Diététique collective de fourmis australiennes
Une entomologiste française, Audrey Dussutour, du Centre de recherche sur la cognition animale (CNRS-université Paul-Sabatier de Toulouse), et un nutritionniste australien, Steve Simpson, de l'université de Sydney ont étudié le régime alimentaire d'un groupe de 60 colonies de fourmis australiennes, de l'espèce Rhytidoponera metallica.
Comme dans toutes les colonies d'hyménoptères structurée (insectes sociaux), les tâches sont réparties entre la reine, les nourrices, les bâtisseuses, les guerrières et les fourrageuses. Les fourrageuses, environ 10 % des membres de la colonie, approvisionnent en nourriture la colonie de façon sélective en fonction des besoins de la fourmilière. Les nutriments sucrés sont essentiels pour couvrir les besoins énergétiques des adultes. Ils sont récoltés de façon préférentielle. La nourriture régurgitée par les fourrageuses est partagée entre tous les membres de la colonie. Mais les besoins nutritionnels des jeunes larves diffèrent de celle des adultes. Ce qui explique pourquoi les nutriments protéinée sont davantage choisis et récoltés lorsque des larves sont en phase de croissance.
L'évaluation par les fourrageuses, au niveau individuel, du nombre de larves et des besoins nutritionnels de la colonie reste mystèrieux. La communication chimique, grâce aux phéromones, semble une des explications possible pour que les fourmis puissent 's'organiser'.
Trop de protéines ne conviennent pas aux fourmis adultes et lorsque les sources alimentaires sont trop riches en protéines et pauvre en sucre, après avoir extrait le sucre, les fourmis régurgitent l'excès de protéine à l'extérieur de la colonie sous forme de boulettes alimentaires. Ce trop plein n'est pas suffisant pour assurer un état sanitaire satisfaisant de la colonie et la mortalité s'aggrave nettement (jusqu'à 75%). Mais la présence des larves dans les colonies apporte un effet correcteur, les larves prédigèrent les protéines au bénéfice des adultes... La mortalité est faible (5%) lorsque les sources alimentaires sont pauvres en protéines. La toxicité des aliments protéiques pour les adultes avait déjà été observée pour les mouches drosophiles.



























Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire