grande réflexion, ah oua oua...
L'effort d'écouter S.R. mérite le repos d'une longue nuit, si ce n'est pas davantage.... Elle est vraiment confuse dans l'expression de ses idées et très imprécise dans la construction de ses phrases. Montesquieu doit avoir des R.G.O.! L'audac'''itude tue...
En revanche N.S. a paru très à l'aise, cool dans son costume, beaucoup plus précis avec un discours très construit. Chichi doit avoir décapsulé de nombreuses Corona. Lol... On va pouvoir maintenant travailler avec efficacité! A l'action par Toutatis...
Oh catarina la bella chichi!
Pourvu qu'on puisse aller 'gueletoner' sans madame la barde, non la ba(r)be
Pour être plus sérieux...
"Le choc des projets et des tempéraments
Le choc télévisé tant attendu entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy a été, en 2h30 de débat, fidèle à la campagne électorale. Face à une candidate socialiste très solide, pugnace et résolue à ramener la discussion le plus possible sur le terrain social et sociétal, le candidat de l'UMP a poussé ses pions avec un souci évident de garder son calme, misant sur sa compétence dans le domaine économique, et insistant sur les nécessaires changements à effectuer pour «remettre en marche ce qui ne marche pas en France».
Symptôme révélateur
Derrière le choc de projets, le duel télévisé présidentiel français a surtout été l'occasion d'une confrontation de deux personnalités et de deux tempéraments. L'Europe, reléguée en fin de débat, a de manière révélatrice occupé moins de temps que les questions relatives à l'école et à l'accueil scolaire des handicapés. C'est d'ailleurs sur ce sujet, particulièrement sensible pour Ségolène Royal, ancienne ministre de la Famille, que la passe d'armes entre les deux candidats a été la plus rude. «Vous vous rendez coupable d'immoralité politique.Tout n'est pas possible dans la vie politique. Je suis très en colère. Non, je ne me calmerai pas. Il y a des colères qui sont parfaitement saines», a lancé Mme Royal à l'intention de son rival, dénoncant la supression par le gouvernement UMP sortant de plusieurs mesures favorables à l'accueil des handicapés.
Habileté
D'emblée, les deux candidats ont chacun joué dans leur registre: Ségolène Royal, vêtue d'un tailleur noir et d'un chemisier blanc, décidée à pousser son adversaire dans ses retranchements, affairée à lui disputer le privilège supposé de la compétence en affichant plus volontiers ses sentiments personnels. Nicolas Sarkozy, costume marine et chemise bleu clair, égrénant ses propositions avec le plus de chiffres possible à la clef. Mme Royal, convaincante dans sa défense des 35 heures et dans la dénonciation des injustices, ne cherchant pas à masquer ses émotions. M. Sarkozy, habile dans l'énoncé des contraintes économiques et soucieux de montrer l'isolement dans lequel les lois sociales françaises ont placé l'Hexagone et pénalisé la croissance.
Fracture
L'économie a, comme prévu, été le principal théâtre de fracture entre les deux candidats. Ségolène Royal, a confirmé son intention de convoquer dès son élection une grande conférence salariale et de mettre les partenaires sociaux autour de la table. Nicolas Sarkozy a insisté sur ses objectifs et sur la nécessité de flexibiliser le marché du travail et de permettre aux entrepreneurs comme aux employés un recours plus important aux heures supplémentaires.Dominé par des questions de détails, d'allure souvent plus parlementaire que présidentielle, ce débat crucial n'a pas renversé les rôles entre un Nicolas Sarkozy favori des sondages et une Segolène Royal qui demeure sa challenger. Cette dernière, mise en difficulté plusieurs fois par les questions de son adversaire, s'est montrée redoutable dans le questionnement mais a eu tendance à esquiver les interrogations et à faire des réponses floues, préférant rappeler de grands principes ou proposant des négociations ultérieures sur les acquis sociaux. Certains passages du débat, notamment sur l'énergie nuclaire, ont viré à la querelle d'experts et sérieusement manqué de hauteur.
Caractère trempé
Peu d'effets d'annonces en revanche du côté de la candidate socialiste, dont le caractère trempé a été confirmé par les caméras. Alors que le candidat de l'UMP, lui, a multiplié comme à son habitude les engagements liés à un calendrier, en prenant soin de se présenter comme un partenaire ouvert et pas sectaire. A Mme Royal une indéniable capacité d'interpellation sur le bilan du gouvernement sortant. A M. Sarkozy, une plus grande maîtrise des sujets et un éventail plus large de propositions.Au final, c'est un Nicolas Sarkozy fidèle à son personnage d'homme d'action, compétent, et cette fois capable de se maîtriser qu'a montré cette joute télévisuelle. Ségolène Royal, à l'inverse, s'est montrée habile à pointer les fractures françaises et à souligner la situation difficile des catégories vulnérables de la population. Plus soucieuse aussi de changer la qualité de la vie et d'investir dans des filières d'avenir.
Derniers mots
Les derniers mots des deux candidats ont révélé leurs caractères. Le candidat de l'UMP a répété ses promesses et juré qu'il ne décevra ni ne trahira les Français.La candidate socialiste a insisté sur le fait qu'elle est une femme, une mère de famille, et a réitéré son engagement à protéger ses concitoyens.A l'issue de ce débat moderne, technique, finalement assez peu présidentiel et assez peu visionnaire, les deux personnalités se sont rudement affrontées, mais sont demeurées sur les rails de leur programme: l'un libéral, l'autre social. Tous deux fidèles à leur style de campagne présidentielle."
FRANCE. Les candidats au second tour de l'élection présidentielle française se sont rencontrés mercredi soir en duel. Analyse d'un débat télévisé Royal-Sarkozy de près de 2h30. Jeudi 3 mai 2007 00:15 Richard Werly, Paris
Heureusement que nos amis suisses,
savent prendre du recul, même à chaud!
Bravo!




























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