- L'amer pour rentrer au port -

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mardi 11 novembre 2014

Trésor enfoui

On repère le petit ver marin, l'arénicole g. Arenicola marina  en breton, sur les plages du Trégor et du Léon aux petits tortillons qu'il laisse sur le sable. 
En été quand j'étais enfant, j'allais le pêcher avec mon grand père. Je le revois encore, une Gitane papier maïs au coin des lèvres, retourner la vase avec sa bêche, mais c'était moi qui me baissait pour les récolter avec une certaine répulsion lorsqu'il en sectionnait certains. On collectait aussi des néréïs qu'il appelait pelouzes ...
Notre immonde butin (leog ou preñv l'arenicole en breton, garv les nereides, petis les grandes nereides, à ne pas confondre avec buzhug le ver de terre ... dommage que mon grand-père n'ait jamais voulu m'apprendre le breton) grouillerait dans une boite de fortune - une boite de conserve en fer blanc -  jusqu'à son utilisation comme appât pour faire une bonne pêche au mouillage sur Mordroyë ... 

Dans les années 1190 le Dr Franck Zal étudiait au CNRS comment les vers de sable parvenaient à respirer à marée basse. Et en analysant l’hémoglobine de ce ver, il s'est rendu compte qu'il possédait une hémoglobine compatible avec tous les groupes sanguins humains. 
Après certains différents puis en ayant récupéré la propriété de ses brevets, il quitte le CNRS en 2000 et fonde une start-up, Hémarina pour développer un substitut hématologique universel.
Morlaix

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