Mimivirus
Au XIXème siècle, les virus ont d'abord été définis comme des microbes qui pouvaient passer à travers des filtres très fins, sans perdre leur virulence mais qui étaient non observables au microscope. La limite technique visible au microscope était de 0.2 à 0.4 microns.
Au milieu du XXème siècle, la mise au point du microscope électronique a permit de visualiser la structure des virus. Les virus étaient considérés comme des '''micro organismes'' parasites' de faible taille et de génome réduit à un seul type d'acide nucléique (ARN ou ADN), sans d'autre possibilité de réplication que par parasitisme intracellulaire d'un hôte pro- ou eu-caryote avec un procès de réplication différent selon que c'était des virus à ADN ou à ARN. Les virus étaient donc des '''molécules'' biologiques parasites' et non pas des êtres vivants. Un statut inerte comme les poisons qui expliquait le choix de leur nom (poison ~ virus en latin). Ils ne possèdent pas d'enzymes capables de produire de l'énergie mais sont toutefois enveloppés par une capside protéique de forme et de structure variable.
Au XXIème siècle, la découverte récente des Mimivirus laisse penser qu'ils constituent un nouvel embranchement phylogénétique des organismes vivants qui s'ajoute aux Prokaryotes qui n'ont pas de noyaux (Bactéries et Archae - archaebactéries) et aux Eucaryotes (uni et pluricellulaires). Ils possèdent notamment sept gènes communs aux trois lignées.
Les Mimivirus, pour "virus mimant une bactérie ~ Mimicking Microbe Virus", ont une taille proche d'une petite bactérie (400 nanomètres de diamètre) gigantesque pour un virus et une forme géométrique comme les virus.
Le séquençage du génome révèle plus d'un million de paires de bases alors que les virus classiques n'en comportent qu'une dizaine de milliers.
Les Mimivirus, pour "virus mimant une bactérie ~ Mimicking Microbe Virus", ont une taille proche d'une petite bactérie (400 nanomètres de diamètre) gigantesque pour un virus et une forme géométrique comme les virus.
Le séquençage du génome révèle plus d'un million de paires de bases alors que les virus classiques n'en comportent qu'une dizaine de milliers. Les mimivirus sont présents partout, ou presque, notamment dans l'eau de mer et représentent 1/3 du million de particules virales contenus dans un millilitre d'eau de mer (voire un milliard dans les zones côtières). Mais comme les virus étaient classiquement isolés par passage dans des filtres de plus en plus petits, les gros virus restaient bloqués avec les bactéries sans être identifiés. Depuis un Mamavirus encore plus gros encore et un petit virus-satellite, baptisé Spoutnik, ont été récemment décrits. Il semblerait même qu'un virus puisse devenir infecté par un autre virus. Cette observation permettrait de les rapprocher davantage du monde du vivant.



























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