- L'amer pour rentrer au port -

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mardi 11 juillet 2017

Detritus-Rebut

"Selon le moment et l’endroit, il peut être un déchet... ou pas. L’anthropologue André Leroy-Gourhan fait du déchet un marqueur de la sédentarisation : la sédentarisation des populations est caractérisée selon lui par l’apparition d’ordures à l’entrée des cavernes.
Au XIXe siècle, un système de pensée se crée autour de la façon dont on se met à définir le déchet sur le mode de l’immonde, de matières qu’il s’agit d’éliminer ou d’abandonner. On considère le déchet comme ce qui n’a plus d’usage, comme le bout du pipeline. C’est notamment lié à l’apparition de nouvelles matières dont on ne sait pas quoi faire des rebuts. C’est d’ailleurs à cette époque qu’on invente la poubelle et la décharge.
... 
A la fin du XIXe siècle, il y avait en France cinq cent mille chiffonniers. Cette activité a été purement et simplement interdite en 1946. ..."
Baptiste Monsaingeon
Homo detritus (Seuil, 283 p., 19 euros), sous-titré Critique de la société du déchet

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