Phonéglyphes de Léon Scott de Martinville
Dès le début du XIXe, des inventeurs français et américain, imaginent les premiers instruments nécessaires pour enregistrer et reproduire les sons et les images. Voilà un réponse au sujet de philosophie du bac de cette année. "Est-il absurde de désirer l'impossible" ... ou ce qui le parait. Ces précurseurs ont imaginé ce qui paraissait impossible ! On s'en réjouit aujourd'hui. Il serait absurde de vivre sans ces inventions qui ont pu paraître tellement impossible à imaginer et à réaliser.
D'abord, Léon SCOTT de MARTINVILLE dépose en 1857 le brevet phonautographe à l'Académie des sciences qui permet de fixer l'enregistrement des ondes acoustiques qu'il appelle phonéglyphe.
Il utilise la surface d'un cylindre rotatif enduit de noir de fumée. Ce procédé deviendra le principe de base d'enregistrement, le cylindre a été ensuite aplati sous forme ce disque par souci de rangement.
« un procédé permettant d'écrire et de dessiner au moyen du son et de multiplier graphiquement les résultats obtenus en vue des applications industrielles »
Ensuite 20 ans plus tard, Thomas EDISON dépose le brevet du phonographe. Il est intéressant de se rendre sur le glossaire d'un site canadien pour distinguer le phonautographe de phonographe d'Edison.
On redécouvre aujourd'hui le premier enregistrement sonore connu, «Au clair de la lune» chanté et enregistré par Édouard-Léon Scott de Martinville, réalisé sur un rouleau de papier enduit de noir de fumée, grâce à une équipe californienne de Berkeley qui a réussi à restituer la phrase musicale enregistrée. Patrick Feaster, de l'Université d'Indiana, a eu l'idée de lire les «phonautogrammes» comme les scanners lisent de façon optique les bandes-son des films.
Réf.:
- Hankins, Thomas L.; Robert J. Silverman (1995). Instruments and the Imagination. Princeton University Press. pp. 133 to 135. ISBN 0691005494. http://books.google.co.uk/books?id=O9e_7E22caAC&pg=PA263&lpg=PA263&dq=%22%C3%A9douard+l%C3%A9on%22+scott+de+martinville&source=web&ots=q2EaTVN2y2&sig=4xikiGBQZCMUFimgIGcp3SVstU8
phonéglyphe : p. 137
- Quatre enregistrements aux archives de l'Académie des sciences de l'Institut de France.



























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