Monastère syriaque
En lisant ce matin Le Figaro, j'ai découvert l'existence aux confins turco-syriennes de la 'deuxième Jérusalem' des syriaques... Elle mérite de faire un point d'histoire dans une région et sur une religion (voir l'article suivant) que je ne connais pas bien.
Dès le 2ème millénaire av. JC, les Araméens de Palestine essaimèrent dans tout le Moyen Orient et notamment vers la Mésopotamie, bordée par le Tigre et l'Euphrate, ça il est facile de s'en souvenir... Il est tout à fait logique qu'un peu plus tard à leur suite, les premiers chrétiens s'ancrèrent aussi dans cette région où des traces de vie humaines sur ce plateau remontent à 30.000 ans. Ils construisirent en 397 après Jésus-Christ sur une caldeira avec des blocs de pierre issus d'un temple Zoroastrien en conservant son mur oriental originel le monastère de Mor Gabriel.
Dès le 2ème millénaire av. JC, les Araméens de Palestine essaimèrent dans tout le Moyen Orient et notamment vers la Mésopotamie, bordée par le Tigre et l'Euphrate, ça il est facile de s'en souvenir... Il est tout à fait logique qu'un peu plus tard à leur suite, les premiers chrétiens s'ancrèrent aussi dans cette région où des traces de vie humaines sur ce plateau remontent à 30.000 ans. Ils construisirent en 397 après Jésus-Christ sur une caldeira avec des blocs de pierre issus d'un temple Zoroastrien en conservant son mur oriental originel le monastère de Mor Gabriel.Et depuis lors, les chants se clament dans la langue du Christ, l'araméen.
Actuellement la communauté est réduite à trois moines, treize nonnes et un métropolite, mais le monastère syriaque orthodoxe est encore le
siège de l'évêché du Tur Abdin «la montagne des serviteurs de Dieu», situé près de la ville de Midyat dans la province de Mardin en Turquie. La popularité de cette 'deuxième Jérusalem' attire l'été, des milliers de syriaques, de Syrie et d'Europe. Si bien que le monastère de Mor Gabriel reste une institution active de l'église syriaque orthodoxe.
siège de l'évêché du Tur Abdin «la montagne des serviteurs de Dieu», situé près de la ville de Midyat dans la province de Mardin en Turquie. La popularité de cette 'deuxième Jérusalem' attire l'été, des milliers de syriaques, de Syrie et d'Europe. Si bien que le monastère de Mor Gabriel reste une institution active de l'église syriaque orthodoxe. Bien sûr, seules quelques dizaines de familles de la diaspora syriaque se sont réinstallées dans la région sous un climat d'hostilité peu engageant. La Turquie refuse toujours d'appliquer aux syriaques le traité de Lausanne (1923) qui accorde des droits civiques aux minorités non musulmanes, d'origine arménienne, juive et grecque orthodoxe. Ils sont une toute petite minorité parmi les 60.000 chrétiens de Turquie. Il ne reste plus que 2.000 syriaques sur les 70.000 recensés dans les années 1970 laissant abandonnés une centaine de monastères. Il n'en reste plus que quatre avec des communautés.
La pression s'accentue sur cette petite communauté depuis la mise à jour du cadastre en 2008.
Les terres du monastère ne sont pas cultivés font l'objet d'un litige. 250 hectares dans l'enceinte du monastère, requalifiés en forêts (on cherche les arbres...) sont ainsi tombés dans le domaine public. Le ministère du Trésor en réclame 142 hectares. Des habitants aux alentours du monastère revendiquent des parcelles pour faire paître le bétail. Trois maires de village voisin Güngören, Eglence et Yayvan, ont porté plainte pour récupérer 100 hectares de terres.
Le monastère se défend sous un légitime motif, il occupe les lieux depuis 1.600 ans à l'exception d'une brève période après que les kurdes aient tué tous les moines en 1915! Le monastère est se trouve engagé dans une bataille judiciaire avec l'État turc et les trois villages environnants. Le rapport de force est très déséquilibré, à la manière de David contre Golliath. heureusement, la Commission Européenne a été alertée par une Question écrite posée par Heide Rühle et Cem Özdemir (Verts/ALE) le 22 décembre 2008 - E-6882/08.
Un peu plus à l'est les chrétiens syriaques d’Irak, déjà affaiblis par le départ des anglais en 1933, sont une nouvelle fois 'abandonnés' par l’Occident, venu défendre en Irak une autre cause. Dans la région de l'ancienne Ninive actuellement Mossoul , il ne reste que 200.000 sur les 700.000 qui y vivaient à l'époque de Sadam...


























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