- L'amer pour rentrer au port -

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vendredi 9 mars 2012

Résistance

Je viens de voir le documentaire RÉSISTANCE. Il est sobre, efficace et très bien construit avec des Images d'archives et reconstitutions qui nous montrent les visages de la France sous l'occupation. Toute cette histoire, si proche de moi, mais que je n'ai jamais étudiée dans les détails, éclate de façon fulgurante. J'ai mieux compris avec ce racourci combien " Plus que des actes spectaculaires contre l'occupant, la Résistance fut l'aboutissement d'une multitude d'attitudes " comme l'explique l'historien Olivier Wieviorka. Elle a mobilisé des milliers de personnes dont plus de cent mille perdirent la vie. J'en suis bouleversé et salut leur mémoire avec :

Compassion, admiration et respect !

La Résistance (1/2) Vivre libre ou mourir

RÉSUMÉ : L’occupation de la France était détestée. La collaboration était haïe. Dès décembre 1940, le SS Knochen, chargé des questions de sécurité pour Berlin à Paris, sentait que la France grondait, qu’il fallait traquer les premiers résistants, sans quoi une résistance organisée allait prendre forme. Knochen fut le premier à détecter ce que Vichy et Pétain comprirent moins d’un an après la défaite, au printemps 1941 : "un vent mauvais" soufflait sur la France.La Résistance n’existait pas encore, et pourtant, dans tout le pays, les manifestations de colère éclataient : grèves, sabotages, manifestations patriotiques, journaux clandestins, réseaux d’évasion pour prisonniers de guerre... Un homme va réussir à coordonner ces formes de contestation sans cohérence ni stratégie, totalement improvisées et souvent politiquement confuses : Jean Moulin. Pour lui, la question n’est pas "Combien de gens peuvent résister ?", il les sait innombrables, mais "Comment rendre efficace cette résistance ?". C’est lui qui, à l’automne 1941, convainc le Général de Gaulle de devenir le chef de cette résistance civile, alors que, de Londres, le Premier des résistants pensait que la bataille se jouait en Angleterre, aux côtés des Alliés. Petit à petit, la colère de cette société civile va s’incarner dans ces réseaux et mouvements clandestins. En s’unifiant et en se coordonnant, ils génèrent à leur tour des formes d’action adaptées à la lutte contre une armée d’occupation et un régime de collaboration : groupes armés, espionnage, propagande, sauvetage des persécutés, maquis. De leur fédération naîtra une réflexion commune sur les valeurs d’une France redevenue libre. Ce sont ces valeurs qui, depuis le début de 1943, régénèrent les Français, évitent au pays une guerre civile et permettent à tous ceux qui peuvent se battre de devenir acteurs de la libération de la Nation.

La Résistance (2/2) Quand il fallait sauver les Juifs Histoire d'une résistance sans arme. Bouleversant !

RÉSUMÉ : D’un côté, il y a des organisations issues des communautés juives. De l’autre, des associations caritatives de la société civile. Toutes se retrouvent confrontées à deux barbaries antisémites, dès les premiers jours de l’occupation : celle des nazis et celle de Vichy.Une dizaine d’organisations juives d’assistance se coordonnent secrètement dès le 15 juin 1940, à Paris, en zone occupée. Une vingtaine d’associations caritatives, protestantes et juives, se réunissent dans un comité à Nîmes, en zone non occupée, à partir de novembre 1940. Chacune d’elles, avec ses leaders charismatiques, se retrouve en première ligne, dans les camps d’internement, les orphelinats, les soupes populaires, pour prendre en charge les persécutés. Elles sont entraînées dans une course contre la mort qui, petit à petit, les oblige à convaincre les forces morales du pays, à pratiquer des activités illégales, à entrer en résistance. Quand les nazis décident de la solution finale, l’Etat français accepte d’être complice de la Shoah. Les rafles de l’été 1942 condamnent à mort plus de 23.000 Juifs en quelques jours. Le choc dans l’opinion est tel qu'une partie de l’Eglise catholique, poussée par les activistes, sort du silence et, peu à peu, en appelle au devoir de solidarité de l’ensemble de la société. Les associations aident alors des dizaines de milliers de Juifs à se fondre dans la société civile, malgré la chasse aux Juifs lancée par les nazis et Vichy. Les enfants sont la priorité absolue. Une gigantesque entreprise de camouflage commence. 76.000 Juifs de France vont disparaître dans la Shoah. Mais grâce à cette mobilisation, et d’abord à celle des Juifs eux-mêmes, 250.000, soit les trois quarts des Juifs résidant en France, vont y échapper. Cette forme de résistance, méconnue, est pour la première fois présentée dans sa globalité.

Réalisation : Félix Olivier

Production : Les Films de la Croisade Co-Production : Yami Durée : 2 x 1h32mn Année : 2008

http://www.vodeo.tv/documentaire/la-resistance-1-2

http://www.vodeo.tv/documentaire/la-resistance-2-2

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