Mon Maroc
'Mon Maroc' est le titre d'une histoire autobiographique fraîche et sympathique d'un auteur marocain Abdallah Taïa qui écrit en français avec élégance.
La lecture de ce livre a une petite histoire pour moi:
--- A la fin du mois d'août dernier, je rentrai de Bretagne, j'avais encore besoin de m'évader en lisant aussi étais-je à la recherche d'Un livre. Lequel? Mon regard se portait sur les premières. Seuls certains titres m'engageaient à découvrir le synopsis. Et comme toujours, je pensai que j'étais Macho, car seul (par pur hasard?) les folios écrits de mâle main retenaient mon attention, la plus part du temps ... heureusement j'ai de délicieux souvenirs littéraires avec Marguerite Yourcenar, Ella Maillard, Agatha Christie, Valérie Mc Garry... Digression, cessons!
Ca y est ..., je l'ai! Je m'arrête de chercher, je prends en main un broché de couleur sable, avec une délicate photo, ni trop grande pour être racoleuse, ni trop petite pour ne pas faire rêver. Je
remarque que l'auteur est né en 1973 et je me dis que son point de vue devait être intéressant. Je le garde en main, me voilà prêt à me rendre aux caisses, la gentille Carole doit sûrement y être aujourd'hui. Un pas en arrière et je repose le bouquin, je NE sais pas pourquoi... Ce geste complètement inhabituel me surprend...
remarque que l'auteur est né en 1973 et je me dis que son point de vue devait être intéressant. Je le garde en main, me voilà prêt à me rendre aux caisses, la gentille Carole doit sûrement y être aujourd'hui. Un pas en arrière et je repose le bouquin, je NE sais pas pourquoi... Ce geste complètement inhabituel me surprend...Quelques jours passèrent.
La chaleur des soirées de cette première semaine de rentrée est vraiment estivale. Après l'école, aussitôt mon travail fini, mes filles et moi, nous allons vite nous baigner. L'eau réchauffée par ces chaudes après midi de septembre, nous attend. De façon inopinée, animés par la même envie de baignade, Bruno et son fils Théo, se sont joints à nous. Le muret de Chavoire est le point de départ d'un joyeux ban d'amis vers l'ojectif, la bouée jaune de sécurité à 150 mètre qui devient le siège aquatique provisoire d'un éphémère conciliabule, avant le retour crawlé avec entrain. Très 'sport', Bruno rentrait en vélo, tandis que Théo embarquait avec nous, pour éprouver la joyeuse sensation d'avoir les cheveux au vent dans mon cabriolet décapoté. La vespérle réunion lacustre pris l'allure d'un rituel sain et chaleureux.
Un soir, le quatrième peut-être, nous sommes partis tous ensemble. Au retour nous parlons de littérature... Je parle du livre que je N'ai pas acheté, qu'il avait été écrit par un jeune écrivain marocain, dont le nom m'échappe, mais qu'il est né en 1973 ... Bruno me dit connaître aussi un jeune écrivain marocain. Il lui a dédicacé son premier roman. Par rapprochement de la date de naissance et du thème, se peut-il que ce soit le même auteur... Bruno me promet de me prêter son exemplaire.
Chose promise, chose faite au cours d'une partie de tennis, quelques jours après. Je protège le livre reconnu dans la poche larérale de mon sac de sport. Il y reste oublié deux semaines. Samedi dernier, je joue au tennis avec un autre ami, Laurent, et bien sûr, je retrouve le précieux livre. Comment ai-je pu l'oublié? Je reste incrédule...
Heureusement, l'après-midi ensoleillée de dimanche m'invite à sa lecture. Je fais le lézard nu confortablement installé sur la chaise longue, flatté par la capiteuse senteur de l'héliotrope. Là, tranquillement, je vie un petit bonheur en harmonie avec l'histoire. Tiens, un billet d'entrée au musée d'Annecy! Je découvre que Bruno laisse comme moi une trace de vie dans ses bouquins. J'aime ce détail que l'on a en commun. Je referme le livre après la page 43, en y laissant le marque page de Bruno. A l'abri sur la terrasse, il fait très chaud, relâché, calme, je me laisse sombrer dans une sieste rédemptrice. Je suis heureux de penser, que demain, je pourrai le terminer à la fin de ma garde.
Effectivement comme prévu, lundi soir après 10h30, les appels se sont éteints. Enfin, je peux me plonger dans la lecture, je voyage, je suis au Maroc. Entre les lignes, Mon Maroc à moi s'infiltre dans la lecture. Ce n'est pas la même histoire, ce n'est pas un lieu, c'est un ami, mon ami Hakim Abdelkrim. Je pense à lui, à Agadir, au ramadan d'actualité... Je découvre des mots exotiques au cours de la lecture, je leur imagine un sens, je me promets d'aller chercher leur exacte signification sur internet. Je suis assis le dos à la porte d'entrée, il est tard, un petit tapotement sur la grille m'incite à me retourner, un client inconnu m'alertait très discrètement comme s'il n'osait pas interrompre ma lecture. Après l'avoir servi, son accent marocain reconnu, anthousiaste, je lui présente le livre, sur son pays... Et aussitôt il m'indique qu'il habitait il y a quelques mois encore, au pieds du minaret là!... sur la photo! Il est ravi. Je suis ravi. Nous sommes heureux d'avoir partager cet instant là.
Maintenant, c'est écrit.


























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