- L'amer pour rentrer au port -

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mercredi 29 août 2007

Génome de la vigne

Depuis le Néolithique, la vigne accompagne l’homme dans sa conquète civilisatrice de son environnement. La main de l'homme a sélectionné les variétés que nous connaissons. Après 1.200 ans, cette 'vieille plante' a donné des cépages qui ont révélé la complexité des vins.

Après la petite moutarde sauvage g. Arabidopsis, le riz et le peuplier, la vigne est la quatrième plante dont a été établi la carte génétique. Mais avant d'étudier le séquençage génomique de la vigne, les chercheurs franco-italiens ont sélectionné une variété issue d'un cépage bourguignon (le Pinot noir) pour la cultiver sur plusieurs générations (autofécondation répétée sur 8 générations) afin de réduire la variabilité génétique de la plante et obtenir une plante homozygote à plus de 90% (la plupart des variétés de vigne sont fortement hétérozygotes, c.a.d. qu'elles possèdent deux allèles différents d’un même gène...).


Cette étude a permis de repérer les gènes ancestraux que l'on retrouve selon l'organisation typique des plantes florales. Mais dans le passé, le génotype de la vigne a subi une 'triplication' (trois génomes ancestraux cohabitent au sein des 38 chromosomes (19 paires) de la plante actuelle). Le séquençage a permis de répertorier 30.000 gènes dont une grande quantité permettent la production des molécules essentielles aux arômes du vin. Un grand nombre de ces gènes serve aussi à la synthèse du resvératrol (polyphénol qui expliquerait le 'paradoxe français'). Ce séquençage permet de constater que le genre Vitis vinifera possède plus de gènes codant pour des tannins ou des terpènes que les autres plantes dont l’ADN est connu.

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