Laissons les ruisseaux dans leur lit ...
Et ne les transformons pas en rivières dévastatrices ...
Dans le Code civil, les animaux de compagnie sont catégorisés comme des "biens meubles" qui, par leur nature, "peuvent se transporter d'un lieu à un autre" ... Cela peut surprendre les hypersensibles mièvres et attardés mais, très réaliste, je trouve cela parfaitement clair par rapport aux problèmes soulevés par la propriété et de ses conséquences du point de vue de la responsabilité civile. Comme dans exemple d'un chien qui mort un enfant grièvement, c'est le propriétaire responsable de l'animal qui a mordu, qui doit réparer, prendre en charge les coûts des soins et des préjudices.
Dans le Code civil, les animaux de compagnie sont catégorisés comme des "biens meubles" qui, par leur nature, "peuvent se transporter d'un lieu à un autre" ... Cela peut surprendre les hypersensibles mièvres et attardés mais, très réaliste, je trouve cela parfaitement clair par rapport aux problèmes soulevés par la propriété et de ses conséquences du point de vue de la responsabilité civile. Comme dans exemple d'un chien qui mort un enfant grièvement, c'est le propriétaire responsable de l'animal qui a mordu, qui doit réparer, prendre en charge les coûts des soins et des préjudices.
Par ailleurs, il est aussi très clair qu'un animal n'est pas une chose inerte puisqu'il est 'animé', mais un robot est aussi animé avec une certaine autonomie ! Voilà qui va complexifier le débat que certains veulent ouvrir. J'ai l'impression que cela donne l'occasion d'appréhender la grande différence qu'il existe entre le monde 'scientifique' et le monde 'juridique' qui pourtant sont organisés tous les deux par des systèmes logiques. Reste aussi qu'il existe un monde 'religieux' organisé mais sans système logique réel, qui va interférer dans le débat avec la question de 'l'âme' des animaux ... Dans l'article du Monde, il est fait allusion à la sensibilité des animaux pour ne pas parler de l'âme. Mauvaise idée, que d'appeler la sensibilité à la rescousse. Pour trop de personne, la connotation avec l'âme, est trop forte.
Heureusement que nous vivons dans un état laïque ! Que toutes les créatures bénissent Dieu quand elles le veulent et qu'elles laissent les autres tranquilles de leurs atermoiements quand elles n'y croient pas.
Reste que : Quid des animaux sauvages, qui n'appartiennent en fait à personne d'autre qu'au bien commun ... alors, là ça se complique ! Les plantes, les bactéries auraient les mêmes revendications ! Mais pour revendiquer en droit, il faut être une personne, ce qui est bien plus qu'une âme. Et si l'on tient compte du point de vue des animistes, la partie se compliquerait encore davantage, avec l’irruption du grain de sable et du vent dans le débat.
Heureusement la POÉSIE sauve l'humanité et lui permet de rire, merci Prévert dont je me souviens des vers enfantins mais point tant :
Les animaux
ont des ennuis
Le pauvre crocodile n'a pas de C cédille
on a mouillé les L de la pauvre grenouille
le poisson scie
a des soucis
le poisson sole
ça le désole
Mais tous les oiseaux ont des ailes
même le vieil oiseau bleu
même la grenouille verte
elle a deux L avant l'E
Laissez les oiseaux à leur mère
laissez les ruisseaux dans leur lit
laissez les étoiles de mer
sortir si ça leur plaît la nuit
laissez les p'tits enfants briser leur tirelire
laissez passer le café si ça lui fait plaisir
La vieille armoire normande
et la vache bretonne
sont parties dans la lande en riant comme deux folles
les petits veaux abandonnés
pleurent comme des veaux abandonnés
Car les petits veaux n'ont pas d'ailes
comme le vieil oiseau bleu
ils ne possèdent à eux deux
que quelques pattes et deux queues
Laissez les oiseaux à leur mère
laissez les ruisseaux dans leur lit
laissez les étoiles de mer
sortir si ça leur plaît la nuit
laissez les éléphants ne pas apprendre à lire
laissez les hirondelles aller et revenir.
Jacques Prévert.


























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