heure !"
J'leur dis : "Quelle heure ?"
Et vous, vous souvenez vraiment pas de c'qui s'est passé ?
-Non, vraiment pas.
Chacun fait, fait, fait
C'qui lui plaît, plaît, plaît !
Sous mes pieds, y a la terre !
Sous tes pied, y a l'enfer !
Chacun fait, fait, fait
C'qui lui plaît, plaît, plaît !
Mon Dieu, j'peux même pas jouir !
- Tant pis pour toi, il faut dormir !
Alors j'me sauve dans le matin gris
C'est plein d'cageots et pas d'taxi
Les chats qui s'tapent leurs p'tits ronrons
Des éminences, des p'tits bateaux
Porte d'la Chapelle
Je m'sens pas belle
Mes bigoudis
Sont plus en plis
Dans mon studio, j'aspirateur
La vidéo m'fait un peu peur
Madame pipi
A des ennuis
Monsieur papa
S'fait du tracas
Dans les logis
Des mal lotis
Bébé vomit sa bouillie
Huit heures du mat' j'ai des frissons
Je claque des dents et je monte le son
Seule sur le lit
Dans mes draps bleus froissés
C'est l'insomnie
Sommeil cassé
Je perds la tête
Mes cigarettes sont toutes fumées
Dans le cendrier
C'est plein d'Kleenex et d'bouteilles vides
J'suis toute seule, toute seule, toute seule
Pendant qu'Boulogne se désespère
J'ai d'quoi m'remplir un dernier verre
Clac fait le verre en tombant sur le lino
J'm'coupe la main en ramassant les morceaux
I don't need money, I don't need a car...
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Libellés : chanson
Retour de nuage
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Libellés : France
Stand by me
Stand by me
(chorus:)
Will you stand by me ?
Hold on and never let me go
Will you stand by me?
With you I know I belong
When the story gets told
Resteras-tu près de moi ?
Tiens bon et ne me laisse jamais partir
Resteras-tu près de moi?
Avec toi je connais ma place
Lorsque l'histoire est racontée
When day turns into night
(Chorus)I am blessed
Will you stand by me?
(x2)Won't you stand?
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Libellés : chanson
vendredi 17 avril 2020
Caricatures d’animaux
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jeudi 16 avril 2020
I found a love
[Verse 1: Taali]
Love
Look what you've done to me
A love
Better than any dream
Oh, I always wanted love without the pain
Oh, I always wanted thunder without rain
[Chorus]
I found a love
The kind to hold
The kind that lifts you from the bottom of your soul
The kind that makes
The broken whole
That dizzy perfect out of my control
[Chorus: José James]
I found a love
That lifts me up
You see my weaknesses and stay no matter what
And every day I find I'm falling more and more in love with you
I found a love to pull me through
[Interlude]
[Chorus]
I found a love
The kind to hold
The kind that lifts you from the bottom of your soul
The kind that makes
The broken whole
That dizzy perfect love that's out of my control
[Chorus: Taali & José James]
I found a love
That lifts me up
You see my weaknesses and stay no matter what
And every day I find I’m falling more and more in love with you
I found a love to lift me up and pull me through
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Libellés : chanson
mardi 14 avril 2020
Grandes Heures
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Laurent P. A. Fauvel
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Libellés : Bretagne
France J28
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Laurent P. A. Fauvel
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Libellés : photo
Jardin Publics
![]() |
| "Jardins Publics" (1894) d'Édouard Vuillard |
Durant cette période de confinement, le musée d'Orsay vous présente chaque jour l'un des plus beaux paysages de ses collections.
Selon le témoignage du peintre Verkade, "vers le début de 1890, un cri de guerre fut lancé d’un atelier à l’autre: “Des murs, des murs à décorer ! […] Il n’y pas de tableaux, il n’y a que des décorations !”". Les Nabis justement refusent la frontière entre beaux-arts et arts appliqués.
La décoration nabie s’épanouit grâce à des amateurs privés. "Les Jardins publics" ont ainsi été commandés par Alexandre Natanson, qui co-dirige "La Revue blanche", journal d'avant-garde.
Vuillard peint ici des "sujets humbles", dans l’esprit des tapisseries médiévales de Cluny. L'univers est essentiellement féminin : mères élégantes et nourrices, accompagnant les enfants. Les attitudes sont parfois outrées et certains visages caricaturés. L'ensemble est rythmé par les arabesques et l'audacieuse alternance des pleins et des vides, à la manière des paravents japonais. Tout concourt à créer une atmosphère papillotante et enjouée, pas si fréquente chez Vuillard.
Le cycle des Jardins publics comprend neuf panneaux commandés en 1894 par Alexandre Natanson pour son hôtel particulier de l'avenue du Bois à Paris, aujourd'hui avenue Foch. Natanson était le directeur de La revue blanche, revue artistique et littéraire accueillant notamment le groupe des Nabis dont Vuillard fait partie. L'ensemble était installé dans une grande pièce, à la fois salon et salle à manger. Cette évocation d'enfants jouant, accompagnés de leurs gouvernantes, s'accordait particulièrement à l'univers familial des commanditaires, parents de trois petites filles.
Ces panneaux ont été dispersés en 1929, mais cinq sont conservés au musée d'Orsay. Ils sont présentés en angle droit, à l'instar de leur disposition originale. Chaque composition est autonome et dotée d'un sous-titre, mais toutes sont reliées par la continuité de l'espace - terre et ciel -, de la lumière et des couleurs, harmonies de beige, de verts et de bleus, animées par quelques taches de rouge. Sans souci d'exactitude topographique, certains panneaux rappellent le jardin des Tuileries, d'autres le bois de Boulogne, voisin de l'hôtel des Natanson.
Le sujet de plein air, la nature dans la ville, témoigne de l'héritage impressionniste, en particulier de Monet. L'aspect décoratif fait penser aux tapisseries médiévales admirées par Vuillard au musée de Cluny. Le peintre expérimente ici pour la première fois à cette échelle les effets de la peinture à la colle qui donne cet aspect mat, proche de celui des fresques de Piero della Francesca, et qu'il généralise pour ses oeuvres décoratives. Enfin, l'influence de l'art japonais des estampes et des paravents se fait sentir dans la disposition des formes et des vides, les décentrements et les ruptures de symétrie.
Publié par
Laurent P. A. Fauvel
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