- L'amer pour rentrer au port -

.
°.
° o.
.O . °
. ° . O . ¤ .

jeudi 3 juin 2010

Birmanie - Voyage - 3 juin 2010

Mya a prévu un réveil matinal, la pluie tropicale d'hier a saturé l'air d'humidité, les toiles d'araignées géantes deviennent visibles ... mais l'horizon, bouché par une brume dense, dissimule le lever du soleil. La nature nous réserve un spectacle de saison ... de mousson. Pour moi, c'est magnifique, j'avais toujours rêver de découvrir ainsi la sombre luxuriance tropicale.
Pour rejoindre leur école, les enfants chargés de leur petite gamelle pour le déjeuner et de leur cartables, grimpent la raide côte en jouant entre des pauses avec conciliabule. Leurs joues, soulignées par une fine couche protectrice de tanakha, amplifient l'espièglerie de leurs yeux rieurs.
L'indolence prime dans la ruelle pentue semble exsangue, il y a peu de pèlerin à cette époque de l'année, seul le charivari joyeux des enfants la réveille dans une farandole improvisée et désordonnée. Impeccables à l'unisson, en shorts ou jupes vertes surmontés de chemise blanche, parfois recouverts d'impers hétéroclites et colorés, ils occupent l'espace, sans perturber la progression et la mélopée incompréhensible des quelques minuscules trains de moines qu'ils croisent respectueusement.
Toujours imperturbable, le plus vénérable ouvre la marche. Les bonzes avancent posément, plongés dans la concentration. Ils semblent exprimer ainsi leur volonté de ne pas quémander. Mais les plus jeunes tiennent presque de façon ostentatoire leurs bols laqués, prêts pour recevoir les dons de nourriture éventuels plus qu'espèrés. Ils déambulent entre les maison de fortune dressées sur des pilotis et protégées par des bâches bleu industriel. Ils croisent ainsi les habitants des échoppes de la colline qui préparent leur prochain repas et qui ne les ignorent pas. Les nats dans les autels qui s'égrènent tout au long du chemin, ne sont pas plus oubliés, chacun va disposer près d'eux un peu de riz, de fleurs, d'eau et d'encens chaque jour.
Gâteau de canne, aumônière de riz, brasero, pressoir à canne à sucre.
Beaucoup de birmans mâchent le bétel.
A même le sol bétonné et au milieu du chemin, deux femmes, mère et fille probablement, discutent à l'occasion d'une pause dans leur ascension. Nous apercevons la place du terminus du haut avec ses quelques habitations cernées par la forêt verdoyante et dominatrice. Il est encore tôt et le balai des bennes de chantier, transformées en bus de fortune, n'a pas encore repris. Nous attendrons un peu ... avant de repartir cette fois, grand luxe!, dans la cabine du camion.
A la fraîche les ouvriers sont déjà à l'oeuvre, lentement à la main, sans l'aide d'engin, ils construisent des murs de soutènement ce qui leur procure un salaire journalier d'un dollar et demi environ...
Dans la vallée, la chaleur gagne rapidement en puissance, au passage j'ai beaucoup apprécié l'ingéniosité du piquet à buffle!
La pagode Shwemawdaw (114m - la plus haute de Birmanie)
Pégou fut une des trois capitales des Môns, avec Thaton, située plus à l'est, et Nakhon Pathom, aujourd'hui en Thaïlande. Selon la légende, deux princesses môns de Thaton auraient fondé Pégou en 573, sur la berge du fleuve Bago après qu’un couple d'oies sacrées se fut posé sur un minuscule îlot. C’est à ce couple légendaire que doit son premier nom, Hamsa (ou hintha) est une oie mythique qui était la monture du dieu Brahmâ) est devenu le symbole de Pégou et a donné son nom à ce royaume ancien, Hamsawaddy ou Hanthawaddy, le « royaume de l’oie » (en Pali : Hamsavati).
Dès le huitième siècle, ce royaume fut englobé dans celui de Thaton. Ensuite, les birmans du Royaume de Pagan en 1057 dominèrent la région. Et ce que lorsque les mongols prirent Pagan en 1287, que Môns retrouvèrent leur indépendance. Après Martaban, Pégou devint la capitale du royaume môn de Basse-Birmanie ou Ramanadesa de 1369 à 1539. Ce royaume est souvent guerre avec le royaume birman d'Ava. Le roi birman Tabinshweti finit par l’annexer en 1539. Ensuite, les souverains de la dynastie Taungû en font de leur capitale et l'utilisent comme base arrière pour leurs invasions répétées du Siam. L’important port de la ville permet aussi des échanges commerciaux notamment avec les européens.
Mais cette exposition la rend vulnérable et les Birmans déplacèrent de nouveau leur capitale à Ava en 1634. En 1740, la révolte des Môns permet une courte période d'indépendance à laquelle mit fin le roi birman Alaungpaya en 1757. Comme le fleuve change de cours, la ville se retrouve coupée de la mer. Après la Seconde guerre anglo-birmane (1852), les britanniques annexèrent la région.
Marché de Kyaikto
Nuit chez Oliver.

Aucun commentaire: